La phrase

"Extirper le sionisme de Palestine" (Al Faraby)


jeudi 30 mars 2017

"Journée de la terre" en Cisjordanie occupée

Des affrontements ont éclaté jeudi 30 mars 2017 entre des manifestants palestiniens et des soldats de la force d'occupation près du mur de séparation construit par Israël en Cisjordanie, à l'occasion de la "Journée de la terre" qui commémore chaque 30 mars la mort en 1976 de six Palestiniens de 1948 lors de manifestations contre la confiscation de terrains par Israël.



"Non au terrorisme d’État d’Israël" : http://www.petitions24.net/non_au_terrorisme_de_letat_disrael
     




Journée de la terre

Un Palestinien fixe un drapeau sur la clôture qui sépare Beit Jala, un village palestinien et la région de Jérusalem
(AFP / Musa AL SHAER)
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(30-03-2017)

"Non au terrorisme d’État d’Israël" :
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Plus de cinq millions de réfugiés syriens


Plus de cinq millions de Syriens, soit environ un quart de la population, sont devenus des réfugiés, a annoncé jeudi l'ONU, alors que des ONG exhortent de nouveau la communauté internationale à accroître son aide.
"C'est une étape importante", a résumé la porte-parole du Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) en commentant ce nombre record de réfugiés.
"Alors que le nombre d'hommes, de femmes et d'enfants ayant fui six années de guerre en Syrie a franchi la barre des 5 millions, la communauté internationale doit faire davantage pour les aider", a lancé le HCR.
La guerre en Syrie a déclenché la plus grave crise humanitaire depuis la Seconde guerre mondiale, avec plus de 320.000 morts en six ans et des millions de déplacés. Le pays comptait 22 millions d'habitants avant la guerre.
Malgré une baisse d'intensité des combats dans plusieurs régions, "la situation n'est pas encore assez sûre pour que les gens puissent retourner chez eux. Nous voyons encore chaque jour des gens être déracinés", a souligné à l'AFP Alun McDonald, le porte-parole régional de Save the Children.
Il a regretté que la communauté internationale, incapable de régler le conflit, a failli à augmenter son aide au fur et à mesure que la crise humanitaire s'aggravait, fermant au contraire de plus en plus les frontières, notamment en Europe.
Près de trois millions de Syriens sont réfugiés en Turquie, le pays voisin le plus affecté, selon le HCR. Moins de 10% d'entre eux ont été accueillis dans des camps, tandis qu'une majorité vit dans les villes, dont plus de 500.000 à Istanbul.
Plus d'un million ont fui au Liban et 657.000 en Jordanie, mais les autorités d'Amman évaluent leur nombre à 1,3 million. Ils sont par ailleurs plus de 233.000 en Irak, plus de 120.000 en Egypte et près de 30.000 dans les pays d'Afrique du Nord, selon le HCR.
Dans un communiqué conjoint avec des organisations syriennes, l'organisation Oxfam a appelé jeudi à apporter plus d'aide aux pays voisins de la Syrie.
Sa directrice exécutive, Winnie Byanyima, a appelé "les pays riches à afficher leur soutien aux voisins de la Syrie qui ont accueilli ces réfugiés et à relocaliser au moins 10% des réfugiés syriens les plus vulnérables d'ici la fin 2017".
"Il s'agit d'une crise qui dure et les financements ne suivent pas", a déploré la porte-parole d'Oxfam à Beyrouth, Joëlle Bassoul, à l'AFP. "Avec moins de ressources, nous devons aider maintenant plus de personnes".
Les ONG et l'ONU mettent également régulièrement en garde contre les conséquences à long terme de la crise, tout particulièrement sur les enfants.
"Un million d'enfants réfugiés syriens ne sont pas scolarisés (...) et ils sont ceux qui devront contribuer à reconstruire la Syrie pour la prochaine génération", a indiqué M. McDonald, de Save The Children.
Outre ces cinq millions de réfugiés, des millions d'autres Syriens sont déplacés dans leur propre pays.
La plupart ont été obligés de fuir les combats entre les différents acteurs en conflit, et d'autres ont été déplacés à l'issue d'accords en rebelles et régime. Plus de 30.000 personnes doivent ainsi être évacuées dans les prochains jours de quatre localités assiégées.
Déclenchée en mars 2011 par la répression de manifestations pro-démocratie, la guerre en Syrie s'est progressivement complexifiée avec l'implication de groupes jihadistes, de forces régionales et de puissances internationales, sur un territoire très morcelé.
Aucune solution n'est en vue pour le conflit malgré plusieurs rounds de négociations indirectes entre régime et opposition sous l'égide de l'ONU, dont l'un est en cours actuellement à Genève.

