La phrase

"Extirper le sionisme de Palestine" (Al Faraby)


mardi 30 septembre 2014

Turquie: le gouvernement veut intervenir en Irak et en Syrie

 
Des chars de l'armée turque se positionnent le 29 septembre 2014 près de la ville syrienne de Kobani

Le gouvernement islamo-conservateur turc a déposé au Parlement un projet de résolution autorisant son armée à intervenir en Irak et en Syrie contre les jihadistes du groupe Etat islamique (EI). Ce texte, qui sera discuté jeudi, doit renouveler pour un an des autorisations déjà données à l'armée turque. Il prévoit la possibilité de conduire des opérations militaires sur le territoire de ses deux voisins et le stationnement ou le passage en Turquie de soldats étrangers qui y prendraient part, a précisé son porte-parole Bülent Arinç. Le texte "inclut toutes ces options", a précisé M. Arinç en rendant compte à la presse des travaux du conseil des ministres. "Il accordera un mandat très large, de façon à ce que nous n'ayons pas besoin d'un autre texte à l'avenir. C'est un bon texte qui, j'espère, fera l'unanimité", a-t-il ajouté.
Le projet de résolution rédigé par le gouvernement élargit deux textes différents qui étaient votés chaque année par le Parlement. Celui concernant l'Irak permettait jusque-là à la Turquie de conduire des frappes contre les bases arrières des rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) installées dans les monts Kandil, dans l'extrême nord de l'Irak.
Le second autorisait l'armée à riposter systématiquement contre les tirs qui atteignaient le sol turc depuis la Syrie. "Les risques et menaces visant notre sécurité nationale aux frontières terrestres méridionales ont considérablement augmenté", souligne la motion, dont l'AFP a obtenu une copie. Le document autorise en substance les autorités d'Ankara "à prendre toute les mesures" pour mettre en échec ces risques permettant notamment aux troupes turques de "s'engager si nécessaire dans des actions et interventions au delà des frontières et d'envoyer à cette fin des soldats dans les pays étrangers".
Le pouvoir pourra décider de convoquer une séance à huis clos pour faire voter la motion, qui sera adopté sans problème, le Parti gouvernemental de la justice et du développement (AKP) disposant d'une majorité absolue à l'Assemblée nationale. Après l'intervention militaire engagée par la coalition formée par les États-Unis contre les combattants sunnites radicaux de l'EI, accusés de multiples exactions en Irak et en Syrie, pays avec lesquels elle partage une frontière de 1.250 km.
Accusée d'avoir armé les groupes rebelles les plus extrémistes engagés dans la guerre contre le régime du président syrien Bachar al-Assad, dont l'EI, Ankara a totalement changé de discours après la libération, le 20 septembre, de 46 de ses ressortissants enlevés en juin à son consulat de Mossoul (Irak) par l'EI. Le président Recep Tayyip Erdogan, qui doit ouvrir mercredi la nouvelle session parlementaire, a répété ces derniers jours qu'il était prêt à faire "ce qui est nécessaire" pour combattre l'EI au sein de la coalition.
Il s'est également prononcé pour la création d'une "zone tampon" aux contours encore flous dans le nord de la Syrie pour accueillir les réfugiés et protéger sa frontière.
L'un des chefs du principal parti kurde de Turquie s'est rendu mardi dans la ville syrienne d'Aïn al-Arab assiégée par l'EI et a pressé la Turquie d'intervenir rapidement pour venir en aide à sa population kurde. "Si tout le monde conjugue ses forces, personne ne peut battre un peuple qui défend une cause légitime", a plaidé le coprésident du Parti démocratique populaire (HDP), Selahattin Demirtas à son retour au poste-frontière turc de Mursitpinar, à quelques kilomètres à peine d'Aïn al-Arab.
L'armée turque a renforcé lundi son dispositif de sécurité dans le secteur. Une cinquantaine de chars, véhicules blindés et autres pièces d'artillerie y étaient déployés mardi face à la Syrie, a constaté un photographe de l'AFP. L'offensive des jihadistes dans cette région, débutée mi-septembre, a poussé plus de 160.000 personnes à trouver refuge en Turquie.
Le gouvernement turc a par ailleurs indiqué mardi que les jihadistes s'étaient rapprochés du tombeau historique de Souleimane Shah, une enclave turque située dans le territoire syrien, mais a démenti des informations de presse affirmant que les 36 soldats turcs chargés de sa protection avaient été faits prisonniers.

(30-09-2014 - Avec les agences de presse)


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Des colons israéliens s'emparent de 25 appartements à Jérusalem-Est

Des colons israéliens se sont emparés de force mardi de 25 appartements dans un quartier de Jérusalem-Est annexée, ont accusé habitants et dirigeants palestiniens tandis que les nouveaux occupants assuraient avoir acquis légalement ces logements.
Des heurts ont ensuite opposé Palestiniens et colons dans ce quartier de Silwan, qui est régulièrement le théâtre d'affrontements avec des colons de plus en plus nombreux dans ce secteur, sensible car limitrophe de la Vieille Ville, où se trouve l'Esplanade des mosquées.
Mohammed al-Khayat a affirmé à l'AFP que des colons s'étaient introduits à l'aube dans trois appartements vacants appartenant à sa famille. "Ils ont brisé les serrures et en ont installé de nouvelles", a-t-il expliqué.
La police israélienne a indiqué que des heurts avaient ensuite éclaté lorsqu'un Palestinien a tenté d'entrer dans l'un des immeubles, achetés selon elle par Elad, une organisation nationaliste israélienne dont le but déclaré est de renforcer la présence juive dans les quartiers arabes de Jérusalem-Est.
Elad a toutefois affirmé à l'AFP qu'elle ne possédait pas ces appartements, tout en reconnaissant que plusieurs de ses membres faisaient partie des "volontaires" qui se sont installés mardi.
Selon Elad, c'est la société Kendall Finance qui a acheté ces appartements aux Palestiniens.
Kendall Finance est un prête-nom de l'organisation qui milite pour la judaïsation de Jérusalem, a accusé Mohammed Dahla, l'avocat des habitants palestiniens, qui selon lui, n'ont jamais vendu leurs appartements.
Le porte-parole de la présidence palestinienne Nabil Abou Roudeina a condamné "avec force l'occupation par des colons des immeubles de Silwan près de la mosquée d'Al-Aqsa avec le soutien de l'armée israélienne", selon des propos rapportés par l'agence officielle Wafa.
M. Abou Roudeina a aussi dénoncé des "agressions répétées contre la mosquée Al-Aqsa", après que les forces de l'ordre israéliennes sont entrées à plusieurs reprises sur l'esplanade où se dresse ce site.
Pour Saëb Erakat, un haut dirigeant palestinien, les colons ont été encouragés par le discours lundi à l'ONU du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
"Ils ont traduit en acte le discours de Netanyahu en s'appropriant ces sept immeubles à Jérusalem-Est occupée", a-t-il accusé.
Le ministre de l'Habitat Uri Ariel s'est rendu mardi sur les lieux en signe de solidarité avec les colons, a indiqué la "10" une chaîne de télévision privée en diffusant des images de cette visite.
A cette occasion, Uri Ariel, membre du Foyer juif, un parti nationaliste religieux partisan de la colonisation, a apposé une "mezouzah", un objet du culte juif qui consiste en un rouleau de parchemin comportant des passages de la Bible emboité dans un réceptacle fixé au linteau des portes d'un lieu d'habitation, a ajouté la télévision.
M. Netanyahu avait affirmé lundi que les colons n'étaient "pas des occupants sur la terre d'Israël": "l'Histoire, l'archéologie et le bon sens, tout cela montre que nous avons depuis plus de 3.000 ans un lien particulier avec cette terre".

(30-09-2014 - Avec les agences de presse)

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Algérie : des ravisseurs de l'otage français décapité ont été identifiés

Des ravisseurs de l'otage français Hervé Gourdel, décapité en Algérie, ont été identifiés, a annoncé mardi le ministre algérien de la Justice, Tayeb Louh. "Les premiers éléments de l'enquête ont permis d'identifier certains des membres du groupe terroriste auteurs de ce crime", a déclaré le ministre à la télévision publique.
Ce guide de haute montagne de 55 ans avait été enlevé le 21 septembre à une centaine de kilomètres à l'est d'Alger par le groupe Jund al-Khilafa, qui l'a ensuite décapité en représailles à l'engagement de la France dans les raids aériens contre l'État islamique en Irak. L'enquête sur l'enlèvement et l'assassinat d'Hervé Gourdel a été confiée dimanche à un juge d'un tribunal d'Alger spécialisé dans les affaires de terrorisme et du crime organisé, a précisé M. Louh.
Le parquet a requis des mandats d'arrêt à l'encontre des ravisseurs identifiés et une commission rogatoire pour "déterminer le lieu d'où a été postée la vidéo (de l'exécution) sur la Toile", a précisé le ministre. La justice a également ordonné une commission rogatoire afin d'identifier les autres membres du groupe auteur de l'enlèvement et de l'assassinat du touriste français, a-t-il ajouté. La France avait rejeté l'ultimatum du groupe djihadiste algérien qui avait menacé dans une vidéo de tuer "sous 24 heures" Hervé Gourdel si les frappes françaises contre l'EI ne cessaient pas.


