La phrase

"Extirper le sionisme de Palestine" (Al Faraby)


mardi 30 juin 2015

Sur l’intimidation et les tentatives anti-BDS

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(Photo Al Faraby)

L’affaire Orange
L’affaire Orange ici, ce n’est pas l’orange menaçant des victimes de Guantanamo ou de l’État islamique – il s’agit de la société de télécommunication française Orange, et de sa récente affaire avec Israël.
Après avoir annoncé au Caire qu’Orange allait suspendre son contrat avec la société Partner d’Israël, le PDG d’Orange (suite à la pression israélienne sur le gouvernement français) est arrivé en Israël pour y rencontrer le Premier ministre Benjamin Netanyahu. Là, il a exprimé son démenti des articles qui avaient affirmé qu’ « il romprait les liens avec Israël ‘demain’ si les ramifications financières n’étaient pas aussi graves que l’estime sa société ». Le PDG a par la suite écrit une lettre à la ministre adjointe israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Hotovely, faisant l’éloge d’Israël en tant que « terre d’innovation et de dynamisme ». Il y déclare qu’Orange ne succombera pas à « la pression politique de certains mouvements ou organisations », et que la société « ne supportait aucune forme quelle qu’elle soit de boycott contre Israël ».
Avant cela, le professeur Richard Horton, rédacteur en chef de la revue médicale The Lancet, était lui aussi venu à Haïfa pour exprimer son repentir et son « profond regret » auprès des médecins israéliens de l’hôpital Rambam après la publication d’une lettre par sa revue aux lendemains de la guerre contre Gaza. Il a prétendu, « J’ai été personnellement horrifié devant le contenu antisémite de la vidéo offensive de deux des auteurs de cette lettre. La vision du monde exprimée dans cette vidéo est intolérable et doit être condamnée, et je la condamne ». Ensuite, il a twitté : « Hier, j’ai eu l’immense privilège de visiter Acco et de rencontrer l’imam et le rabbin de la ville, et voir comment ils travaillent ensemble », dit-il. « À la fin, j’ai demandé à l’imam, ‘Alors, que dois-je faire ?’ Et il m’a dit très directement (…), ‘vous devez travailler avec les Israéliens, vous devez travailler avec les Palestiniens et vous devez travailler à encourager le rapprochement de ces deux peuples ». Contre son espoir d’ « ouvrir un nouveau chapitre » dans la relation entre The Lancet et Israël, une campagne visant à salir sa réputation est toujours en cours.

Le propre but des Palestiniens au Congrès de la FIFA
Après s’être vanté longuement de sa détermination à suspendre Israël de la FIFA, et quelques instants avant que le vote était censé commencer au 65e Congrès à Zurich, le Président de l’Association palestinienne de football, le Président Jibril Rajoub, a demandé l’autorisation de prendre la parole afin de retirer la proposition originale où il demandait la suspension de l’Association israélienne de football, IFA. Et de déclarer, « Je suis ici pour jouer au football, plutôt que jouer à la politique. » Rajoub expliqua qu’il avait décidé d’abandonner la proposition de suspension en raison des nombreuses requêtes qu’il avait reçues de nombreux membres de la FIFA. La scène s’est terminée avec Rajoub et le président de l’IFA, Ofer Eini, en train de se serrer la main près du bureau de la délégation palestinienne, une fois le retrait approuvé. Le Premier ministre Netanayu a mis en ligne le résultat sur Facebook : « Notre effort international a fait ses preuves et il a abouti à l’échec de l’Autorité palestinienne à nous suspendre de la FIFA ».
Quand des dirigeants palestiniens se comportent de cette manière à la FIFA, on doit sérieusement s’inquiéter pour la performance palestinienne officielle à la Cour de justice internationale.

La raison d’être du mouvement BDS
Malheureusement, l’histoire nous apprend qu’on ne peut attendre de justice pour les Palestiniens de la part des régimes officiels internationaux ou des Nations-Unies. Les Palestiniens ont dû s’organiser avec les sociétés civiles à travers les frontières, avec des nations qui ont vécu la colonisation et l’oppression, et avec des gens de conscience qui s’opposent à la position de leur propre gouvernement. Même si l’Amérique, en tant que pays, n’est pas disposée à faire pression sur Israël, à travers le BDS les Américains, à titre individuel, peuvent le faire d’eux-mêmes.
Face à de vaines négociations, la criminalisation de la résistance armée palestinienne, et l’incapacité à long terme des centres de pouvoir dans le monde à protéger les droits nationaux des Palestiniens, ce que nous voyons plutôt, c’est qu’Israël est l’un des plus fortement subventionnés de tous les alliés de l’Amérique, et que l’Union européenne, si elle a longtemps critiqué la colonisation, a accordé aux produits israéliens la dispense des frais de douane.
Le mouvement BDS est survenu en tant qu’organisation des sociétés civiles, avec un rôle moteur et sous l’égide des Palestiniens, en adoptant un outil stratégique non violent de long terme, pour améliorer les conditions de négociations et mettre en avant les violations par l’occupation des droits nationaux et humains des Palestiniens. La pression est portée sur l’occupation au moyen du boycott, du désinvestissement et de sanctions, pour obliger l’occupant au respect du droit international. Le BDS exige la fin de l’occupation par Israël des terres conquises en 1967 et le démantèlement de son mur en Cisjordanie ; la reconnaissance du droit des Palestiniens ayant la citoyenneté israélienne à une totale égalité ; le respect et la promotion des droits des réfugiés palestiniens à rentrer dans leurs foyers. Toutes ces revendications sont conformes aux lois internationales et, plus encore, le BDS, mouvement non violent, sert à fournir une alternative à la résistance armée que les médias internationaux appellent « terrorisme ».