L’occupation n’a aucune place sur notre terre


Communiqué du Mouvement du Jihad islamique en Palestine
A l’occasion de la célébration de la « journée de la terre »
Jeudi, 30 mars 2017


A l’occasion de cette journée, le Mouvement du Jihad Islamique en Palestine affirme que la bataille pour la défense de la terre ne s’arrêtera qu’après avoir récupéré toute parcelle de son sol, et que la résilience demeure  le principal état du peuple palestinien tout au long des phases du conflit en cours, jusqu’à la récupération de notre droit entier sur la Palestine.
La 41ème commémoration de la Journée de la terre est là, alors que le sang palestinien continue à couler, et que le peuple palestinien continue à défendre la sacralité de sa terre historique, face à toutes les tentatives d’affabulation et de falsification, qui furent et qui restent les principales justifications du vol et de la judaïsation de la terre.
Le 30 mars 1976, notre peuple de l’intérieur (Palestine occupée en 48) s’est soulevé contre les politiques et les décisions racistes de judaïsation. Ce faisant, il a inscrit dans l’histoire et la culture palestiniennes l’une des principales règles de la confrontation et de la lutte ouverte contre l’entité criminelle sioniste.
La bataille pour la terre se poursuit, au cours de laquelle le peuple palestinien, où qu’il se trouve, affirme son attachement à cette terre bénie, faisant fi des agressions, des menaces, de la puissance et de la guerre criminelle de l’occupation. Au cours de cette bataille, le peuple palestinien affirme les significations les plus grandioses de courage ,de sacrifice et de dévouement.
La journée de la terre est une journée de la recrudescence de l’affrontement avec l’ennemi spoliateur, et du refus de l’abandon de toute parcelle du sol de la patrie volée. Elle affirme que les projets de colonisation, quel que soit leur ampleur, ne donnent à l’ennemi de droit sur aucune partie de la terre bénie de la Palestine. L’occupation n’a aucune place sur notre terre, et nos mains atteindront ses soldats et ses colons, en les poursuivant et les empêchant de se stabiliser, jusqu’à leur retrait et leur défaite.
Toutes les tentatives de séparation politiqueou géographique, par des murs ou des blocs d’isolement, ne peuvent empêcher la réalisation de l’unité et la liaison de notre peuple. La politique de morcellement et de déchirement ne peuvent réussir, grâce à Dieu,  la journée de la terre reste une preuve vivante que notre peuple est soudé sous la bannière de la confrontation, jusqu’à la récupération de toute parcelle de cette terre.
Il n’y a pas de solution partielle, la Palestine est une terre unie, du nord au sud, et du fleuve à la mer, une seule patrie qui refuse d’être partagée ou divisée.
Le mouvement du Jihad islamique en Palestine salue nos masses résistantes dans al-Quds, en Cisjordanie, à Gaza, et dans notre terre occupée en 48, qui s’accrochent à leurs maisons et qui ont inscrit l’épopée de la journée de la terre, avec leur sang et leurs sacrifices, et qui continuent à défendre avec honneur et dignité la patrie et l’identité, et salue notre peuple fier et stoïque malgré les souffrances de l’expulsion et de l’exil.
Tout comme il salue notre peuple combattant , nos masses dans les exils et les lieux de refuge, tous les prisonniers, les blessés et les déportés et les résistants, et salue les familles des martyrs.

