La phrase

"Extirper le sionisme de Palestine" (Al Faraby)


mercredi 30 septembre 2015

Mahmoud Abbas à l'ONU: la Palestine mérite d'être reconnue en tant qu'Etat à part entière


La Palestine mérite d'être reconnue comme un Etat à part entière, a lancé mercredi le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas devant l'Assemblée générale de l'ONU.
"La Palestine, qui est un Etat observateur non membre des Nations Unies, mérite d'être reconnue comme un Etat à part entière", a déclaré M. Abbas, évoquant "les énormes sacrifices" consentis par les Palestiniens et leur "patience au cours de toutes ces années de souffrance et d'exil".
Le président palestinien a également appelé "tous les pays qui ne l'ont pas encore fait à reconnaître l'Etat de Palestine", alors que des débats et des votes parlementaires en faveur de cette reconnaissance sont intervenus en 2015 dans plusieurs pays européens.
Mahmoud Abbas devait assister après son discours au lever, pour la première fois dans l'histoire de l'ONU, des couleurs palestiniennes au fronton de l'institution internationale.
Dans son discours, le président palestinien a aussi menacé de ne plus respecter les accords avec Israël si l'Etat hébreu continuait de ne pas les respecter, notamment en poursuivant sa politique de colonisation en Cisjordanie.
"Nous déclarons que nous ne pouvons pas continuer à être liés par ces accords et qu'Israël doit assumer pleinement toutes ses responsabilités de puissance occupante, parce que le statu quo ne peut pas continuer", a-t-il lancé devant l'Assemblée générale.
"Nous ne serons pas les seuls à être liés par ces accords alors qu'Israël continue de les violer", a-t-il martelé.
Cette menace, souvent agitée par les responsables palestiniens, aboutirait si elle était mise en pratique à dissoudre de facto l'Autorité palestinienne.
Selon les Conventions de Genève, Israël devrait alors prendre totalement en charge les affaires civiles de la population des territoires occupés.


(30-09-2015 - Avec les agences de presse)

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Syrie: la Russie lance ses premières frappes aériennes

L'aviation russe a mené mercredi ses premiers bombardements en Syrie à la demande du président Bachar al-Assad, Vladimir Poutine estimant qu'il fallait prendre les "terroristes" de vitesse et les frapper avant qu'ils ne viennent "chez nous".
Ces frappes interviennent avant le début à 14H00 GMT d'une réunion au Conseil de sécurité des Nations unies, présidée par le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, sur la "menace terroriste", en premier lieu celle du groupe Etat islamique (EI) en Irak et en Syrie.
Le ministère russe de la Défense a confirmé que l'aviation russe avait procédé à des "frappes de précision" en Syrie, détruisant notamment des "équipements militaires", des moyens de communication et des "stocks d'armes et de munitions" de l'EI.
Selon une source de sécurité syrienne, l'aviation russe, en coopération avec l'armée syrienne, a frappé "des positions terroristes" situées dans trois provinces de Syrie, à Hama, Homs et Lattaquié, dans le nord-ouest et le centre du pays.
"Le seul moyen de lutter efficacement contre le terrorisme international -- en Syrie comme sur les territoires voisins -- (...) est de prendre de vitesse, de lutter et de détruire les combattants et les terroristes sur les territoires qu'ils contrôlent et ne pas attendre qu'il arrivent chez nous", a justifié Vladimir Poutine lors d'un conseil des ministres, selon des propos retransmis à la télévision russe.
Il a en outre affirmé que les bombardements russes étaient conformes au droit international puisqu'ils répondaient à une demande d'aide militaire formulée par la présidence syrienne, qui a confirmé qu'une lettre en ce sens avait été envoyée par Bachar al-Assad, à défaut d'une résolution à l'ONU.
Le président russe a également confirmé que le dispositif ne concernait que des frappes aériennes, excluant ainsi - tout du moins pour l'heure - l'engagement de troupes au sol.
Les Etats-Unis, qui ont les premiers annoncé ces frappes russes, ont été nouvelle fois pris de vitesse. Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a d'ailleurs appelé son homologue russe Sergueï Lavrov pour se plaindre.
Ces frappes ne changeront rien aux missions anti-EI de la coalition, a par ailleurs indiqué Washington.
Dans la matinée, les sénateurs russes avaient approuvé à l'unanimité la demande du Kremlin d'autoriser le recours à un "contingent militaire" à l'étranger, dans un vote similaire à celui qui avait précédé l'envoi de forces spéciales russes dans la péninsule ukrainienne de Crimée peu avant son annexion en mars 2014.
Selon le général russe Iouri Iakoubov, les informations sur les frappes aériennes seront transmises aux États-Unis via le centre de coordination antiterroriste mis sur pied à Bagdad par la Syrie, l'Iran, l'Irak et la Russie.
"Il ne s'agit pas de réaliser un quelconque objectif géopolitique ou d'assouvir une quelconque ambition, comme nous en accusent régulièrement nos partenaires occidentaux. Il s'agit des intérêts de la Russie", a poursuivi Sergueï Ivanov.
Cette accélération de l'engagement de Moscou dans le dossier syrien s'inscrit sur fond de bras de fer entre le président américain Barack Obama et son homologue russe sur le sort à réserver à Bachar al-Assad, "tyran" qui doit partir pour l'un et rempart contre les jihadistes de l'Etat islamique pour l'autre.

- Projet de résolution russe -
A la manoeuvre dans le dossier syrien, Vladimir Poutine s'est imposé en quelques semaines comme un acteur incontournable face à Barack Obama.
Washington a été pris de court par le coup de poker de Moscou qui a solidement renforcé en septembre sa présence militaire dans le nord-ouest de la Syrie, bastion du régime, en déployant de l'équipement militaire et en construisant une base dans l'aéroport de Lattaquié. La Russie a également intensifié ses livraisons d'armes à l'armée régulière syrienne.
Lundi à l'ONU, l'homme fort du Kremlin avait appelé à la formation d'une "large coalition antiterroriste" contre l'EI, incluant Damas et Téhéran.
Barack Obama, qui mène sans grand succès depuis un an une vaste campagne contre le groupe jihadiste, ainsi que le président français François Hollande rejettent toutefois cette idée et insistent sur la nécessité d'un "nouveau dirigeant" à Damas.
Malgré les différends, Vladimir Poutine a néanmoins reconnu un dialogue "constructif et étonnamment ouvert" avec Barack Obama lors de la première rencontre officielle lundi entre les deux hommes depuis deux ans.
A la tribune de l'ONU, le président américain avait déjà ouvert la porte à une coopération "avec tous les pays, y compris la Russie et l'Iran" pour tenter de trouver une issue à la guerre qui a détruit la Syrie et fait plus de 240.000 morts en quatre ans et demi.


(30-09-2015 - Avec les agences de presse)

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Bertrand candidat


"Xavier Bertrand veut une guerre totale contre Daech"
"eeuuhh..."
"que veux-tu savoir?"
"c'est quand les prochaines élections?"
"...!?"