(30-09-2014 - Avec les agences de presse)


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Le groupe EI relâche 70 élèves kurdes enlevés en Syrie

Le groupe de l'Etat islamique (EI) a relâché mardi plus de 70 élèves kurdes qui avaient été enlevés dans le nord de la Syrie en mai, a indiqué l'Observatoire syrien pour les droits de l'Homme (OSDH).
Aucune information n'était disponible dans l'immédiat sur les raisons et les circonstances de la libération de ces jeunes, annoncée dans un premier temps par les parents.
Ils faisaient partie d'un groupe de 153 élèves de la ville d'Aïn al-Arab (Kobané en kurde) enlevés le 29 mai alors qu'ils revenaient d'Alep (nord-ouest) après des examens.
Ils avaient été kidnappés dans le secteur de Minbej, qui a récemment été la cible de frappes aériennes de la coalition anti-jihadistes menée par Washington.
Dans les semaines suivant l'enlèvement, cinq jeunes étaient parvenus à s'échapper et 37 avaient été libérés, dont les 10 filles du groupe, selon l'OSDH.
Une trentaine de jeunes restent captifs de l'EI et, d'après l'ONG basée en Grande-Bretagne, le groupe extrémiste refuse de les relâcher car ils ont de la famille membre d'un parti kurde opposé à l'EI.
Les jihadistes sont actuellement à seulement trois kilomètres d'Aïn al-Arab, où les combats font rage entre eux et des Kurdes syriens aidés de frères d'armes venus de la Turquie toute proche.
Leur assaut sur la région, lancé il y a deux semaines, a provoqué la fuite vers la Turquie d'au moins 160.000 réfugiés.

(30-09-2014 - Avec les agences de presse)


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Benyamin Netanyahou : le grand amalgame


Après un an de silence, Benyamin Netanyahou est revenu à la charge sur le dossier nucléaire iranien. Et il n'a pas déçu. Dans un discours prononcé lundi soir à la tribune de l'ONU, le Premier ministre israélien a souligné qu'un Iran doté de l'arme atomique serait "la plus grave menace pour nous tous", devant les djihadistes de l'État islamique. "Mesdames et messieurs, laisseriez-vous l'EI enrichir de l'uranium, construire un réacteur à eau lourde et mettre au point des missiles balistiques intercontinentaux ?" a-t-il demandé à un auditoire atone. "Bien sûr que non."
"Tout ceci n'a pas grand sens", pointe François Nicoullaud, ancien ambassadeur de France à Téhéran. "Quoi que l'on puisse en dire, l'Iran est un pays stable, à l'inverse de l'EI qui n'est ni un État, ni islamique." Considérés comme des terroristes par les États-Unis et l'Union européenne, les djihadistes de l'EI sont des combattants ultra-radicaux sunnites. Leur principal ennemi n'est pas l'Occident, mais l'Iran chiite. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'ils luttent contre les gouvernements syrien et irakien, soit deux alliés de Téhéran.
À l'inverse, l'Iran est un État multimillénaire reconnu par l'ONU, qui n'a pas envahi de pays depuis plus de deux siècles. Toutefois, depuis l'avènement de la République islamique en 1979, les ayatollahs iraniens se sont donné pour mission d'exporter leur révolution chiite dans le monde entier. Pour concrétiser ce projet, la République islamique a construit un axe chiite d'influence Téhéran-Bagdad-Damas-Beyrouth. Mais en participant à la marginalisation des populations sunnites de la région, l'Iran a fait le lit de l'organisation État islamique.
En étant aujourd'hui en première ligne de la contre-offensive anti-djihadiste aux côtés de la coalition internationale, l'Iran joue aux pompiers pyromanes et se rachète une bonne conduite sur la scène internationale. Voilà pourquoi Benyamin Netanyahou n'a pas tort lorsqu'il accuse à l'ONU le président iranien de "duplicité" lorsqu'il "déplore l'expansion du terrorisme". De la même manière, l'inquiétude de Netanyahou sur les intentions nucléaires de l'Iran n'est pas injustifiée, d'autant que le dernier rapport de l'Agence internationale sur l'Énergie atomique affirme que Téhéran n'a pas répondu à toutes les questions quant à la possible dimension militaire de son programme. En revanche, comparer la République islamique à l'organisation État islamique relève de l'aberration.
Question amalgame, le Premier ministre israélien a également fait parler ses talents de géopoliticien sur le conflit israélo-palestinien. S'adressant aux pays qui ont critiqué l'offensive israélienne Bordure protectrice (le conflit de Gaza a fait cet été plus de 2 100 morts côté palestinien, dont une majorité de civils, plus de 70 morts côté israélien, dont 66 soldats, NDLR), Benyamin Netanyahou a jugé qu'il n'était pas logique de dénoncer les agissements de l'EI tout en critiquant l'État hébreu, car "l'EI et le Hamas sont les branches d'un même arbre empoisonné".
Problème, l'EI est une organisation radicale djihadiste s'inspirant du wahhabisme saoudien (une vision ultra-rigoriste de l'islam), tandis que le Hamas est un mouvement islamo-nationaliste s'inspirant des Frères musulmans égyptiens. "Il existe entre les deux organisations une profonde divergence doctrinale sur le fond", explique Mathieu Guidère, professeur d'islamologie à l'université de Toulouse-Jean-Jaurès. "L'EI s'inscrit dans une logique panislamiste dans le but de fonder un califat s'étendant sur plusieurs États musulmans. Au contraire, le Hamas mobilise au nom de l'islam pour créer un État palestinien dans un territoire bien défini."
Des contradictions manifestes qui ne semblent pas déranger le Premier ministre israélien outre mesure. Au contraire, ce dernier n'a pas hésité à placer l'EI, le Hamas palestinien, le Hezbollah libanais, le Front al-Nosra syrien, al-Qaida et le groupe extrémiste nigérian Boko Haram dans le même panier de "l'islam militant [qui] est partout en marche". En s'attaquant de la sorte au Hamas, Benyamin Netanyahou vise en réalité le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, qu'il a une nouvelle fois fustigé pour avoir signé un accord de réconciliation avec le mouvement islamiste. Il faut dire que les deux factions palestiniennes rivales ont indiqué jeudi s'être finalement mises d'accord pour que leur gouvernement d'union exerce enfin son autorité dans la bande de Gaza. De quoi faire enrager le Premier ministre israélien.

(30-09-2014 - Armin Arefi)

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Tunisie: 27 candidats en lice pour la présidentielle du 23 novembre


Vingt-sept candidats, dont une femme et des responsables de l'ancien régime de Ben Ali, sont en lice pour l'élection présidentielle du 23 novembre en Tunisie, a annoncé mardi l'instance chargée d'organiser le scrutin, l'ISIE.
Pas moins de 70 personnes avaient déposé un dossier de candidature auprès de l'instance pour cette première élection présidentielle depuis la révolution de janvier 2011, qui avait contraint Zine El Abidine Ben Ali à la fuite.
"Sur les 70 dossiers, 27 ayant respecté toutes les conditions ont été acceptés et 41 rejetés", a déclaré lors d'une conférence de presse Chafik Sarsar, le président de l'ISIE, en faisant état du retrait de deux candidats.
Parmi les candidats retenus figurent le président sortant, Moncef Marzouki, l'ancien Premier ministre Béji Caïd Essebsi et le président de l'Assemblée nationale constituante Mustapha Ben Jaafar.
D'anciens ministres de Ben Ali, comme Kamel Morjane et Mondher Zenaïdi, sont aussi en lice, tout comme une magistrate, Kalthoum Kannou, l'ex-gouverneur de la Banque centrale Mustapha Kamel Ennabli ainsi que des chefs de partis et des hommes d'affaires.
Le président de l'ISIE a indiqué que l'instance avait demandé au ministère public l'ouverture d'une enquête sur de possibles fraudes dans les parrainages d'électeurs présentés par un certain nombre de candidats à la présidentielle.
"Nous ne pouvons pas donner de noms et nous n'avons pas de preuves concrètes sur ces fraudes. Ce sera au tribunal de vérifier cette affaire", a dit M. Sarsar.
L'ISIE a précisé par ailleurs que 1.327 listes étaient en lice pour les législatives du 26 octobre, 1.230 en Tunisie et 97 à l'étranger.
C'est la première fois que les Tunisiens sont convoqués aux urnes pour élire leur chef d'Etat depuis la révolution de décembre 2010-janvier 2011. M. Marzouki avait été élu fin 2011 par les députés de la Constituante à la faveur d'un accord de coalition passé avec le parti islamiste Ennahda.
Ennahda a indiqué avoir décidé de ne pas présenter de candidat mais de soutenir une personnalité "consensuelle".
Les scrutins d'octobre et de novembre doivent enfin doter la Tunisie d'institutions pérennes, près de quatre ans après la révolution.

(30-09-2014 - Avec les agences de presse)


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نحو حملة لتعديل قانون «فلورة» الملح بعد التأكد من أن «الفلورايد» مادة سامة

 
أخر الملاحات والملح الطبيعي (ارشيف)
 
