La phrase

"Extirper le sionisme de Palestine" (Al Faraby)


samedi 1 octobre 2016

Syrie : le plus grand hôpital d'Alep-Est à nouveau bombardé

Evacuation d'un blessé après des bombardements sur le quartier d'Heluk, dans la partie d'Alep tenue par les rebelles. (Afp)
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Le plus grand hôpital des quartiers rebelles d'Alep a été samedi la cible d'au moins deux barils d'explosifs, a rapporté la Syrian American Medical Society (Sams), trois jours après avoir été déjà bombardé.
« Deux barils d'explosifs ont frappé l'hôpital M10 et il y a des informations sur l'utilisation d'une bombe à fragmentation », d'après Adham Sahloul, de Sams, l'ONG basée aux États-Unis qui gère cet hôpital. Cet établissement médical ainsi qu'un autre avaient déjà été la cible de bombardements mercredi.

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Le Conseil de sécurité discute d'un projet de résolution Les cinq grandes puissances ont eu vendredi une première discussion sur un projet de résolution française sur la Syrie et vont continuer de négocier entre experts, selon des diplomates. La France espère présenter lundi son projet, centré sur la situation dramatique à Alep, à l'ensemble des 15 pays membres du Conseil de sécurité de l'ONU. Lors de la première réunion entre ambassadeurs des cinq pays membres permanents du Conseil (États-Unis, Russie, Royaume-Uni, France, Chine), la Russie n'a pas rejeté a priori le texte, demandant du temps pour l'examiner en détail. « Il n'y a pas eu d'opposition d'emblée des Russes », a affirmé un diplomate. Le projet français est centré sur la situation à Alep (nord de la Syrie), bombardé sans relâche par les forces syriennes et russes depuis l'écroulement d'une trêve parrainée par Washington et Moscou.
Le texte appelle à rétablir un cessez-le-feu, conformément à l'accord américano-russe du 9 septembre, afin de permettre un accès humanitaire sans entraves à la population assiégée des quartiers rebelles d'Alep, et à interrompre les survols de la ville par des appareils militaires. Un « mécanisme de supervision » de la trêve est aussi prévu, auquel participeraient des experts venus de plusieurs des pays membres du Groupe international de soutien à la Syrie (GISS). Le GISS est né à l'automne 2015 à Vienne et se compose de 17 pays et trois organisations multilatérales, soutiens de l'opposition syrienne et du régime de Damas. Ce groupe est co-présidé par les États-Unis et la Russie et comprend aussi l'Iran, l'Arabie saoudite et les puissances européennes.
L'idée française « n'est pas de pousser la Russie à mettre son veto (à une résolution), mais d'essayer de sortir de l'impasse et des accusations mutuelles », a expliqué un diplomate. « Ce ne sera pas facile », a-t-il cependant ajouté. La Russie a été mise en accusation au Conseil de sécurité pour sa participation au bombardement d'Alep et les relations entre Américains et Russes, qui se rejettent mutuellement la responsabilité de l'échec de la trêve, se sont nettement détériorées.
Après avoir menacé toute la semaine de rompre le dialogue diplomatique avec la Russie sur la Syrie, les États-Unis ont assuré vendredi que les discussions restaient en « soins intensifs » et qu'elles n'étaient pas encore mortes. Le secrétaire d'État John Kerry a pour le troisième jour d'affilée eu au téléphone son homologue russe Sergueï Lavrov, sans que ce dernier lui annonce que le déluge de feu sur Alep (nord) allait s'arrêter.