La campagne anti-BDS d’Israël
En réaction, le gouvernement crie à l’ « holocauste » et emploie des ressources massives pour contrer la campagne BDS, tentant de la marquer comme une forme de « terrorisme » au niveau national et d’ « antisémitisme » au niveau international. En 2011, la Knesset a voté une loi qualifiant d’infraction civile tout appel public à un boycott contre l’État d’Israël. Selon cette loi, quiconque appelle à un boycott peut également être écarté des appels d’offre du gouvernement et être poursuivi et contraint de payer une indemnité indépendamment des dommages réels.
Les présidents des universités en Israël discutent actuellement avec le gouvernement pour contrecarrer le boycott universitaire. Un certain nombre de milliardaires pro-Israël, conduits par Sheldon Adelson, le milliardaire des casinos, s’organisent et prévoient de contrer le mouvement BDS. Le Congrès américain, le parlement canadien et d’autres parlements à travers le monde, votent des lois interdisant le boycott d’Israël et prévoient de sanctionner ceux qui recommandent ou participent au boycott d’Israël en tant qu’acte d’antisémitisme. Un projet de loi exigeant que les fonds de pension de l’État se désinvestissent des sociétés qui soutiennent le BDS a été voté dans l’Illinois ; le Tennessee et l’Indiana ont suivi avec l’adoption d’une résolution condamnant formellement le BDS.
Il y a des tentatives innombrables pour étouffer la campagne BDS et entraver la participation du public par des procès. Récemment, la loi pour le Commerce et le Développement commercial entre les États-Unis et Israël (US-Israel Trade and Commercial Enhancement Act) a été présentée pour influencer les négociations commerciales avec le but de décourager les partenaires commerciaux potentiels des USA de se livrer à un boycott économique contre Israël, en surveillant les activités pro-BDS des sociétés étrangères qui commercent sur les marchés boursiers, et en interdisant aux tribunaux américains de « faire exécuter les décisions rendues par des tribunaux étrangers contre les sociétés américaines uniquement en raison de leur conduite commerciale en Israël. » Un autre projet de loi en préparation, « Boycottez nos ennemis, pas Israël », suggère que les entrepreneurs qui font affaires avec le gouvernement US soient tenus de certifier qu’ils ne participent pas à des boycotts contre Israël.
Des étudiants d’universités en Californie ont adopté des résolutions demandant à leurs universités de se désinvestir d’Israël, mais les présidents de ces universités se sont publiquement opposés au mouvement et se réfèrent à tout débat à propos du BDS sur les campus comme franchissant une « ligne rouge » et « offensive » et « incendiaire », même l’appel pour le boycott d’universités comme Bar Ilan, qui sont ouvertement complices de l’occupation et du processus colonial en Cisjordanie.
Des critiques plus légères contre BDS – qu’il serait « peu solide » et « inefficace » - ont été exprimées par certains intellectuels perçus comme pro-palestiniens, mettant en avant que la direction palestinienne ne soutient pas le boycott d’Israël et que la demande du retour des Palestiniens est irréalisable. Ils se demandent pourquoi il fait le choix de l’occupation israélienne quand il existe d’autres régimes oppressifs ; l’Afrique du Sud n’était pas le seul ou le pire régime oppressif quand son boycott a été mis en place. Même John Kerry a utilisé la notion de boycott comme un atout dans les négociations, en 2014, quand il mettait en garde le gouvernement israélien, disant « il y a des pourparlers de boycotts » pour le cas où il refuserait un accord de paix.
Pour ceux qui se sentent touchés par les violations israéliennes des droits humains, la censure du boycott est une aversion et une hypocrisie. Il est intuitif et psychologiquement important de démontrer sa désapprobation face à une action de l’oppresseur. BDS est non violent et c'est un droit d'y participer, dans une décision démocratique, libre, et privée. BDS choisit des cibles en tant que construction et institutions de l’occupation, et aucunement en tant qu’individus israéliens et population juive. Si certains individus ou opportunistes commettent des erreurs au nom du BDS, alors cette erreur doit être signalée, discutée et corrigée par le BDS – mais de tels problèmes ne doivent pas délégitimer le mouvement dans son ensemble. Un travail important au niveau de la sensibilisation du public est nécessaire pour ouvrir la voie aux activités du BDS et l’aider à prendre de l’essor. Il y aura quelques succès et beaucoup d’accusations, intimidation et pression. Ceux qui soutiennent le BDS se doivent d’être patients, car la nuit noire ne vas pas durer toujours, le croissant va grandir et deviendra une pleine lune, certains jours.

Samah Jabr,
juin 2015

Samah Jabr est jérusalémite. Psychiatre et psychothérapeute, elle se soucie du bien-être de sa communauté, bien au-delà des questions de santé mentale.
Traduction : JPP pour Les Amis de Jayyous.

"Exigeons qu'Orange rompe son partenariat avec l'opérateur israélien Partner."

Décès d'un des quatre Israéliens blessés par des tirs en Cisjordanie


Un Israélien a succombé mardi à ses blessures après été touché avec trois de ses compatriotes dans la nuit par des tirs sur une route du nord de la Cisjordanie occupée, a annoncé sa famille.
Les soldats israéliens se sont déployés en masse dans cette zone proche de Naplouse, multipliant les barrages, pour retrouver le ou les auteurs de ces tirs, alors que les attaques contre les Israéliens se sont accélérées depuis le début, il y a une dizaine de jours, du ramadan.


(30-06-2015 - Avec les agences de presse)

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En Irak, apprendre à lire et à écrire sur la ligne de front


Tous les soirs, Hakar Mustafa échange sa Kalachnikov de combattant kurde contre un cahier et un stylo pour apprendre à lire et à écrire près du front avec les jihadistes dans le nord de l'Irak.
Ce peshmerga de 21 ans, avec des dizaines d'autres membres des forces de la région autonome du Kurdistan, étudie dans une école du village de Bahra, à trois kilomètres de la plus proche des positions du groupe Etat islamique (EI).
A l'intérieur de la "Peshmerga school", qui a ouvert ses portes il y a un mois, des hommes en tenue militaire se serrent derrière des pupitres dans une salle exiguë, devant un tableau blanc.
"Nous ne pouvions pas aller à l'école" dans les années 1990, raconte Hakar Mustafa au sujet d'une décennie marquée par une révolte contre l'ancien dictateur irakien Saddam Hussein et des combats entre Kurdes.
Alors il a d'abord travaillé dans l'agriculture puis rejoint les peshmergas. "Je n'ai jamais été en mesure d'aller à l'école et je suis resté analphabète", dit-il.
Selon le ministère de l'Education du Kurdistan, 15% de la population de la région autonome ne sait ni lire ni écrire.
Pour Hakar Mustafa, apprendre à lire et écrire est essentiel non seulement pour son éducation mais aussi dans la guerre contre l'EI.
"Plusieurs de mes camarades ont été capturés par l'ennemi car ils ne savaient pas lire les panneaux leur signalant qu'ils étaient parvenus dans des zones dangereuses", explique-t-il.
Il y a un an, le Kurdistan a consolidé son emprise sur des territoires du nord de l'Irak disputés avec le pouvoir central à Bagdad quand les forces de sécurité gouvernementales ont fui leurs positions devant l'offensive fulgurante des jihadistes.
Depuis, les peshmergas combattent l'EI sur une zone qui va de la frontière avec la Syrie (nord-ouest) à celle avec l'Iran (nord-est). Ils avaient perdu du terrain en août mais ont ensuite fait reculer les jihadistes avec le soutien aérien de la coalition internationale menée par les Etats-Unis.
Les "étudiants" se réjouissent des bienfaits de l'éducation que leur prodigue l'école de Bahra, la première "Peshmerga school" à s'installer près du front depuis le début du conflit avec l'EI.
"Avant, on devait toujours demander à d'autres de nous montrer comment se diriger. Nous nous sentions comme impuissants", explique Badreddin Biro Aziz, 21 ans. "Maintenant, je suis capable de lire mon nom, le nom de mon père et d'autres choses".
Dans la classe, plus de 20 combattants regardent ce que leur professeur écrit sur le tableau. Certains y vont pour lire à haute voix ou pour écrire eux-mêmes.
L'idée de cette "Peshmerga school" revient au lieutenant-colonel Bindyan Hajji Jamil, même si un précédent avait été créé en 1968, quand une école kurde avait été établie dans une région montagneuse où les peshmergas combattaient les forces irakiennes.
"Nous avons ouvert cette école près du front avec l'ennemi pour leur signifier que nous nous soucions aussi bien de l'aspect militaire que de celui de l'éducation", dit le militaire, qui précise que 80 combattants fréquentent cette école.
Quand ils vont en cours, de 21H00 à 23H00, les peshmergas laissent leurs armes à d'autres qui prennent leur place au front.
"Nous leur apprenons les principes de base pour lire et écrire en langue kurde, que nous considérons nécessaires aux points de contrôle et durant la garde militaire. Les maths, c'est pour savoir lire les cartes", explique le lieutenant-colonel Jamil.
Selon lui, connaître les chiffres aide aussi les combattants à faire fonctionner certaines des armes envoyées par la coalition internationale.
Les cours vont durer encore trois mois, après quoi ils continueront ou non en fonction de la situation sur le terrain.
Dans la classe, Hakar Mustafa se lève et lit ce qui est écrit au tableau, puis il se rassoit sous les applaudissements de ses camarades.
"Maintenant, je peux envoyer un SMS. Je ne savais pas faire ça avant !", se réjouit-il.