حبيب معلوف
 
بالرغم من التحذيرات التي تناولتها «السفير» حول مخاطر إضافة مادة «الفلورايد» السامة الى الملح بشكل الزامي («السفير» 14/5/2013 و18/6/2013)، والتي طالب فيها خبراء بإعادة النظر بالقانون رقم 178 الصادر العام 2011 ، الذي ينص على الزامية إضافة مادة اليود ومادة الفليورور او فليورايد البوتاسيوم الى الملح المعد للمائدة أو للمطبخ بشكل الزامي، بحجة مكافحة تسوس الأسنان... صدر بتاريخ 22 ايار 2014 المرسوم رقم 11841 الذي يلزم أصحاب معامل ومحامص الملح في لبنان بزيادة مادة الفلور بنسبة 250 مليغراما بالكيلوغرام الواحد ومنع إدخال واستيراد مادة الملح ما لم تكن مفلورة (وميودة)، على ان يبدأ تطبيقه بعد سنة من تاريخه!
ونظرا للمخاطر التي يمكن ان يتسبب بها هذا الخيار (الذي لم يطبقه أي بلد في العالم الا جامايكا) على الصحة العامة بشكل عام وعلى فئات كبيرة تحب زيادة الملح الى طعامها بشكل خاص، تتحضر منظمات غير حكومية وخبراء وأطباء لحملة كبيرة للمطالبة بإعادة النظر بهذا الخيار الذي حمل صفة «الإلزام»، لا سيما بعد ان تراجعت عنه دول كثيرة.
وزير الصحة وائل أبو فاعور، اكد لـ«السفير» انه على استعداد لإعادة النظر بالمرسوم اذا تأكد من وجود ضرر ما سيطال شريحة من الناس ووعد بدرس الملف قريبا. مسؤولة قسم الصحة والمستهلك بقطاع الأمن الغذائي في الاتحاد الأوروبي اليكسندرا نيكولاكوبولو أكدت لـ«السفير» انه بحسب المعايير المتبعة في الاتحاد الأوروبي حول هذا الموضوع، فان إضافة مادة الفلور إلى الملح ليست «الزامية» أبدا ولا ممنوعة بالمطلق. وأضافت شارحة، الكل يعلم ان الفلورايد مادة خطرة وتتطلب الاستعانة بها او إضافتها الى المنتجات (كمعجون الأسنان او المياه او الملح) معايير دقيقة جدا ونظام مراقبة، ودراسات مسبقة لطبيعة المجتمعات التي تتناولها، تشمل هذه الدراسات إمكانيـة وحجـم وجـود هذه المـادة في النظـام الغذائي أصلا وفي الطبيعة المحيطة، لا سيما في المياه وبعض أنواع الغذاء، بالإضـافة الى مراجـعة عـادات الشعـوب ونظامهـم الغذائـي التقـليدي الذي يمـكن ان يكون مستهلكا للـملح بشـكل كبيـر لا سيما اذا اعتـمد على نظام حفظ المأكولات بواسطة التمليح. ووفق المعايير الأوروبية فقد تم إلزام من سمح لهم ببيع الملح المفلور بوضـع إشـارة على العلبة انه لا يجوز استخدام هذا الملح اذا كانت نسبة الفلور في مياه الشرب اكثر من 0,5 ملغ/ليتر. كمـا تنصـح بمراجـعة كل سلـعة لمعرفة نسب الفلور فيها. وهذا ما يصعب القيام به في بلد مثل لبنان. كما منعت البلدان التي سمحت باستخدام الفلور بالملح بان لا يستخدم في معامل تصنيع الطعام والمطاعم والأماكن العامة التي يأكل فيها أكثر من شخص.
بحسب أحدث دراسة لـمجموعة العمل اللبنانية للملح والصحّة في الجامعة الأميركية في بيروت، فان تناول الملح بشكل مفرط هو السبب الرئيسيّ لأكثر من 680 حالة وفاة سنويّا. وأنّ متوسط تناول الفرد لملح الطعام في لبنان يصل إلى 7,8 غرامات في اليوم الواحد، علماً بأنّ 60٪ من الأفراد تستهلك أكثر من المعدل الموصى به (2-3 غرامات يوميا)، مع العلم بان الكثير من اللبنانيين يتخطون معدل الـ20 غراما يوميا! واذ نعلم ان منظمة الصحة العالمية توصي بأن يصل معدل استهلاك الملح لدى السكان إلى أقل من 5 غرامات للشخص الواحد في اليوم، نسأل كيف ستكون حال المستهلكين اللبنانيين للملح اذا أضيفت له بشكل الزامي مادة الفلور السامة؟ وعلى أية معطيات علمية وإحصائية تستند الحملة؟

الصوت 

 
تستند هذه الحملة الى المعطيات التالية: - اذا كانت مادة الفلورايد مفيدة لمحاربة تسوس الأسنان، فكان من المنطقي ان تضاف الى معجون الأسنان فقط، وليس الى الملح او المياه التي يتناولها جميع الناس. مع العلم ان الكثير من المصادر العلمية تتحفظ على استخدامها في معجون الأسنان أيضا، لا سيما عند الأطفال لأنها تتسبب بتسمم اجسامهم اذا تم ابتلاعها. وان ابتلاع نسبة مئة غرام منها كاف لقتل طفل. وقد أظهرت دراسة حديثة ان نسبة تسوس الأسنان في البلدان التي تفلور المياه بشكل الزامي، قريبة جدا من نسب التسوس في البلدان التي رفضت الفلورة. مع العلم ان أسباب الرفض كانت مبدئية لناحية حقوق الإنسان اذ لا يجوز فرض تناول مادة كيميائية كدواء على الإنسان. كما تؤكد الدراسات الأوروبية ان محاربة تسوس الأسنان الأساسية تكون عبر التنظيف الجيد للأسنان والتغذية الصحية وليس بأية مادة كيميائية.
 
التحفظ على صفة الإلزام - تتحفظ الحملة على ان يكون هذا الإجراء إلزاميا وان لا يعود هناك من ملح غير مفلور في لبنان، مع العلم بان الشعب اللبناني عامة يدخل مادة الملح بشكل كبير جدا في نظامه الغذائي، وان المعايير التي وردت في القانون غير مدروسة أولا ويمكن للبناني ان يتجاوزها، وان تتسبب بمشاكل اخطر من تسوس الأسنان كأمراض تسمم العظام وخروج الكلس منها . - عمليا وعالميا، تغيرت نسب الفلورة والنسب المسموح والمقبول تناولها من كل المصادر (من هواء وغذاء وماء ومواد تنظيف أسنان). فـ97% من الدول الأوروبية أوقفت الفلورة وبعض الدول سمحت فقط ببيع الملح المفلور بطريقة غير الزامية، بعد القيام بدراسات عن نسب الملح التي تدخل الى جسم الإنسان ونسب الفلورايد الموجود في الغذاء والمياه... وكان يفترض تغيير هذه المعايير الموجودة في دراسة العام 2000 والتي استند اليها القانون في لبنان، مع العلم بان هذه الدراسات لم تكن شاملة ولا دقيقة. - يتعارض هذا الإجراء مع دراسة الأمم المتحدة التي بينت ان لبنان يقع من ضمن حزام الدول التي يكثر في أرضها ومياهها مادة الفلورايد... ولذلك ما كان يفترض ان يتم زيادة هذه المادة لا في الملح ولا في المياه كما كان مقترحا أيضا. - كما بينت الأمم المتحدة ان لبنان يعتبر بين الدول التي يكثر فيها استخدام ملح الطعام بشكل يوفق المعايير العالمية ويتسبب بنسبة 30% من أمراض الضغط، فكيف سيتم إضافة هذه المادة الخطرة إلى الملح؟
 
من يضمن التقيد بالمعايير؟ - يعترف الذين اعدوا الدراسات التي استند اليها القانون العام 1996 ان مادة الفورايد هي مادة سامة «تتطلب تعييرا دقيقا ومراقبة اشد دقة نظرا لكونها مادة ذات آثار مضرة بالصحة العامة فيما اذا زادت عياراتها عن الكميات المسموح بها». فمن يضمن التقيد بهذه المعايير، ان في مادة الملح، أو في طرق الاستهلاك؟ كما طالبت اللجنة الاستشارية بان لا يتعارض القانون مع معايير الاتحاد الأوروبي وفرنسا، إلا ان القانون صيغ على الطريقة الجامايكية! - كما هو معلوم فان احد أهم مصادر مادة الفلوريد هو كونها نتيجة تصنيع الالمينيوم والمعادن وتنقيتها والتي تنتج بكميات كبيرة. وهذه المواد سامة جدا ولذلك يمنع رميها في الأرض والبحار والأنهر، وان معالجتها مكلفة جدا... ويبدو أن أوفر طريقة للتخلص منها هي استخدامها «لمحاربة التسوس»، على حد قول المناهضين للفلورة في العالم! - تحذر تقارير الأمم المتحدة من زيادة استهلاك مادة الفلورايد عن 4 مليغرامات للبالغين باليوم، وان الزيادة تتسبب بداية في تلوين وتشويه الأسنان ثم أوجاع في العضل وأمراض عديدة أخرى وتنتهي بالتسمم الفلوري للعظام وتصبح سريعة العطب وتتسبب بالشلل. - منذ انجاز الدراسة التي استند اليها القانون (العام 1996)، حصلت تغييرات كبيرة في معايير الاتحاد الأوروبي، اذ تعتبر «الهيئة الأوروبية لسلامة الأغذية» في دراسة لها العام 2013، ان مادة الفلورايد مادة غير غذائية ولا يحتاج اليها الجسم ولا يعاني نقصا منها، وهي تشكل خطرا كبيرا على صحة الإنسان اذا تجاوزت الحد المقبول من وجودها في الجسم وهو 0,05 ملغ لكل كلغ وزن، بعد 6 أشهر من عمر الإنسان. - تبين للهيئة الأوروبية لسلامة الغذاء انه في حال دخول مواد تحتوي على الفوريد إلى جسم الأطفال، فان حوالي 10% منها فقط يخرج من جسم الإنسان عن طريق الكلى، والباقي يترسب في العظام والخلايا، مما يشكل خطرا على صحة الأطفال. اما بالنسبة الى البالغين فان معدل الترسب يصل الى 50%. - تتخوف الحملة من ان تتسبب إضافة هذه المادة الى الملح بأضرار صحية فادحة عند الذين يشربون الشاي الشعبي والسمك البذري والسردين (المعلب خاصة) بكثرة (مع تناول الملح المفلور)، نظرا لاحتوائها على نسبة عالية من مادة الفورايد قد تصل الى حوالي 800 ملغرام /كلغ في الشاي و650 ملغ/ كلغ في السردين، لان الفلور يترسب في عظام السمك. وكذلك الأمر بالنسبة إلى الذين يشربون من المياه الجوفية في لبنان التي تحتوي أيضا على نسب عالية من الفلورايد تتراوح بين نصف ملغرام و2,5 ملغ/ليتر. مع الإشارة الى ان الدراسة التي قدمت الى الدولة والتي استند إليها القانون، تشير الى وجود نسب عالية من الفلورايد في المياه في 16 مصدرا. فماذا سيحل بهؤلاء على الأقل؟
(30-09-2014 - Assafir)
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استنفار في صفوف أسرى سجن النقب بسبب الإهمال الطبي