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MSF réclame la fin du "bain de sang" à Alep assiégée Le régime de Damas a progressé face aux rebelles dans Alep, bénéficiant notamment des frappes de son allié russe qui ont tué plus de 3 800 civils en un an de campagne militaire en Syrie. Médecins sans frontières (MSF) a appelé vendredi Damas et Moscou à mettre un terme « au bain de sang » à Alep, principal front du conflit qui ravage le pays depuis cinq ans. L'avancée de l'armée syrienne survient au moment où les États-Unis et la Russie, parrains respectifs de l'opposition et du régime, semblent au bord de la rupture. Washington menace d'arrêter sa coopération diplomatique et Moscou reste inébranlable dans sa décision de poursuivre la guerre malgré la situation à Alep qui, selon l'ONU, fait face à « la plus grave catastrophe humanitaire jamais vue en Syrie ».
Alep est au centre d'un projet de résolution française que les cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU ont commencé à examiner vendredi. Le même jour, Moscou a accusé Washington de « protéger » les djihadistes du Front Fateh al-Cham (l'ex-branche syrienne d'Al-Qaïda). Dans une interview à BBC World News, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a affirmé que Washington n'était « pas capable » ou n'avait « pas le désir » de pousser l'opposition armée dite modérée à se désolidariser de ce groupe djihadiste.
La guerre a fait plus de 300 000 morts et des millions de réfugiés. Le secrétaire d'État américain John Kerry a évoqué le conflit lors d'une rencontre la semaine dernière avec une organisation de civils syriens. Dans un enregistrement publié par le New York Times vendredi, John Kerry se plaint que son appel à agir militairement contre le régime de Bachar el-Assad n'ait pas été entendu. « J'ai défendu l'usage de la force (...), mais les choses ont évolué différemment », déclare-t-il.
À New York, l'ONU a chargé une « commission d'enquête » de faire la lumière sur l'attaque aérienne contre un convoi humanitaire qui avait fait au moins 18 morts le 19 septembre dans le nord de la Syrie. Washington en a imputé la responsabilité à Moscou, qui a nié en bloc. Mark Toner, un porte-parole de la diplomatie américaine, a jugé que les relations entre les deux puissances étaient « en soins intensifs, mais l'électrocardiogramme n'est pas encore plat ».
Plus d'une semaine après avoir annoncé une large offensive pour reconquérir la partie rebelle, l'armée syrienne progressait vendredi dans le nord et le centre d'Alep, grignotant le territoire rebelle, d'après l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) et les médias officiels. L'objectif du régime est de conquérir la totalité d'Alep divisée depuis 2012 en secteur gouvernemental dans l'ouest et quartiers rebelles dans l'est, qui sont assiégés depuis deux mois. Le directeur de l'OSDH Rami Abdel Rahmane a affirmé à l'Agence France-Presse que « les forces du régime ont capturé vendredi matin l'ancien hôpital Kindi, après avoir repris jeudi aux rebelles l'ancien camp de réfugiés palestiniens de Handarat », avec le soutien de l'aviation russe. Ce gain territorial permettrait d'après lui au régime de menacer Hellok et Haydariyé, deux quartiers rebelles du nord-est d'Alep.
Selon l'OSDH, au moins 15 personnes, dont 2 enfants, ont été tuées vendredi par des frappes sur Hellok et d'autres quartiers rebelles d'Alep. Dans le centre de la ville, des combats faisaient rage à Souleimane al-Halabi, situé sur la ligne de démarcation, l'armée tentant de capturer la partie rebelle de ce quartier divisé et d'avancer vers la station de pompage d'eau qui alimente notamment la partie gouvernementale. D'après l'agence officielle Sana, 15 civils ont été tués et 40 autres ont été blessés vendredi par des roquettes tirées par les rebelles sur la partie gouvernementale de Souleimane al-Halabi et Midane, un quartier adjacent. Le correspondant de l'Agence France-Presse dans l'est d'Alep a constaté que les frappes aériennes étaient concentrées désormais sur les zones de combat et non plus sur tous les quartiers résidentiels, comme cela était le cas durant la dernière semaine de bombardements. Depuis le début de l'offensive de l'armée à Alep-Est le 22 septembre, 216 personnes, dont plus de 40 enfants, sont mortes dans des raids, selon l'OSDH.
La campagne aérienne russe en Syrie a été lancée il y un an et elle a fait 9 364 morts, dont 3 804 civils, selon un décompte de l'OSDH, basé en Grande-Bretagne, mais qui dispose d'un large réseau à travers la Syrie. Ces informations ne sont « pas considérées comme fiables » par Moscou, a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, qui avait prévenu jeudi que la Russie continuerait « son opération en soutien à la lutte antiterroriste des forces armées syriennes ». Des raids que le ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson a qualifiés de « crimes de guerre ». La Russie « risque de devenir un paria », a-t-il dit.
« Tout l'est d'Alep est devenu une cible géante », a dénoncé le directeur des opérations de MSF, Xisco Villalonga. Sur un autre front, des raids ont causé la mort de 17 personnes, dont 8 enfants, dans une région rebelle à l'est de Damas, selon l'OSDH. Et près de la frontière avec l'Irak, la coalition internationale antidjihadiste a bombardé des ponts afin de limiter les mouvements du groupe État islamique.

