La phrase

"Extirper le sionisme de Palestine" (Al Faraby)


dimanche 30 novembre 2014

Des milliers de Libanais réunis pour les funérailles de la diva Sabah


Des milliers de Libanais se sont rassemblés dimanche dans le centre de Beyrouth pour les funérailles de la diva Sabah, chanteuse et actrice célèbre dans tout le Moyen-Orient, décédée mercredi à l'âge de 87 ans. L'atmosphère était assez joyeuse, avec la présence de musiciens et danseurs, conformément aux voeux de Sabah, qui souhaitait que ses funérailles soient une fête. Son cercueil, recouvert du drapeau libanais, a été transporté en l'église Mar Gergis, où la cérémonie a été présidée par le patriarche maronite Bechara Rai. Des artistes libanais et des hauts responsables politiques étaient présents, aux côtés de citoyens ordinaires.
"Elle était unique. (...) C'était une légende, elle était mon amour", a déclaré son mari Fadi Lebnan, avec qui elle est restée 17 ans. "La mort de Sabah est une perte pour le Liban tout entier", confiait une Libanaise dans la foule, Maria.
À la fin de la cérémonie, retransmise en direct par des chaînes de télévision, des anonymes ont jeté des fleurs sur son cercueil. La diva devait être ensuite enterrée dans son village natal, Bdadoun.
La chanteuse et actrice était une icône de la chanson folklorique dans le monde arabe. Reconnue pour sa voix expressive et chaude, Sabah, de son vrai nom Jeanette Gergi Feghal, a eu une carrière de sept décennies, avec plus de 3 000 chansons et une cinquantaine d'albums. Elle a parallèlement mené une carrière fructueuse au cinéma, essentiellement en Égypte, où elle a tourné dans près de 100 films en compagnie des vedettes comme Rouchdi Abadha, Ahmed Madhar ou Mohamed Fawzi.
Sa vie sentimentale agitée a beaucoup fait parler d'elle puisque Sabah s'est mariée neuf fois avec des hommes libanais ou égyptiens.
Blonde platine, les lèvres d'un rouge flamboyant, Sabah, qui était également détentrice des nationalités jordanienne, égyptienne et américaine, était aussi célèbre pour avoir participé à des émissions à la télévision à un âge avancé.

(30-11-2014 - Avec les agences de presse)


 

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Jérusalem: colère après une attaque raciste contre une école bilingue arabe-hébreu

Dans la cour du seul établissement bilingue arabe-hébreu de Jérusalem, parents d'élèves israéliens et palestiniens partagent choc et colère après un incendie et des tags anti-Arabes contre leur école, rare lieu de coexistence dans la Ville sainte.
Samedi soir, des inconnus ont rassemblé des livres et des cahiers dans une salle de classe avant d'y mettre le feu. Puis ils ont recouvert les murs de slogans racistes.
Dimanche, aux "Mort aux Arabes" et "Stop à l'assimilation" tagués en lettres hébraïques en noir, l'école publique Max Rayne a répondu par de larges banderoles en arabe et en hébreu proclamant: "Non à la haine et au racisme, oui à la coexistence et au vivre-ensemble".
A l'intérieur, la salle de classe sent encore le brûlé, mais on s'active pour balayer les débris de verre et les cendres, tandis que des dizaines de personnes sont attroupées dehors, venues en solidarité avec les 624 élèves qui étudient en arabe et en hébreu du cours préparatoire à la terminale.
Dans chaque classe de cette école fondée en 1998 par l'association "Hand in Hand" ("Main dans la main"), il y a deux professeurs, l'un s'exprimant en hébreu, l'autre en arabe. Et les élèves sont tenus de répondre dans les deux langues.
Une expérience unique à Jérusalem, divisée en deux parties où l'on enseigne en hébreu à l'Ouest et en arabe à l'Est, et rare en Israël, où seules six autres écoles ont choisi ce modèle.
- Miser sur un avenir meilleur -
Les deux enfants de Hatem Matar, co-président palestinien du Conseil des parents d'élèves, y sont passés --l'aînée, Imane, a rejoint l'université cette année et sa soeur la suivra l'an prochain. S'il a fait ce choix, dit-il, c'est pour miser sur un avenir meilleur.
"Le racisme est toujours présent, ça on le sait, mais notre devoir c'est de changer les choses par l'éducation car on ne pourra rien changer par la force", assure-t-il.
Ici, raconte Imane, "nous avons appris à respecter et comprendre l'autre sans faire de distinction de religion ni de de couleur, à regarder l'autre comme un être humain". Alors quand elle est revenue dans son ancienne école ce matin, elle a "beaucoup pleuré", dit-elle, car "des élèves de CP ne devraient pas avoir à aller à l'école la peur au ventre".
Les trois enfants de Orli Beham-Iran fréquentent aussi l'école Max Rayne. Cette Israélienne a fait le choix de la mixité. "Mes enfants ont des amis arabes et je ne veux pas qu'ils les voient comme différents, mais comme leurs amis seulement", assure-t-elle.
Cette école, jure Imane, a toujours été "l'endroit le plus sûr du monde", malgré d'autres attaques d'extrémistes partisans d'une séparation totale entre Israéliens et Palestiniens. C'est la première fois qu'ils parviennent à entrer dans l'établissement, note d'ailleurs la directrice de l'école.
Mais aujourd'hui, Khawla, qui reste tard pour nettoyer les classes de classe, dit à l'AFP redouter de travailler une fois la nuit tombée.
Alors que les tensions sont très vives entre Palestiniens et Israéliens dans la Ville sainte, les autorités israéliennes ont promis la fermeté face à cette nouvelle attaque qui rappelle les nombreuses autres commises par des colons extrémistes ainsi que par l'extrême-droite israélienne.
Sous le label "le prix à payer", ils taguent, incendient, agressent et commettent des actes de vandalisme contre des Palestiniens, des Arabes-israéliens, des lieux de culte musulmans et chrétiens, ou même l'armée israélienne.

(30-11-2014 - Avec les agences de presse)

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Moubarak blanchi, indifférence et désillusion en Egypte


Prison pour 78 manifestants adolescents mais abandon des charges contre l'ex-Président Hosni Moubarak: en une semaine, la justice égyptienne a montré qu'elle était "politisée" et confirmé la fin des espoirs démocratiques nés du Printemps arabe, estiment experts et défenseurs des droits de l'Homme.
L'ancien raïs de 86 ans, autrefois honni par une majorité de l'opinion publique, était jugé pour son rôle dans la répression des manifestations monstres de janvier-février 2011 qui ont mis fin à ses trente années au pouvoir, et au cours desquelles plus de 846 personnes ont été tuées. En raison d'obscurs points de procédures, le tribunal a abandonné samedi l'accusation de complicité de meurtre contre M. Moubarak, qui a par ailleurs été acquitté d'accusations de corruption.
Le verdict intervient alors que le président Abdel Fattah al-Sissi, architecte de la destitution de l'islamiste Mohamed Morsi en juillet 2013, est accusé d'avoir refermé la parenthèse démocratique ouverte en Egypte à la faveur du soulèvement populaire de 2011, fort du soutien des médias et d'une grande partie de l'opinion publique, lassée par trois années d'instabilité politique.
M. Moubarak reste en détention dans un hôpital militaire du Caire car il purge actuellement une peine de prison de trois ans. Mais son avocat Farid al-Deeb a indiqué dimanche qu'il pourrait bénéficier d'une libération anticipée car "il a déjà complété les deux tiers de sa peine".
Le verdict de samedi, hautement symbolique, illustre une justice "sélective", "qui semble plus occupée à sanctionner l'opposition qu'à faire respecter la justice", a réagi l'Initiative égyptienne pour les droits personnels (EIPR).
Mercredi, 78 mineurs ont ainsi été condamnés à des peines de prison allant de 2 à 5 ans, accusés d'avoir bloqué des routes et les transports et de faire partie de la confrérie islamiste des Frères musulmans, déclarée "terroriste" par les autorités. Et c'est sans compter les centaines de pro-Morsi condamnés à mort dans des procès de masse expédiés en quelques minutes, qualifiés par l'ONU de "sans précédent dans l'histoire récente".
Pour Karim Bitar, spécialiste du Moyen-Orient, le verdict de M. Moubarak s'apparente à "une mascarade judiciaire" qui indique que le régime "ne prend même plus la peine de sauver les apparences". "M. Moubarak est libre alors que des journalistes et des militants des droits de l'Homme croupissent en prison", selon lui.
"Tout cela prouve que l'appareil judiciaire a besoin d'être réformé", affirme Gamal Eid, avocat des droits de l'homme.
- 'Votre rêve est fini' -
A l'heure où le régime de M. Moubarak est en partie réhabilité dans l'opinion publique égyptienne, le verdict a été globalement accueilli dans l'indifférence.
Un millier de manifestants tout au plus se sont regroupés près de la place Tahrir pour protester contre le verdict. Ils ont été dispersés par les forces de sécurité, et deux personnes sont mortes dans des heurts.
"Après trois années d'instabilité et de troubles, les gens sont fatigués, le sujet ne les préoccupe pas. Ce qui les intéresse c'est la stabilité que peut leur offrir le régime actuel," souligne Ashraf el-Sherif, politologue à l'université américaine du Caire.
"Je n'ai rien fait de mal", a affirmé M. Moubarak dans un bref entretien téléphonique samedi avec la chaîne privée Sada al-Balad.
"Ce verdict confirme que M. Sissi fait partie du régime de M. Moubarak", assène Amr Ali le coordinateur général du mouvement du 6 avril, fer de lance de la révolte de 2011 et récemment interdit par la justice.
Pour ce mouvement, le nouveau pouvoir est encore plus brutal que l'ancien.
Depuis la destitution de M. Morsi, au moins 1.400 de ses partisans ont été tués, plus de 15.000 sympathisants de sa confrérie islamiste des Frères musulmans ont été emprisonnés. Le pouvoir s'en est également pris à l'opposition laïque et de gauche, emprisonnant des dizaines de jeunes militants pour avoir enfreint une loi controversée limitant le droit de manifester.
M. Ali reconnaît avoir été pris d'un sentiment "d'amertume" et "d'impuissance", après le verdict. Pour lui, le message envoyé par ce jugement "politisé" est clair: "votre rêve est fini et vous ne pouvez rien y faire, à cause des blindés de l'armée qui sont partout et les militaires qui contrôlent le pays."