Al Faraby
Mercredi, 30 septembre 2015


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Le drapeau palestinien à l'ONU, une première à forte charge symbolique


Les couleurs palestiniennes flotteront pour la première fois mercredi au siège de l'ONU à New York, événement hautement symbolique censé marquer une étape vers un Etat indépendant, dont la perspective semble pourtant plus que jamais éloignée.
Le drapeau rouge, noir, blanc et vert des Palestiniens sera hissé à 13H00 (17H00 GMT) au fronton de l'institution internationale, au côté des 193 bannières des Etats membres de l'ONU et de celle du Vatican, qui, comme la Palestine, a le statut d'Etat non membre.
"Ce sera un jour d'émotion et de fierté. Nous allons hisser notre drapeau dans un geste pacifique qui rappellera à tous que la justice et l'indépendance sont possibles au bout du chemin", a écrit le dirigeant palestinien Mahmoud Abbas dans une tribune publiée par le Huffington Post la veille de la cérémonie.
Mais "les Nations unies doivent nous donner plus que de l'espoir", a-t-il souligné, rappelant que la question palestinienne était la "plus vieille et la plus insoluble" depuis la naissance de l'ONU il y a 70 ans.
"Il est temps de donner l'indépendance à l'Etat de Palestine, de résoudre pacifiquement le conflit israélo-palestinien, comme cela fut promis il y a longtemps", a écrit le dirigeant de 80 ans.
M. Abbas assistera au lever du drapeau, dans le jardin de l'ONU, juste après avoir prononcé son discours devant l'Assemblée générale, dans lequel il devrait exhorter la communauté internationale à se remobiliser sur la question palestinienne.

- Événement symbolique -
La situation est pourtant on ne peut plus sombre: le processus de paix entre Israël et les Palestiniens n'existe plus depuis l'échec d'une médiation américaine au printemps 2014, la bande de Gaza est un chaudron, et les tensions s'accumulent en Cisjordanie occupée. A Jérusalem, l'esplanade des Mosquées, lieu sacré pour les musulmans et les juifs, est sous haute tension depuis plusieurs semaines, secouée par des heurts entre Palestiniens et policiers israéliens.
Dans ce contexte, la solution prônée par la communauté internationale --deux Etats, un Israélien et un Palestinien, vivant côte à côte dans la paix et la sécurité-- apparaît comme une chimère.
En outre, le conflit israélo-palestinien est relégué derrière d'autres priorités, la lutte contre les jihadistes du groupe Etat islamique particulièrement, considérés comme la menace mondiale numéro un.
Néanmoins, le symbole du lever du drapeau palestinien constituera un événement à forte charge symbolique, tout comme l'a été en 2015 le débat et les votes parlementaires en faveur de la reconnaissance de l'Etat palestinien dans plusieurs pays européens.
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon et des dizaines de responsables étrangers devraient assister à la cérémonie.
Tous ne seront cependant pas représentés, puisque la résolution autorisant le drapeau palestinien, votée le 10 septembre, a recueilli huit refus et 45 abstentions. Les Etats-Unis et Israël ont voté contre, de même que le Canada et l'Australie. La France a voté pour, ainsi que la Russie et la Chine. Le Royaume-Uni et l'Allemagne se sont abstenus.
Cette résolution a constitué une nouvelle étape après le vote historique de novembre 2012 à l'Assemblée générale, qui a vu la Palestine devenir un "Etat observateur non membre" de l'ONU.
Fort de ce nouveau statut, l'Etat de Palestine a intégré des agences internationales et a rejoint la Cour pénale internationale. Mais il n'est pas encore devenu membre à part entière des Nations unies bien qu'il soit reconnu par plus de 130 pays.


(30-09-2015 - Avec les agences de presse)

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Syrie: le sénat russe autorise Poutine à recourir à la force militaire à l'étranger

Vladimir Poutine a obtenu mercredi le feu vert du Sénat russe pour des frappes aériennes en soutien à l'armée du président syrien Bachar al-Assad à quelque heures d'une réunion au Conseil de sécurité sur la lutte contre la "menace terroriste".
Les 162 sénateurs présents au vote ont approuvé à l'unanimité la demande du Kremlin d'autoriser le recours à un "contingent militaire" à l'étranger.
Le chef de l'administration présidentielle Sergueï Ivanov a précisé que le dispositif militaire concernait la Syrie et qu'il ne concernait que des frappes aériennes, excluant ainsi - tout du moins pour l'heure - l'engagement de troupes au sol.
"L'objectif militaire de cette opération est exclusivement le soutien aérien aux forces armées syriennes dans leur lutte contre l?État islamique", a expliqué après le vote Sergueï Ivanov, selon des propos retransmis à la télévision russe.
Le Kremlin avait annoncé plus tôt avoir demandé l'autorisation du Conseil de la Fédération, la chambre haute du Parlement, à recourir à un "contingent des forces armées russes" en dehors du territoire national. Cette demande du chef de l'Etat à la chambre haute est formellement nécessaire pour que Vladimir Poutine, en tant que chef des armées, se lance dans une intervention militaire.
Le Sénat avait autorisé le président russe à recourir à la force la dernière fois en mars 2014, avant l'envoi de troupes d'élite de l'armée russe pour l'annexion éclair de la péninsule ukrainienne de Crimée.
"Tous nos partenaires et alliés seront informés aujourd'hui de cette décision, et les ministères de la Défense vont probablement recevoir des informations spécifiques", a poursuivi le chef de l'administration présidentielle.
Selon M. Ivanov, cette initiative est temporaire et s'inscrit dans le cadre du droit international puisque le président syrien a officiellement demandé l'aide de la Russie dans le combat contre les jihadistes de l'EI.
"Le président syrien s'est adressé au gouvernement de notre pays pour lui demander de lui fournir une aide militaire", a-t-il déclaré aux journalistes, refusant de préciser quel type d'équipements militaires seront utilisés par la Russie en Syrie.
"Nous parlons bien de la Syrie, mais il ne s'agit pas de réaliser un quelconque objectif géopolitique ou d'assouvir une quelconque ambition, comme nous en accusent régulièrement nos partenaires occidentaux. Il s'agit des intérêts nationaux de la Russie", a-t-il ajouté.
M. Poutine avait appelé lundi lors de son premier discours depuis dix ans à la tribune de l'Assemblée générale des Nations unies à la formation d'une "large coalition antiterroriste" contre le groupe État islamique, incluant Damas et Téhéran.
L'accélération de l'engagement russe intervient alors que le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov doit présider plus tard dans la journée une session du Conseil de sécurité de l'ONU sur la lutte "contre la menace terroriste", en premier lieu celle de l'EI en Irak et en Syrie.
La Russie doit proposer un projet de résolution allant dans ce sens.
Washington a accusé au cours des dernières semaines Moscou d'avoir solidement renforcé sa présence militaire dans l'ouest de la Syrie, bastion du régime, et d'avoir augmenté ses livraisons d'armes aux forces gouvernementales syriennes.