(30-06-2015 - Avec les agences de presse)

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L’Égypte promet une législation plus dure après l'assassinat du procureur général

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a promis mardi une législation plus dure pour "lutter contre le terrorisme", au lendemain de la mort du procureur général du pays dans un attentat à la bombe spectaculaire.
"La main de la justice est entravée par les lois. Nous n'allons pas attendre. Nous allons amender la législation pour nous permettre de rendre justice rapidement", a indiqué M. Sissi dans une allocution retransmise à la télévision, durant les funérailles de Hicham Barakat.
Lundi, le procureur général d'Egypte a succombé à ses blessures quelques heures après un attentat visant son convoi dans un quartier huppé de la capitale égyptienne.
Depuis que M. Sissi -alors chef de l'armée- a destitué le président islamiste Mohamed Morsi en juillet 2013, des groupes jihadistes ont multiplié les attentats visant les forces de l'ordre, disant agir en représailles à la sanglante répression qui s'est abattue sur les pro-Morsi.
Hicham Barakat, 64 ans, est le plus haut représentant de l'Etat tué en représailles à la violente répression.
Plus de 1.400 personnes, en grande majorité des islamistes, ont été tuées dans la répression des manifestations de l'opposition, tandis que des milliers ont été emprisonnés. Des centaines ont par ailleurs été condamnés à mort dans des procès de masse expéditifs, qualifiés par l'ONU de "sans précédent dans l'histoire récente". Mais la Cour de cassation a annulé des dizaines de ces peines et ordonné de nouveaux procès.
"Nous n'allons pas attendre 5 ans, 10 ans pour juger les gens qui nous tuent", s'est emporté M. Sissi, entouré par les proches de la victime.
"S'il y a une condamnation à mort, elle sera mise à exécution", a-t-il ajouté avant de marteler : "La loi! La loi!"
Depuis 2013, l'essentiel des attaques jihadistes contre les forces de l'ordre ont eu lieu dans le Nord-Sinaï. Les plus meurtrières ont été revendiquées par un groupe affilié à l'organisation Etat islamique.

(30-06-2015 - Avec les agences de presse)

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Netanyahu dénonce de nouveau un éventuel accord sur le nucléaire iranien


Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a de nouveau mis en garde mardi contre un accord entre l'Iran et les grandes puissances permettant selon lui à Téhéran de développer des armes nucléaires.
M. Netanyahu n'a eu de cesse depuis des mois de dénoncer tout accord avec l'Iran et laisse peser la menace d'un possible recours à la force pour empêcher la République islamique de se doter d'un programme nucléaire militaire.
"Nous pensons que c'est une énorme erreur de permettre à un régime terroriste comme celui-ci de se doter d'armes nucléaires, et c'est ce que cet accord propose", a-t-il dit avant de rencontrer le ministre italien des Affaires étrangères Paolo Gentiloni. Cet accord ouvrira à l'Iran "la voie vers les bombes nucléaires, pas une bombe, mais bien des bombes".
Quant à la possible levée des sanctions prévue par cet accord, elle permettra à Téhéran "de remplir ses coffres de milliards --peut-être même de centaines de milliards de dollars-- pour financer son terrorisme et ses agressions", a-t-il poursuivi. "C'est un danger. Un danger pour Israël, pour l'Italie, pour l'Europe, pour les Etats-Unis, pour le monde".
Depuis plus de 20 mois, le groupe 5+1 (Etats-Unis, Grande-Bretagne, Russie, Chine, France et Allemagne) et l'Iran négocient âprement sur le programme nucléaire iranien.
Un accord-cadre a été conclu début avril, et les experts de toutes les parties travaillent depuis sans relâche pour finaliser les termes d'un texte définitif, dont la date-butoir avait été fixée à mardi, à minuit.
Cette date a cependant été repoussée. Aucune autre limite n'a été fixée, même si une extension à long terme des négociations semble exclue.
La communauté internationale veut s'assurer que le programme nucléaire iranien est à vocation strictement civile et que Téhéran ne cherche pas à se doter de la bombe atomique, en échange d'une levée des sanctions internationales qui étranglent son économie.
Les autorités suisses et autrichiennes ont ouvert des enquêtes sur des soupçons d'espionnage informatique dans des hôtels où se déroulaient des négociations sur le nucléaire iranien, Israël étant pointé du doigt par des experts informatiques. L'Etat hébreu a démenti.

(30-06-2015 - Avec les agences de presse)


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Flottille vers Gaza: Israël expulse l'ex-président tunisien Marzouki


Les autorités israéliennes ont expulsé mardi l'ex-président tunisien Moncef Marzouki et la députée européenne Ana Miranda après avoir appréhendé le bateau à bord duquel ils entendaient briser le blocus israélien sur Gaza.
"L'(ancien) président tunisien et la députée espagnole se sont envolés dans la matinée. Quatorze autres personnes sont en cours d'expulsion", a affirmé à l'AFP une porte-parole de l'Autorité israélienne de l'immigration.
La marine israélienne avait intercepté lundi le chalutier Marianne avant de l'escorter vers le port israélien d'Ashdod, au nord de l'enclave palestinienne, tandis que les trois autres navires de la "Flottille de la liberté III" étaient repartis vers des ports grecs.
Au total, 16 étrangers se trouvaient à bord du Marianne, ainsi que deux Israéliens, le député arabe israélien Bassel Ghattas et un journaliste. Ces deux derniers ont été libérés mais M. Ghattas pourrait être entendu par une commission parlementaire et s'expose à des sanctions.
"Au final, la Flottille de la liberté III a atteint son but principal: attirer l'attention locale et mondiale sur la crise humanitaire à Gaza, qui est le résultat du siège qu'Israël lui impose", a affirmé M. Ghattas à la presse. En interceptant le bateau, Israël a incité "des militants du monde entier à envoyer flottille après flottille, jusqu'à ce que le blocus soit levé", a-t-il ajouté.
Il y a cinq ans, un assaut des forces israéliennes à bord d'un des bateaux d'une autre flottille internationale s'était soldé par la mort de 10 militants turcs.
Le blocus terrestre, aérien et maritime de la bande de Gaza a été imposé par Israël après l'enlèvement d'un de ses soldats en juin 2006 par le Hamas puis renforcé lors de la prise de pouvoir du mouvement islamiste dans l'enclave un an plus tard.
Concrètement, il est impossible de pénétrer dans les eaux gazaouies ou de s'éloigner de plus de six miles nautiques des côtes de Gaza sous peine d'essuyer des tirs de la marine israélienne.
Quant aux passages terrestres, tous contrôlés par Israël, à l'exception de Rafah que l'Egypte n'ouvre qu'au compte-gouttes, les contrôles y sont si drastiques que très peu des 1,8 million de Gazaouis parviennent à quitter leur enclave exiguë et surpeuplée.
Les matériaux de construction se font par ailleurs toujours attendre dans ce territoire ravagé il y a un an par une offensive israélienne, la troisième en six ans, qui a fait près de 2.200 morts côté palestinien et laissé 100.000 Gazaouis sans abris.