(30-11-2014 - Avec les agences de presse)

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"شمسك ما بتغيب"


تجمّع المئات أمام كاتدرائيّة مار جرجرس للموارنة في وسط بيروت، لإلقاء تحيّة الوداع على السيّدة صباح (الشحرورة) التي فارقتنا في 27 تشرين الثاني الحالي، عن 87 عاماً.
وكان موكب التشييع قد انطلق من مقرّ إقامتها في الحازميّة، وواكبه محبّوها على الطرقات بالأزهار والأغاني والزغاريد، ليصل إلى الكنيسة ظهراً، حيث استقبلته فرقة من موسيقى الجيش، عزفت أغنية "تسلم يا عسكر لبنان".
لفّ النعش بالعلم اللبناني، وحمل على الأكف التي رقصت به على وقع "مسافرة ع جناح الطير تذكروني بغيابي"، و"جيب المجوز يا عبّود ورقص أم عيون السود".
وامتلأت باحة الكنيسة بصور صباح وبالأكاليل والزهور، وتوقّف عدد من المشيّعين لتصوير الإكليل الموقّع باسم فيروز وحمل الكلمات التالية: "شمسك ما بتغيب". كما غنّى بعض المشاركين ودبكوا تلبية لرغبة صباح بأن يكون يوم وداعها يوماً للفرح.
واكب النعش عائلة الراحلة، في مقدّمها ابنها صباح شمّاس، بغياب ابنتها هويدا المتواجدة في الولايات المتحدة. وحضر الجنّاز إلى جانب العائلة، رسميّون وعسكريون، وفنانون من لبنان وسوريا ومصر، إلى جانب محبّيها ممن قدموا لتوديعها، وبينهم أطفال حملوا صورها. ترأس القداس الجنائزي البطريرك بشارة الراعي، وألقى عظة تحدّث فيها عن عطاء صباح للفنّ اللبناني والعربي.
وعند خروج نعش الراحلة من الكاتدرائية، علت الزغاريد والتصفيق، وواكبه المشيّعون إلى السيارة التي ستقلّها إلى مثواها الأخير في بدادون، على وقع موسيقى الجيش. وسيقام لصباح وداع ثانٍ في كنيسة قريتها، حيث يشارك بعض الفنانين بأداء أغانٍ من إرثها، وعلى أن يزور نعشها ساحة وادي شحرور التي تحمل اسمها، قبل أن توارى في الثرى.

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Le véto


"Mahmoud Abbas et les Arabes de la Ligue ont décidé de déposer un projet de résolution au Conseil de sécurité de l'Onu"
"pourquoi?"
"la reconnaissance d'un État palestinien dans les frontières de 1967 avec comme capitale Jérusalem-est"
"les États-Unis opposeront leur véto"
"c'est juste pour faire pression sur Israël pour qu'il reprenne les négociations"
"justement"
"justement quoi?"
"il faut que Mahmoud Abbas et les Arabes de la Ligue sachent, définitivement, qu'on ne fait pas pression sur Israël"
"pourtant, Fabius a dit que..."
"que quoi?"
"...!?"

Al Faraby
Dimanche, 30 novembre 2014


A l'ouverture de la réunion des ministres des Affaires étrangères des pays membres de la Ligue arabe, le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a indiqué qu'Israël ne laissait d'autre choix aux Palestiniens que de se tourner directement vers la communauté internationale.
 "La situation actuelle dans les territoires palestiniens ne peut plus durer", a-t-il déclaré. "Il n'y a plus de partenaire pour nous en Israël. Il n'y a plus rien d'autre à faire pour nous que d'internationaliser la question."


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Peinture de la semaine

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Nabil Inani (Palestine)
 
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Jérusalem: incendie criminel dans une école bilingue arabe-hébreu

La ministre israélienne de la Justice Tzipi Livni a promis dimanche "zéro tolérance" au lendemain de l'incendie d'une classe d'une école bilingue arabe-hébreu de Jérusalem, symbole d'une possible co-existence entre Israéliens et Palestiniens.
"Des inscriptions +mort aux Arabes+ et +stop à l'assimilation+, ont été retrouvées à proximité de l'école", a précisé une porte-parole de la police, ainsi que +Kahane avait raison+, en référence au rabbin Meïr Kahane, fondateur du mouvement raciste anti-arabe Kach, assassiné en 1990 à New York.
"Nous ferons preuve de zéro tolérance contre la discrimination et le racisme", a affirmé Tzipi Livni aux journalistes lors d'une visite dans l'école alors que les tensions entre Israéliens et Palestiniens ont récemment atteint un niveau rarement égalé dans la Ville sainte.
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a aussi condamné cette attaque. "L'incendie de cette école bilingue va à l'encontre des efforts importants menés pour ramener le calme à Jérusalem", a-t-il dit devant ses ministres. "Nous agirons avec fermeté pour ramener le calme et appliquer la loi et l'ordre partout à Jérusalem".
La police israélienne a ouvert une enquête et dit "soupçonner très fortement un incendie criminel aux motivations nationalistes".
L'école attaquée est située dans le quartier de Pat à Jérusalem-Ouest. Plusieurs dizaines de personnes se sont également rassemblées pour dénoncer cet incendie, "un acte barbare", a dit à l'AFP Hatem Matar, du Conseil des parents d'élèves.
Shuli Dichter, à la tête de l'association "Hand in Hand" ("Main dans la main") qui a fondé cette école, a dénoncé "une récente et dangereuse vague de racisme" à Jérusalem.
"Ce n'est pas la première fois que des incidents se produisent près de l'école, mais c'est la première que l'intérieur de l'établissement est visé", a indiqué la directrice palestinienne de l'école Nadia Knani.
"Ceux qui ont fait cela ont mis le feu à des livres et des cahiers dont ils avaient fait un tas dans la classe", a-t-elle précisé à la radio militaire. "Ils ont également tenté de mettre le feu à une deuxième classe".
L'école, fondée en 1998 pour promouvoir l'enseignement bilingue et la coexistence, accueille 624 élèves du cours préparatoire à la terminale. Selon M. Dichter, il n'existe que sept établissements bilingues en Israël qui accueillent 1.659 élèves. A Jérusalem, dont la partie palestinienne est occupée et annexée par Israël, l'enseignement se fait en arabe pour les Palestiniens et en hébreu pour les Israéliens.
A l'école publique Max Rayne de Pat, a-t-il expliqué, "dans chaque classe, il y a deux enseignantes, chacune parlant dans sa langue. Les élèves doivent comprendre et parler les deux langues".
Depuis des années, des colons extrémistes ainsi que des activistes d'extrême-droite israéliens se livrent, sous le label "le prix à payer", à des agressions et des actes de vandalisme contre des Palestiniens, des Arabes-israéliens, des lieux de culte musulmans et chrétiens, ou même l'armée israélienne.
L'enlèvement et le meurtre de trois jeunes Israéliens à la mi-juin ont déclenché un engrenage de violence qui a ensuite gagné Jérusalem où des extrémistes juifs ont brûlé vif début juillet un adolescent palestinien.

(30-11-2014 - Avec les agences de presse)

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Syrie: les jihadistes de l'EI subissent de lourdes pertes à Kobané

Au moins 50 combattants du groupe Etat islamique (EI) ont péri en 24 heures à Kobané, l'un des plus lourds bilans pour les jihadistes depuis qu'ils tentent de s'emparer de cette ville kurde syrienne frontalière de la Turquie.
Les jihadistes "ont péri dans des frappes aériennes de la coalition dirigée par les Etats-Unis, dans les violents combats contre les Kurdes et dans cinq attaques suicides menées à travers Kobané", a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
L'EI, qui contrôle de vastes territoires en Syrie et en Irak, tente de conquérir Kobané depuis la mi-septembre mais se heurte à la résistance farouche des Kurdes soutenus par la coalition internationale qui mène des raids contre l'EI en Syrie depuis le 23 septembre.
Les avions des Etats-Unis et de leurs alliés ont également conduit samedi soir de nombreuses frappes sur Raqa et dans les environs de cette ville du nord devenue la "capitale" de l'EI, touchant 30 positions jihadistes, a indiqué l'OSDH, sans donner de bilan des victimes.
"Cela faisait longtemps qu'un nombre aussi élevé de cibles n'avaient pas été visées", a souligné le directeur de l'OSDH Rami Abdel Rahmane.
A Kobané, l'EI a mené pour la première fois samedi une double attaque suicide contre le poste-frontière tout proche de la ville, contrôlé par les Kurdes.
Des responsables du principal parti kurde syrien PYD et l'OSDH ont affirmé que les kamikazes de l'EI étaient venus "du côté turc" de la frontière, mais Ankara a dénoncé un "mensonge grossier".
Après avoir reculé face aux Kurdes ces dernières semaines grâce notamment aux frappes de la coalition, "les jihadistes ont tenté de surprendre les forces kurdes par ces attaques suicide mais ont échoué", a indiqué M. Abdel Rahmane.
Si les jihadistes parviennent à s'emparer du poste-frontière, ils couperont la route d'approvisionnement des Kurdes et encercleront totalement la ville, dont la prise leur permettrait de contrôler une longue bande territoriale à la frontière syro-turque.
Le coordinateur américain de la coalition internationale anti-jihadistes avait estimé la semaine dernière que les jihadistes s'étaient "eux-mêmes empalés" sur Kobané et ne réussiraient pas à en prendre le contrôle.
"Comme ils continuent à y dépêcher des combattants en renfort, nous allons nous-mêmes continuer à les bombarder", a ajouté le général à la retraite John Allen.
En revanche, pour le régime syrien, les frappes n'ont que peu d'effet. "Est-ce que Daech (acronyme de l'EI en arabe) est plus faible aujourd'hui après plus de deux mois de frappes de la coalition? Tous les indicateurs montrent que non", a affirmé cette semaine Walid Mouallem, chef de la diplomatie du régime de Bachar al-Assad qui combat à la fois les jihadistes et les rebelles voulant sa chute depuis plus de trois ans.
Le conflit en Syrie a commencé en mars 2011 par un mouvement de contestation pacifique qui s'est ensuite transformé en rébellion armée. Celle-ci a été largement éclipsée ces derniers mois par la montée en puissance de groupes jihadistes, notamment l'EI.
A Alep, dans le nord du pays, une femme et ses trois garçons ont été tués dans la nuit par un obus artisanal lancé par des rebelles sur un quartier pro-régime, a rapporté dimanche l'OSDH.
Le dossier syrien devrait être au menu de la rencontre lundi à Ankara du président russe Vladimir Poutine avec son homologue turc Recep Tayyip Erdogan.
Alors que M. Poutine se distingue comme le dernier allié de poids de Bachar al-Assad, M. Erdogan en a fait une bête noire dont il ne rate pas une occasion d'exiger la chute.
Mais l'émergence de la menace jihadiste a vu les deux pays se rejoindre sur la nécessité de lutter contre l'EI.
"Il pourrait y avoir un rapprochement sur la Syrie car l'apparition de l'EI est un développement que la Russie a au moins autant d'intérêt, si ce n'est plus, que la Turquie à combattre", estime ainsi Ilter Turan, de l'université d'Istanbul.