(30-09-2015 - Avec les agences de presse)

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L'armée américaine suspend son programme de formation de rebelles syriens


Les Etats-Unis ont partiellement suspendu leur programme de formation de rebelles syriens lancé en mai dernier et dont les résultats sont très mitigés.
Le porte-parole du Pentagone Peter Cook a annoncé mardi que l'armée américaine avait cessé de recruter des insurgés en Syrie, le temps de réexaminer ce projet censé former et équiper jusqu'à 5.400 combattants par an.
Les quelque 60 premiers éléments de ces "nouvelles forces syriennes" envoyés sur le terrain ont été attaqués dès leur arrivée par le Front Al Nosra, la branche d'Al Qaïda en Syrie. Certains ont été tués ou capturés, d'autres se sont enfuis.
Selon un porte-parole de l'US Army, des rebelles ont également remis de l'équipement au Front al Nosra en échange d'un sauf-conduit.
Il y a deux semaines, le général Lloyd Austin, qui dirige le Commandement central de l'US Army, a dit que seuls quatre ou cinq insurgés formés par l'armée américaine étaient encore actifs.
Selon Christine Wormuth, sous-secrétaire à la politique de Défense, une centaine de combattants participeraient actuellement au programme.
En dépit de ces problèmes, le Pentagone assure que seul le recrutement sur le terrain est interrompu mais que les Etats-Unis continuent leur missions de soutien et d'entraînement.


(30-09-2015 - Avec les agences de presse)

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Syrie: enquête ouverte en France visant le régime Assad pour "crimes de guerre"

Une enquête pénale pour "crimes de guerre" a été ouverte en France visant le régime de Bachar al-Assad, pour des exactions commises en Syrie entre 2011 et 2013, Paris appelant à "agir contre l'impunité de ces assassins".
"Face à ces crimes qui heurtent la conscience humaine, à cette bureaucratie de l'horreur, face à cette négation des valeurs d'humanité, il est de notre responsabilité d'agir contre l'impunité de ces assassins", a affirmé le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius dans une déclaration transmise à l'AFP.
Après un signalement du Quai d'Orsay, le parquet de Paris a ouvert le 15 septembre une enquête préliminaire pour "crimes de guerre", a annoncé à l'AFP une source proche du dossier, une information confirmée par une source diplomatique.
L'enquête se base notamment sur le témoignage de "César", un ex-photographe de la police militaire syrienne qui s'était enfui de Syrie en juillet 2013, en emportant 55.000 photographies effroyables de corps torturés.
Le "rapport César - des milliers de photos insoutenables, authentifiées par de nombreux experts, qui montrent des cadavres torturés et morts de faim dans les prisons du régime - témoigne de la cruauté systématique du régime de Bachar al-Assad", a affirmé M. Fabius, qui se trouve à New York pour l'Assemblée générale des Nations unies.
Le chef de la diplomatie française a appelé l'ONU et notamment la Commission d'enquête internationale sur la Syrie "à poursuivre avec une détermination renforcée son enquête".
Le Quai d'Orsay a signalé les faits au procureur de Paris au titre de l'article 40 du code de procédure pénale, qui oblige toute autorité publique à transmettre à la justice les informations qu'elle possède si elle a connaissance d'un crime ou d'un délit quel qu'il soit.
Les enquêteurs de l'Office central de lutte contre les crimes contre l'humanité, les génocides et les crimes de guerre (OCLCHGCG) ont été chargés de mener les investigations.
Ils travailleront notamment à partir des photos accumulées pendant deux ans par cet homme se faisant appeler "César", qui fut photographe aux ordres du régime syrien avant d'être exfiltré de Syrie en juillet 2013. Il dit avoir travaillé dans une unité de documentation de la police militaire syrienne.

- 'Massacres secrets' -
Lors d'une conférence de presse à Paris en mars 2014, plusieurs photos d'une cruauté insoutenable, provenant d'une carte-mémoire emportée par "César", avaient été projetées à l'Institut du monde arabe.
Ecrit en anglais en lettres couleur sang, et intitulé "Assad's secret massacres" (les massacres secrets d'Assad), le photoreportage était destiné aux instances internationales dont l'ONU, pour instruire un dossier sur la responsabilité du régime dans des "tortures de masse".
Sur ces clichés, on voyait des yeux arrachés, des gens avec des lésions sur le dos ou le ventre, des corps décharnés et aussi une photo montrant une centaine de cadavres gisant dans un hangar, au milieu de sacs de plastique devant servir à les enterrer.
Damas avait alors qualifié ce rapport de "politique".
L'annonce de cette enquête intervient alors que la crise syrienne est au centre de l'Assemblée générale des Nations unies.
Lundi, le président François Hollande a affirmé à l'ONU qu'"on ne peut pas faire travailler ensemble les victimes et le bourreau", excluant ainsi Bachar al-Assad d'une solution politique au conflit.
Le président américain Barack Obama a insisté mardi sur le départ du président syrien pour vaincre les jihadistes de l'Etat islamique (EI), alors que la Russie insiste pour le maintenir au pouvoir.
Face à l'EI, le président russe Vladimir Poutine a appelé à une "large coalition" incluant Bachar al-Assad et l'Iran, pour prendre la suite de la coalition menée actuellement par les Etats-Unis.
Depuis plus d'un an, la coalition a réalisé plus de 7.200 frappes aériennes contre des positions de l'EI en Irak et en Syrie. La France s'est jointe dimanche aux raids en Syrie en détruisant un camp d'entraînement de l'EI.


(30-09-2015 - Avec les agences de presse)


La diapo qui s'écoute
Sur une rhapsodie de Liszt
La volonté de vivre
https://www.youtube.com/watch?v=VQ8_l-Xg-dk&feature=youtu.be

Shalek

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(Photo: Al Faraby)

Shalek
Musique et paroles: Les frères Rahbani
Interprétation: Fayrouz
1970
Recomposition musicale: Zyad Rahbani



شالك رفرف

شالك رفرف بالحارة عالنسمة شال
هيدا لحلح طيارة لأ هيدا شال

شالك ذكرنا بعمر اللعب اللي كان
ولاد وعاكتافن غمر وراق وخيطان
ويبقو بنيات السمر وحدن الصبيان
تيايرن زرق وحمر والأشكال اشكال

شالك ذكرنا بقطف الورد من سياج
زهور اتوا راحوا انخطفوا انزرعو بدراج
بحياتك نتفة عطف من الشال و حاج
قراب من كروم اللطف وما فينا نطال

عم بيشوح و يلم و يزرع أسرار شالك

كلمات: الأخوين رحباني
ألحان: الأخوين رحباني
مقام: نهوند
تاريخ: 1970
تلحين جديد: زياد رحباني