États-Unis : des juifs s'élèvent contre le lobby pro-israélien

Des centaines de juifs américains ont manifesté dimanche 26 mars à Washington pour dénoncer le soutien de l'AIPAC à l'occupation israélienne.

La politique de l'État d'Israël ne fait pas l'unanimité auprès de la communauté juive des États-Unis. Voilà l'un des enseignements inattendus de la conférence annuelle de l'AIPAC (American Israel Public Affairs Committee), le puissant lobby pro-israélien aux États-Unis. Pendant que près de 18 000 personnes – un record – étaient réunies dimanche à l'intérieur du centre de convention de Washington pour appeler au soutien inconditionnel de l'État hébreu, des centaines de jeunes juifs américains étaient massés devant le bâtiment pour manifester leur refus de soutenir l'occupation israélienne en territoire palestinien.
« If not now, when ? (Si ce n'est pas maintenant, alors quand ?) », scandait une foule de manifestants en marchant vers le centre de conférence, en référence à la déclaration de Hillel Hazaken, dit Hillel l'Ancien, une des plus grandes figures du judaïsme. « Ce n'est pas parce qu'on est juif que notre soutien à Israël doit être inconditionnel », explique Yonah Lieberman, l'un des cofondateurs d'IfNotNow, un mouvement juif américain qui se dit apolitique et à l'origine du rassemblement. « La communauté juive américaine a un rôle-clé dans le soutien à l'occupation. Or celle-ci est un cauchemar pour les Palestiniens et un désastre moral tant pour ceux qui l'administrent que pour ceux qui la soutiennent. »
Jeunes et enjoués, les manifestants entonnent le refrain « nous construirons ce monde avec de l'amour » en faisant traverser des banderoles bleues censées rappeler la mer Rouge, franchie par Moïse et le peuple juif pour gagner sa liberté. Né à Tel-Aviv, Abraham Gutman est arrivé aux États-Unis à l'âge de 21 ans. « Je me sentais comme un étranger dans les milieux juifs américains, raconte-t-il. Les gens étaient tout excités à l'idée que je sois israélien, mais je les décevais en raison de mes idées politiques (opposées à celles de Netanyahu). »
Abraham Gutman, qui habite aujourd'hui à Philadelphie, n'aurait manqué ce rassemblement à Washington pour rien au monde. « Je manifeste, car l'AIPAC, une organisation de droite et de faucons, affirme parler au nom de tous les juifs. Or, en tant qu'Israélien, il était important à mes yeux de me soulever et de rejeter cette notion. Pour montrer qu'il y a des Israéliens et des juifs qui souhaitent un ordre différent, qui rejettent l'oppression et œuvrent pour la liberté et la dignité de tous. »
La police de Washington a laissé les manifestants accéder au perron de l'édifice, où plusieurs contestataires s'enchaînent devant les portes d'entrée en verre pour en bloquer l'accès. L'un d'entre eux brandit une pancarte sur laquelle est écrit « Réclamez, réinventez, résistez ». Ce sont les mots de Doña Gracia Nasi, qui a utilisé du XVIe siècle sa fortune pour sauver les juifs de l'Inquisition. Postés en direct sur les réseaux sociaux, les clichés sont accompagnés des hashtags JewishResistance (résistance juive) et ResistAIPAC (résistez à l'AIPAC).
Devant un tel spectacle, plusieurs militants de l'AIPAC s'arrêtent et prennent les manifestants en photo, qui leur répondent en les saluant de la main. Certains manifestants parviennent alors à pénétrer à l'intérieur du centre de conférence, où ils déploient deux grandes bannières appelant à rejeter l'AIPAC et l'occupation. Reconduits sans ménagement par l'équipe de sécurité, les protestataires entament alors le chant de paix juif « Lo Yisa Goy ».