«Liberté pour A’bdelaziz Khayyer et tous les détenus d’opinion Syriens»



(30-11-2014 - Avec les agences de presse)

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Égypte : Hosni Moubarak pourrait bénéficier d'une remise de peine

L'ex-président égyptien Hosni Moubarak, blanchi de l'accusation de complicité de meurtres de manifestants, mais toujours détenu en raison d'une précédente condamnation, pourrait bénéficier d'une remise de peine, a indiqué son avocat dimanche. Un tribunal égyptien a abandonné samedi l'accusation de complicité de meurtre qui pesait contre l'ancien président âgé de 86 ans pour la mort de centaines de manifestants durant le soulèvement populaire qui l'a chassé du pouvoir en 2011. Il a par ailleurs été acquitté d'accusations de corruption.
Néanmoins celui qui a dirigé pendant trois décennies le pays d'une main de fer est toujours en détention dans un hôpital militaire, car il purge une peine de prison de trois ans dans le cadre d'un autre jugement pour corruption. Le temps passé par Hosni Moubarak en détention provisoire est pris en compte dans le décompte de sa peine, a indiqué son avocat Farid el-Deeb. Selon lui, Hosni Moubarak "a déjà purgé les deux tiers de sa peine". Arrêté en 2011, Hosni Moubarak a déjà passé au moins deux années en détention provisoire.
"Selon un récent amendement législatif, une fois que les deux tiers de la peine sont purgés, il peut y avoir libération", a ajouté Farid el-Deeb.
Un millier de personnes ont manifesté samedi soir près de la place Tahrir pour protester contre le verdict de Hosni Moubarak. La police a dispersé le rassemblement et deux personnes ont été tuées et neuf blessées dans les heurts, selon un nouveau bilan communiqué par le porte-parole du ministère de la Santé, Hossam Abdel Ghaffar.
Au moins 85 personnes avaient été arrêtées dans ces violences, "toutes ont été relâchées à l'exception de quatre personnes", a indiqué Me Ramy Ghanem, un avocat des droits de l'homme et membre du "front de défense des manifestants", qui n'était pas en mesure de dire pourquoi les quatre avaient été retenues.

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samedi 29 novembre 2014

Un texte arabe sur l'Etat de Palestine présenté à l'Onu

Les ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe ont adopté samedi un projet de résolution fixant un calendrier pour la création d'un Etat palestinien et annoncé qu'ils le présenteraient officiellement au Conseil de sécurité des Nations unies d'ici quelques jours pour qu'il soit soumis à un vote.
Dans un communiqué publié à l'issue de leur réunion, les ministres indiquent qu'un comité de suivi comprenant la Jordanie, qui siège au Conseil de sécurité, commencera à chercher des soutiens internationaux pour cette résolution.
La Jordanie présentera le projet de résolution au Conseil de sécurité d'ici quelques jours, a précisé le secrétaire général de la Ligue arabe Nabil al Arabi.
Il est improbable qu'un projet de résolution sur un Etat palestinien soit soutenu par les Etats-Unis, alliés d'Israël et qui disposent d'un droit de veto en tant que membre permanent du Conseil de sécurité.
A l'ouverture de la réunion, le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a indiqué qu'Israël ne laissait d'autre choix aux Palestiniens que de se tourner directement vers la communauté internationale.
"La situation actuelle dans les territoires palestiniens ne peut plus durer", a-t-il déclaré. "Il n'y a plus de partenaire pour nous en Israël. Il n'y a plus rien d'autre à faire pour nous que d'internationaliser la question."
Début octobre, la Jordanie avait fait circuler un projet de résolution au Conseil de sécurité qui appelait à la fin de l'occupation israélienne pour novembre 2016. Certains diplomates avaient qualifié ce texte, rédigé par les Palestiniens, comme "déséquilibré".
Selon des diplomates, la France, le Royaume-Uni et l'Allemagne préparent un autre texte pour mettre fin au conflit. Mais il n'a pas été présenté aux 15 membres du Conseil.
Les Palestiniens souhaitent un Etat qui s'étende sur la Cisjordanie et la bande de Gaza avec Jérusalem-Est pour capitale, tous territoires pris par Israël en 1967 lors de la guerre des Six-Jours.
Israël est d'accord sur l'idée d'une solution dite à deux Etats, avec un Etat palestinien indépendant et démocratique existant à ses côtés, mais ne reconnaît pas les frontières de 1967 comme la base des négociations finales.
Les dernières négociations de paix entre Israéliens et Palestiniens ont échoué en avril. Leurs relations se sont encore tendues avec la guerre dans la bande de Gaza cet été.
La France a fait savoir vendredi par son ministre des Affaires étrangères qu'elle reconnaitrait "sans délai" l'Etat de Palestine si une ultime tentative de solution négociée sous l'égide de la communauté internationale venait à échouer.
Les députés français doivent se prononcer de façon symbolique le 2 décembre sur la reconnaissance d'un Etat de Palestine, après des votes similaires en Suède, au Royaume-Uni et en Espagne.

(29-11-2014 - Avec les agences de presse)

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Syrie: première attaque jihadiste à un poste-frontière près de Kobané

Les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) ont mené samedi pour la première fois une double attaque suicide contre un poste-frontière contrôlé par les Kurdes entre la Turquie et la ville syrienne de Kobané qu'ils tentent de prendre depuis près de trois mois.
Des responsables du principal parti kurde syrien PYD et une ONG syrienne ont affirmé que les kamikazes de l'EI étaient venus "du côté turc" de la frontière, mais Ankara a dénoncé un "mensonge grossier".
La double attaque a provoqué de violents combats du côté syrien du poste-frontière entre les jihadistes et les YPG, la milice kurde défendant la ville de Kobané depuis le début de l'assaut de l'EI pour la prendre, le 16 septembre.
Si les jihadistes parviennent à s'emparer de ce poste-frontière syrien tout proche de Kobané, ils couperaient la route d'approvisionnement des combattants kurdes et encercleraient totalement cette ville du nord syrien.
"Des affrontements ont éclaté pour la première fois dans la zone après deux attaques jihadistes à l'aube au poste-frontière séparant la Turquie de Kobané", a indiqué à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Un jihadiste a mené une attaque à la voiture piégée et l'autre avec une ceinture explosive, selon l'ONG qui dispose d'un large réseau d'informateurs à travers la Syrie ravagée par la guerre depuis près de quatre ans.
L'EI a revendiqué trois attaques suicide au poste-frontière, selon le centre américain de surveillance des sites islamistes SITE.
Les combats dans et autour de Kobané, ainsi que les frappes de la coalition internationale menée par les Etats-Unis dans le secteur, ont fait une quarantaine de morts ces dernières 24 heures, dont 28 jihadistes et 11 combattants kurdes, selon l'OSDH.
L'OSDH a affirmé que les attaques jihadistes avaient été menées à partir du territoire turc. Et Khaled Issa, un représentant du PYD, le parti chapeautant les YPG, a parlé d'une "première offensive des terroristes de l'EI contre Kobané depuis le territoire turc".
M. Issa a affirmé que le PYD avait des vidéos mettant en cause l'implication de la Turquie, que les Kurdes syriens accusent toujours de soutenir l'EI.
La Turquie a confirmé une attaque au poste-frontière mais a démenti toute utilisation de son territoire. "Les allégations selon lesquelles le véhicule est passé par la Turquie sont des mensonges", a déclaré l'état-major, et le bureau du Premier ministre a dénoncé un "mensonge grossier".
Les jihadistes et les combattants kurdes se partagent la ville, que l'EI cherche à conquérir pour s'assurer le contrôle d'une longue bande territoriale à la frontière syro-turque.
Après avoir réussi à stopper l'offensive, les Kurdes sont parvenus à reprendre une partie du terrain perdu à Kobané, grâce à l'aide de frappes de la coalition et de renforts de combattants kurdes d'Irak.
Mais pour le régime syrien, ces frappes ont eu peu d'impact sur le groupe extrémiste. "Est-ce que Daech (acronyme de l'EI en arabe) est plus faible aujourd'hui après plus de deux mois de frappes de la coalition? Tous les indicateurs montrent que non", a dit Walid Mouallem, chef de la diplomatie.
"Si les Etats-Unis et les membres du Conseil de sécurité de l'ONU ne mènent pas un réel effort pour obliger la Turquie à contrôler sa frontière, même ces frappes de la coalition ne pourront pas venir à bout de Daech", a ajouté M. Mouallem.
La montée en puissance des groupes jihadistes, notamment de l'EI, dans le conflit en Syrie a éclipsé le combat des rebelles contre le régime de Bachar al-Assad, lancé en 2011.
Accusé de crimes contre l'Humanité, l'EI regroupe des dizaines de milliers de combattants et est responsable de viols, rapts, exécutions et crucifixions dans les vastes régions sous son contrôle en Syrie comme en Irak voisin.
Sur le front irakien, des combats ont eu lieu entre l'armée aidée de tribus et l'EI à Ramadi, chef-lieu de la province stratégique d'Al-Anbar que l'EI contrôle déjà en grande partie. Une prise totale de Ramadi lui permettrait d'asseoir son autorité sur Al-Anbar, frontalière de la Jordanie, de l'Arabie saoudite et de la Syrie.
Enfin, trois des six avions-bombardiers français Mirage appelés à être déployés en Jordanie pour participer à la campagne aérienne contre l'EI en Irak sont arrivés dans le royaume, selon l'armée jordanienne.