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mardi 29 septembre 2015

Liban: manifestation contre le rationnement électrique endémique

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Des dizaines de manifestants ont bloqué mardi les entrées du ministère libanais de l'Énergie et de l'Eau, une action surprise organisée pour protester contre le rationnement endémique de l'électricité, 25 ans après la fin de la guerre civile.
Les militants du groupe "Nous réclamons des comptes" ont empêché physiquement les employés d'entrer au ministère. Plusieurs vitres ont été brisées lors d'une rixe avec les forces de sécurité qui ont voulu repousser les manifestants.
Les manifestants ont déployé une immense banderole sur laquelle était écrit: "Une facture, pas deux", faisant référence au fait que la quasi-totalité des Libanais en paient une émise par la compagnie étatique "Électricité du Liban" (EDL) et une seconde aux propriétaires de générateurs, qui fournissent du courant à des prix exorbitants, durant les heures où l'électricité publique est coupée.
Les experts estiment à deux milliards de dollars le manque à gagner annuel de l'EDL, en raison du non paiement des factures, du vol du courant et de la vétusté des centrales.
Le délabrement des services publics, qu'il s'agisse de l'eau, de l'électricité ou du ramassage des ordures a suscité un grand sentiment de frustration au sein de la population, qui accuse les politiciens de corruption généralisée.
"Ce ministère agit comme les autres: il vole l'argent public depuis 30 ans", a accusé un manifestant. Les militants ont appelé à un sit-in samedi devant le siège de l'EDL.
"Ce n'est pas seulement le ministère de l'Énergie que notre mouvement vise mais tous les ministères. Nous allons demander des comptes à tous les corrompus".
Ce mouvement s'inscrit dans le cadre d'une campagne citoyenne qui a pris de l'ampleur avec des manifestations ayant mobilisé des milliers de Libanais depuis le 22 août.
Organisée par le collectif citoyen "Vous puez", principal mouvement responsable de ces manifestations, cette campagne avait été lancée pour réclamer une solution durable à la "crise des ordures", après la fermeture de la principale déchetterie du pays le 17 juillet.
Les manifestations ont pris depuis une dimension politique, elles dénoncent désormais une corruption généralisée de la classe politique, et réclament les services de base dont la population se voit privée depuis plus de 25 ans.


(29-09-2015 - Avec les agences de presse)

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Face à face à Al-Qods

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Une patrouille de la force d'occupation aux abords de la place de la mosquée d'Al Aqsa et une manifestante Palestinienne.
(Photo Reuters)

La rébellion syrienne rejette toute ouverture de l'Occident vis-à-vis d'Assad

L'opposition et les rebelles syriens ont affirmé mardi sans ambiguïté qu'ils n'accepteront jamais d'accorder un rôle quelconque à Bachar al-Assad, rejetant ainsi les ouvertures de pays occidentaux vis-à-vis du chef de l'Etat syrien.
Négocier avec Assad représenterait un sacrilège pour les 240.000 personnes mortes depuis le début de la guerre civile en 2011, avertissent des opposants.
"Ce serait un échec si le régime se maintenait et si Assad restait. Ce serait aussi une insulte pour les sacrifices consentis par le peuple syrien et plus encore un manque de respect pour ce que veut notre peuple", a affirmé à l'AFP Ahmad Qura Ali, porte-parole d'Ahrar al-Cham, puissant groupe d'insurgés.
Offusqué également, Ibrahim al-Idlibi, qui a participé aux manifestations contre le régime en mars 2011, assure que les Syriens "n'accepteront pas qu'Assad reste à son poste durant la période transitoire".
Pour lui, "il est impossible de considérer un tueur terroriste comme un protecteur ou quelqu'un qui peut apporter la sécurité".
Le départ d'Assad a représenté la principale demande de l'opposition depuis le début de la révolte, il y a plus de quatre ans.
Les opposants politiques et les rebelles se réfèrent au communiqué dit de Genève I de 2012 où les principales puissances appelaient à la constitution d'un gouvernement transitoire exerçant les pleins pouvoirs.
L'opposition et ses parrains internationaux ont longtemps affirmé qu'il n'y avait aucun rôle pour Assad dans cette transition, mais récemment plusieurs pays occidentaux ont mis de l'eau dans leur vin.

- Assad a 'favorisé' l'EI -
L'Occident est ébranlé par la puissance du groupe Etat islamique, qui ne paraît pas affaibli par les raids de la coalition conduite par les États-Unis, et par l'afflux d'un demi-million de migrants, dont plus de la moitié sont Syriens.
Plusieurs pays voient désormais Assad comme un moindre mal, au vu des atrocités particulièrement spectaculaires commises par l'EI, notamment les décapitations, les viols et la destruction de monuments appartenant au patrimoine de l'Humanité.
Mais l'opposition insiste sur le fait que les forces loyales à Assad ont massacré bien plus de Syriens que l'EI et que ce régime a toujours voulu se présenter comme la seule alternative aux extrémistes.
"Le régime a favorisé la croissance de l'EI et son expansion en Syrie s'est faite au détriment de la révolution, et non au détriment du régime", assure Mamoun Abou Omar, un militant à Alep.
De nombreux opposants voient dans l'assouplissement des Occidentaux vis-à-vis d'Assad le dernier exemple de la confusion caractérisant leur politique syrienne.
"C'est incroyable la manière dont l'Iran et la Russie fournissent un soutien au régime, alors que les (pays appartenant) aux 'Amis de la Syrie' (coalition soutenant l'opposition) affichent leur rivalité", peste Samir Nashar, un dirigeant de la Coalition de l'opposition. Ils sont ainsi incapables de "présenter un front commun", regrette-t-il.

- 'Rien n'a changé' -
Les principaux parrains des rebelles, notamment les États-Unis, la Turquie, l'Arabie saoudite ou le Qatar ont souvent affiché leurs désaccords sur le meilleur moyen d'appuyer l'opposition.
"Comme Syriens, nous avons cessé de prêter attention à leurs déclarations, qui ne pas découlent pas de ce qui se passe sur le terrain mais résultent de leur politique intérieure", note Ibrahim al-Idlibi. "Au début, je pensais que les Occidentaux étaient de réels alliés du peuple syrien mais notre opinion a vite changé à cause de leur incohérence", dit-il.
Sur le terrain, les rebelles assurent qu'ils continueront à combattre le régime, et à montrer que ce dernier n'est pas un allié dans le combat contre l'EI.
"Nous n'avons pas d'autres choix que de préparer une large opération militaire pour démontrer la faiblesse d'Assad et de ses alliés", explique le commandant Essam al-Rayes, porte-parole des rebelles du Front du sud.
"Pour nous, rien n'a changé et nous continuerons à agir sur le terrain ", affirme Ahmad Qura Ali, porte parole d'Ahrar al-Cham.
D'autres assurent qu'il n'y a pas d'autres choix que de combattre jusqu'au renversement d'Assad. "Avec des centaines de milliers de morts et tant de destructions, il est impossible de faire marche arrière. Ne réussir que la moitié de la révolution, c'est creuser sa propre tombe", assure Mamoun Abou Omar.


(29-09-2015 - Avec les agences de presse)


La diapo qui s'écoute
Sur une rhapsodie de Liszt
La volonté de vivre
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Algérie - Benflis : "La question n'est pas de civiliser le pouvoir mais de le légitimer"


Avocat engagé, ministre de la Justice de 1988 à 1990, puis Premier ministre du premier gouvernement d'Abdelaziz Bouteflika de 2000 à 2003, Ali Benflis, 71 ans, est depuis dix ans dans l'opposition. En 2004 et 2014, il s'est porté candidat à l'élection présidentielle contre Bouteflika. Arrivé en 2e position avec 6,42 % des voix en 2004, il a doublé son score (12,18 %), pour finir aussi en deuxième position en 2014. Des scores qu'il a contestés, dénonçant une fraude électorale à grande échelle.