ذكرت هيئة «شؤون الأسرى والمحررين»، اليوم، أن أسرى سجن النقب الصحراوي أعربوا لمحامي الهيئة عن الحالة الاستفزازية التي تنتابهم بفعل الاجراءات التعسفية التي تمارسها مصلحة السجون الإسرائيلية بحقهم وبحق ذويهم أثناء الزيارات. وجاء في بيان الهيئة الصادر عنها، اليوم، أن الأسرى في سجن النقب ذكروا لمحامي الهيئة فادي عبيدات أن «الإدارة تتعمد الإهمال الطبي بحق الأسرى المرضى وتماطل وتساوم بشكلٍ
مستمر في تقديم العلاجات اللازمة لهم». وذكر ا...لأسير مصطفى عواد عواد (47 سنة)، من جنين والمحكوم بتسع سنوات منذ عام 2006، للمحامي أنه يعاني من شلل في اليد اليسرى والقدم اليمنى، بالإضافة إلى أنه يعيش برئة واحدة جراء إصابته بعيار نار قبل الاعتقال»، مشيراً إلى أن ما يعانيه من شلل جاء بسبب الاعتداء عليه يوم اعتقاله، بتاريخ 10 تشرين الأول 2006، وأدت الإصابة إلى تلف بالركبة وتم علاجه بمستشفى العفولة»، وهو حالياً بحاجة إلى زراعة ركبة والإدارة تماطل في تقديم العلاج منذ ثمانية أعوام.
أما الأسير سامي سليم زيود (38 سنة)، المحكوم بالسجن لـ مدة 12 سنة منذ عام 2007، فقد ذكر أنه يعاني من إصابة في الرقبة والفك من يوم الاعتقال، وقد نقل إلى مستشفى «رمبم» وهناك تلقى العلاج وأجريت له عملية جراحية، موضحاً أنه في الفترة الأخيرة نقل إلى عيادة سجن جلبوع من أجل إجراء فحوصات طبية لحالته الصحية، وأبلغ بأنه بحاجة إلى عملية جراحية، لكن الإدارة أبلغته برفضها ذلك من دون سبب.
من جهته، اعتبر المحامي عبيدات أن تلك الشهادات هي نماذج من عشرات الأسرى المرضى الذين يقبعون في النقب والذين تتعمد مصلحة السجون الإسرائيلية إهمال أوضاعهم الصحية وعدم تقديم العلاجات اللازمة لهم. كما أفاد عبيدات أن حالة من الاستفزاز الغضب تنتاب أسرى النقب بفعل الإجراءات التي تمارسها الإدارة بحق الأهالي خلال الزيارات.


(30-09-2014 - (معاً))
 

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Saadallah Wannous... "Son théâtre explore sans concession les liens entre l’individu et le pouvoir".


Saadaallah Wannous (en arabe : سعد الله ونوس) est un critique littéraire et dramaturge syrien, né en 1941 et mort le 15 mai 1997.

Né en 1941 dans le village Hussein al-Bahr près de Tartous, il étudie aux écoles de Lattaquié, et obtient une bourse pour étudier le journalisme au Caire (Égypte). La séparation entre la Syrie et l'Égypte marque profondément ses écrits, ce qui est notamment visible dans sa première pièce, publiée après sa mort.
Il commence à écrire dans la revue al-Aadaab (« les lettres ») où il publie un article sur la séparation, et une étude du roman d'Alberto Moravia L'Ennui. Ensuite il retourne à Damas, où il travaille au ministère de la Culture en tant que rédacteur des pages culturelles dans les revues al-Safir (« l'ambassadeur ») du Liban et al-Thaourah (« la révolution ») de Syrie. Il occupe également le poste de directeur de l'Organisme général du théâtre et de la musique en Syrie.
À la fin des années 1960, il se rend à Paris pour étudier l'art du théâtre. Dès son retour, il se charge d'organiser le premier festival de théâtre à Damas; il est ensuite nommé directeur du théâtre expérimental dans le théâtre de Khalil Qabbani, dont les représentations critiquent politiquement et socialement la situation du monde arabe après le choc des intellectuels à la suite de la défaite de 1967.
À la fin des années 1970, Wannous participe à la création de l'Institut Supérieur d'Arts Dramatiques à Damas où il travaille en tant qu'enseignant. Il publie la revue Hayat al-Masrah (« la vie du théâtre ») dont il est rédacteur en chef.
Après l'invasion israélienne du Liban et le blocus de Beyrouth en 1982, Wannous disparaît, et arrête d'écrire pendant une décennie. Il reprend au début des années 1990.
Saad-Allah Wannous est le premier dramaturge arabe à écrire la lettre internationale à la Journée Mondiale du Théâtre (27 mars 1996). Il est honoré par de nombreux festivals comme le festival du Caire pour le théâtre expérimental, et celui de Carthage où il obtient le prix culturel du Sultan « Al-Owais » pour le théâtre à la première session le 15 mai 1997.
Il décède d'un cancer le 15 mai 1997.



 

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"Manifeste - Pour les Palestiniens"


À l’occasion de la sortie de l’ouvrage collectif dirigé par Rony Brauman, l'iReMMO vous invite à sa présentation.

iReMMO 5/7, rue Basse des Carmes 75005 Paris (Maubert Mutualité)

Mercredi 8 octobre 2014
18h30 - 20h30
Contact et inscription au 01 43 29 05 65

Contributeurs participant au débat :

 - Rony Brauman, Médecin, essayiste, professeur associé à Sciences Po, ancien président de MSF.
 - René Backman, journaliste, auteur de Un mur en Palestine, éditions Gallimard, collection Folio-Actuel, 2009.

- Anne Paq, photographe française, membre du collectif Activestills. Elle a séjourné de nombreuses années en Palestine et revient de Gaza où elle a documenté la dernière offensive israélienne et ses conséquences.
 - Modération : Jean-Paul Chagnollaud, Professeur des Universités et directeur de l’iReMMO, auteur notamment de l’Atlas des Palestiniens : un peuple en quête d’un État, co-écrit avec Pierre Blanc et Sid-Ahmed Souiah, Cartographie Madeleine Benoît-Guyod, Autrement, 2014.

Cette rencontre sera accompagnée d'une projection des photographies d'Anne Paq.


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Syrie: frappes près de la ville kurde d'Aïn al-Arab après l'avancée jihadiste

La coalition menée par Washington a frappé mardi à l'aube en Syrie les environs d'Aïn al-Arab alors que l'organisation Etat islamique (EI) est désormais aux portes de cette ville kurde frontalière de la Turquie, selon une ONG.
Les jihadistes de l'EI sont depuis lundi à 5km de cette troisième ville kurde de Syrie -- appelée Kobané en kurde -- dont le centre a été pour la première fois touché par des roquettes, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
"La coalition américano-arabe a mené dans la nuit de lundi à mardi deux frappes sur des positions de l'EI, l'une à l'est, l'autre à l'ouest de Kobané, pas très loin de la ville", a indiqué à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH, sans être en mesure de préciser la nature des cibles.
Près d'une vingtaine de roquettes tirées par les jihadistes sur le centre-ville d'Aïn al-Arab ont fait trois morts lundi, selon l'ONG, qui a précisé que l'EI ne s'en était jamais approché aussi près depuis le début il y a deux semaines de son offensive dans la région.
S'ils faisaient sauter ce verrou, les jihadistes contrôleraient une longue bande territoriale continue au nord de la Syrie, le long de la frontière turque.
Leur assaut a entraîné un exode massif de population, au moins 160.000 personnes ayant traversé la frontière pour se réfugier en Turquie, qui n'a eu d'autre choix que d'ouvrir sa frontière.
Des miliciens du PKK, le parti des travailleurs du Kurdistan, ont alors fait le chemin inverse pour aller prêter main forte à leurs frères syriens assiégés
Ailleurs en Syrie, la coalition a frappé près de Tall Abyad, localité frontalière de la Turquie et située dans la province septentrionale de Raqa (nord), principal fief de l'EI. Des frappes ont également ciblé deux localités sous le contrôle de l'EI dans la province de Deir Ezzor (est), visant un camp d'entraînement et une municipalité transformée en siège par les jihadistes, d'après l'OSDH.
L'offensive aérienne lancée en Syrie il y a une semaine par les Etats-Unis et leurs alliés a fait plus de 200 morts parmi les jihadistes et 22 parmi les civils, selon l'ONG.

(30-09-2014 - Avec les agences de presse)


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Face à face à Gaza


Cliquez sur la photo pour l'agrandir
 
Gaza: Sur le chemin de l'école, des collégiennes s'amusent dans le quartier de Chajjai'ya durement meurtri durant la dernière agression israélienne.
Photo de notre correspondant local prise le 29 septembre 2014.

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Se tromper


"Obama reconnaît avoir sous-estimé l’État islamique"
"ça veut dire quoi?"
"il reconnaît qu'il s'est trompé"
"c'est très inquiétant"
"pourquoi?"
"ça donne raison à Bachar al Assad"

"à Netanyahu aussi"
"...!?"

Al Faraby
Mardi, 30 septembre 2014

Le président Barack Obama a admis que les États-Unis avaient sous-estimé la menace représentée par les djihadistes du groupe État islamique (EI) en Syrie, où la coalition cherche à tarir leurs sources de revenus en visant des infrastructures pétrolières et gazières.