(29-11-2014 - Avec les agences de presse)

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Manifestation au Caire après l'abandon des charges contre Moubarak

Des manifestants se sont rassemblés, ce samedi, près de l'emblématique place Tahrir au Caire, scandant des slogans anti-gouvernementaux et dénonçant l'abandon de l'accusation de complicité de meurtres de manifestants contre l'ancien président Hosni Moubarak. Un tribunal du Caire a en effet abandonné l'accusation de complicité de meurtres visant l'ancien raïs pour son rôle dans la répression sanglante des manifestations pendant le soulèvement de 2011, qui avait mené à sa chute. L'ex-président a également été acquitté ce samedi d'accusations de corruption, dans une affaire séparée.
Près de 300 manifestants se sont rassemblés près d'une entrée de l'emblématique place Tahrir, épicentre de la révolte de 2011, scandant : "le peuple exige la chute du régime," ou encore "ils ont innocenté l'assassin, le sang de nos frères n'a pas coulé en vain." Plus de 846 personnes avaient été tuées en 2011 durant les 18 jours du soulèvement populaire.
Samedi, la place était bouclée par l'armée qui avait déployé dès vendredi ses blindés et des renforts en prévision des manifestations organisées par l'opposition islamiste. L'abandon des charges pour meurtre a été en revanche accueilli positivement par les partisans de Moubarak, qui se sont rassemblés en nombre limité devant l'hôpital militaire où l'ex-Raïs de 86 ans est actuellement détenu. Il est d'ailleurs brièvement apparu au balcon de sa chambre, assis dans une chaise roulante et lunettes de soleil sur le nez, pour les saluer.
Après la chute de Moubarak, l'Égypte a connu près de quatre ans de violences et d'instabilité politique, et l'armée a destitué en juillet 2013 le premier dirigeant égyptien démocratiquement élu, le président islamiste Mohamed Morsi. Depuis, l'ex-chef de l'armée et actuel président Abdel Fattah al-Sissi, architecte de la destitution de Morsi, est accusé par des défenseurs des droits de l'Homme de vouloir instaurer un régime plus autoritaire encore que celui de Moubarak.
Plus de 1 400 manifestants islamistes ont été tués par la police et l'armée, essentiellement au Caire, et plus de 15 000 Frères musulmans ou sympathisants ont été emprisonnés. Des centaines ont en outre été condamnés à mort dans des procès de masse expéditifs. Le pouvoir s'en est également pris à l'opposition laïque et de gauche, emprisonnant des dizaines de jeunes militants pour avoir enfreint une loi controversée limitant le droit de manifester.

(29-11-2014 - Avec les agences de presse)

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La Nakba, suite...


"Dis papy..."
"oui fiston?"
"c'est quand qu'on retourne chez nous?"
"ils veulent nous faire penser jamais"
"pourquoi?"
"pour garantir la sécurité d'Israël"
"et comment s'y prennent-ils?"
"en nous interdisant définitivement de retourner chez nous"
"...!?"

Al Faraby
Samedi, 29 novembre 2014

"La position du Gouvernement français se veut à la fois positive et équilibrée. Pas question d’un statu quo qui, en réalité, menace la solution des deux États. Pas question non plus de céder sur la sécurité d’Israël." (Laurent Fabius à l'Assemblée nationale, le 29 novembre 2014)


"Non au terrorisme d’État d’Israël" :
http://www.petitions24.net/non_au_terrorisme_de_letat_disrael

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Égypte : Moubarak acquitté, mais pas encore libre

Hosni Moubarak devrait cependant rester en détention car il purge actuellement une peine de prison de trois ans dans le cadre d'un autre affaire de corruption. Après l'annonce du verdict par le juge Mahmoud Kamel al-Rashidi, la joie a éclaté dans la salle du tribunal et les deux fils d'Hosni Moubarak, eux aussi accusés de corruption, ont embrassé sur le front l'ancien président, qui s'est contenté pour sa part d'un sourire discret.
L'ex-raïs de 86 ans a par ailleurs été acquitté samedi d'accusations de corruption qui pesaient contre lui dans un autre dossier. Les accusations pesant contre Alaa et Gamal Moubarak ont été abandonnées en raison de la prescription des faits.Une partie des accusations de corruption contre M. Moubarak portait sur une affaire de vente de gaz naturel égyptien à Israël, qui se serait faite en dessous des prix du marché.
Dans le procès pour complicité de meurtres de manifestants, sept hauts responsables de la sécurité, dont l'ex ministre de l'Intérieur Habib al-Adly, ont été acquittés par le tribunal. Plus de 846 personnes ont été tuées durant le soulèvement populaire de 2011 qui a duré 18 jours et durant lequel les manifestants réclamant le départ de M. Moubarak ont affronté la police et brûlé des postes de police, la brutalité policière et les abus des forces de sécurité étant l'une des causes de la révolte.

(29-11-2014 - Avec les agences de presse)

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Egypte: l'ex-président Moubarak est arrivé au tribunal

L'ancien président égyptien Hosni Moubarak est arrivé samedi matin au tribunal qui doit rendre un verdict dans son procès pour complicité de meurtre de centaines de manifestants durant la révolte de 2011 qui l'a chassé du pouvoir, selon l'agence de presse officielle Mena.
M. Moubarak, 86 ans, a été transporté en hélicoptère de l'hôpital militaire du Caire, où il est incarcéré, au tribunal, installé dans une académie de police, a précisé la Mena.
L'ex-raïs, à qui il est reproché d'avoir ordonné à la police de réprimer le soulèvement populaire de 2011 ayant fait 846 morts, est jugé avec son ancien ministre de l'Intérieur Habib al-Adly et six anciens hauts responsables des services de sécurité.
La même cour doit également se prononcer dans le cadre d'un autre dossier, une affaire de corruption concernant le président déchu et ses deux fils, Alaa et Gamal.
Les co-accusés de M. Moubarak ont été amenés tôt samedi au tribunal.
Le verdict devait être rendu le 27 septembre mais le juge l'avait ajourné, expliquant qu'il n'avait pas eu assez de temps pour finir la rédaction des 2.000 pages d'attendus.
Lors d'un premier procès, M. Moubarak avait été condamné en juin 2012 à la prison à perpétuité mais la sentence avait été annulée pour des raisons techniques et l'affaire rejugée.

(29-11-2014 - Avec les agences de presse)

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صباح



زياد الرحباني

عطيتكن عمرها صباح، عطيتنا كلنا عمرها، الله يرحمها. الحمدلله إنو ربّنا سبحانه قرّر بعد هالمرمرة الطويلة والعذاب البلا عازة، يرحمها... كتّر خيرو الّلي رحمها آخر شي، رحمها منّا. من شعبها المنزوع الوقح والكذّاب! صباح ما كانت تستاهل تعيش هالكم آخر سنة بهالشكل البشع. ونحنا كنّا كبشر عاجزين قدّامها، نحنا معوّدين عالعجز صرنا، وبدنا حِجّة، إنّو شو؟... حالة حرب وخربان بيوت وعيشة بالصدفة بهالحقلة اللي ما إلها معّاز على راسها. إيه طبيعي كنّا آخر كم سنة، بس نشوف صباح، نزتّ كلام من نوع: ما في عدل، وين الشرع وين الناموس؟! ويا حرام الشوم... هيدا أكتر شي. ومن هونيك ورايح نقلب بالريموت كونترول على قناة تانية، نحنا جمهورية الوحوش والريموت. عن جد الله رحمها منّا.
وليش مع إنّو الأعمار بإيدو قرّر يتركها تتعذّب بيناتنا هالقد... ما... سبحانه هوّي الآمر الناهي العليم القدير، كلّن!
إنّو إذا صباح كريمة لازم تنتهي شبه معدمة؟ إنّو إذا صباح طيبة ضروري تنتهي وحدها؟ إنّو إذا صريحة كتير كانت، مكتبلها يتألّف ويتفبرك عنها هالقدّ قصص؟ مش وحدي أنا طالع معي إحكي هيك، أنا بعد كم ساعة معدودة من وفاتها سمعت السيدة جانين، بنت أخت المرحومة نجاة، باتصال من مصر عإذاعة صوت لبنان، عمبتقول تقريباً نفس هيدا الحكي... انشالله تكون أخيراً صباح ارتاحت عالقليلة من اللبنانيين القوايا الفهيمين الشاطرين المتفوقين الوحيدين والفاشلين... وتابعين!!! هولي الّلي ما معروف، هيك «لله بالله»، كم مرّة موّتوها قبل... إنّو شو كان بدن فيها وباللتّ والنميمة والتلفيق؟ هل في سبب بيفسّر تصرّفاتهن غير: قلّة المروّة والمسؤولية والتعب وكترة الزنطرة والعطالة والبطالة ورا المكاتب والأكل والمرعى وقلّة الصنعة؟ منتصدّق نحنا إنّو منزعل عحدا؟ ما لتزعل عحدا لازم تكون كتير بتقدّرو هوّي وطيب، بتّابعو وبتدعمو... ولاه في لجان حكم آخر زمان قدرت تتطاول عصباح من قبل ما تعبت، وقدرت تحدّدلها مثلاً مطربة معاصرة خليفة لإلها! مين هنّي هول أساساً لو ما الحرب الأهلية، كلهن اللجان والفنانين؟ لأيمتى بدو يضلّ الجيش مشغول بعرسال وبأمتال الكبّارة والضاهر وحصراً؟
غنّت صباح ببعلبك مرّة:
يا خيل بالليل اشتدّي
ويا أرض ساعينا وهدّي
وان كان ما فيكي تهدّي
انهدّي انهدّي انشقّي* انهدّي

* انشقّي وابلعينا
 

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يا دلع


 



زياد الرحباني

عطيتكن عمرها صباح، عطيتنا كلنا عمرها، الله يرحمها. الحمدلله إنو ربّنا سبحانه قرّر بعد هالمرمرة الطويلة والعذاب البلا عازة، يرحمها... كتّر خيرو الّلي رحمها آخر شي، رحمها منّا. من شعبها المنزوع الوقح والكذّاب! صباح ما كانت تستاهل تعيش هالكم آخر سنة بهالشكل البشع. ونحنا كنّا كبشر عاجزين قدّامها، نحنا معوّدين عالعجز صرنا، وبدنا حِجّة، إنّو شو؟... حالة حرب وخربان بيوت وعيشة بالصدفة بهالحقلة اللي ما إلها معّاز على راسها. إيه طبيعي كنّا آخر كم سنة، بس نشوف صباح، نزتّ كلام من نوع: ما في عدل، وين الشرع وين الناموس؟! ويا حرام الشوم... هيدا أكتر شي. ومن هونيك ورايح نقلب بالريموت كونترول على قناة تانية، نحنا جمهورية الوحوش والريموت. عن جد الله رحمها منّا.