(01-10-2016 - Avec les agences de presse)

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Assassinat de Nahed Hattar : le gouvernement jordanien mis en cause dans une pétition

Lors des funérailles à Fuheis, près d'Amman, de l'écrivain jordanien Nahed Hattar. (Afp)
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L'assassinat de l'écrivain Nahed Hattar, 56 ans, à Amman, le 25 septembre dernier continue de provoquer des réactions. Dans une pétition, plus d'une centaine d'écrivains (dont Kamel Daoud, Tahar Bekri, Yahia Belaskri) professeurs, psychanalystes (Alice Cherki, Fethi Benslama), sociologues, militants associatifs du Maghreb et du Machrek dénoncent « l'attitude du gouvernement jordanien qui a engagé des poursuites contre Nahed Hattar pour insulte à l'égard de l'islam, et refusé d'assurer sa protection à la demande de sa famille, en sachant qu'il était menacé ».
Rappel des faits : l'écrivain a été abattu par balle devant le tribunal où il devait être jugé pour avoir relayé sur son profil Facebook en août dernier une caricature considérée offensante pour l'islam. Elle représentait un djihadiste, arrivé au paradis entouré de deux femmes, demandant à Dieu un verre de vin et des noix de cajou. Pour avoir publié ce dessin qui n'était pas de lui, l'essayiste a été arrêté et emprisonné par les autorités jordaniennes, puis libéré sous caution courant septembre jusqu'au jour… de son procès. Entre-temps, sa famille avait demandé sa protection, puisqu'il avait été menacé jusque dans la prison, argument repris par les signataires de la pétition à l'encontre des autorités jordaniennes. Le gouvernement jordanien, comme les Frères musulmans avaient, chacun de son côté, condamné l'assassinat de l'écrivain.
Une tentative d'assassinat en 1998
Nader Hattar était à la fois chroniqueur, éditorialiste et écrivain engagé. Collaborateur de la presse libanaise, dont le quotidien Al-Akhbar proche du Hezbollah, qui a vivement condamné cet acte de fanatisme religieux. Nader Hattar, né de confession chrétienne, revendiquait son athéisme. Intellectuel de gauche luttant contre l'impérialisme américain (parmi ses ouvrages, L'Irak et l'Impasse du projet impérialiste américain) et soutenant les Palestiniens, il appartenait au courant nationaliste panarabiste (appelant à une union des pays arabes dans la laïcité) et militait contre l'islam politique. Auteur de plusieurs essais très engagés, dont Le Roi Hussein vu par un gauchiste jordanien, il avait été emprisonné à plusieurs reprises en Jordanie. Il a même survécu à une tentative d'assassinat en 1998. Autant de menaces qui lui avaient valu de se mettre un temps à l'abri au Liban. Il était enfin très controversé pour ses prises de position pro-Bachar el-Assad.
« Je ne connais pas personnellement Nader Hattar, qui est plutôt journaliste et polémiste », confie le poète tunisien Tahar Bekri (dernier recueil paru, Mûrier triste dans le printemps arabe, Al Manar), signataire de la pétition. « Ses écrits condamnent Daech courageusement. Il est aussi l'objet de controverses, car il est clairement proche de Hezbollah et par conséquent de Bachar el-Assad. Par principe, au-delà de sa proximité avec le régime syrien, on ne peut tolérer l'assassinat d'un écrivain. Les islamistes cherchent à le salir pour justifier son assassinat. Le contexte en Jordanie est explosif et les islamistes sèment la terreur. La responsabilité du gouvernement jordanien est manifeste pour avoir emprisonné l'écrivain et ne pas l'avoir protégé malgré les menaces. Il s'agit probablement de concession faite aux islamistes. C'est la même qui a frappé Tahar Djaout, Faradj Fouda, Abdelkader Alloula, Youssef Sebti, Charlie Hebdo, Van Gogh, les journaux à Copenhague, qui a attenté à la vie de Naguib Mahfouz, qui menace Salman Rushdie, Taslima Nasreen, Nawal Sadaoui, etc. » Depuis, le caricaturiste marocain Khalid Geddar (directeur de la revue satirique Baboubi), qui avait relayé la caricature en soutien à l'assassinat de Nahed Hattar, a reçu des menaces qui l'ont amené à demander la protection des autorités de son pays.