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Conflit israélo-palestinien : l'absence de solution crédible a des conséquences graves, selon l’ONU

L'absence d'une solution politique crédible au conflit israélo-palestinien a « des conséquences graves », a souligné lundi le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, qui a exhorté les parties prenantes à reprendre les négociations de paix pour trouver des solutions aux problèmes de fond.
« Le récent conflit dévastateur à Gaza et la montée des tensions et de la violence en Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, montrent qu'il est de plus en plus difficile de contenir la situation », a déclaré M. Ban lors d'une réunion de haut niveau des Nations Unies sur le Moyen-Orient. La réunion du Comité de liaison ad hoc (AHLC), convoquée par la Norvège, a eu lieu dans le contexte d'une « situation extrêmement difficile et volatile sur le terrain », a rappelé le chef de l'ONU. Le Premier ministre de Palestine, Rami Hamdallah, le Ministre des affaires étrangères de la Norvège, Borge Brende, le Secrétaire d'Etat américain, John Kerry, et le Ministre adjoint des affaires étrangères d'Israël, Tzachi Hanegbi, ont également participé à la réunion. Le Secrétaire général a exprimé son espoir que la réunion permette de mobiliser des soutiens pour la mise en place des institutions de l'État palestinien, tout en renforçant la coopération économique israélo-palestinienne. Les pourparlers de paix entre le gouvernement israélien et l'Autorité palestinienne ont été suspendus en avril. « Tout effort de paix qui ne s'attaque pas aux problèmes de fonds de la crise n'aboutira qu'à préparer le terrain pour le prochain cycle de la violence », a déclaré M. Ban. Selon les estimations de l'ONU, le récent conflit de cet été à Gaza a tué 2.101 Palestiniens et 67 Israéliens, forcé 475.000 Palestiniens à quitter leurs domiciles pour chercher refuge dans les installations de l'ONU à l'intérieur de la bande de Gaza. M. Ban a appelé une nouvelle fois à la levée du blocus de Gaza tout en prenant en compte les préoccupations de sécurité légitimes d'Israël. Selon lui, l'accord de cessez-le-feu négocié sous les auspices de l'Égypte pourrait servir à relancer le processus politique qui est le seul moyen de parvenir à une paix durable. « Il est temps que les choses changent de façon durable à Gaza. La bande de Gaza et la Cisjordanie doivent être ramenées sous l'autorité effective d'un gouvernement palestinien légitime qui respecte les engagements de l'Organisation pour la libération de la Palestine (OLP) », a affirmé M. Ban. Néanmoins, il existe de véritables défis à relever pour le gouvernement de consensus national dans ce domaine, et l'ONU se tient prête à soutenir les efforts pour résoudre les problèmes structurels du conflit israélo-palestinien, a-t-il ajouté. Le Secrétaire général a appelé à un changement durable dans la bande de Gaza. « La situation actuelle à Gaza est catastrophique, avec de nombreuses personnes déplacées, des dégâts matériels sans précédent et des problèmes sociaux et économiques considérables, et de graves pénuries d'eau et d'énergie », a-t-il dit. Selon lui, la conférence sur la reconstruction parrainée par l'Egypte et la Norvège, qui se tiendra le 12 octobre au Caire est l'occasion d'accorder une attention particulière au développement de la Cisjordanie, à la viabilité budgétaire à l'Autorité palestinienne et à la viabilité économique de la Palestine. Créé en octobre 1993, le Comité de liaison ad hoc (AHLC) est un comité de 15 membres, qui vise à promouvoir le dialogue entre les donateurs, l'Autorité palestinienne et le gouvernement israélien. Le Comité spécial de liaison est présidé par la Norvège et soutenu par l'Union européenne et les États-Unis.

(22-09-2014 - l'Onu)

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Israël offre aux pays arabes d'œuvrer ensemble contre l'EIIL et l'Iran


Le Premier ministre d'Israël, Benjamin Netanyahu, a dénoncé lundi, à la tribune de l'ONU, « l'Islam militant » et les ambitions nucléaires de l'Iran mais a aussi affirmé que son pays avait « une occasion historique » de travailler avec les pays arabes pour faire face à ces dangers et parvenir à la paix avec les Palestiniens.
« Nos espoirs et les espoirs du monde pour la paix sont en danger parce que partout où nous portons le regard, l'Islam militant est en marche », a dit M. Netanyahu. « Typiquement, ses premières victimes sont d'autres musulmans mais il n'épargne personne ». « Pour protéger la paix dans le monde, nous devons éradiquer ce cancer avant qu'il ne soit trop tard », a-t-il encore dit.Se félicitant des efforts menés par les Etats-Unis pour contrer la progression du groupe extrémiste armé l'Etat islamique d'Iraq et du Levant (EIIL), le Premier ministre israélien a établi une analogie entre l'EIIL et le groupe Hamas contre lequel Israël a mené une offensive de 50 jours pendant l'été dans la bande de Gaza, affirmant que l'EIIL et le Hamas sont « les branches du même arbre vénéneux » et qu'ils « partagent la même croyance fanatique qu'ils veulent imposer bien au-delà du territoire qu'ils contrôlent. »M. Netanyahu a mis en garde contre le danger qui résulterait de l'acquisition d'armes de destruction massive par des représentants de l'Islam militant. « Il y a un endroit où cela pourrait se produire prochainement : l'Etat islamique d'Iran », a-t-il dit. Il a appelé l'Assemblée générale de l'ONU à « ne pas se laisser abuser par l'offensive de charme manipulatrice de l'Iran » qui, selon lui, « ne vise qu'un seul but : la levée des sanctions et le retrait des obstacles sur le chemin de la bombe pour l'Iran ».« Il n'y a qu'une voie à suivre pour faire face à cette menace : les capacités nucléaires militaires de l'Iran doivent être totalement démantelées », a-t-il insisté. « Que l'on ne s'y trompe pas, l'EIIL doit être défait. Mais défaire l'EIIL et laisser l'Iran devenir une puissance au seuil de l'arme nucléaire, c'est gagner une bataille mais perdre la guerre ».M. Netanyahu a estimé que la situation actuelle au Moyen-Orient pourrait paradoxalement offrir une occasion d'œuvrer pour la paix.       « Je crois que nous avons une occasion historique », a-t-il lancé. « Après avoir pendant des décennies considéré Israël comme leur ennemi, d'importants Etats du monde arabe reconnaissent de plus en plus que nous, comme eux faisons face aux mêmes dangers : essentiellement un Iran doté de l'arme nucléaire et des mouvements islamistes militants gagnant du terrain dans le monde sunnite ».« Notre défi est de s'appuyer sur ces intérêts communs pour créer un partenariat productif, qui permettrait de construire un Moyen-Orient plus sûr, plus pacifique et plus prospère. Ensemble, nous pouvons renforcer la sécurité régionale ; Nous pouvons réaliser des projets dans les domaines de l'eau, de l'agriculture, des transports, de la santé, de l'énergie », a-t-il dit.« Beaucoup ont longtemps pensé que la conclusion d'une paix entre Israël et les Palestiniens pourrait faciliter un rapprochement plus large entre Israël et le monde arabe. Mais ces jours-ci, je crois que cela pourrait être l'inverse : à savoir qu'un large rapprochement entre Israël et le monde arabe pourrait faciliter une paix israélo-palestinienne », a-t-il ajouté.« Par conséquent, pour aboutir à cette paix, nous devons regarder non seulement vers Jérusalem et Ramallah, mais aussi vers Le Caire, Amman, Abou Dhabi, Riyadh et ailleurs. Je crois que la paix peut être trouvée avec une implication active des pays arabes, ceux qui sont prêts à fournir un indispensable soutien politique, matériel et autre. Je suis prêt à faire un compromis historique", a-t-il affirmé.« Je crois qu'avec une approche nouvelle de la part de nos voisins, nous pouvons faire avancer la cause de la paix malgré les difficultés auxquelles nous faisons face », a insisté M. Netanyahu.

(29-09-2014 - l'Onu)

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lundi 29 septembre 2014

Netanyahu accusé de "manipulation grossière"

Pour une dirigeante de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a tenté de tromper l'audience pendant son discours à l'ONU, durant lequel il a comparé le Hamas à l'organisation Etat islamique et à l'Iran. Elle l'accuse ainsi de "manipulation grossière des faits". Avec ce discours, "M. Netanyahu a tenté de tromper l'audience en recourant au langage de la haine, à la calomnie et aux faux-fuyants", a affirmé Hanane Achraoui, alors que depuis plusieurs semaines, M. Netanyahu s'est employé à assimiler l'organisation extrémiste Etat islamique (EI), qui sévit en Irak et en Syrie, et le mouvement palestinien Hamas qui contrôle la bande de Gaza comme différentes branches "du même arbre vénéneux", dans son effort pour justifier l'offensive de l'été contre l'enclave palestinienne.
Mme Achraoui a encore estimé que M. Netanyahu avait "perdu le sens de la réalité en refusant de reconnaître l'occupation, ses massacres et ses crimes de guerre", alors que les Palestiniens ont lancé une campagne diplomatique à l'ONU pour obtenir une résolution fixant la fin de l'occupation israélienne et un Etat de Palestine dans les frontières de 1967. "Le combat contre l'islam militant est indivisible (...) C'est pour cela que le combat d'Israël contre le Hamas n'est pas seulement notre combat. Il est votre combat", a notamment lancé lundi soir M. Netanyahu à la tribune de l'ONU.
Un porte-parole du Hamas à Gaza, Sami Abou Zouhri, a de son côté estimé dans un communiqué qu'"en affirmant que le Hamas et l'EI sont les deux faces d'une même pièce, M. Netanyahu tente de tout mélanger alors que le Hamas est un mouvement de libération national palestinien tandis que l'occupant (israélien) est la source du mal et du terrorisme dans le monde". Le mouvement islamiste palestinien a également qualifié de "mensonge" les accusations de M. Netanyahu qui assure que le Hamas s'est servi des Gazaouis comme de boucliers humains durant la guerre à Gaza.
Ce conflit, le troisième en six ans dans le petit territoire côtier où vivent 1,8 millions de Palestiniens, a fait près de 2.200 morts côté palestinien, en grande majorité des civils, et plus de 70 côté israélien, quasiment tous des soldats.
Vendredi, à la même tribune, le président palestinien Mahmoud Abbas avait dénoncé un "génocide" et une politique israélienne d'"apartheid" à l'encontre des Palestiniens. "L'Etat hébreu est diabolisé, on lui accole l'étiquette de l'apartheid et on l'accuse de génocide", a déploré M. Netanyahu. "Dans quel univers moral un génocide inclut-il le fait de prévenir la population civile ennemie de s'éloigner du danger?", s'est-il interrogé.
Durant les 50 jours de conflit, l'armée israélienne a répété qu'elle avait lancé depuis ses avions des tracts, envoyé des messages sur les téléphones ou lancé des bombes assourdissantes quelques minutes avant de bombarder des immeubles. Mais les Gazaouis, sous blocus israélien depuis 2006, ne peuvent franchir les frontières hermétiques de la petite enclave coincée entre la Méditerranée, l'Egypte et Israël, dévastée par les bombardements aériens et l'incursion terrestre.