(30-06-2015 - Avec les agences de presse)


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Chasse à l'homme en Cisjordanie occupée après des tirs ayant blessé 4 Israéliens


Les autorités israéliennes étaient lancées mardi dans une chasse à l'homme après que quatre Israéliens eurent été blessés dans la nuit par des tirs sur une route du nord de la Cisjordanie occupée.
Un porte-parole militaire a expliqué à l'AFP que l'armée cherchait encore à déterminer si les tirs, qui se sont produits à un carrefour près de la colonie de Chvout Rachel, provenaient d'un autre véhicule ou bien d'un ou plusieurs tireurs embusqués.
Les quatre Israéliens, tous âgés d'une vingtaine d'années, ont été hospitalisés et l'un d'eux est toujours dans un état grave, selon une porte-parole de l'hôpital de Jérusalem qui l'a pris en charge.
Peu après l'attaque, l'armée a établi des barrages sur les routes du secteur et les recherches se poursuivaient.
Le président du Conseil Shomron, qui regroupe les colonies israéliennes de cette région de Cisjordanie, Yossi Dagan, a appelé dans un communiqué "le gouvernement à autoriser l'armée à agir sans pitié contre les sauvages qui prennent des civils pour cibles".
Cette attaque est la dernière en date d'une longue série de violences menées par des assaillants isolés depuis un an à Jérusalem, en Cisjordanie occupée et parfois jusqu'en Israël.
Depuis le début du mois de jeûne musulman du ramadan, une Palestinienne a poignardé lundi une soldate israélienne à un check-point proche de Jérusalem.
Vendredi, l'armée israélienne avait abattu un Palestinien après qu'il eut ouvert le feu sur des soldats à un point de contrôle de Cisjordanie.
Le 21 juin, un Palestinien avait blessé un policier israélien à coup de poignard avant de recevoir plusieurs balles, aux portes de la Vieille ville de Jérusalem, où les policiers israéliens sont désormais installés sur des plates-formes dominant la foule pour éviter ces attaques.
Et deux jours avant, un Palestinien avait abattu par balles un randonneur israélien.
La communauté internationale considère comme illégale la colonisation, obstacle majeur à la recherche de la paix entre Israéliens et Palestiniens.

(30-06-2015 - Avec les agences de presse)


Yémen: 28 morts dans un attentat antichiite revendiqué par l'EI à Sanaa


Au moins 28 personnes, dont huit femmes, ont été tuées dans un attentat dans la nuit de lundi à mardi contre la résidence à Sanaa de deux frères, des dirigeants de la rébellion chiite des Houthis, a annoncé une source médicale.
L'attentat, à la voiture piégée, a été revendiqué par le groupe Etat islamique (EI) dans un communiqué mis en ligne sur internet.
Selon une source des services de sécurité, l'attentat a visé la résidence des frères Fayçal et Hamid Jayache au moment où de nombreuses personnes étaient réunies pour une cérémonie de deuil à la suite de la mort naturelle d'un proche de la famille.
Les miliciens Houthis ont bouclé le secteur, un quartier du centre de la ville, après l'attentat mais laissé les ambulances évacuer les victimes, ont rapporté des témoins.
Dans son communiqué, l'EI a indiqué que l'attentat avait été dirigé contre "l'un des nids des chiites à Sanaa".
L'organisation sunnite extrémiste considère les chiites comme des mécréants et multiplie les attaques contre les membres de cette confession.
Le dernier de ces attentats a fait 26 morts et 227 blessés. Il a été commis vendredi par un kamikaze saoudien dans une mosquée chiite du Koweït.
Le 20 juin, l'EI avait revendiqué un attentat à la voiture piégée contre une mosquée fréquentée par des chiites à Sanaa qui avait fait deux morts et seize blessés.
Le 16 juin, le même groupe a endossé la responsabilité d'une série d'attentats commis dans Sanaa et qui ont fait 31 morts et de nombreux blessés.
Le groupe extrémiste sunnite actif dans plusieurs pays arabes, surtout en Irak et en Syrie, avait revendiqué en mars une série d'attentats, ses premiers au Yémen, qui avaient touché aussi des mosquées. Bilan: 142 morts, l'un des plus lourds enregistrés dans le pays.
Les Houthis pro-iraniens se sont emparés depuis juillet 2014 de vastes régions du Yémen. Depuis le 26 mars, une coalition arabe commandée par l'Arabie saoudite a lancé une campagne aérienne visant à empêcher ces insurgés de prendre le contrôle de tout le pays, voisin du royaume saoudien.

(30-06-2015 - Avec les agences de presse)


Syrie: deux femmes décapitées pour la première fois par l'EI, selon une ONG


Pour la première fois, deux femmes ont été décapitées en Syrie par les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) qui les accusent de sorcellerie, a affirmé mardi l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).
"L'EI a exécuté deux femmes par décapitation dans la province de Deir Ezzor (est). C'est la première fois que l'OSDH, se basant sur des informations vérifiées, fait état de l'exécution de femmes de telle manière en Syrie", a affirmé à l'AFP le directeur de l'ONG, Rami Abdel Rahmane.
L'OSDH précise que les exécutions on eu lieu dimanche et lundi et que les femmes ont été mises à mort avec leurs maris sous l'accusation de "sorcellerie et magie".
Accusé de crimes contre l'Humanité, le groupe ultraradical de l'EI s'est acquis une sinistre réputation avec ses décapitions d'hommes, exécutions massives, lapidations de femmes soupçonnées d'adultère et morts atroces infligées aux homosexuels.
Mais c'est la première fois que l'OSDH fait état de l'exécution de femmes par décapitation.
Depuis la proclamation de son "califat" sur les territoires conquis à cheval sur l'Irak et la Syrie, l'EI a exécuté plus de 3.000 personnes, dont 1.800 civils parmi lesquels 74 enfants, selon l'ONG qui s'appuie sur un large réseau de militants, d'informateurs et de sources médicales à travers la Syrie, pays en guerre depuis plus de quatre ans.