Votre parti, Talaie el Hourriet, vient d'obtenir son agrément après des mois d'attente. Pourquoi le pouvoir s'est-il résolu à accepter que vous preniez la tête d'un parti ? Certains vous soupçonnent d'avoir passé un deal avec le pouvoir.
J'ignore les raisons qui ont contraint le pouvoir à reconnaître mon parti, mais je doute que ce soit par respect de la loi et de la Constitution. Quoi qu'il en soit, nous étions déterminés à tout mettre en œuvre pour obtenir cet agrément, tout en restant dans le cadre de la légalité. Je suis un légaliste. Notre projet est l'un des rares ayant une base populaire. Je pense que le régime politique algérien est conscient qu'il est sous surveillance à l'intérieur du pays et à l'extérieur, car il s'en prend violemment aux droits de l'homme.

Par exemple ?
La démocratie n'est pas respectée. Nous sommes la deuxième force du pays, mais nous avons attendu 14 mois pour que notre parti soit autorisé. On nous refuse les autorisations de louer une grande salle dans Alger pour tenir un meeting, contrairement aux partis de l'Alliance présidentielle. Pourtant nous avons des cellules dans les 1 540 communes d'Algérie, avons rassemblé 8 000 militants lors de notre congrès constitutif il y a deux mois. Nous voulons bâtir un parti jeune – 80 % des membres du Comité central (490 personnes) ont moins de 50 ans – et moderne. Les femmes, les universitaires y sont nombreux.

Pourquoi voter pour vous plutôt que pour un parti de l'Alliance présidentielle ?
Parce que je veux, et pas seulement en parole, moderniser le système politique, libéraliser l'économie en mettant fin à l'économie de rente et faire des réformes sociales. Il faut lancer une dynamique du changement, sortir de l'impasse.

Concrètement, comment allez-vous faire accepter des réformes dans un pays habitué à vivre de la distribution de la rente pétrolière alors que celle-ci a diminué de moitié depuis la chute des cours du pétrole ?
Le retournement de la conjoncture a un coût exorbitant pour l'économie algérienne. Les recettes tirées des hydrocarbures étaient de 60 milliards de dollars en 2014, elles seront de 30 milliards cette année. Le budget de l'État financé à plus de 60 % par la fiscalité pétrolière va être divisé par deux. Le fonds de régulation des recettes (où sont versés les excédents financiers tirés des hydrocarbures) et les réserves de change diminuent de façon drastique. Le gouvernement navigue à vue. Il apparaît tétanisé à la perspective de devoir appliquer une politique d'austérité.

Vous contestez le fait que le gouvernement a investi dans les infrastructures cette dernière décennie. C'est un acquis du pétrole…
Qu'a-t-il réellement fait des 800 milliards de dollars dépensés pendant les deuxième et troisième mandats du président Bouteflika ? On a construit une grande autoroute, mais le chantier s'est terminé par un scandale, la corruption a été énorme.

Comment allez-vous expliquer la nécessité d'une politique d'austérité ? Les Algériens sont-ils prêts à l'entendre ?
Un pouvoir légitime peut demander l'austérité au peuple. Quand on est illégitime, il est impossible d'obtenir quoi que ce soit de la population.

Pensez-vous que l'Algérie devrait investir dans le gaz de schiste, dont le Sahara est riche, pour compenser la chute des cours du pétrole et la baisse de la production ? Les populations du Sahara s'y opposent.
Si les gens du Sud y sont opposés, c'est qu'ils ont réalisé que leur situation n'a pas changé en dépit des 800 milliards de dollars qui ont été dépensés. Ils sont donc réticents à accepter leur exploitation, estimant qu'ils n'en tireront aucun bénéfice mais seront pollués. Pourtant le gaz de schiste est pour nous une véritable richesse.

Vous prônez le libéralisme économique, êtes-vous favorable, par exemple, à la privatisation des banques, ce serpent de mer de l'économie algérienne ?
Je veux intégrer l'économie algérienne dans l'économie mondiale. Je suis pour une économie libérale dont les entreprises seront le moteur. Je veux lutter contre la corruption. Transparency International nous classe au 117 ou 120e rang dans ce domaine. Nous devons bâtir une économie compétitive, dans laquelle l'agriculture et le tourisme seront des priorités.

La majorité des Algériens veulent-ils vraiment un système économique ouvert ? Le système actuel a ses avantages…
L'immense majorité considère que l'Algérie vit dans un système « brejnévien » et veut en changer.

Comment avez-vous analysé la mise à la retraite de l'inamovible patron des services de renseignements, le général Médiène ?  Est-ce la fin d'un long bras de fer avec le chef de l'État ?
Je ne suis pas dans le secret du sérail, mais la question n'est pas de personnaliser. Le fait est que tous les régimes non démocratiques sont plus ou moins paranoïaques. Ils aiment le mystère, détestent la communication, la transparence. Comme ils ne sont pas obligés de rendre des comptes, les citoyens bâtissent des théories conspirationnistes. En Algérie, tout vient de la vacance actuelle du pouvoir et de l'atmosphère de fin de règne qui y sévit. Notre vrai problème, c'est l'absence de démocratie. Si en l'espèce, le changement visait à donner à l'état-major, pour rendre l'armée plus forte, des attributions qui relevaient auparavant des services de sécurité, et leur permettaient auparavant de contrôler l'armée, ce serait bénéfique. Mais le manque de transparence conduit à s'interroger.

Y a-t-il eu un pas en avant en remettant le pouvoir à un civil en 1999 ?
Que le chef de l'État soit civil ou militaire n'est pas la question. Le problème est la légitimité du pouvoir. La question n'est pas de « civiliser » le pouvoir mais de le légitimer.


(29-09-2015 - Propos recueillis par Mireille Duteil)

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L'arabe

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"Dis mamy..."
"oui mon coeur?"
"quelle langue parle le monsieur?"
"l'arabe de chez nous"
"eeuuhh..."
"quoi?"
"il est comment l'arabe de tous les Arabes?"
"il faut aller à l'école pour l'apprendre"
"et elle est obligatoire?"
"quoi?"
"l'école"
"...!?"

