La phrase

"Extirper le sionisme de Palestine" (Al Faraby)


vendredi 24 février 2017

Syrie: attentat suicide près d'Al-Bab, plus de 50 morts

Des bâtiments détruits dans la ville d'Al-Bab le 23 février 2017 (Afp)

Au lendemain de leur prise d'Al-Bab, fief du groupe État islamique (EI) dans le nord de la Syrie, l'armée turque et ses alliés rebelles syriens ont été visés vendredi par un attentat suicide qui a fait au moins 51 morts.
Peu après, deux soldats turcs ont également été tués et plusieurs blessés dans une autre attaque suicide dans la ville même, tombée jeudi aux mains des forces turques et des insurgés syriens après plus de deux mois d'offensive.
Un officier rebelle a aussitôt accusé l'EI qui, selon lui, a agi par "vengeance" après avoir perdu la dernière grande ville qu'il contrôlait dans la province septentrionale d'Alep.
Les rebelles syriens et l'armée turque poursuivaient vendredi leurs opérations de ratissage pour sécuriser cette ville qui comptait environ 100.000 habitants avant le début de la guerre en 2011.
Un kamikaze a tué au moins 51 personnes-- 34 civils et 17 rebelles, en faisant exploser sa voiture piégée dans une localité située à moins de dix kilomètres au nord-est d'Al-Bab, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).
"Moins de 24 heures après la défaite de l'EI, un kamikaze a visé deux sièges des rebelles dans la localité de Soussiane" à 8 km d'Al-Bab, a indiqué à l'AFP son directeur Rami Abdel Rahmane.
Le bilan n'a cessé de s'alourdir depuis le matin, des dizaines de personnes succombant à leurs blessures, d'après l'Observatoire.
"Selon nos informations, c'est un combattant de l'EI qui a foncé à bord d'une voiture et s'est fait exploser", a indiqué M. Abdel Rahmane.
Les deux quartiers généraux des rebelles étaient situés l'un à proximité de l'autre. Des civils se trouvaient également dans la zone, d'après l'OSDH.
Pour Abou Jaafar, commandant du groupe rebelle Liwa al-Moutassem, l'identité des auteurs ne fait aucun doute: "Ce sont les +chiens+ (du chef de l'EI Abou Bakr) al-Bagdadi qui ne peuvent pas supporter leur immense défaite et leurs kamikazes ont commencé à prendre leur revanche", a-t-il dit à l'AFP.
Le commandant, qui se trouvait près de Soussiane quand a eu lieu l'attentat, a expliqué que le kamikaze avait agi au moment où se tenait une réunion entre des civils d'Al-Bab, de hauts responsables rebelles et des forces turques "pour mettre sur pied un appareil sécuritaire et un plan pour reconstruire Al-Bab".
D'après lui, "des cellules dormantes de l'EI ont eu vent de cette information et ont préparé la voiture piégée".
"La voiture est arrivée à 08H00 (06H00 GMT) du matin. Cela doit nous servir de leçon et nous devons renforcer notre appareil sécuritaire", a-t-il ajouté.
Le même jour, deux soldats turcs ont été tués et plusieurs blessés à Al-Bab, a annoncé le Premier ministre turc Binali Yildirim.
"Il y a eu un attentat suicide contre nos militaires qui effectuaient un contrôle routier à l'entrée d'Al-Bab, nous avons deux martyrs et des blessés", a déclaré M. Yildirim à la presse à Ankara.
"Cette ville est dans un état chaotique, il y a des explosifs, des bombes, des pièges", a-t-il ajouté précisant qu'une "opération de nettoyage est actuellement menée avec une extrême minutie".
Située à 25 kilomètres au sud de la frontière turque, Al-Bab était visée depuis le 10 décembre par une opération menée par les forces turques et leurs alliés rebelles syriens.
Sa reprise est un succès majeur pour Ankara qui avait lancé fin août une opération militaire dans le nord de la Syrie pour chasser les jihadistes des environs de sa frontière.
Cette avancée des rebelles à Al-Bab contre l'EI intervient au moment où a été inauguré à Genève un quatrième round de pourparlers entre régime et insurgés sous l'égide de l'ONU pour tenter de mettre fin à la guerre qui ravage la Syrie depuis six ans.
Mais cette victoire contre l'organisation jihadiste la plus redoutée au monde ne change pas la donne à Genève car le groupe est exclu de toute discussion de paix.