(29-09-2014 - Avec les agences de presse)

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La Syrie appelle la communauté internationale à s'unir dans la lutte contre l'EIIL


 
Lors de son discours à l'Assemblée générale des Nations Unies, le Ministre des affaires étrangères de la Syrie, Walid Al-Mouallem, a déclaré lundi que son pays est engagé dans une lutte contre l'Etat islamique d'Iraq et du Levant (EIIL), « l'organisation terroriste la plus dangereuse du monde » et il a appelé la communauté internationale à soutenir cette lutte puisque la menace n'est pas limitée à la Syrie et à l'Iraq.
« Le moment est venu pour que nous reconnaissions tous que l'EIIL, le Front Al-Nosrah et les autres organisations affiliées à Al-Qaeda, ne sont pas limités par les frontières de la Syrie et de l'Iraq, mais cherchent à se répandre partout, à commencer par l'Europe et l'Amérique », a déclaré M. Mouallem.Le Ministre syrien a condamné ce qu'il estime être une politique de deux poids deux mesures du gouvernement des États-Unis, qui affirme vouloir combattre le terrorisme, tout en continuant à armer et financer les groupes qu'il juge modérés.« Cela sert uniquement à renforcer la violence et le terrorisme, à multiplier le nombre de victimes et à prolonger la crise syrienne en détruisant les bases d'une solution politique. Ce comportement crée un terrain fertile pour les groupes terroristes qui commettent des crimes indicibles sur le territoire syrien », a souligné M. Mouallem.Le Ministre des affaires étrangères a rappelé que l'EIIL avait bénéficié d'un soutien financier et matériel avant de partir à la conquête d'une partie des territoires syrien et iraquien. « Nous devons faire pression sur les pays qui offrent un soutien à ces organisations terroristes. Ces pays sont bien connus », a-t-il indiqué.Quant à la recherche d'une solution du conflit qui dure depuis 2011 en Syrie, le Ministre des affaires étrangères a affirmé que le gouvernement avait accepté de participer à la conférence de paix de Genève II, mais selon lui, la délégation en face, censée représenter l'opposition n'avait aucune légitimité puisqu'elle ne représentait personne en Syrie.« La délégation n'a ni influence, ni assise populaire, ni légitimité en Syrie. Elle prétendait négocier avec le gouvernement syrien alors qu'elle était aux ordres de ses maitres occidentaux », a décrié M. Mouallem, en ajoutant que le gouvernement souhaite trouver une solution politique dans le cadre d'un dialogue national avec l'opposition ancrée au sein de la population syrienne.Le Ministre syrien s'est ensuite félicité du succès de l'opération d'élimination de l'arsenal des armes chimiques menée par la Mission conjointe de l'ONU et de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC).« La Syrie a pleinement respecté ses obligations et engagements résultant de son accession à la Convention sur les armes biologiques, malgré une situation difficile », a-t-il rappelé en affirmant la nécessité d'établir une zone sans armes nucléaires et autres armes de destruction massive dans la région du Moyen-Orient.
     
(29-09-2014 - l'Onu)


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Al Ma'ari, l'humaniste sceptique


Aboul A'laa Al Maari (973-1057) est un grand poète syrien de langue arabe, connu pour sa virtuosité et pour l'originalité et le pessimisme de sa vision du monde. En effet, ses poèmes philosophiques sont construits sur la base d’une tristesse existentielle profonde, faisant du pessimisme une ligne de conduite et le départ de toute réflexion philosophique.
Descendant de la tribu de Tanukh, il naquit dans la ville syrienne de Ma`arrat an-N`uman au sud d'Alep. Une maladie d'enfance le laissa pratiquement aveugle. Il étudia à Alep, Antioche, et à Tripoli sur la côte de l'actuel Liban et commença sa carrière littéraire, soutenu par un petit revenu privé. Ses premières poésies furent rassemblées dans le recueil intitulé Saqt az-zand ("L'étincelle d'amadou"), qui jouit d'une grande popularité.
Après environ deux ans passés à Bagdad, Al-Maari revint en Syrie en 1010, en partie du fait de la mauvaise santé de sa mère. À Bagdad, il avait été d'abord bien reçu dans des salons littéraires prestigieux ; mais quand il refusa de vendre ses panégyriques, il ne put trouver de mécène. Il renonça à la richesse matérielle et se retira dans une habitation reculée, pour y vivre dans des conditions modestes. Localement, Al-Maari jouit de respect et d'autorité, et de nombreux étudiants vinrent s'instruire auprès de lui. Il entretint également une correspondance active.
Al-Maari écrivit un second recueil de poésies plus original, Luzum ma lam yalzam ("La nécessité inutile"), ou Luzumiyat ("Les nécessités"), se rapportant à la complexité superflue de l'arrangement des rimes. L'humanisme sceptique de sa poésie est également apparent dans la Risalat al-ghufran, dans laquelle le poète visite le paradis et rencontre ses prédécesseurs, poètes païens qui ont trouvé le pardon. Cette dernière œuvre a suscité quelques suspicions chez les musulmans qui ont pensé qu'il était marqué par le scepticisme. Il était d'ailleurs très original pour son milieu, végétalien et ayant défendu le végétarisme et les animaux avec sincérité, se basant sur ses interprétations du Coran et sur ses propres raisonnements.
L'ouvrage Al-Fusul wa al-ghayat ("Paragraphes et périodes"), une collection d'homélies en prose rimée, fut même traitée de pastiche du Coran. Bien qu'il ait été l'avocat de la justice sociale et de l'action, Al-Maari pensait que les enfants ne devraient pas être conçus, afin d'épargner aux générations futures les douleurs de la vie. En novembre 2007, son œuvre était interdite d’exposition au Salon international du livre d'Alger (SILA) sur ordonnance du ministère des Affaires religieuses et des Wakfs algérien.

Voici quelques-uns de ses vers audacieux :

La vérité est soleil recouvert de ténèbres - Elle n'a pas d'aube dans les yeux des humains.
La raison, pour le genre humain
Est un spectre qui passe son chemin.
Foi, incroyance, rumeurs colportées,
Coran, Torah, Évangile
Prescrivant leurs lois ...
À toute génération ses mensonges
Que l’on s’empresse de croire et consigner.
Une génération se distinguera-t-elle, un jour,
En suivant la vérité ?
Deux sortes de gens sur la terre :
Ceux qui ont la raison sans religion,
Et ceux qui ont la religion et manquent de raison.
Tous les hommes se hâtent vers la décomposition,
Toutes les religions se valent dans l'égarement.
Si on me demande quelle est ma doctrine,
Elle est claire :
Ne suis-je pas, comme les autres,
Un imbécile ?

أبو العلاء المعري- ألا في سبيل المجد




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Crise libyenne: première réunion de dialogue sous l'égide de l'ONU

Des députés rivaux du Parlement libyen se retrouvaient lundi pour la première fois autour d'une table de négociations sous l'égide de l'ONU, qui tente d'amorcer un dialogue politique en vue de mettre fin à l'anarchie institutionnelle.
La réunion, initialement prévue à 10H00 (08H00 GMT), a débuté peu après 15H00 (13H00 GMT).
Des élus, dont certains soutiennent les milices de Fajr Libya, boycottent les travaux du nouveau Parlement qui se voit contraint de siéger à Tobrouk, à 1.600 km à l'est de Tripoli, pour échapper à la pression des milices.
Outre les violences qui ponctuent leur quotidien depuis la chute il y a trois ans de Mouammar Kadhafi, les Libyens font face aujourd'hui à une situation inédite: deux Parlements et deux gouvernements, compliquant encore un peu plus la difficile transition politique.
Le nouveau Parlement, issu des élections du 25 juin et dominé par les anti-islamistes, est reconnu par la communauté internationale mais est contesté par Fajr Libya qui contrôle Tripoli depuis août.
Le chef de la mission de l'ONU, Bernardino Leon, est parvenu, à l'issue de discussions marathoniennes qui s'étaient poursuivies jusqu'à dimanche soir, à convaincre des élus des deux camps de s'asseoir à la table du dialogue.
A l'ouverture de la réunion lundi, M. Leon s'est félicité d'une "journée historique pour la Libye et le monde", affirmant que la rencontre, appuyée selon lui par la communauté internationale, envoie "un message fort d'unité aux Libyens".
"Les membres des camps ont donné une bonne impression et sont venus avec de bonnes intentions. C'est déjà très positif. J'espère que cette première rencontre sera de bonne augure pour la suite du dialogue", a indiqué à l'AFP un membre de l'UNSMIL sous couvert de l'anonymat.
Des représentants des gouvernements de Grande-Bretagne et de Malte assistent à la réunion qui se tenait à huis-clos, selon la même source.
Lundi dernier, l'UNSMIL avait précisé que le dialogue serait fondé essentiellement sur la "légitimité des institutions élues", en l'occurrence la Chambre des représentants et sur le rejet du terrorisme.
Selon l'UNSMIL, le dialogue doit aboutir à un accord sur le règlement intérieur du Parlement et sur un lieu et une date pour la passation du pouvoir entre le Congrès général national (CGN, le Parlement sortant) et le nouveau Parlement, un des points de discorde entre les deux camps.
Fajr Libya avait pris le contrôle de Tripoli après avoir conquis fin août l'aéroport aux dépens des milices pro-gouvernementales de la ville de Zenten (au sud-ouest de la capitale).
Forte de son succès militaire, cette coalition a formé un gouvernement parallèle à Tripoli, tandis que le CGN dont le mandat a expiré théoriquement avec l'élection du nouveau Parlement, a repris ses travaux, compliquant d'avantage la situation.
Depuis la chute du régime Kadhafi, les différentes milices l'ayant combattu font la loi dans un pays plongé dans le chaos et où aucune autorité n'a réussi à rétablir l'ordre.
Après Tripoli, Fajr Libya a élargi ses opérations militaires à l'ouest de la capitale, dans la région de Ouercheffana alliée des Zentanis, et accusée d'abriter des fidèles de l'ancien régime.
Un accord sur un cessez-le-feu doit être également discuté lundi, selon un membre de l'UNSMIL.
Outre Tripoli contrôlée par Fajr Libya, la deuxième ville du pays Benghazi (est) est entre les mains depuis juillet de milices islamistes, dont Ansar Asharia, un groupe jihadiste classé organisation terroriste par Washington.
Or, pour certains observateurs, un accord sur une fin des violences a peu de chance d'aboutir, sans notamment la participation au débat de ces autres milices.
Le nouveau Parlement et le gouvernement d'Abdallah al-Theni sont accusés par la coalition Fajr Libya de "traîtrise" et d'avoir été complices, lors des combats pour le contrôle de l'aéroport de Tripoli, des raids aériens menés, selon eux, par les Emirats arabes unis, avec le soutien de l'Egypte, contre leurs combattants.
Le nouveau Parlement, quant à lui, n'a cessé de dénoncer les "exactions" des miliciens de Fajr Libya, n'hésitant pas à les qualifier de "groupe terroriste", comme Ansar Asharia.