Al Faraby
Mardi, 29 septembre 2015

L’arabe est une langue sémitique aujourd'hui parlée en première ou seconde langue par plus de 220 millions de personnes au sein du monde arabe et de la diaspora arabe.
La langue arabe est originaire de la péninsule Arabique, où elle devint au 7ème siècle la langue du Coran et la langue liturgique de l'islam. La colonisation territoriale de l'Empire arabe au Moyen Âge et celle de l'islam en ont largement répandu l'usage au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et en Europe (péninsule Ibérique, Sicile, Crète, Chypre, territoires d'où elle a disparu, et Malte où le maltais en constitue un prolongement particulier). Parlée d'abord par les Arabes, cette langue qui se déploie géographiquement sur plusieurs continents s'étend sociologiquement à des peuples non arabes, et est devenue aujourd'hui l'une des langues les plus parlées dans le monde. C'est la langue officielle de plus de vingt pays et de plusieurs organismes internationaux, dont l'une des six langues officielles de l’Organisation des Nations unies.
La langue arabe est marquée par une importante diglossie entre l'arabe littéral, langue véhiculaire surtout écrite, et l'arabe dialectal, langue vernaculaire surtout orale. L'arabe littéral comprend l'arabe classique (pré-coranique, coranique, et post-coranique) et l'arabe standard moderne. L'arabe dialectal comprend de nombreuses variétés régionales, pas toutes intelligibles entre elles.
Les vecteurs du rayonnement culturel de la langue arabe sont l'islam, la littérature de langue arabe et les médias audiovisuels contemporains dont la télévision et Internet. Un vecteur historique important de rayonnement fut l'emprunt lexical de nombreux termes arabes dans des langues étrangères, entre autres les langues romanes dont le français.
La prononciation de l'arabe comporte un nombre assez élevé de consonnes (28 en arabe littéral) et peu de voyelles (3 timbres et 2 longueurs en littéral, souvent un peu plus en dialectal). L'arabe s'écrit au moyen de l'alphabet arabe.
Par sa grammaire, l'arabe est une langue accusative et flexionnelle qui fait un usage important de la flexion interne. La syntaxe suit dans la proposition l'ordre fondamental verbe-sujet-objet, et le déterminant suit le déterminé dans le groupe nominal.
Des sciences linguistiques complémentaires à l'étude de la grammaire sont la sémantique et la stylistique de l'arabe, ainsi que sa lexicographie qui étudie le vocabulaire et permet l'élaboration de dictionnaires.


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Poutine : ce n'est pas à Obama et à Hollande de choisir qui dirige la Syrie


"J'ai le plus grand respect pour mes homologues américain et français mais ils ne sont pas syriens et n'ont donc pas à être impliqués dans le choix des dirigeants d'un autre pays", a déclaré Vladimir Poutine lors d'une conférence de presse au siège des Nations unies à New York, après un long entretien avec le président Obama sur la Syrie.

Une base de coopération
Le président russe n'a par ailleurs pas exclu lundi de frapper le groupe État islamique en Syrie, en appui à son allié Bachar el-Assad, et a accusé ses homologues américain et français de vouloir décider qui doit diriger ce pays ravagé par la guerre. La Syrie monopolise l'Assemblée générale des Nations unies à New York et a été l'objet lundi d'une confrontation entre Vladimir Poutine et Barack Obama, qui se sont entretenus pendant une heure et demie au siège de l'organisation internationale.
Cette rencontre officielle, la première depuis plus de deux entre les deux hommes, a été "constructive et (...) étonnamment ouverte", a confié M. Poutine lors d'une conférence de presse. "Selon moi, il existe une base de coopération sur nos problèmes communs", a-t-il dit, en russe. Il est ensuite revenu sur sa stratégie militaire et diplomatique pour la Syrie. Interrogé sur les récentes frappes menées par la France et l'Australie, M. Poutine a refusé de balayer une telle éventualité par ses forces armées qui renforcent leur présence depuis des semaines dans ce pays. "Nous y réfléchissons. Nous n'excluons rien. Mais si nous devons agir, ce sera uniquement en respectant complètement les normes de droit international", a déclaré le chef du Kremlin, qui s'est replacé au centre du jeu diplomatique sur le conflit syrien.

Une coalition élargie
À la tribune des Nations unies, M. Poutine avait proposé lundi matin une coalition internationale élargie pour vaincre l'État islamique, en soutien à l'armée de Damas. Il avait aussi affiché son unité avec le président iranien Hassan Rohani, autre allié du régime syrien. En revanche, le président Poutine a exclu d'envoyer en Syrie des troupes de combat au sol. "Nous réfléchissons à la manière d'aider davantage l'armée syrienne. (Mais) en ce qui concerne des troupes au sol (...) une implication russe ne peut pas faire l'objet de discussions", a déclaré le président russe, dont les propos étaient traduits en anglais. Il ne s'est toutefois pas privé pour critiquer Barack Obama et François Hollande, qui appellent régulièrement au départ du président Assad, seule solution selon eux pour mettre sur pied une transition politique dans ce pays détruit par quatre ans et demi de chaos qui a fait plus de 240 000 morts.
"J'ai le plus grand respect pour mes homologues américain et français mais ils ne sont pas des ressortissants syriens et ne doivent donc pas être impliqués dans le choix des dirigeants d'un autre pays", a taclé M. Poutine devant la presse. MM. Obama et Poutine ont étalé lundi leurs divergences sur la Syrie: l'Américain estimant que le président Assad est un "tyran", le Russe jugeant qu'il représente la seule autorité légitime pour lutter contre le groupe État islamique.


(29-09-2015 - Avec les agences de presse)


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Pour Villepin, "il n'y a pas de solution militaire" en Syrie


« C'est tout le Moyen-Orient qui est en train d'imploser. C'est ça la réalité. Si nous n'agissons pas, les choses ne cesseront pas de s'aggraver. » Dominique de Villepin a commenté mardi matin, sur l'antenne de BFM TV, les récentes déclarations devant l'ONU relatives à la guerre en Syrie. Pour l'ancien Premier ministre, dont le discours sur la guerre en Irak en 2003 est entré dans l'histoire, il n'existe « pas de solution militaire en Syrie ». Estimant que « le rôle de la France n'est pas de rentrer dans la énième coalition militaire, de participer à ces frappes », il juge que la France n'est plus dans son rôle, que son discours est brouillé entre les positions russe et américaine. Pourquoi n'y a-t-il pas de solution militaire ? « Pour une raison très simple : la solution militaire conduit à une radicalisation. Le piège que nous tend Daesh, c'est celui d'une confrontation entre l'Occident et l'islam et ils prennent en otages les communautés musulmanes. Frapper militairement, c'est accélérer le recrutement et nourrir cette frustration locale. »
Que faire, selon lui ? « Il faut descendre des tours de New York pour se confronter à la réalité syrienne. C'est un ensemble de régions et sous-régions qui se battent. La France est sans doute la seule qui peut porter un règlement politique. Selon lui, trois chantiers prioritaires sont à ouvrir : « D'une part, celui de la sécurisation des frontières. [...] parce que le djihadisme de Daesh recrute pour moitié des étrangers. Essayons d'assécher davantage les finances de Daesh. D'autre part, celui de la négociation politique, des négociations ponctuelles, locales. Troisième chantier : la fédéralisation : la Syrie n'a pas d'avenir aujourd'hui. »

Un phénomène médiatique ?
Pour Dominique de Villepin, le terrorisme islamiste est également une créature médiatique : « Le principal atout du terrorisme mondial, c'est la caisse de résonance médiatique. C'est comme ça qu'ils recrutent. Nous devons être capables de ruse, d'utiliser des moyens que l'adversaire ignore. On a l'impression que les pouvoirs démocratiques s'adressent en fait à leur opinion publique, en se moquant très largement de ce qui se passe au Moyen-Orient. »