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Cohérence

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Deux navires de guerre israéliens interceptent le  "Marianne de Göteborg" au large de Gaza. (Reuters)

"Curieux..."
"quoi?"
"Le jour où Israël intercepte un navire de militants pro-palestiniens qui tentait de briser le blocus de Gaza, il boycotte une session du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU sur un rapport l'accusant d'avoir commis des crimes de guerre à Gaza à l'été 2014
"qu'y a-t-il de curieux?"
"eeuuhh..."
"moi, je trouve ça plutôt cohérent"
"...!?"

Al Faraby
Mardi, 30 juin 2015

Les opérateurs français Orange et israélien Partner sont parvenus à un accord permettant à Orange de pouvoir reprendre le contrôle de sa marque dans les 24 mois, a annoncé mardi l'opérateur dans un communiqué, mettant ainsi un terme à la récente polémique.


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Israël: Orange et Partner mettent fin à la polémique avec un nouvel accord


Les opérateurs français Orange et israélien Partner sont parvenus à un accord permettant à Orange de pouvoir reprendre le contrôle de sa marque dans les 24 mois, a annoncé mardi l'opérateur dans un communiqué, mettant ainsi un terme à la récente polémique.
Cet accord prévoit le versement d'un montant maximum de 90 millions d'euros à Partner en cas de résiliation au cours des 24 prochains mois, alors que jusqu'ici il était prévu une utilisation de la marque par l'opérateur israélien jusqu'en 2025.
Il s'agit pour Orange d'aider Partner à réaliser une étude de marché afin de mieux définir son positionnement en Israël puis de participer au coût que pourrait représenter un changement de marque pour l'opérateur israélien, actuellement nationalement connu sous le nom d'Orange.
"Les discussions ont été pragmatiques, menées dans une bonne entente et les deux parties sont parvenues à un accord mutuellement satisfaisant", s'est félicité Pierre Louette, directeur général adjoint d'Orange, interrogé par l'AFP.
"C'était une situation héritée d'un contrat précédent avec un droit d'utilisation quasi éternel, nous avions intégré une clause de garantie de rendu dans 10 ans mais désormais nous avons la possibilité de récupérer la marque assez vite, c'est une bonne chose", a ajouté M. Louette.
Début juin, la volonté de reprise de contrôle de la marque en Israël par le groupe français avait suscité de vives polémiques dans le pays.
Les propos du PDG d'Orange, Stéphane Richard, avaient été interprétés, jusqu'au plus haut sommet de l'Etat, comme une volonté de quitter le pays, de céder aux appels au boycott d'Israël.
Au contraire, Orange affirme qu'elle veut pouvoir de nouveau utiliser sa marque afin de mieux mettre en place sa politique stratégique et pour développer ses activités dans le pays, en particulier dans le domaine de la recherche et développement.

(30-06-2015 - Avec les agences de presse)


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Frédéric Chopin


Valse en mi majeur Op. post (2:32)
Jean-Marc Luisada, Piano
1991 Deutsche Grammophon GmbH, Hamburg





"Non au terrorisme d’État d’Israël" :
http://www.petitions24.net/non_au_terrorisme_de_letat_disrael

Deux adresses pour vous inscrire à "Assawra",
la liste de diffusion du Mouvement démocratique arabe:

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ou
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lundi 29 juin 2015

όχι (Non)

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"Z" de Mikis Theodorakis
Z signifie "il est vivant" en grec ancien.


Environ 17.000 manifestants, pour la plupart des sympathisants du parti de la gauche  Syriza au pouvoir en Grèce, ont manifesté lundi à Athènes et à Thessalonique (nord) en faveur du "non" au référendum, dénonçant "le chantage des créanciers", UE et FMI.
"Non au chantage de la troïka (UE, BCE et FMI)", "Non aux +memoranda+ (mesures d'austérité), "Nos vies n'appartiennent pas aux créanciers", étaient inscrits sur les banderoles des manifestants, qui ont afflué à Syntagma.




La dignité ou la finance

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"Je ne veux pas me mêler de ce qui ne me regarde pas, mais..."
"mais quoi?"
"à six jours d'un référendum qui fait trembler l'Europe,
Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne s'est lancé dans la bataille du oui"
"et alors?"
"je veux me lancer à mon tour"
"dans quelle bataille"
"du non... bien évidemment"
"pourquoi?"
"parce que ce référendum-là porte sur le respect de la dignité humaine contre la dictature financière"
"la chance qu'il a le peuple Grec!"
"...!?"

Al Faraby
Lundi, 29 juin 2015

"Je demanderai aux Grecs de voter oui" (Aux propositions de l'Union européenne et du FMI, ndlr), a déclaré
Juncker, "Il ne faut pas se suicider parce qu'on a peur de la mort", a-t-il précisé lors d'une conférence de presse à Bruxelles, en guise de mise au point.


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Israël boycotte un débat à l'ONU sur le conflit à Gaza


Israël a boycotté lundi à Genève une session du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU sur un rapport accusant Israéliens et les groupes armés palestiniens d'avoir commis des "crimes de guerre" lors du conflit à Gaza à l'été 2014.
Le représentant israélien auprès de l'ONU à Genève, Eviatar Manor, a expliqué aux médias qu'il n'avait pas souhaité participer aux débats jugeant que le Conseil des droits de l'Homme était "entièrement politisé".
En même temps, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées devant l'ONU, à la demande du Congrès juif mondial, pour apporter leur soutien à Israël, alors qu'une résolution est en cours d'élaboration à l'ONU sur ce rapport.
Le représentant palestinien, Ibrahim Khraishi, a quant à lui salué le rapport mais il a déploré qu'il ne prenait pas en compte le fait que "le conflit était déséquilibré et que les pertes n'étaient pas équitables".
Durant les débats, la présidente de la commission d'enquête de l'ONU, Mary McGowan Davis, a présenté aux 47 Etats membres du Conseil son premier rapport (publié le 22 juin), qui appelle Israël et les groupes armés palestiniens à coopérer avec la Cour pénale internationale (CPI).
"Les informations recueillies mettent en évidence de graves violations du droit humanitaire international et des droits de l'homme par Israël et par les groupes armés palestiniens, qui dans certains cas constituent des crimes de guerre", a déclaré Mme McGowan Davis.
Mais, a-t-elle ajouté, "nous craignons que l'impunité prévale". Elle a souligné que "les parties devraient coopérer pleinement avec l'examen préliminaire de la Cour pénale internationale et avec toute enquête ultérieure qui pourrait être ouverte".
La procureure de la CPI, Fatou Bensouda, a ouvert en janvier un examen préliminaire afin de déterminer si elle disposait d'assez d'éléments pour ouvrir une enquête sur des crimes de guerre présumés dans la bande de Gaza à l'été 2014.
En outre, les Palestiniens ont soumis jeudi un premier dossier de documents à la CPI en vue de la convaincre d'ouvrir une enquête sur d'éventuels crimes de guerre israéliens.
La Commission d'enquête des Nations unies n'a pas été autorisée à se rendre en Israël, et a recueilli 280 témoignages par téléphone ou téléconférence, ainsi que 500 témoignages écrits sur ce conflit qui dura 51 jours en juillet et août 2014.
Environ 2.200 Palestiniens, dont 1.500 civils selon l'ONU, ont été tués lors de cette guerre entre Israël, d'une part, et le Hamas au pouvoir à Gaza ainsi que d'autres groupes palestiniens, d'autre part. Côté israélien, 73 personnes ont trouvé la mort, dont 67 soldats.