 
(29-09-2014 - Avec les agences de presse)
   
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État islamique : qui a joué à l'apprenti sorcier ?

En un temps record, l'organisation État islamique s'est imposée comme la principale menace au Moyen-Orient et dans le monde. Pourtant, peu de gens connaissaient ce groupe djihadiste il y a encore un an. Qui blâmer pour expliquer sa fulgurante montée en puissance ?

George Bush : le grand artisan du délitement de l'Irak. En se débarrassant de Saddam Hussein en 2003 - l'Irak est alors membre de son "axe du Mal", bien qu'il n'ait rien à voir avec les attentats du 11 Septembre -, le président américain fait voler en éclat un pays multi-ethnique qui ne tenait que sous l'emprise sans partage du dictateur sunnite, au pouvoir depuis vingt-quatre ans. D'autant que, loin de proposer un véritable projet politique de gouvernance, George Bush joue la carte confessionnelle : il dissout le parti unique Baas et démantèle les forces de sécurité du pays, majoritairement sunnites, ouvrant la voie à un pouvoir chiite (confession majoritaire en Irak, NDLR). Pour lutter contre l'armée américaine, devenue "force d'occupation", le djihadiste jordanien Abou Mousab al-Zarqawi crée en 2004 al-Qaida en Mésopotamie, un groupe sunnite radical qui n'est autre que l'ancêtre de l'organisation État islamique. Devant la mainmise chiite, les djihadistes étrangers de l'EI sont rejoints par d'anciens généraux baasistes et insurgés sunnites en soif de revanche.

L'Iran : le pompier pyromane de la "crise État islamique". D'un côté, la République islamique apporte sur le terrain une aide cruciale aux autorités irakiennes déliquescentes. Dès le début de l'offensive djihadiste en juin, Téhéran dépêche en Irak ses "Gardiens de la révolution" pour entraîner et armer les milices chiites afin de reconquérir le pays du joug de l'EI. Pour ce faire, elle bénéficie de l'appui aérien de l'aviation américaine, mais également du soutien des combattants kurdes peshmergas, armés par l'Occident. De fait, l'Iran se retrouve propulsé au rang d'allié objectif des États-Unis et de la France dans la lutte contre le "terrorisme". Pour le plus grand plaisir des autorités iraniennes qui, soucieuses de retrouver leur place de "gendarme du Moyen-Orient", ne cessent de répéter la nécessité de s'unir pour combattre ce fléau.
Mais il faut rappeler que l'Iran tient une certaine part de responsabilité dans l'essor de l'EI. Depuis la chute de son pire ennemi - le sunnite laïque Saddam Hussein - en 2003, Téhéran n'a cessé d'user de son influence pour faire tomber l'Irak, majoritairement chiite comme l'Iran, dans son escarcelle. Tout d'abord en finançant, armant et entraînant des milices chiites, mais aussi sunnites, contre les soldats américains. Mais aussi en plaçant des hommes politiques chiites, que l'Iran a accueillis en nombre sous la dictature de Saddam Hussein, au pouvoir à Bagdad.

Nouri al-Maliki, le nouveau Saddam. L'homme politique, qui a vécu de nombreuses années en Iran, accède en 2006 au poste de chef du gouvernement irakien. Sous le contrôle avisé de Téhéran, l'autoritaire Premier ministre mène une politique ouvertement discriminatoire à l'égard de la minorité sunnite, l'écartant peu à peu de toutes les institutions du pays ainsi que de l'armée. Pis, il contribue à sa radicalisation, en choisissant de réprimer dans le sang la vague de contestation pacifique née en décembre 2012. C'est donc en "libérateurs" que les djihadistes de l'EI ont été accueillis par les populations sunnites discriminées en 2014.
L'Iran a appliqué la même politique confessionnelle en Syrie. Dès le début de la révolte démocratique, en mars 2011, Téhéran a envoyé à Damas des Gardiens de la révolution et des armes pour enseigner aux forces de sécurité syrienne l'art de la répression populaire. Hors de question pour la République islamique de lâcher son allié syrien alaouite (une secte issue du chiisme, NDLR) au pouvoir à Damas. À l'automne 2012, Téhéran passe à la vitesse supérieure et envoie le Hezbollah libanais et les milices chiites irakiennes combattre directement en Syrie. Le conflit politique devient religieux. Et fait le lit des combattants sunnites ultra-radicaux de l'organisation État islamique.

L'Arabie Saoudite : le pendant sunnite de l'Iran. Dès 2011, le royaume saoud (mais aussi le Qatar et le Koweït, NDLR) s'engage activement dans la lutte anti-Bachar el-Assad. Mais pour des raisons tout autres que celles des manifestants syriens. Son but : reprendre en main la révolte populaire pour éviter que ses aspirations démocratiques n'atteignent le Golfe, mais surtout affaiblir son rival millénaire : l'Iran chiite, à travers son allié syrien. Ainsi, Riyad va fermer les yeux sur le versement de millions de pétrodollars en direction des opposants de Bachar el-Assad les plus radicaux.
Encouragées par l'État saoudien, nombre d'associations caritatives appellent à la "zakat" - la collecte de fonds humanitaires dans le cadre de l'islam - afin de venir en aide aux populations sunnites savamment réprimées par le président syrien. À la manoeuvre, des réseaux de prédicateurs religieux, mais aussi des hommes d'affaires réputés pieux, parfois liés à la vaste famille royale saoudienne. Officiellement, le royaume saoud ne finance que les rebelles "modérés" de l'Armée syrienne libre. Pourtant, des fonds saoudiens se retrouvent également entre les mains du Front islamique (rebelles islamistes), ainsi que les djihadistes d'al-Nosra et de l'organisation État islamique. Jusqu'à ce que la menace se retourne contre eux. Aujourd'hui, les pays du Golfe demeurent parmi les principales cibles de l'EI, en étant considérés comme des régimes corrompus à la botte de l'Occident.

La Turquie : le trouble jeu. Autrefois allié du régime syrien, Ankara a elle aussi rejoint le camp des anti-Bachar el-Assad. Outre leur soutien politique aux rebelles qu'ils ont accueillis sur leur sol, les islamo-conservateurs ont longtemps fermé les yeux sur le passage à la frontière turco-syrienne de nombreux combattants et armes en direction des groupes djihadistes, dont le Front al-Nosra et l'organisation État islamique. Ils le paient aujourd'hui, en devant accueillir sur leur sol des milliers de réfugiés kurdes fuyant les djihadistes de l'EI qui se sont emparés de vastes pans de territoire dans le nord de la Syrie.

Bachar el-Assad : le prophète antiterroriste. Pour se maintenir au pouvoir coûte que coûte, le président syrien a tout mis en oeuvre pour discréditer la contestation, tout d'abord pacifique, qui s'opposait à lui. Pour réaliser sa prophétie selon laquelle les manifestants démocratiques n'étaient que des terroristes à la solde de l'étranger, le maître de Damas a tout d'abord libéré de prison en mai 2011 des centaines de djihadistes syriens qui avaient combattu les forces américaines en Irak. Des combattants qui ont créé la même année le Front al-Nosra (devenu filiale syrienne d'al-Qaida) et qui ont également rejoint les rangs de l'organisation État islamique, après son arrivée en Syrie en 2013.
Or, à la différence des rebelles modérés qu'il continue à bombarder au quotidien, Bachar el-Assad a relativement épargné les positions djihadistes. Les combattants de l'EI ont même profité du retrait de l'armée syrienne dans l'est du pays pour y établir leur fief, à Raqa. Une curieuse bienveillance, d'autant qu'en s'emparant des régions - riches en hydrocarbure - de Deir Ezzor et de Raqa les djihadistes ont fait main basse sur 60 % du pétrole syrien. Il faudra attendre un an et les premiers bombardements américains en Irak pour que le président syrien se décide à frapper l'EI à son tour. Désormais réhabilité sur la scène internationale, en dépit des dénégations américaines, Bachar el-Assad voit son souhait de s'afficher comme le seul rempart contre le terrorisme en Syrie être exaucé.