(29-09-2015 - Avec les agences de presse)




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Xavier Bertrand veut "une guerre totale contre Daech"


Xavier Bertrand (Les Républicains) a appelé mardi à "mener une guerre totale contre Daech", notamment en soutenant les initiatives de la Russie, et sans se poser de questions "existentielles" sur son allié, le président syrien Bachar el-Assad.
"Ce qu'il faut aujourd'hui, c'est mener une guerre totale contre Daech", acronyme arabe de l'organisation Etat islamique, a martelé sur France 2 la tête de liste du parti Les Républicains pour les régionales en Nord-Pas-de-Calais/Picardie.
"Daech ce sont ceux qui égorgent, ce sont ceux qui décapitent, ce sont ceux qui font d'enfants et de femmes des esclaves, ce sont ceux qui ont armé, financé, endoctriné ceux qui nous ont frappés sur notre territoire, n'attendons pas un nouvel attentat sanglant pour se décider à mener une guerre totale contre eux", a-t-il argumenté. "Ils mènent une guerre totale contre nous. Ca sera eux ou nous, alors il faut éradiquer Daech et soutenir notamment les initiatives prises par la Russie".
Interrogé sur la volonté de la Russie d'agir avec Bachar el-Assad, M. Bertrand a répondu: "C'est un boucher, le boucher de son peuple, mais qu'est-ce que l'on veut? Je veux un maximum d'efficacité pour nous protéger nous".
"Mon ennemi numéro un c'est Daech, alors on ne va se poser de questions diplomatiques, existentielles, il faut frapper, il faut taper, il faut exterminer Daech, alors dans ces conditions-là nous n'avons qu'un seul ennemi numéro un", a-t-il fait valoir.


(29-09-2015 - Avec les agences de presse)


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Ya hourriyé

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(Photo: Al Faraby)

Ya hourriyé
Musique et paroles: Les frères Rahbani
Interprétation: Fayrouz
1972
Recomposition musicale: Zyad Rahbani



يا حريه

طلعنا .... حررنا
طلعنا على الضو
طلعنا على الريح
طلعنا على الشمس
طلعنا على الحرية
يا حرية يا زهرة نارية
يا طفلة وحشية يا حرية
صرخو عالعالي على العالي
اركضو بالحقالي على العالي
قولو للحرية نحنا جينا و افرحوا افرحوا
يا ليل يا حب يا دروب
يا حجار الحقونا عالشجرة البرية
غيرو اساميكن اذا فيكن
لون عيونكم اذا فيكن
خبو حريتكم بجيابكم و اهربو اهربو

كلمات: الأخوين رحباني
ألحان: الأخوين رحباني
تاريخ: 1972
تلحين جديد: زياد رحباني

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lundi 28 septembre 2015

Assad remis en selle par ses alliés malgré ses revers militaires


Affaibli par une série de revers militaires, le président syrien Bachar al-Assad est en passe de remonter la pente grâce à l'appui indéfectible de la Russie et de l'Iran et surtout à l'indécision des Occidentaux.
Au pouvoir depuis 15 ans et survivant des révoltes qui ont éliminé plusieurs chefs d?État arabes, le dirigeant syrien, qui vient de fêter ses 50 ans, se sent conforté dans sa stratégie consistant à se présenter comme le seul rempart face aux jihadistes du groupe Etat islamique (EI).
Lundi, à l'Assemblée générale de l'ONU à New York, le président russe Vladimir Poutine a plaidé pour une "large coalition antiterroriste" incluant le régime de M. Assad, dont les forces sont, selon lui, "les seules à combattre réellement l'EI".
Si le président américain Barack Obama a dénoncé la logique consistant à soutenir "un tyran" sous prétexte que "l'alternative serait pire", Washington comme Berlin, Londres et même Paris ne posent plus désormais son départ immédiat comme préalable à toute négociation.
"Je pense que la victoire temporaire et à la Pyrrhus du régime d'Assad découle de la bonne et vieille realpolitik cynique", estime Karim Bitar, directeur de recherche à l'Institut des relations internationales et stratégique à Paris.
"Les Russes et les Iraniens sont bien plus impliqués que l'Occident: ils sont mobilisés, inflexibles et intransigeants tandis que les opposants au régime d'Assad n'ont pas de stratégie claire et paient le prix fort pour leurs méthodes erronées", ajoute-t-il.
Pris de court en mars 2011 par une révolte pacifique dans la foulée du "printemps arabe", M. Assad a choisi de la réprimer férocement. Après la militarisation du soulèvement, il s'est présenté comme un bouclier contre les "terroristes islamistes". La guerre a fait plus de 240.000 morts, des millions de réfugiés et laissé le pays en ruines.
Et lorsque les jihadistes de l'EI font leur apparition, s'emparant de près de la moitié de la Syrie et commettant d'innombrables atrocités, il martèle qu'il est l'ultime recours contre la "barbarie". Avec d'autant plus de force que les frappes de la coalition conduite par les États-Unis n'ont pas réussi à neutraliser le groupe malgré quelques succès.
Comme son père Hafez qui a dirigé la Syrie d'une main de fer de 1970 à 2000, M. Assad a su jouer le temps.
"Le régime d'Assad profite du triomphe de la 'contre-révolution' au niveau régional et du fait que la plupart des pays occidentaux se résolvent à l'idée fausse que le nationalisme autoritaire dans le monde arabe est le seul rempart contre l'islamisme radical", estime M. Bitar.

- 'Opposants trop divisés'-
Sur le terrain, Assad a perdu en quatre ans et demi les deux-tiers du pays au profit de l'EI ou des rebelles islamistes et du Front Al-Nosra, branche syrienne d'Al-Qaïda.
Le territoire qu'il contrôle est toutefois stratégique car il comprend la capitale Damas, Homs et Hama dans le centre, le littoral et une partie d'Alep, soit des régions où vit 50% de la population encore présente en Syrie.
Mais l'atout maître d'Assad est qu'il peut compter sur les alliés indéfectibles que sont la Russie et l'Iran face aux tergiversations et la pusillanimité des ses adversaires, qui réclamaient son départ immédiat et inconditionnel.
Pour Muriel Asseburg, chercheuse à l'Institut allemand pour les affaires internationales et de sécurité, le chef de l'Etat est encore au pouvoir aujourd'hui parce que "ses opposants sont trop divisés et réticents à s'impliquer directement ou à soutenir les rebelles syriens".
En revanche, "ses soutiens lui ont toujours donné un fort appui militairement, politiquement, diplomatiquement et financièrement".
Le chercheur Yezid Sayigh, du Centre Carnegie pour le Moyen-Orient, pense aussi que sa longévité ne vient pas de sa force mais plutôt de la faiblesse de ses adversaires.
"Le problème principal est que les puissances occidentales n'ont jamais voulu et ne veulent toujours pas s'impliquer en Syrie et elles ne savent pas quoi faire avec l'EI", estime-t-il.
"Les Russes ont bougé intelligemment, ils ont modifié l'équilibre des forces pour donner du temps à Assad et ont mis les Américains sur la défensive sans toutefois qu'il y ait un réel changement sur le terrain".