 
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vendredi 28 novembre 2014

Cisjordanie: un militant italien sérieusement blessé par l'armée israélienne

Un militant pro-palestinien de nationalité italienne a été sérieusement blessé par balles par les forces de sécurité israéliennes vendredi lors d'affrontements dans le nord de la Cisjordanie, ont indiqué des sources
Patrick Corsi, 30 ans et membre du Mouvement de solidarité internationale (MSI), a été blessé lors de la manifestation hebdomadaire à Kafr Qaddoum contre les expropriations israéliennes, selon des sources de sécurité palestiniennes.
Un communiqué du MSI a indiqué qu'un militant italien avait été "touché à la poitrine par des tirs à balles réelles de calibre 22" et qu'il était dans un état sérieux mais stable. Un manifestant palestinien a également été touché par balles à une main et à la poitrine, selon le MSI.
Patrick Corsi a été hospitalisé à Ramallah, a indiqué une source médicale palestinienne.
Selon des témoins, l'Italien filmait la manifestation quand il a été touché par des tirs.
Un porte-parole de l'armée a décrit la manifestation comme une émeute pendant laquelle une centaine de personnes ont jeté des pierres et brûlé des pneus. Devant l'incapacité de l'armée à disperser la foule et "à cause de la montée des violences", les soldats ont tiré quelques salves de petit calibre en direction des principaux instigateurs masqués" de ces affrontements, a expliqué le porte-parole.
Selon ce représentant de l'armée, des policiers israéliens ont par ailleurs "tiré des balles de petit calibre dans les jambes de deux des principaux instigateurs" de heurts qui ont eu lieu entre la police et quelque 150 Palestiniens à Qalandiya, point de passage entre Jérusalem et Ramallah.

(28-11-2014 - Avec les agences de presse)

"Non au terrorisme d’État d’Israël" :
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Définitif


"En France, le groupe des parlementaires socialistes invite, je cite, le gouvernement à reconnaître l'État de Palestine en vue d'obtenir un règlement définitif du conflit"
"eeuuhh..."
"quoi?"
"définitif... ça signifie que les réfugiés Palestiniens pourront retourner sur leurs terres et dans leurs foyers?"
"pas du tout... il s'agit seulement de l’État de Palestine"
"je vois"
"tu vois quoi?"
"un État qui engloberait tous les camps de réfugiés avec les check-points qui contrôlent leurs accès"
"exacte... et définitivement"
"...!?"

Al Faraby
Vendredi, 28 novembre 2014

"Non au terrorisme d’État d’Israël" :
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Syrie: les militants pleurent la "mort" de leur révolution

Marginalisés par la guerre entre le régime et les jihadistes pour le contrôle de la Syrie, les initiateurs de la révolte en faveur de la démocratie en 2011 pleurent leur rêve brisé de liberté.
"La majorité de ceux qui ont manifesté pacifiquement sont morts, en prison, en exil ou assiégés", affirme à l'AFP Sami Saleh, un jeune de 28 ans originaire de Hama, l'un des foyers de la révolte de 2011.
"La révolution est morte. Ces chiens ont repris le contrôle (...) C'est désormais une guerre totale", dit-il de Turquie où il vit en exil.
La répression sanglante de la révolte réclamant au départ des réformes politiques a fait basculer le pays dans un conflit qui a fauché la vie à près de 200.000 personnes.
Pour les militants, le rêve a viré au cauchemar: les jihadistes ont chassé la plupart des rebelles modérés, vénérés hier encore comme des héros mais aujourd'hui perçus comme des seigneurs de guerre.
Et face à la menace du groupe extrémiste Etat islamique (EI), la communauté internationale a laissé les mains libres au régime du président Bachar al-Assad, qui poursuit impitoyablement ses campagnes de bombardements et d'arrestations.
"Une révolution, ce sont des mouvements de protestation, des actions civiles. Mais nous assistons aujourd'hui à des combats pour le contrôle de territoires ou des ressources", se désole Sami Saleh.
Le sentiment de défaite a poussé beaucoup à abandonner leur exigence de chasser Assad à tout prix. Désormais, ils insistent simplement sur la fin de la violence.
Naël Moustafa, qui travaille clandestinement dans la ville septentrionale de Raqa, fief depuis le printemps 2013 des jihadistes ultra-radicaux, est lui aussi amer.
"C'est une profonde désillusion", confie-t-il, en soulignant vouloir "que la machine à tuer cesse de fonctionner".
Ce jeune homme, qui risque sa vie pour documenter les violations commises par l'EI, assure n'avoir jamais soutenu la militarisation de la révolte: "je respecte les sacrifices des rebelles mais quand la décision fut prise de prendre les armes, j'ai su que c'était la fin de la révolution".
Après ce tournant, progressivement, des groupes armés ayant comme idéal non pas une démocratie mais une théocratie ont émergé.
Ainsi, le militant Ibrahim al-Idlebi, qui a survécu à deux séjours en prison où il fut torturé, a été contraint à l'exil pour échapper non pas au régime mais aux jihadistes du Front Al-Nosra qui se sont récemment emparés de la majorité des positions rebelles dans sa province natale d'Idleb.
"Si quelqu'un m'avait dit en 2011 que les choses tourneraient ainsi, je lui aurais rigolé au nez", assure-t-il à l'AFP via internet.
Ibrahim al-Idlebi blâme à la fois le régime, la naïveté des rebelles et le cynisme des pays ayant soutenu la révolte.
"La régime a prétendu que les manifestants étaient armés alors qu'ils ne l'étaient pas, puis en fin de compte les gens ont pris les armes", explique-t-il.
"Le régime a soutenu qu'il y avait des 'terroristes' en Syrie alors qu'il n'y en avait aucun, puis les terroristes sont arrivés. C'est certainement la faute du régime mais nous avons aidé à donner de la véracité à ses allégations. Nous avons commis erreur après erreur".
Et, selon lui, "les rebelles sont engagés aujourd'hui dans une guerre pour le contrôle de territoires, et leurs parrains, notamment Doha et Ryad, utilisent la Syrie comme champ de bataille".
Chaque pays est mu par ses propres intérêts "plutôt que par le désir altruiste d'aider les protestataires à renverser Assad", poursuit ce jeune homme.
Le militant kurde syrien Ahmad Khalil refuse toutefois de perdre espoir. Arrêté par le régime avant de fuir en Turquie, il est aujourd'hui réfugié politique en Norvège avec sa femme et son nouveau-né.
"Il y aura une nouvelle vie en Syrie. Nous ne vivrons peut-être pas assez longtemps pour la voir mais quand cela arrivera ce sera très beau", prédit-il depuis l'hôpital où sa femme vient d'accoucher.

«Liberté pour A’bdelaziz Khayyer et tous les détenus d’opinion Syriens»



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Egypte: deux morts et une centaine d'arrestations lors de manifestations islamistes

Deux personnes ont été tuées vendredi dans des manifestations, une centaine arrêtées et un général assassiné en Egypte où des mouvements salafistes appelaient à protester contre la destitution du président islamiste Mohamed Morsi il y a un an et demi.
Depuis que l'ex chef de l'armée et actuel président Abdel Fattah al-Sissi a destitué M. Morsi en juillet 2013, les partisans du premier président égyptien élu démocratiquement sont la cible d'une implacable répression, qui s'est par la suite élargie à l'opposition laïque et libérale.
Le Front salafiste, qui soutient M. Morsi et sa confrérie des Frères musulmans, avait appelé à manifester vendredi pour "renverser le pouvoir militaire" et "proclamer l'identité islamique de l'Egypte".
Mais les rassemblements, organisés en début d'après-midi, après la prière hebdomadaire, ont été limités dans la capitale et rapidement dispersés par la police, qui avec l'armée s'est déployée au Caire et dans les grandes villes du pays.
Dans le quartier pauvre de Matariya, dans l'est du Caire, la manifestation a donné lieu à des heurts avec la police, qui ont fait deux morts, selon des responsables de la sécurité et de la santé.
L'une des victimes a été tuée "d'une balle dans la poitrine", a indiqué le porte-parole du ministère de la Santé Hossam Abdel Ghaffar.
Selon un ami de la victime s'exprimant sous couvert de l'anonymat, il s'agissait d'un islamiste qui participait régulièrement à des manifestations anti-gouvernementales. "La police a tiré arbitrairement sur les manifestants", a-t-il assuré.
Le ministère de l'Intérieur a cependant affirmé que la police avait essuyé des tirs de la part des manifestants, précisant que l'un d'eux avait été arrêté en possession d'un fusil de chasse.
Au total, 145 personnes ont été arrêtées, la plupart avant le début des rassemblements, et huit petites bombes ont été désamorcées par les artificiers, selon le ministère.
Ailleurs dans la capitale, les marches n'ont regroupé que quelques dizaines d'islamistes, rapidement dispersés par les forces de l'ordre. Dans un quartier de l'ouest du Caire, une vingtaine de manifestants sont ainsi partis d'eux-mêmes en voyant la police arriver.
Les Frères musulmans avaient apporté leur soutien aux appels à manifester lancés par les mouvements salafistes, tout en appelant leurs partisans à le faire "pacifiquement".
Quelques heures avant le début des manifestations, un général de brigade a été tué et deux soldats blessés par des hommes armés, qui ont ouvert le feu sur le petit groupe qui sortait d'un hôtel dans un quartier de l'est de la capitale, a indiqué l'armée.
Depuis la destitution de M. Morsi, les attaques et attentats visant l'armée et la police se sont multipliés, tuant des centaines de membres des forces de l'ordre selon le gouvernement.
Ils ont été revendiqués par des groupes d'insurgés islamistes qui assurent agir en représailles à la répression visant les pro-Morsi. L'un d'eux, Ansar Beït al-Maqdess, a récemment fait allégeance à l'organisation Etat islamique, qui multiplie les atrocités en Syrie et en Irak.
Les Frères musulmans, qui avaient remporté toutes les élections entre la chute de Hosni Moubarak début 2011 et la destitution de M. Morsi, ont été déclarés "organisation terroriste".
Après le coup de force de l'armée contre M. Morsi, plus de 1.400 manifestants islamistes ont été tués par la police et l'armée, essentiellement au Caire, et plus de 15.000 Frères musulmans ou sympathisants ont été emprisonnés.
Des centaines ont été condamnés à mort dans des procès de masse expédiés en quelques minutes et qualifiés par l'ONU de "sans précédent dans l'histoire récente" du monde.