Barack Obama : le prix de l'inaction. Élu sur une promesse de ramener ses soldats au pays, le président américain a achevé fin 2011 le départ des dernières troupes d'Irak. Par là même, Barack Obama a rendu les clés du pays à l'autoritaire Premier ministre chiite Nouri al-Maliki, autrement dit à l'Iran. Le désengagement américain au Moyen-Orient est encore plus visible en Syrie. Barack Obama a eu beau soutenir publiquement l'opposition syrienne modérée et lui promettre des livraisons d'armes, les rebelles syriens n'ont rien vu arriver de conséquent sur le terrain.
Au contraire, le président américain, qui avait averti Bachar el-Assad d'une riposte ferme en cas de franchissement de la "ligne rouge" - à savoir l'utilisation d'armes chimiques -, a dramatiquement reculé en décidant de ne pas frapper la Syrie après l'attaque de la Ghouta, en août 2013. Pis, en concluant avec la Russie un accord sur le démantèlement de l'arsenal chimique de Damas en septembre 2013, Barack Obama a sauvé Bachar el-Assad, et signé par la même occasion l'arrêt de mort de l'opposition syrienne modérée. Il le paiera très cher.
Dès lors, le pourrissement du conflit syrien profite à Bachar el-Assad, qui reprend l'avantage militaire sur une rébellion déliquescente, d'autant plus qu'elle est désormais aux prises avec les djihadistes de l'organisation État islamique, qui contrôlent un vaste territoire à cheval sur la Syrie et l'Irak. D'ailleurs, Barack Obama a fait son mea culpa dimanche, en reconnaissant avoir sous-estimé le fait que le chaos en Syrie pourrait fournir un terrain propice à l'émergence de groupes djihadistes aussi dangereux que l'organisation État islamique (EI).

(29-09-2014 - Armin Arefi)


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Syrie: les jihadistes de l'EI à seulement 5 km de la ville kurde d'Aïn al-Arab


Les jihadistes de l'organisation Etat islamique (EI) se trouvent à 5 km seulement de la ville syrienne kurde d'Aïn al-Arab à la frontière avec la Turquie, soit "la distance la plus proche" depuis l'offensive du groupe il y a deux semaines, rapporte une ONG.
L'avancée de l'EI intervient malgré les frappes de la coalition menée par Washington dans les environs et ailleurs en Syrie contre les positions du groupe extrémiste.
"Ils sont à 5 km au sud et sud-est de Kobané (nom kurde d'Aïn al Arab), c'est la distance la plus proche jamais atteinte par l'EI" depuis le 16 septembre, a indiqué à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Il a précisé que des roquettes de l'EI avaient atteint lundi pour la première fois le centre de la troisième ville kurde de Syrie.
"Au moins 16 roquettes se sont abattues sur le centre pour la première fois, faisant un mort et plusieurs blessés", a indiqué M. Abdel Rahmane, dont l'ONG se base sur un large réseau de sources civiles, médicales et militaires.
"C'est le bombardement le plus violent sur cette ville", d'après lui.
Il a ajouté que des roquettes s'étaient également abattues sur la frontière turque, soit au nord d'Aïn al-Arab.
Un photographe de l'AFP a rapporté qu'un nouvel obus de mortier tiré de Syrie avait atteint lundi le territoire turc à proximité du poste-frontière de Mursitpinar (sud). Un autre obus avait frappé dimanche une habitation dans la ville frontalière turque de Suruç en faisant trois blessés, selon l'armée turque.
L'EI, qui sème la terreur dans les territoires qu'il contrôle en Irak et en Syrie, a lancé une offensive majeure dans les environs d'Aïn al-Arab, prenant au moins 67 villages en deux semaines.
Le groupe veut prendre cette ville kurde et s'assurer une continuité territoriale sur une large portion de la frontière entre la Turquie et la Syrie.

(29-09-2014 - Avec les agences de presse)

Photo: Syrian Kurdish children sit and wait after crossing the border near Suruç. Turkish deputy prime minister, Numan Kurtulmuş, said: "This is not a natural disaster. We don’t know how many more people may be forced to seek refuge … an uncontrollable force on the other side of the border is attacking civilians."
   
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Un nombre record de migrants, 3.072, sont morts en Méditerranée en 2014

Plus de 3.000 migrants ont péri en Méditerranée depuis janvier, soit plus du double que lors du pic de 2011, année du Printemps arabe, a déploré lundi l'Organisation internationale pour les migrations.
Depuis 20 ans, traverser la Méditerranée constitue le périple le plus mortel pour les migrants irréguliers. Depuis le début de l'année, l'OIM a enregistré la mort de 4.077 migrants irréguliers dans le monde, dont les trois quarts -- 3.072 -- en Méditerranée.
Depuis l'an 2000, plus de 22.000 migrants ont perdu leur vie en Méditerranée.
Pour la Méditerranée, "2014 est l'année la plus meurtrière", loin devant le pic de 2011, lorsque 1.500 décès avaient été enregistrés (en prenant les neuf premiers mois de l'année).
La majorité des migrants qui sont décédés aux portes de l'Europe -- par noyade, asphyxie, faim ou froid -- étaient originaires d'Afrique et du Moyen-Orient, selon les statistiques publiées par l'OIM.
Au total, au moins 40.000 migrants sont décédés dans le monde depuis l'an 2000 en tentant d'entrer en Europe, aux Etats-Unis, en Australie ou dans d'autres pays.
"Depuis un an, l'augmentation du nombre de morts s'explique surtout par la progression des morts en Méditerranée", explique l'OIM, qui reconnaît ne pas comprendre très bien cette tendance.
Cela "reflète probablement une augmentation spectaculaire du nombre de migrants qui tentent de rejoindre l'Europe. Plus de 112.000 migrants en situation irrégulière ont été détectés par les autorités italiennes au cours des huit premiers mois de 2014, près de trois fois plus que dans l'ensemble de l'année 2013", considère l'OIM.
Les plus nombreux à être arrivés en Italie cette année sont les Syriens, dont le pays est ravagé par une guerre civile depuis plus de trois ans et demi, et les Erythréens, qui fuient leur pays pour échapper à la répression brutale du pouvoir, au service militaire à vie, et au travail forcé, non rémunéré et à durée illimitée.


(29-09-2014 - Avec les agences de presse)
   
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L'Arabie saoudite, en guerre contre l'EI, accueille deux millions de pèlerins

Des centaines de milliers de pèlerins musulmans du monde entier se pressaient lundi pour participer au Hajj en Arabie saoudite, où la sécurité a été renforcée avec l'entrée en guerre contre les jihadistes de l'Etat islamique (EI).
"Labeyka Allahuma Labeyk" ("Me voici Dieu, à ton service"), chantaient à l'unisson des personnes âgées, le dos courbé et marchant avec une canne. D'autres, assises sur des fauteuils roulantes, se frayaient péniblement un chemin vers la Grande Mosquée de La Mecque, où des dizaines de fidèles tournaient déjà autour de la Kaaba sacrée.
Près de deux millions de personnes sont attendues, notamment d'Asie et d'Afrique, pour le grand pèlerinage annuel, appelé Hajj, qui commence officiellement jeudi.
Outre des mesures sanitaires liées à Ebola, les autorités ont renforcé la sécurité, alors que le royaume saoudien, chef de file des pays arabes du Golfe, s'est engagé militairement la semaine dernière aux côtés de Washington dans la guerre contre l'EI en Syrie.
S'exprimant après une parade militaire, le ministre saoudien de l'Intérieur, le prince Mohammed ben Nayef, s'est montré rassurant dimanche. Il a affirmé que son pays était capable d'assurer la sécurité du Hajj et qu'il agirait "de manière décisive" en cas de menaces de la part de l'EI "et d'autres" groupes extrémistes.
Le prince est réputé pour sa fermeté face à Al-Qaïda, qu'il a réprimé sans merci après une série d'attaques en Arabie saoudite il y a une décennie.
Mohamed ben Nayef a demandé aux pèlerins d'éviter les slogans "politiques et idéologiques" pendant le Hajj, selon l'agence officielle saoudienne SPA.
L'Arabie saoudite, qui abrite les deux plus hauts lieux saints de l'islam, a mobilisé 85.000 agents pour assurer le bon déroulement du pèlerinage.
En dépit des inquiétudes sanitaires liées à Ebola et au coronavirus MERS, dont le royaume est le premier foyer au monde, un sentiment de ferveur tranquille était perceptible parmi les pèlerins.
"Je n'ai jamais ressenti une telle sensation de bonheur", a témoigné Aisha, une Algérienne de 50 ans, la bouche recouverte d'un masque médical, en marchant main dans la main avec son fils Ahmed.
L'Arabie saoudite a interdit l'entrée sur son territoire aux ressortissants de Guinée, du Liberia et de Sierra Leone, les trois pays les plus touchés par le virus Ebola qui a tué plus de 3.000 personnes cette année en Afrique de l'ouest.
Cependant, le Nigeria, où huit morts ont été dénombrés, a été autorisé à envoyer des pèlerins au plus grand rassemblement de musulmans au monde.
Comme tous ses concitoyens, Saeed Amisuc a dû remplir deux formulaires, un au Nigeria et un autre en Arabie, assurant ne pas s'être rendu dans une localité affectée par Ebola et ne pas avoir été en contact avec un malade.
Ces pèlerins ont, en outre, dû se soumettre à un test médical et leur température a été prise à la fois au Nigeria et à l'aéroport de Jeddah, premier point d'entrée pour les personnes se rendant à La Mecque.
"On nous a dit de nous laver les mains avec du savon" avant de faire quoi que ce soit, indique Saeed Amisu.
Une telle concentation d'individus en un même lieu "accroît le risque d'épidémie de maladies infectieuses", a souligné le ministre de la Santé Adel Fakieh.
Ahmed, l'Algérien, se fait l'écho de ces inquiétudes sanitaires: "nous essayons de nous tenir à l'écart de certaines nationalités, d'éviter les endroits fermés et de porter en permanence les masques (médicaux) en dépit de la chaleur".
Jusqu'ici, aucun cas d'Ebola n'a été signalé et le dernier décès consécutif au coronavirus MERS a été annoncé jeudi dernier à Najran.


 
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