(29-06-2015 - Avec les agences de presse)


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Feux d'artifice

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Des feux d'artifice sont allumés dans le quartier Shejaiya à Gaza au milieu des décombres de maisons détruites lors de l'incursion militaire israélienne en 2014.
(Photograph: Mohammed Saber)

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Le "califat" du groupe Etat islamique entre dans sa seconde année


Le "califat" du groupe État islamique (EI) à cheval sur la Syrie et l'Irak entre dans sa deuxième année, alors que la communauté internationale s'avère incapable de stopper les atrocités des jihadistes qui ont récemment frappé en Tunisie ou au Koweït.
Le groupe, dirigé par Abou Bakr al-Baghdadi, avait annoncé le 29 juin 2014 qu'il redonnait naissance à une forme de gouvernement islamique dénommé le "califat" et assuré qu'il allait "durer et s'étendre".
En un an, le groupe a élargi son territoire en Syrie et en Irak en dépit de la formation d'une coalition conduite par les États-Unis qui veut l'éradiquer.
L'EI a également réussi à constituer un réseau de groupes qui lui sont affiliés à travers le monde et cherché à distiller la peur bien au-delà des pays où il est présent.
Cette semaine, il a revendiqué une attaque meurtrière en Tunisie qui a couté la vie à 38 personnes, majoritairement des touristes étrangers.
Il est également soupçonné d'être derrière l'attentat suicide contre une mosquée chiite au Koweït qui a fait 26 morts.
Il pourrait aussi avoir servi d'inspiration à l'auteur d'une attaque en France qui a égorgé son patron et tenté de faire exploser son véhicule dans une usine de gaz.
"Ce n'est pas clair si ces actions sont centralisées ou coordonnées par l'EI. Mais nous risquons de voir des membres ou des sympathisants de l'EI, rentrés chez eux après avoir reçu une formation militaire, mener à leur initiative des attaques dont l'ampleur dépend de leur capacité, de leurs moyens et des opportunités", note Yezid Sayegh, chercheur au Centre Carnegie pour le Moyen-Orient.
La manière dont l'EI gouverne son territoire en Syrie et en Irak suscite la peur et l'horreur. Ses tueries massives et ses exécutions brutales sont devenues sa marque de fabrique.
Le groupe contrôle environ la moitié du territoire syrien, dont une large partie est inhabitée, et près d'un tiers de l'Irak.
En Syrie seulement, il a exécuté en un an plus de 3.000 personnes, dont 1.800 civils parmi lesquels 74 enfants, a indiqué dimanche l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).
Ce bilan inclut les 200 personnes tuées dans la ville kurde de Kobané (nord) lors d'une attaque la semaine dernière et les 900 membres de la tribu sunnite des Chaïtat qui ont péri en 2014 pour s'être opposés aux jihadistes.
Aucun chiffre précis sur ses crimes commis en Irak n'est disponible, mais le groupe est soupçonné d' avoir exécuté des milliers de personnes, dont 1.700 recrues, en majorité chiites, assassinés au nord de Bagdad.
Il faut ajouter les milliers de morts dans les combats en Syrie et en Irak, dont des rebelles syriens, des combattants kurdes et des militaires dans les deux pays, ainsi que des miliciens chiites en Irak.
Ses adversaires ne peuvent se targuer de réels succès, et certainement pas les militaires irakiens, qui sont particulièrement critiqués pour avoir abandonné leurs positions à la mi-2014.
"Bagdad possède en principe des forces suffisantes pour contrôler le territoire mais le problème c'est que toutes les forces combattant l'EI ne reçoivent pas leurs instructions de Bagdad. Certaines agissent à leur guise et d'autres reçoivent leurs instructions d'ailleurs", remarque Zaid al-Ali, auteur du livre "Le combat pour l'avenir de l'Irak".
En Syrie, seules les forces kurdes, soutenue par la coalition internationale, ont infligé de réels revers à ce groupe, car selon les analystes, les rebelles manquent d'armes de qualité et les forces du régime manquent de motivation pour faire plier les jihadistes.
Même la coalition ne peut se prévaloir que de succès limités alors qu'elle mène des raids quotidiens en Syrie et en Irak et qu'elle entraîne l'armée irakienne.
Elle a épaulé les troupes au sol qui ont réussi à chasser l'EI de Kobané et de Tall Abyad en Syrie, ainsi que de Tikrit et de la province de Diyala en Irak.
Mais les jihadistes continuent d'engranger des victoires, comme la capture récente de la cité antique de Palmyre en Syrie ou la capitale provinciale de Ramadi en Irak.
Pour Yezid Sayegh, "la mobilisation internationale contre Daesh (acronyme arabe de l'EI) a été minimale. Peut-être que la coalition ne peut pas faire mieux, car il est hors de question d'envisager le retour de 150.000 soldats américains sur le terrain".
Cependant, pour les analystes, le succès de l'EI résulte plus de problèmes politiques que de questions militaires. Le succès de l'EI résulte des "divisions confessionnelles, de la corruption et des décennies d'autoritarisme", affirme ce chercheur.


(29-06-2015 - Avec les agences de presse)


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Attentat au Koweït: cinq suspects déférés devant la justice


Le ministère de l'Intérieur a déféré lundi devant la justice cinq hommes soupçonnés d'avoir aidé le kamikaze saoudien dans l'attentat sanglant contre une mosquée chiite vendredi à Koweït, a indiqué lundi un responsable.
"Nous avons déféré devant le procureur général cinq suspects accusés d'avoir aidé le kamikaze", a déclaré à l'AFP ce responsable des services de sécurité sous le couvert de l'anonymat.
Il s'agit, a-t-il précisé, du chauffeur qui a déposé le kamikaze près de la mosquée, du propriétaire du véhicule et de son frère, tous deux des apatrides. Il s'agit également du propriétaire de la maison où s'est caché le chauffeur et de son frère, tous deux de nationalité koweïtienne.
"Davantage de suspects seront déférés devant la justice ultérieurement", a ajouté le responsable.
Les services de sécurité ont procédé à un nombre indéterminé d'arrestations après l'attaque suicide qui a fait 26 morts et 227 blessés à la mosquée Al-Imam Al-Sadeq lors de la prière hebdomadaire du vendredi.
Il s'agit du premier attentat revendiqué par le groupe jihadiste Etat islamique (EI) au Koweït.
Les services de sécurité ont "réexaminé les plans et les mesures de sécurité" après l'attaque, a indiqué le même responsable. La sécurité a été renforcée autour des mosquées en particulier.
Le groupe extrémiste sunnite EI considère les chiites comme des hérétiques. Il avait déjà mené des attaques de ce type cette année au Yémen et en Arabie saoudite.
Le ministère koweïtien de l'Intérieur a identifié dimanche le kamikaze comme étant Fahd Souleimane Abdel Mohsen al-Qabaa, né en 1992. Le jihadiste est entré dans le pays via l'aéroport de Koweït tôt vendredi, soit le jour de l'attentat.
Les autorités saoudiennes ont indiqué qu'il avait transité par Bahreïn et qu'il n'était pas fiché pour des actes extrémistes en Arabie saoudite.
Une photographie du kamikaze présumé, publiée par le quotidien Al-Qabas, montre un jeune homme barbu et coiffé d'un traditionnel keffieh.
L'EI a mis en ligne lundi une vidéo du jeune Saoudien, enregistrée avant l'attentat, dans laquelle il menace les chiites du Koweït d'autres attaques.
Le chef de la commission parlementaire des finances, Adnan Abdel Samad, a indiqué que le Parlement avait approuvé une demande urgente du gouvernement d'une enveloppe de 400 millions de dollars pour des dépenses liées à "la situation qui prévaut" après l'attentat.
Le gouvernement devait commencer plus tard lundi l'examen d'une nouvelle législation antiterroriste.