(01-10-2016 - Par Valérie Marin la Meslée)

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L'histoire de qui?

Le bombardement de Cana ou premier massacre de Cana a lieu le 18 avril 1996 près du village de Cana (Liban du Sud), causant la mort de 106 civils réfugiés dans un camp de casques bleus, à la suite d'une opération de bombardement de l'armée israélienne, avec Shimon Peres, comme ministre de la défense et premier ministre. (Archives Assawra)
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- L'histoire retiendra qu'il a été un grand homme
- de qui parles-tu?
- de Shimon Peres
- ce sera donc l'histoire de l'occupant... pas la nôtre
- ...!?

Al Faraby
Samedi, 1er octobre 2016

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Cisjordanie: un Israélien poignardé, son agresseur palestinien tué

Des membres des forces de sécurité israéliennes sur les lieux d'une attaque au couteau au point de passage de Qalandia entre Ramallah et Jérusalem, le 30 septembre 2016 (Afp)
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Un membre des services de sécurité israélien a été sérieusement blessé vendredi soir à Qalandia en Cisjordanie occupée par un Palestinien qui a été tué par balles, a annoncé une porte-parole de la police.
L'agresseur âgé de 28 ans et originaire de Jérusalem s'est approché à pied d'un barrage routier israélien et a attaqué à coups de couteau un membre des services de sécurité qui a été évacué vers un hôpital. Ses collègues ont alors tiré vers l'attaquant et l'ont tué, a ajouté la police, sans préciser l'identité du Palestinien.

(01-10-2016 - Avec les agences de presse)

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vendredi 30 septembre 2016

Des Jordaniens manifestent à Amman contre le gaz israélien

Des Jordaniens manifestent contre un accord d'approvisionnement en gaz israélien le 30 septembre à Amman (Afp)

Des centaines de personnes ont manifesté vendredi dans le centre de la capitale jordanienne Amman pour dénoncer un accord d'approvisionnement en gaz israélien signé cette semaine par le royaume.
"Non au financement de l'entité sioniste de la poche du citoyen jordanien", "non à l'importation du gaz de l'ennemi sioniste", lit-on sur des banderoles et pancartes.
La manifestation a été organisée à l'appel de syndicats professionnels et partis politiques qui ont appelé aussi à l'annulation du traité de paix avec Israël signé en 1994.
"Le peuple jordanien est libre, le gaz des sionistes est une honte", ont scandé les manifestants, parmi lesquels Salah al-Armouti, un avocat et député islamiste fraîchement élu.
"Le peuple avec toutes ses composantes condamne et dénonce cet accord anticonstitutionnel qui provoque des pertes à la caisse d'Etat. Les traités et accords qui touchent aux droits privés et collectifs des Jordaniens doivent être ratifiés par le Parlement. Ceci (l'accord) est un crime et un service (offert) au projet sioniste et au terrorisme", s'est révolté Me Armouti dans une déclaration à l'AFP.
L'accord a été signé en effet avant le début des travaux du nouveau Parlement élu le 20 septembre.
En Jordanie, où la moitié de la population est d'origine palestinienne, l'opinion publique reste majoritairement hostile à toute normalisation avec l'Etat hébreu, en dépit de l'accord de paix liant les deux pays.
Un consortium américano-israélien développant les réserves israéliennes de gaz en mer Méditerranée avait annoncé lundi la signature d'un premier accord de fourniture de gaz à la Jordanie à partir du gisement de Leviathan.
L'Américain Noble, principal partenaire du consortium, a indiqué dans un communiqué que l'accord signé lundi avec la National Electric Power Company of Jordan (NEPCO) portait sur 8,4 millions de mètres cubes de gaz par jour sur une période de 15 ans, avec une option de 1,4 million de mètres cubes supplémentaires.


(30-09-2016 - Avec les agences de presse)

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