(24-02-2017 - avec les agences de presse)

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A Gaza, des Syriens reconstruisent leur vie en ruines

Anas Qaterji, un réfugié syrien à ouvert un restaurant qu'il a orné de quelques éléments qu'il a pu sauver des bombes, le 2 janvier 2017 au Camp de Nousseirat (Afp)

Quand le restaurant familial a été écrasé sous les bombes à Alep, Anas Qaterji n'a eu d'autre choix que de fuir la Syrie. C'est par un tunnel sous la frontière égyptienne qu'il est entré dans la bande de Gaza sous blocus.
Depuis son arrivée en 2013, il a retrouvé dans le territoire palestinien un peu de la vie qui était autrefois la sienne dans la prospère capitale économique syrienne. Il a ouvert un restaurant identique à celui qu'il a laissé derrière lui près de la citadelle d'Alep.
Dans le camp de réfugiés de Nousseirat, au sud de la ville de Gaza, Anas Qaterji, 29 ans, a acheté un local de 50 mètres carrés pour 50.000 dollars. D'Alep, il a sauvé un panneau de bois, vieux selon lui de 500 ans, sur lequel sont calligraphiés des versets coraniques. Le vestige trône désormais au milieu de la petite cantine de l'immense camp où près de 160.000 réfugiés s'entassent dans la misère.
Au-dessus de cafetières traditionnelles et d'antiques tasses en cuivre, un panneau proclame: "Restaurant Jar al-Qalaa 2: on vous emmène à Alep".
Difficile de dénombrer les Syriens de Gaza. Beaucoup sont arrivés là faute de trouver de quoi vivre en Egypte et pensant qu'ils ne resteraient pas. Ils sont entrés illégalement par l'Egypte pendant la brève présidence de l'islamiste Mohamed Morsi, destitué en 2013. Depuis, l'armée égyptienne a détruit la grande majorité des tunnels qu'ils avaient empruntés.
Ils seraient entre 150 et quelques centaines dans l'enclave palestinienne administrée par le Hamas, selon des sources locales. Aucun d'eux n'est enregistré ou n'a déclaré officiellement son entrée.
Warif Qassem Hamido, à la tête d'une association de familles syriennes, a lui aussi tout quitté à Alep. Il est arrivé un jour de 2013, avec 11 autres familles syriennes. A Gaza, il a ouvert son restaurant, "Souriana". Seuls quatre Syriens sont parvenus à rebondir, relève-t-il. Pour les autres réfugiés, la vie est "très dure".
La bande de Gaza a été ravagée par trois guerres avec Israël entre 2008 et 2014. Le chômage caracole à 45%, l'inflation ne cesse de grimper.
L'agence de l'ONU en charge des réfugiés palestiniens, l'UNRWA, est un soutien vital pour une grande partie de la population, mais elle ne prend pas en charge les Syriens.
Ces derniers "n'ont aucun moyen de payer leur loyer, de se soigner ou de payer les frais d'université de leurs enfants", déplore Warif Qassem Hamido.
Pour les situations d'urgence, l'association de cet animateur d'une émission télévisée sur les Syriens de Gaza, lance des appels à l'aide sur les réseaux sociaux. Elle vient de rassembler une collecte pour financer l'appendicectomie du petit Issam, trois ans.
Le restaurateur Anas Qaterji se languit de ses vieux parents, restés à Alep, mais il ne rentrera pas. Car à Gaza, il a rencontré celle qui est devenue sa femme.
Les clients se succèdent chez lui pour acheter des chawarmas et autres délices syriens à des prix abordables.
Comme Nadia Baraka, 20 ans, qui vient autant pour le plaisir du ventre que pour l'acte militant. "Je montre ma solidarité avec les Alépins qui vivent les mêmes souffrances que nous durant les offensives israéliennes", explique cette étudiante, en admirant l'élégante décoration de la salle où des employés en tenue ottomane servent les clients.
"Ici, tout le monde parle d'Alep, les Palestiniens suivent de près l'actualité syrienne", assure Anas.
Mais un tel soutien ne suffit pas à Majed al-Atar, 47 ans, arrivé de Damas durant l'été 2012 via un tunnel. Il a quitté le conflit syrien pour vivre deux offensives israéliennes sur Gaza.
Incapable de trouver autre chose que des petits boulots, il ne peut payer ni l'école des enfants, ni l'opération de sa femme pour des problèmes de vue. Sans aide des autorités, il est tributaire des associations de bienfaisance.
"Les instances en charge des réfugiés doivent nous faire sortir de Gaza et nous relocaliser ailleurs car la situation empire de jour en jour", s'alarme-t-il.