Mais la situation s'envenime à l'extérieur, avec l'intervention d'une dizaine de membres de la Jewish Defense League (JDL, Ligue de défense juive). Portant des drapeaux de l'organisation fondée par le rabbin d'extrême droite Meir Kahane, les militants de la JDL s'en prennent, parfois violemment, aux manifestants, forçant la police à intervenir. « Ils sont venus pour nous menacer. Beaucoup d'entre eux avaient le visage couvert », raconte Abraham Gutman. « Et c'est là toute l'ironie. Rien dans le judaïsme ne peut justifier la violence contre un militant pacifiste. Pourtant, la JDL dit agir au nom du judaïsme. Et l'AIPAC affirme que je ne suis pas assez juif, car je ne soutiens pas l'oppression du peuple palestinien et que je critique Israël, qui est aussi mon pays de naissance ! Cela est insensé ! »
Dans le centre de convention, devant le vice-président américain Mike Pence, l'ambassadeur d'Israël aux États-Unis, Ron Dermer, se félicite que, « pour la première fois depuis de nombreuses années, peut-être des décennies, il n'y (ait) pas de décalage entre Israël et les États-Unis ». Depuis l'arrivée à la Maison-Blanche de Donald Trump, perçu comme un fervent défenseur de l'État hébreu, la colonisation israélienne a, en effet, connu une soudaine accélération malgré l'adoption en décembre d'une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU rappelant son caractère illégal et appelant à y mettre un terme.
Au cours du seul mois de janvier, Israël a annoncé cinq extensions de colonies portant sur plus de 6 000 logements en Cisjordanie et à Jérusalem-Est occupées. Le 6 février, le Parlement israélien a adopté une loi permettant la régularisation de « colonies sauvages » en Cisjordanie, pourtant illégales au regard du droit israélien. S'il est appliqué, ce texte annihilera définitivement sur le terrain tout espoir d'État palestinien. La nouvelle administration américaine a eu beau finir par exprimer son « inquiétude » quant à la poursuite de la colonisation, elle n'a toujours pas défini de position claire sur le sujet, d'autant que le négociateur de Donald Trump sur le Proche-Orient, Jason Greenblatt, ou le nouvel ambassadeur en Israël, David Friedman, sont d'ardents défenseurs de la colonisation.
Toujours officiellement favorable à la solution à deux États, mise à mal par la poursuite effrénée de la colonisation, l'AIPAC demeure murée dans le silence sur le sujet. Mais elle n'hésite pas à fustiger toute critique de la politique israélienne aux États-Unis, et offre l'image d'une organisation œuvrant davantage pour la droite, si ce n'est l'extrême droite, israélienne que pour les intérêts de la communauté juive américaine. Si des organisations juives de gauche, comme JStreet et désormais IfNotNow, ont vu le jour pour contrer la mainmise de l'AIPAC sur leur communauté, leur action reste limitée par rapport à la force de frappe tant financière que politique du principal lobby pro-israélien.
Une réalité qui ne semble pas entamer l'enthousiasme débordant de Yonah Lieberman, de IfNotNow, mouvement qui compte quelque 1 300 membres répartis sur 10 villes. « Il est vrai que nous sommes petits », admet-il. « Mais nous venons d'organiser la plus grande manifestation juive contre l'AIPAC de l'histoire ! Et, avec l'arrivée au pouvoir de Donald Trump et les cinquante ans de l'occupation, nous vivons un moment unique qui nous appelle à prendre des actions morales compatibles avec les valeurs juives de liberté et de dignité pour tous les peuples. » Et le jeune juif américain d'insister : « Il ne dépend que de nous de changer le statu quo. »

(30-03-2017 - Par Armin Arefi)

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