(29-06-2015 - Avec les agences de presse)




Tunisie: annulations en série pour juillet chez les voyagistes français

Les agences de voyage et les tour-opérateurs français ont reçu des demandes d'annulations en série pour les séjours réservés en Tunisie au mois de juillet, après l'attentat qui a fait 38 morts près de Sousse dont une majorité de touristes britanniques.
Dès samedi, des milliers de touristes étrangers avaient quitté le pays plus tôt que prévu, portant un nouveau coup au tourisme déjà à la peine après le précédent attentat du musée du Bardo à Tunis (21 touristes tués) en mars.
Lundi, le syndicat des agences de voyages françaises (Snav) a enregistré pour le mois de juillet - sur 8.000 à 10.000 dossiers de réservations de voyages avec hôtel - "80% d'annulations et de demandes pour une autre destination", le plus souvent pour la Grèce, la Bulgarie, la Croatie ou l'Espagne, a indiqué à l'AFP son président Jean-Pierre Mas.
Du côté des tour-opérateurs français, le syndicat Seto fait état de 25% à 50% de demandes de changement de destination pour les réservations prises pour juillet, sur un total de quelque 50.000 dossiers.
Pour les réservations d'août, aucune donnée précise n'est encore disponible.
Le Snav et le Seto français ont recommandé vendredi soir aux professionnels du tourisme de permettre les reports sans frais pour les clients en partance pour la Tunisie qui ne souhaiteraient plus y aller, ou y aller plus tard, à condition qu'ils se manifestent avant le 10 juillet.
Ces reports sont valables "pour les 12 prochains mois", vers la Tunisie ou toute autre destination.
Avant cet attentat, qui s'est produit à quelques jours du lancement de la saison estivale, les réservations pour la Tunisie depuis la France affichaient déjà à fin mai un fort retard en termes de réservations pour l'été, à -37,7% comparé à mai 2014, selon des chiffres du Seto.
Du côté des agences de voyage françaises, les données n'étaient pas plus réjouissantes: la Tunisie enregistrait déjà entre janvier et mai une baisse cumulée de 40% des réservations en nombre de passagers, et de 42% en volume d'affaires.
En Tunisie, le tourisme représente environ 7% du PIB et quelque 400.000 emplois directs et indirects.

(29-06-2015 - Avec les agences de presse)


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Des bus réservés aux Allemands, "c'est quoi cette connerie ?"


C’est un scénario digne des plus grandes provocations qui a été mis en place dans la ville d’Essen, située au nord de Cologne, en Allemagne. Des pancartes affichant des places "réservées aux Allemands" ont été installées dans un bus, dans le cadre d’une expérience retransmise à la télévision. Objectif : tester la réaction des passagers à la discrimination apparente. Pour jouer la scène, des acteurs noirs ou voilés tenaient les rôles des passagers discriminés alors qu’un faux conducteur leur demandait de quitter la "zone allemande" pour s’asseoir à l’arrière du bus, comme l’a raconté le journal local Westdeutsche Allgemeine Zeitung .
À l’avant du bus, des panneaux indiquaient effectivement que des sièges étaient réservés pour "les détenteurs d’une carte d’identité allemande valide", précisant que les "étrangers et demandeurs d’asile" ne devaient utiliser que les dernières rangées du bus. Ce scénario, directement inspiré des années de ségrégation raciale aux États-Unis, a été filmé à l’aide de caméras cachées pour la chaîne de télévision locale WDR, avec la complicité de la compagnie de bus.

"Je ne veux pas que les chemises brunes nazies reviennent"
La scène a été jouée pendant toute une journée et, à chaque fois, la réaction des "vrais" passagers ne s’est pas fait attendre : il y en avait toujours un qui intervenait en moins de trente secondes. "Ce sont des gens comme tout le monde", "qu’est-ce que c’est que cette connerie ?". Ou encore "je suis né en 1935 et je ne veux pas que les chemises brunes nazies reviennent", a lancé un homme âgé au conducteur. Le producteur de l’émission a précisé que les femmes étaient particulièrement promptes à se lever pour prendre la défense des passagers "attaqués".
L'Allemagne accueille une des plus grandes populations de migrants en Europe. Ces derniers mois, de nombreux débats ont eu lieu autour de la politique d'immigration nationale. En janvier, de nombreux rassemblements ont été organisés par le mouvement anti-islam et anti-immigrants Pegida, mais des milliers de personnes ont également défilé pour protester contre ce groupe.

(29-06-2015 - Avec les agences de presse)


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Droits des travailleurs: le Qatar admet que "beaucoup reste à faire"

Le Qatar a admis lundi que "beaucoup reste à faire" pour améliorer les conditions des travailleurs migrants après de nouvelles critiques sur la lenteur des réformes envisagées par ce pays qui doit organiser la Coupe du monde de football en 2022.
Dans un communiqué, le nouveau bureau de communication du gouvernement de Doha a réitéré l'engagement du Qatar à supprimer avant fin 2015 le système de la "kafala", qui met les travailleurs à la merci de leurs employeurs.
"Certains progrès ont été réalisés en matière de législation du travail, mais beaucoup reste à faire", souligne le communiqué.
"Comme nous l'avions déjà dit: le peuple du Qatar est profondément reconnaissant envers ceux venus de terres étrangères pour aider à l'édification de la nation. Leurs droits sociaux et humains doivent et vont être respectés", ajoute le texte.
La semaine dernière, le Conseil consultatif du Qatar a jeté un doute sur l'abolition d'ici fin 2015 du système de parrainage appelé "kafala", qui fait des travailleurs immigrés des quasi propriétés de leurs employeurs. Il a estimé en effet que le projet de loi portant sur l'abolition de ce système nécessitait plus de travaux.
Mais le communiqué publié lundi indique que le Premier ministre, cheikh Abdallah ben Nasser Al-Thani, a rencontré dimanche des membres du conseil et assuré que la loi devrait être adoptée.
"Le Conseil des ministres doit maintenant préparer la dernière mouture du projet de loi de réforme de la kafala qui devrait être achevé avant la fin 2015", ajoute le communiqué.
Le texte assure que les réformes vont aller au-delà de l'abolition de la "kafala". "La réforme du système de la kafala n'est qu'une étape dans un long processus. Durant les prochaines semaines et les prochains mois, le gouvernement va examiner d'autres réformes de la législation du travail".
Il s'agira notamment, selon ce texte, de durcir les sanctions contre les firmes de recrutement qui promettent de bons salaires aux migrants et ne le font pas.
Selon le communiqué, les travailleurs migrants, dont le nombre est estimé à 1,6 million dans le petit émirat gazier du Golfe, ont transféré 14 milliards de dollars dans leurs pays en 2014.
Le Qatar est régulièrement critiqué par des syndicats et des organisations de défense des droits de l'Homme sur les conditions d'emploi et de travail des migrants sur de gigantesques projets d'infrastructure.