(24-02-2017 - avec les agences de presse)

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Humanité déshumanisée

Une mère allaitant son enfant souffrant de malnutrition sévère, le 11 octobre 2016 à Aweil au Soudan du Sud (Afp)

- Quelles sont les infos du jour?
- y en a deux
- lesquelles?
- la première, selon l'UFC-Que Choisir, Gels douche, shampoings, crèmes, déodorants ou dentifrices: des centaines de produits de beauté et d'hygiène, y compris pour bébés et vendus en pharmacie, contiennent toujours des substances indésirables, notamment des allergènes et des perturbateurs endocriniens,
- la deuxième?
- les Nations unies ont besoin de 4,4 milliards de dollars de financements d'urgence pour faire face à des situations de famine au Nigeria, en Somalie, au Soudan du Sud et au Yémen, selon le secrétaire général Antonio Guterres.
- moi... j'ai une troisième
- laquelle?
- selon une étude publiée dans la revue Nature, un télescope européen et un satellite de la Nasa ont découvert sept planètes de type « terrestre » tournant autour d’une minuscule étoile, à 40 années-lumière de la Terre. Trois d'entre elles pourraient abriter des océans d'eau liquide et donc potentiellement de la vie
- pourvu que l'être humain ne puisse jamais y aller
- ...!?


Al Faraby
Vendredi, 24 février 2017

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Le numérique est dans le pré


A l'occasion du Salon de l'agriculture du 25 février au 5 mars 2017.
Saviez-vous que 18.000 agriculteurs font aujourd'hui appel aux images par satellite pour mieux surveiller leurs cultures et adapter les besoins en engrais et en eau ? Ou que des "digifermes" éclosent un peu partout en France pour surveiller les bêtes, alertant par exemple les éleveurs sur leur smartphone d'une mise bas imminente ? Aujourd'hui, l'heure est à l'agriculture connectée pour devenir plus écologique, plus rentable, moins pénible et peut-être recréer du lien dans un secteur de plus en plus délaissé. Du moins si les promesses sont au rendez-vous...

Accès à la vidéo
http://www.universcience.tv/index.php/player-html5-a476cf6e72e8afceb9aea200e0cf7f14.html


   

jeudi 23 février 2017

Australie: manifestations contre la visite de Netanyahu

Des militants pro-palestiniens à Sydney le 23 février 2017 accusent Netanyahu de crimes de guerre (Afp)

Des centaines de militants pro-palestiniens ont manifesté jeudi à Sydney contre la visite en Australie du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le qualifiant de "criminel de guerre".
M. Netanyahu est arrivé mercredi en Australie pour une visite de quatre jours, la première sur l'île-continent d'un chef de gouvernement israélien en exercice.
Un hélicoptère de la police survolait la ville tandis que des manifestants dénonçaient par hauts-parleurs le soutien de Canberra au gouvernement Netanyahu. Les deux pays entretiennent des liens très forts depuis l'établissement en 1949 des relations bilatérales.
"Nous sommes ici pour dénoncer le soutien de l'Australie à Israël, à une nation raciste d'apartheid", a expliqué l'avocate et auteure pro-palestinienne Randa Abdel-Fattah à l'AFP.
"C'est écoeurant de voir que certains de nos dirigeants (...) ont déroulé le tapis rouge pour accueillir un criminel de guerre en Australie", a-t-elle dit.
"Nous sommes opposés à cela et disons aujourd'hui haut et fort à Malcolm Turnbull (le Premier ministre) et à (la ministre des Affaires étrangères) Julie Bishop, +pas en notre nom+", a-t-elle poursuivi.
Sur une grande bannière on voyait le visage de M. Netanyahu avec une moustache à la Hitler et le mot "Fasciste" écrit en-dessous.
Des manifestants pro-Israël ont également battu le pavé et, selon le journal The Australian, la police antimeutes est intervenue pour éloigner un homme criant "Longue vie à Israël" en direction des manifestants pro-palestiniens.
Ces derniers, réunis à l'initiative du Groupe d'action palestinien, ont tenté de se rendre vers l'hôtel de M. Netanyahu mais ont été tenus par la police à bonne distance du complexe situé près du port.
Avant le début de cette visite, une soixantaine d'entrepreurs, d'universitaires, de membres du clergé et d'anciens hommes politiques australiens avaient signé une lettre expliquant que Canberra ne devrait pas accueillir M. Netanyahu, dont la politique consiste, selon eux, à "provoquer" et à "opprimer" les Palestiniens.

(23-02-2017 - avec les agences de presse)

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