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État palestinien : pourquoi le débat s'invite en France

Vingt et un ans après les accords d'Oslo, qui devaient aboutir à la création d'un État palestinien sous cinq ans, celui-ci n'est pas près de voir le jour. Depuis 1993, les multiples négociations entre Israéliens et Palestiniens se sont toutes soldées par des échecs. Ce fut encore le cas au printemps dernier, malgré neuf mois d'efforts ininterrompus de la part du secrétaire d'État John Kerry. Mais ce dernier s'est heurté à un "mur" : la poursuite tous azimuts de la colonisation israélienne à Jérusalem-Est et en Cisjordanie, pourtant illégale selon le droit international.
Le nombre de colons israéliens en Cisjordanie était en juin dernier de 382 031, soit une augmentation de 2 % en six mois, presque le double de la croissance démographique dans le reste du territoire israélien. À ces colons viennent s'ajouter les quelque 200 000 Israéliens installés à Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël depuis 1967. Si Benyamin Netanyahou répète à l'envi qu'il est favorable à la solution à deux États, la réalité du terrain dit une tout autre vérité : la multiplication des implantations juives annihile simplement tout hypothétique État palestinien.
Ce constat alimente la frustration des Palestiniens, quotidiennement soumis aux humiliations liées à l'occupation. Depuis cet été, pas un jour ne passe sans que des émeutes éclatent en territoire occupé, au rythme des annonces israéliennes de nouvelles constructions ou des visites de juifs extrémistes sur l'esplanade des Mosquées (mont du Temple pour les juifs). Pis, le conflit politique territorial prend peu à peu une tournure religieuse, répondant aux provocations du Hamas palestinien et de l'extrême droite israélienne.
L'impasse politique s'est traduite par une sanglante vague d'attentats anti-israéliens en Israël et en Cisjordanie, suivis de représailles, parfois mortelles, contre les Palestiniens. Pour sortir de ce bourbier, l'Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas a lancé une vaste offensive diplomatique. "Il a écrit à tous les chefs d'État européens pour leur demander de reconnaître l'État palestinien, afin de renforcer ce statut dans le cadre de futures négociations et ainsi de ne plus dépendre de la bonne volonté d'Israël", explique Yves Aubin de La Messuzière, ancien directeur Afrique-Moyen-Orient au Quai d'Orsay et expert du dossier.
Cette stratégie commence à porter ses fruits. Fin octobre, la Suède a été le premier pays majeur de l'Union européenne à reconnaître unilatéralement l'État palestinien, et le 135e pays de la planète. Et si les autres chancelleries occidentales ne lui ont pas emboîté le pays, ce sont les Parlements nationaux qui s'en sont chargés. L'Irlande, le Royaume-Uni ou encore l'Espagne ont adopté des résolutions symboliques enjoignant à leur gouvernement de reconnaître la Palestine. "C'est la traduction d'un mouvement de fond au sein des opinions publiques européennes, qui considèrent que le conflit israélo-palestinien garde une importance centrale dans l'épisode chaotique que traverse actuellement le monde arabe", explique Yves Aubin de La Messuzière.
Cette vague de "reconnaissance" arrive en France. Sur proposition du groupe socialiste, un texte portant sur "la reconnaissance de l'État de Palestine" a été présenté ce vendredi à l'Assemblée nationale. Jugeant que "l'impasse des négociations entretient un foyer d'instabilité et affecte dangereusement la paix dans toute la région", le projet de résolution estime que "la reconnaissance de l'État palestinien doit s'accompagner d'un retour salutaire et immédiat à la négociation". Par conséquent, il "invite le gouvernement à reconnaître l'État de Palestine en vue d'obtenir un règlement définitif du conflit". 
Le vote, non contraignant, doit avoir lieu le mardi 2 décembre, tandis qu'un texte identique doit être examiné au Sénat le 11 décembre. Au grand dam de l'ambassadeur d'Israël en France, Yossi Gal, pour qui le débat risque d'"exacerber la situation en France". Ce n'est pas l'avis du député socialiste Benoît Hamon qui affirme au site Metronews qu'il a "plutôt l'impression que ce sont les violences là-bas (au Proche-Orient) qui ont entraîné les violences ici (en France). À chaque fois que l'on veut faire un pas en faveur d'une solution négociée, on nous dit que ce n'est pas le bon moment", ajoute l'ancien ministre.
Selon toute vraisemblance, le "oui" devrait l'emporter à l'Assemblée grâce à la majorité de gauche. Toutefois, le vote ne devrait pas bénéficier du soutien de la droite. Pour le président du groupe UMP, Christian Jacob, la reconnaissance de l'État palestinien est "clairement dans le domaine réservé de l'exécutif". Pourtant, il semble bien que la démarche ait bénéficié de la bénédiction du gouvernement.
"Le processus de paix n'avance pas", confie une source diplomatique. "Depuis cet été et la crise de Gaza, le discours et la logique ont donc été renversés. Si, dans un monde idéal, l'État palestinien doit être le fruit de négociations, il serait possible d'utiliser la reconnaissance comme un outil pour accélérer le processus de paix" : en clair, reconnaître au préalable l'État palestinien pour contraindre Israël à réellement négocier. En août dernier, Laurent Fabius était monté au créneau en annonçant qu'il "faudrait bien, à un moment, reconnaître l'État palestinien".
Relativement absente du dossier au cours des dernières années, la France semble aujourd'hui vouloir reprendre l'initiative. Devant l'Assemblée nationale, Laurent Fabius a indiqué que la diplomatie française oeuvrait avec ses partenaires pour faire adopter une résolution au Conseil de sécurité afin d'aboutir à un règlement définitif du conflit israélo-palestinien sous deux ans. Une conférence internationale devrait également être organisée à Paris. "Nous assistons aujourd'hui à une nouvelle donne", souligne Yves Aubin de La Messuzière. "La volonté est de changer l'enceinte des négociations - pour rejoindre le cadre multilatéral de l'ONU - afin d'imposer la paix, avec un retour aux frontières de 1967 et des aménagements à négocier."
"Si cette tentative ultime de solution négociée n'aboutit pas, a précisé vendredi le ministre des Affaires étrangères, alors il faudra que la France prenne ses responsabilités en reconnaissant sans délai l'État de Palestine, et nous y sommes prêts."

(28-11-2014 - Armin Arefi)

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Débat à l’Assemblée nationale – Proposition de résolution relative à la reconnaissance de l’Etat palestinien - Discours de Laurent Fabius (28 novembre 2014)

Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les Députés,
 
Vous allez vous prononcer, mardi prochain, après ce débat, dans un vote concernant la reconnaissance de l’Etat de Palestine.
Un tel débat suivi d’un scrutin n’est pas habituel : la reconnaissance d’un Etat est en effet une prérogative de l’exécutif, et il est rare que le Parlement se saisisse d’une telle question. Mais la situation elle-même est exceptionnelle : l’interminable conflit israélo-palestinien, l’attachement de la France envers les deux peuples, le désir de notre pays de voir la paix enfin s’instaurer là-bas expliquent votre volonté commune, même si elle s’exprime par des positions diverses, de contribuer à une solution politique.
 
* * *
 
Je commencerai sur ce sujet par une évidence : la France est l’amie à la fois du peuple israélien et du peuple palestinien. Et ceci devrait guider le fond et le ton des prises de position. Nos seuls ennemis dans cette région sont les extrémistes et les fanatiques qui, de chaque côté, entravent la marche vers la paix par ce que j’appellerai leur « spirale du talion ».
Dans cette recherche de la paix, notre pays s’est depuis longtemps déclaré favorable à la solution des deux Etats. Le 29 novembre 1947, lors du vote de l’Assemblée générale des Nations Unies sur la création de deux Etats, la France apporta sa voix décisive. Je rappelle le texte, en 1947, de la résolution 181 de l’Assemblée générale des Nations Unies : « les Etats indépendants arabe et juif (…) commenceront d’exister (…) le 1er octobre 1948 au plus tard ». La France fut l’une des premières, après l’URSS et les Etats-Unis, à reconnaître le jeune Etat d’Israël, qui dut conquérir de haute lutte son droit à l’indépendance. Ce fut aussi la position du Général de Gaulle, de ses successeurs – et, par un discours resté fameux prononcé à la tribune de la Knesset en 1982, celle de François Mitterrand, qui traça la perspective en reconnaissant l’aspiration légitime du peuple palestinien à un Etat.
Au-delà des alternances politiques, c’est la position constante de la diplomatie française. Les votes récents de la France en faveur de la Palestine comme membre de l’UNESCO ou comme Etat observateur non membre à l’ONU vont dans le même sens. C’est également la position du Président François Hollande et du Premier Ministre Manuel Valls ; jeréaffirme cette position. Notre conviction est que le règlement définitif du conflit et l’avènement d’une paix durable au Proche-Orient ne pourront être obtenus que par la coexistence de deux Etats souverains et indépendants. La conséquence logique de cette position est claire – et je l’exprime clairement : la France reconnaîtra l’Etat de Palestine. Cette reconnaissance, je l’ai dit, ce n’est pas une faveur, un passe-droit, c’est un droit.
La question qui se pose à nous n’est donc pas celle des principes, puisque celle-ci est tranchée, mais celle des modalités : quand et comment ? Plus largement, quelle méthode pour essayer d’aboutir concrètement à la paix ? C’est le débat qu’appelle la proposition soumise à votre Assemblée.
 