(29-06-2015 - Avec les agences de presse)


Égypte: le procureur général tué dans un attentat au Caire


Le procureur général égyptien, Hicham Barakat, a été tué lundi dans un attentat à la bombe au Caire, mené un mois après un appel du groupe jihadiste Etat islamique (EI) à s'en prendre au corps judiciaire pour venger l'exécution de ses partisans.
Cette attaque est la plus spectaculaire menée au Caire contre de hauts responsables depuis la tentative d'assassinat du ministre de l'Intérieur dans un attentat suicide en 2013.
En tant que procureur général, M. Barakat a déféré devant la justice des milliers d'islamistes dont des centaines ont été condamnés à mort, après la destitution par l'armée du président islamiste Mohamed Morsi en juillet 2013.
Blessé le matin dans l'attaque contre son convoi, le procureur a été transporté à l'hôpital où "il est décédé", a déclaré à l'AFP le ministre de la Justice, Ahmed al-Zind.
L'explosion a totalement détruit au moins cinq voitures et fait exploser les vitrines de plusieurs magasins dans le quartier huppé de Héliopolis, dans le nord de la capitale égyptienne. Des taches de sang étaient visibles dans la rue.
M. Barakat est décédé en raison d'une défaillance d'organes liée à la gravité de ses blessures, a déclaré à l'AFP un médecin l'ayant soigné.
Un responsable de la police avait précédemment précisé que le procureur avait été atteint par des bris de verre dus à l'explosion, qui a eu lieu devant une académie militaire.
Un médecin à l'hôpital avait aussi affirmé qu'il souffrait d'"une hémorragie interne à la poitrine".
"Il y a eu une forte déflagration qui a fait voler en éclats des vitres, c'était comme un séisme", a raconté un garde du corps du procureur général à des journalistes, dont l'AFP, à l'hôpital.
Des témoins ont rapporté qu'une des voitures carbonisées appartenait au procureur.
"J'ai entendu une violente explosion et je me suis précipitée vers le site. J'ai vu que la voiture de Barakat était en feu", a déclaré Chayma Abdel Fattah.
Le chef de la brigade des artificiers, le général Mohamed Gamal, a indiqué qu'il s'agissait soit d'un attentat à la voiture piégée soit d'une bombe fixée sous un véhicule.
Le 21 mai, la branche égyptienne du groupe EI a appelé ses partisans à s'attaquer aux juges en riposte à la pendaison d'hommes reconnus coupables d'avoir mené des attaques au nom de l'organisation jihadiste, qui sévit également en Syrie et en Irak.
Quelques jours plus tôt, deux juges et un procureur avaient été tués par balle dans le nord du Sinaï (est), théâtre régulier d'attentats jihadistes visant habituellement les forces de sécurité.
Dimanche, l'EI a diffusé une vidéo de cette attaque: on y voit des hommes armés à bord d'un véhicule s'approcher de la fourgonnette transportant les juges avant de la mitrailler.
Basé dans le Sinaï, le groupe jihadiste Ansar Beït al Maqdess ("les Partisans de Jérusalem" en arabe), a fait allégeance à l'EI --qui a proclamé un "califat" en Syrie et en Irak-- et s'est rebaptisé dans cette perspective "Province du Sinaï".
Ansar Beït al Maqdess avait revendiqué la tentative d'assassinat du ministre en 2013.

(29-06-2015 - Avec les agences de presse)


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Syrie: Poutine promet de soutenir Damas y compris militairement, selon un ministre

Le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem a affirmé lundi à Moscou avoir reçu des assurances du président russe Vladimir Poutine que son pays continuerait à aider la Syrie, y compris militairement.
"J'ai reçu une promesse du président Poutine qu'il allait soutenir la Syrie, politiquement, économiquement et militairement", a-t-il dit lors d'une conférence de presse commune avec son homologue russe Sergueï Lavrov et après une rencontre avec le dirigeant russe.
La Russie est un allié de premier plan du régime de Bachar al-Assad qu'il a soutenu depuis le début du conflit en mars 2011. Son appui s'est traduit par des vétos au Conseil de sécurité de l'ONU chaque fois que les Occidentaux ont voulu condamner Damas ainsi que par une assistance militaire et financière.
Moscou a également accueilli deux séances de négociations entre le régime et une opposition tolérée mais peu représentative, qui n'ont pas abouti à des conclusions concrètes d'autant que l'opposition en exil, soutenue par l'Occident, n'y participait pas.
M. Poutine, après sa rencontre avec M. Mouallem, a assuré que son pays continuerait à se ranger du côté du régime syrien, faisant ainsi taire les rumeurs et les affirmations d'analystes sur un prétendu changement de position de Moscou.
"Nous sommes convaincus qu'au final, le peuple syrien sera victorieux. Et notre politique, qui vise à soutenir la Syrie, les dirigeants syriens et le peuple syrien, reste inchangée", a affirmé le président russe.
Il a également discuté de la possibilité de constituer une nouvelle coalition internationale pour combattre le "terrorisme", notamment le groupe jihadiste Etat islamique (EI), qui contrôle des pans entiers en Syrie et en Irak.
"Si les dirigeants syriens considèrent (l'idée d'une coalition) acceptable et possible, nous ferons tout notre possible pour vous soutenir. Et nous utiliserons nos relations, qui sont bonnes avec tous les pays de la région, pour tenter de créer à tout prix une telle coalition", a déclaré M. Poutine.
Selon lui, pour lutter contre le "terrorisme", "tous les pays de la région doivent joindre leurs efforts".
"Tous nos contacts avec les pays de cette région montrent que lorsqu'il s'agit de combattre le soi-disant Etat islamique, chacun est prêt à combattre ce mal. Cela s'applique à la Turquie, à la Jordanie, à l'Arabie saoudite", a-t-il ajouté.
Mais M. Mouallem s'est montré sceptique. "Je sais que Poutine est un homme qui fait des miracles, mais une alliance avec l'Arabie saoudite, la Turquie, le Qatar ou les Etats-Unis nécessite un grand miracle", a-t-il dit avec humour.
"Comment ces pays qui ont encouragé et financé le terrorisme peuvent-ils devenir des alliés contre le terrorisme", a-t-il souligné. Le régime syrien accuse ces pays de financer les rebelles qu'il combat depuis plus de quatre ans.

(29-06-2015 - Avec les agences de presse)