***
 
Mesdames et Messieurs les députés, personne ne peut nier que l’espoir de paix au Proche-Orient soit plus que jamais menacé.
Nous partageons tous devant ce conflit un sentiment d’urgence. Nous mesurons la gravité de la situation. Nous savons les ravages que crée des deux côtés, et ailleurs, l’absence de perspective concrète de solution. Nous voyons l’étendue des drames humains et les atteintes, toujours plus inquiétantes, portées à la solution des deux Etats.
C’est d’ailleurs pourquoi plus de 130 pays dans le monde ont reconnu la Palestine. C’est aussi pourquoi, au cours des dernières semaines, plusieurs pays ou Parlements voisins ont pris des initiatives voisines : la Suède, le Parlement de Grande-Bretagne, d’Irlande et, très récemment, celui d’Espagne. Ils ont voulu exprimer que, face à l’impasse actuelle, ils refusaient le fatalisme et l’inertie. Nous sommes nous-mêmes convaincus qu’il faut agir pour faire avancer la paix.
La paix, nous en connaissons depuis longtemps les contours. Elle doit reposer sur l’existence de deux Etats souverains et démocratiques, vivant côte à côte en paix et en sécurité, sur la base des lignes de 1967 et avec Jérusalem pour capitale. C’est d’ailleurs le paradoxe tragique du conflit israélo-palestinien et sa spécificité par rapport à d’autres conflits : les termes de sa résolution sont pour l’essentiel déjà connus, et cependant il apparaît depuis des décennies comme le symbole du conflit insoluble.
Car il est vrai que la méfiance est forte entre les deux parties, même si les opinions publiques des deux côtés sont majoritairement favorables à la solution des deux Etats. La poursuite illégale des implantations depuis les années 1970 dans les territoires occupés par Israël menace à un terme de plus en plus rapproché la viabilité d’un Etat palestinien, cependant que la position de certains groupes palestiniens tels le Hamas, qui appellent à la destruction d’Israël, rejettent les accords d’Oslo et exaltent la violence, est évidemment contraire à la volonté de solution et à nos choix.
Bref, face à une paix nécessaire et espérée, les obstacles se multiplient.
Le processus de négociations entre les deux parties, que le Secrétaire d’Etat américain Kerry a tenté avec ténacité de relancer en début d’année, apparaît à l’arrêt.
L’explosion des violences provoque l’effroi, avec encore récemment l’attentat barbare commis contre des Israéliens dans une synagogue de Jérusalem, et cet été, la tragédie insupportable qui a frappé les habitants de Gaza.
A Gaza précisément, rien n’est réglé, en Cisjordanie, à Jérusalem, partout la tension grandit : une étincelle peut, à chaque instant, conduire à l’embrasement général.
Cette situation dramatique, c’est à la fois l’expression et l’aboutissement de décennies de tensions, avec l’engagement périodique de négociations et l’échec périodique de ces mêmes négociations. Atel point qu’au fil des années, ce conflit est devenu une sorte de « rocher de Sisyphe des relations internationales ». Achaque reprise des discussions, l’espoir renaît ; mais, quand le but approche, quand chacun espère que les deux parties peuvent et vont conclure, la rechute hélas se produit.
A Madrid, puis lors des accords d’Oslo, la paix a pu sembler à portée de main. Lors des sommets de Camp David, de Taba aussi, où l’issue paraissait proche. Mais la paix a fini toujours par se dérober, rendant chaque fois plus amères et plus brutales les désillusions de ceux qui croyaient en elle.
Face à cette impasse, c’est le devoir de la communauté internationale de réagir, en particulier le devoir de la France, puissance de paix, amie traditionnelle des Israéliens et des Palestiniens, même si nous savons que la tâche est et sera très difficile.
 
***
 
Mesdames et Messieurs les députés,
Le texte qui vous est soumis affirme « l’urgente nécessité d’aboutir à un règlement définitif du conflit permettant l’établissement d’un Etat démocratique et souverain de Palestine en paix et en sécurité aux côtés d’Israël ». Il affirme que « la solution des deux Etats, promise avec constance par la France et l’Union européenne, suppose la reconnaissance de l’Etat de Palestine aux côtés de l’Etat d’Israël ». Et il « invite le Gouvernement français à reconnaître l’Etat de Palestine en vue d’obtenir un règlement définitif du conflit ».
Certains parmi vous estiment que, pour des raisons constitutionnelles, ils ne peuvent prendre position favorable, ou position tout court, car cela empiéterait sur les pouvoirs de l’exécutif. Jeveux être clair. Ce qu’interdit la Constitution au titre de l’article 34-1, c’est que le Parlement inscrive à l’ordre du jour des propositions de résolution contenant des « injonctions » à l’égard du Gouvernement. Or la proposition examinée constitue, non une injonction, mais – ce n’est pas une querelle sémantique – une invitation à l’adresse du Gouvernement. Donc, pas d’ambiguïté : sur la question de la reconnaissance de l’Etat de Palestine, le Parlement peut se prononcer, il va le faire, mais aux termes de notre Constitution, l’exécutif – et lui seul – est juge de l’opportunité politique.
Mesdames et Messieurs,
Comment servir le plus efficacement possible la cause de la paix ?
La France défend depuis longtemps l’idée que la reconnaissance de l’Etat de Palestine doit intervenir dans le cadre d’un règlement global et définitif du conflit, négocié par les deux parties. Pour une raison : nous ne voulons pas d’une reconnaissance symbolique qui n’aboutirait qu’à un Etat virtuel. Nous voulons un Etat de Palestine réel. Après vingt-cinq années de « processus de paix » sans résultat, on ne peut se contenter d’une reconnaissance en trompe-l’œil, suivie d’aucun effet concret.
Mais l’objectif souhaitable d’une reconnaissance inscrite dans le cadre d’un accord global n’a de sens que si les négociations s’engagent effectivement, si elles avancent et si elles aboutissent. En d’autres termes, nous soutenons la négociation, mais nous refusons que celle-ci devienne le mode de gestion d’un statu quo injuste et intenable. Nous refusons un faux-semblant où les deux parties, livrées seules à elles-mêmes, ne parviendraient qu’à ressasser les mêmes questions sans qu’un cadre et un terme clairs soient donnés à la négociation. Bref, la négociation accompagnant la reconnaissance ne peut devenir un moyen, le moyen d’éviter ou d’empêcher cette reconnaissance.
 
***
 
Dès lors, constatant le blocage actuel, nous pensons qu’il est légitime de retenir une approche permettant de donner une réelle et peut-être ultime chance à la négociation.
Nous considérons qu’il est indispensable de sortir d’un face-à-face solitaire entre Israéliens et Palestiniens, méthode qui a fait la preuve de son peu d’efficacité. Leconstat historique de ces dernières décennies est en effet sans appel : seules, ou même avec le concours des Etats-Unis, les deux parties réussissent – difficilement – à discuter mais elles ne parviennent pas à conclure. Notamment pour des raisons de politique intérieure, elles ne parviennent pas à accomplir les dernières concessions qu’impose la signature d’un compromis.
Il faut donc essayer de faire évoluer cette méthode. Il faut un accompagnement, certains diront une pression de la communauté internationale pour aider les deux parties à faire le geste final indispensable et accomplir le pas ultime qui mènera à la paix.
C’est ce à quoi le Gouvernement français s’emploie en ce moment même.
Aux Nations Unies, nous travaillons avec nos partenaires pour essayer de faire adopter une résolution du Conseil de Sécurité en vue d’une relance et d’une conclusion des négociations, pour laquelle le terme de deux ans est le plus souvent évoqué. Le Gouvernement français peut reprendre ce chiffre à son compte.
Après tant d’efforts et d’échecs, le résultat n’est pas assuré. Mais nous ne voulons écarter aucune chance de paix. Les objectifs de cette résolution espérée sont clairs. Fixer un cap : nous voulons éviter l’écueil de négociations sans fin, qui reprendraient depuis le départ des efforts déjà accomplis depuis des années. Des paramètres précis pour un règlement du conflit adoptés en amont par la communauté internationalefourniront la base des futures négociations. Et nous devons fixer un calendrier. Car en l’absence de calendrier, comment convaincre qu’il ne s’agira pas d’un énième processus sans perspective réelle d’aboutir ?
Parallèlement à ces négociations aux Nations Unies, la France plaide pour créer les conditions d’un effort collectif au service de la paix. L’expérience nous enseigne, je l’ai souligné, que les Israéliens et les Palestiniens ne parviennent pas à conclure seuls. Les décisions à prendre sont si délicates qu’un accompagnement et un soutien extérieurs sont indispensables, avec et au-delà même des Etats-Unis qui ont un rôle majeur à jouer. D’autres pays sont par ailleurs directement concernés par la solution du conflit : je cite notamment l’Egypte ou la Jordanie, qui accueillent de nombreux réfugiés palestiniens depuis des décennies ou exercent des responsabilités particulières sur les Lieux saints.
La France souhaite entraîner dans cette démarche à la fois l’Union européenne, la Ligue arabe, les membres permanents du Conseil de Sécurité, dont les Etats-Unis, dans une mobilisation collective en faveur de la paix au Proche-Orient. Une conférence internationale pourrait être organisée afin d’appuyer cette dynamique indispensable. La France est disposée à en prendre l’initiative. Dans cette négociation diplomatique, la reconnaissance de l’Etat palestinien constituera un instrument du règlement définitif du conflit, un levier au service de la paix.
Et si ces efforts échouent, dira-t-on ? Si cette ultime tentative de solution négociée n’aboutit pas ? Alors, il faudra que la France prenne ses responsabilités, en reconnaissant sans délai l’Etat de Palestine. Nous y sommes prêts.
 
***
 
Mesdames et Messieurs les Députés,
La position du Gouvernement français se veut à la fois positive et équilibrée. Pas question d’un statu quo qui, en réalité, menace la solution des deux Etats. Pas question non plus de céder sur la sécurité d’Israël. Et pas question d’« importer » chez nous le conflit israélo-palestinien. Dans notre esprit, les votes qui vont intervenir n’opposeront pas d’un côté ceux qui soutiennent les Palestiniens et de l’autre ceux qui soutiennent les Israéliens : la reconnaissance de l’Etat de Palestine est en effet nécessaire aussi pour assurer durablement le développement et la sécurité d’Israël, elle devrait donc logiquement être soutenue par tous les amis d’Israël. Inversement, nous pensons qu’être un ami d’Israël n’est nullement être un ennemi de la Palestine. Le point de rencontre est la recherche de la paix qui implique de reconnaître l’Etat palestinien, selon la méthode et au moment les plus efficaces pour servir cette paix. Sur ce chemin escarpé, nous ne ménageons pas nos efforts. Car nous savons comme vous que le temps est compté à celles et ceux qui, dans cette région et pour cette région, veulent sincèrement la paix.
 
(28-11-2014 - Site du ministère français des Affaires étrangères)

***

Voici un résumé des interventions à l'Assemblée nationale lors du débat sur la reconnaissance de l'État palestinien :

Bruno Le Roux, chef de file des députés socialistes : "L'objet de notre débat aujourd'hui, de notre vote mardi, ce n'est pas un débat de politique intérieure. L'enjeu de ce débat, l'enjeu de ce vote, c'est de peser ensemble. (...) Nous sommes la France, notre voix porte dans le monde. Il est nécessaire que nous nous exprimions. Cette initiative française se veut donc également comme une réponse à la situation de blocage que connaît le processus de paix, depuis les accords d'Oslo."

Pierre Lellouche (UMP) : "Une telle reconnaissance ne fera que radicaliser un peu plus une position israélienne dangereuse à long terme pour la pérennité même de l'État d'Israël, sans aider aucunement le président palestinien, Mahmoud Abbas, à régler son problème numéro un, qui est d'asseoir son autorité sur le Hamas à Gaza (...) Au pire, la reconnaissance vaudrait indirectement reconnaissance du terrorisme que nous combattons partout ailleurs."

Philippe Vigier, chef de file des députés UDI : "Le vote d'une telle résolution ne risque-t-il pas de raviver les tensions communautaires et fragiliser la paix sociale ? (...) Chacun des députés du groupe UDI se déterminera en conscience avec sa propre liberté de vote (...) Nous sommes convaincus que c'est par un travail de mobilisation consensuelle et de convergence diplomatique, au niveau européen, que la question israélo-palestinienne trouvera enfin la voie de la paix."

François de Rugy, coprésident du groupe écologiste : "Ce type de résolution doit ramener l'espoir, signifier aux Palestiniens qu'une issue politique est possible, et dissuader ceux qui seraient tentés par le recours à la violence. (...) Cette initiative doit être prise pour ce qu'elle est : une contribution à un climat international apaisé, serein et équilibré. Elle ne doit en aucun cas prétendre se substituer à une phase de négociation dans laquelle les parties devront impérativement s'engager. Elle doit, en quelque sorte, en être le préalable."

Roger-Gérard Schwartzenberg, chef de file des députés radicaux de gauche : "Cette invitation est la forme plus courtoise d'une injonction. C'est à l'exécutif qu'il appartient de décider de la diplomatie française. Pour ces diverses raisons, cette proposition de résolution ne peut être considérée comme recevable. En conséquence, il ne paraîtra pas possible de prendre part à son vote si l'on veut se conformer à la Constitution."

François Asensi (Front de gauche) : "La France a rendez-vous avec son destin. Aujourd'hui, nous avons la responsabilité de réparer une injustice vieille de plus de 60 ans (...) Comme le disait magnifiquement Mandela : notre liberté est incomplète sans la liberté des Palestiniens. (...) Le vote de l'Assemblée nationale française sera un vote pour la paix, un vote pour la justice, un vote pour la sécurité de l'État d'Israël et de tout le Moyen-Orient (...) Il serait inconcevable que le gouvernement ne reconnaisse pas officiellement la Palestine au lendemain du vote de cette résolution."

Élisabeth Guigou, présidente PS de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée : "La conférence internationale proposée par François Hollande pourrait convaincre les pays arabes qui ne l'ont pas encore fait de reconnaître Israël."

Axel Poniatowski, député UMP et ancien président de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée : "Le rapprochement du Fatah et du Hamas crée une nouvelle donne politique à encourager et à soutenir pour la paix. (...) La paix ne peut être que le fruit de la reprise de négociations et du dialogue entre les deux parties. Et ceci n'est possible qu'à condition qu'au moins en droit, les deux parties soient dans un rapport mieux équilibré. Cela s'appelle la reconnaissance d'un État palestinien."

Meyer Habib, député UDI des Français d'Israël notamment : "L'adoption de cette proposition reviendrait à reconnaître le terrorisme comme moyen de pression politique légitime. Reconnaître l'État palestinien, c'est dire au Hamas : continuez à tuer. Le Hamas est l'équivalent de Daech et d'al-Qaida (...) Jérusalem est la capitale du peuple juif depuis 3 000 ans."

Gilbert Collard (FN) : "Le droit international pour vous, ce sont les banlieues qu'il faut reconquérir (...) Vous embrassez le Hamas, le terrorisme, la haine, la mort dans les villes d'Israël et à Jérusalem, soyez lucides. (...) Nous voulons un État palestinien, mais dans les conditions requises, pas dans le désordre, le terrorisme (...) Vous faites honte au droit international."

Claude Goasguen (UMP) : "Quel État palestinien nous allons reconnaître ? Quel est le territoire de cet État ?"

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Débat sur la reconnaissance de l'État palestinien à l'Assemblée nationale française

Après les Parlements britannique et espagnol, l'Assemblée débat à son tour vendredi de la reconnaissance de l'État palestinien par le biais d'une résolution non contraignante qui devrait être ensuite adoptée mardi sans le soutien de la droite. Le texte soumis aux députés par le groupe socialiste "invite le gouvernement à reconnaître l'État de Palestine en vue d'obtenir un règlement définitif du conflit" et juge que "la solution des deux États, promue avec constance par la France et l'Union européenne, suppose la reconnaissance de l'État de Palestine aux côtés de celui d'Israël". Le débat, qui débute à 9 h 30, sera limité à 1 h 15 et suivi de la réponse du ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius. Le vote solennel aura lieu le 2 décembre et le Sénat examinera un texte identique le 11.
Cette démarche, non contraignante pour le gouvernement, s'inscrit dans un mouvement européen pour que la reconnaissance de la Palestine, jusque-là envisagée comme l'aboutissement de négociations, soit utilisée comme un moyen de pression sur Israël pour relancer un processus au point mort depuis l'échec de la médiation américaine au printemps dernier. Cela alors que la viabilité même d'un État palestinien est menacée par la colonisation et qu'un nouveau cycle de violences menace. Répondant à l'invitation de personnalités israéliennes engagées pour la paix, des votes similaires viennent d'avoir lieu à la quasi-unanimité au Parlement britannique, au Sénat irlandais et au Congrès des députés espagnols. La Suède a reconnu l'État palestinien fin octobre, devenant le 135e État à le faire.
En France, la question est très sensible politiquement, à la fois parce que la cause palestinienne a toujours été très populaire et soutenue diplomatiquement et aussi parce qu'y vit la première communauté juive d'Europe (entre 500 et 600 000 personnes) qui dénonce une montée de l'antisémitisme ces dernières années. Ce vote risque d'"exacerber la situation" en France, a ainsi jugé l'ambassadeur d'Israël, Yossi Gal, en faisant allusion aux incidents survenus lors de manifestations pro-palestiniennes cet été durant l'intervention israélienne à Gaza. À Paris, des rassemblements "pro-israéliens" sont prévus à la mi-journée près de l'Assemblée, et des "pro-palestiniens" en fin d'après-midi.
Au PS, une dizaine de députés (sur 289) n'ont pas signé la résolution. Parmi eux, l'Alsacien Armand Jung, président du groupe d'amitié France-Israël, et le maire de Sarcelles (Val-d'Oise), François Pupponi, commune qui abrite une forte population de confessions juive et musulmane. L'UMP, favorable à la solution des deux États au bout d'un processus de paix, est à une très grande majorité hostile à cette démarche, même si elle a prévu de répartir son temps de parole entre deux contre (Claude Goasguen et Pierre Lellouche) et un pour (Axel Poniatowski). Le chef de file du groupe UMP Christian Jacob argumente qu'on est "clairement dans le domaine réservé de l'exécutif". Candidat à la présidence du parti l'UMP, Nicolas Sarkozy a appelé à voter contre "une reconnaissance unilatérale quelques jours après un attentat meurtrier (l'attaque contre une synagogue perpétrée à Jérusalem) et alors qu'il n'y a aucun processus de paix". Même argumentation à l'UDI. "Nous ne pensons pas que ce soit le bon moyen de passer par le Parlement", selon le président du groupe, Philippe Vigier.
À gauche, le texte sera soutenu "avec enthousiasme" par les écologistes et le Front de gauche, qui avaient déposé leurs propres résolutions, tandis que les radicaux de gauche sont partagés. Pour les communistes, "c'est un combat historique", a rappelé le député François Asensi, qui a appelé le gouvernement à une reconnaissance "au lendemain du vote". Mais le gouvernement, qui a donné son aval à la démarche des parlementaires, "n'est pas lié", a rappelé la semaine dernière Laurent Fabius, pour qui la reconnaissance doit être "utile" à un règlement du conflit, et pas simplement symbolique". Paris veut agir dans un cadre international concerté. Et notamment à l'ONU, où les Palestiniens ont annoncé leur intention de déposer une résolution réclamant la fin de l'occupation israélienne en 2016. Afin d'éviter le veto américain, la France tente avec ses partenaires européens de promouvoir un texte alternatif qui ne fixe pas de calendrier, selon des sources françaises.

(28-11-2014 - Avec les agences de presse)

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