(28-09-2015 - Avec les agences de presse)


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Syrie: Poutine demande une "large coalition" antiterroriste contre l'Etat islamique


Le président russe Vladimir Poutine a demandé lundi devant l'ONU la création d'une "large coalition antiterroriste" pour lutter contre les jihadistes en Syrie et en Irak.
Pour son premier discours devant l'Assemblée générale de l'ONU depuis dix ans, M. Poutine a aussi martelé que refuser de coopérer avec le gouvernement syrien et son armée dans cette lutte serait "une énorme erreur".
La coalition anti-jihadiste serait "semblable à celle contre Hitler" au cours de la Seconde guerre mondiale --à laquelle participaient notamment les Etats-Unis et la Russie-- et les pays arabes "y joueraient un rôle clé", a-t-il ajouté.
Pour le président russe, "ce serait une énorme erreur de ne pas coopérer avec ceux qui combattent frontalement le terrorisme, et nous devons reconnaître que personne d'autre que les forces armées du président (syrien Bachar al-Assad) combattent réellement l'Etat islamique et d'autres organisations terroristes en Syrie", a-t-il expliqué.
S'exprimant peu de temps avant à la même tribune, le président américain Barack Obama s'était dit prêt à coopérer avec la Russie et l'Iran pour mettre fin à la guerre en Syrie. Mais il avait vivement dénoncé le président syrien, traité de "tyran" et accusé de "massacrer des enfants innocents". Et il avait critiqué le soutien indéfectible de Moscou à Bachar al-Assad.
Barack Obama et Vladimir Poutine devaient avoir lundi en fin d'après-midi leur premier tête-à-tête en deux ans en marge des travaux de l'Assemblée.
Le président iranien Hassan Rohani a aussi pris la parole lundi à la tribune de l'Assemblée.
De son côté, le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu a confirmé que son pays était prêt à coopérer avec tous les pays, y compris la Russie, pour trouver une solution politique en Syrie.
Mais il a ajouté devant la presse que "dans cette nouvelle Syrie, il ne devrait y avoir aucune place pour Assad ou pour Daech", acronyme arabe du groupe jihadiste Etat islamique (EI).


(28-09-2015 - Avec les agences de presse)


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Au bout d’un an, quel est le bilan de la coalition internationale en Syrie et en Irak ?


Un an après ses premières frappes en Irak au sein de la coalition internationale contre l’organisation Etat islamique (EI), la France a annoncé en avoir mené de nouvelles en Syrie, dimanche 27 septembre. Selon le ministère de la défense, il ne s’agira pas d’une « campagne de frappes massive » mais de coups ciblés pour répondre à la menace croissante d’actions sur le territoire français de djihadistes formés en Syrie. En Syrie comme en Irak, où les forces françaises ont mené 5 % du total des frappes, l’intervention de la France reste à ce stade limitée.
En un an, l’action de la coalition internationale emmenée par les Etats-Unis a permis de freiner l’expansion de l’organisation terroriste et de l’affaiblir, mais pas de la faire reculer de façon déterminante ni d’anéantir ses capacités offensives.

De quels effectifs l’Etat islamique dispose-t-il ?
L’EI regroupe aujourd’hui cent mille à cent vingt-cinq mille combattants en Syrie et en Irak, dont treize mille à quinze mille étrangers. Les djihadistes français seraient au nombre de huit cents, principalement en Syrie, et occupés à des tâches administratives, financières, médiatiques et au recrutement.

Qui intervient en Irak ?
Les Etats-Unis ont engagé, le 8 août 2014, une campagne de frappes en Irak à l’invitation des autorités de Bagdad.
A la suite de la formation, en septembre 2014, d’une coalition internationale contre l’EI, comprenant soixante pays, la France, la Grande-Bretagne, la Belgique, les Pays-Bas, l’Australie, le Danemark et le Canada se sont joints à cette campagne.

Qui intervient en Syrie ?
Les forces américaines ont étendu leurs opérations à la Syrie le 23 septembre 2014, sans l’accord du président Bachar Al-Assad. Ces frappes ont visé l’EI, mais aussi Al-Khorasan, proche d’Al-Qaida.
L’Arabie saoudite, la Jordanie, les Emirats arabes unis, Bahreïn et le Qatar ont mis un terme à leur participation en Syrie après la mise sur pied, à la fin de mars 2015, d’une coalition arabe sous bannière saoudienne contre les rebelles houthistes au Yémen.
En avril, le Canada s’est joint à la campagne syrienne, suivi de la Turquie, qui cible pour sa part l’EI et les forces kurdes.
La Grande-Bretagne a annoncé en septembre avoir mené des frappes ponctuelles contre des cibles présentant un danger immédiat pour ses intérêts.

Quelle est la nature des interventions ?
En 415 jours de campagne, 7 085 frappes ont été menées — 506 en Irak et 2 579 en Syrie —, selon un décompte établi le 24 septembre par le collectif indépendant Airwars.
Les Etats-Unis ont mené 70 % de leurs frappes en Irak, jusqu’à présent au cœur de leur stratégie de lutte contre l’EI.
Ces frappes, qui ont permis d’endiguer l’expansion de l’EI dans le nord du pays, autour de Sinjar et au Kurdistan irakien, ont été élargies aux provinces où les forces irakiennes combattent les djihadistes, au nord de Bagdad et à l’ouest, dans l’Anbar.
Elles visent principalement les centres de commandement, les stocks de munitions, les chefs de l’EI et les convois d’armes et de combattants.
Washington, qui a exclu l’envoi de forces au sol, dit vouloir s’appuyer, sur le terrain, sur les forces locales.

Quels sont les appuis de la coalition internationale en Irak ?
En Irak, la coalition internationale agit en appui aux peshmergas kurdes et aux forces gouvernementales irakiennes.
« Les forces gouvernementales et leurs alliés — la mobilisation populaire (MP), les peshmergas, les tribus sunnites — se sont beaucoup affaiblis, car ils sont divisés sur des lignes politiques et confessionnelles », constate l’analyste irakien Hicham Al-Hachémi, spécialiste de l’EI.
Les Etats-Unis ont déployé trois mille cinq cents conseillers, dont quatre cent cinquante formateurs et cent conseillers pour former les forces gouvernementales mises en déroute par l’EI en 2014 et les peshmergas kurdes. Seuls treize mille combattants ont été formés.
Washington fait pression sur les autorités chiites de Bagdad pour former un nombre accru de combattants sunnites, considérés comme la clé de la reconquête des provinces sunnites, notamment de l’Anbar.
La défiance des autorités et partis chiites envers la population sunnite, accusée de complicité avec l’EI, est un obstacle majeur.
Le programme de formation américain lancé en mai dans l’Anbar n’a permis, à ce stade, de former que onze cents combattants sunnites, selon Hicham Al-Hachémi.
Lire aussi : En Irak, la brigade des Lions victorieux d’Allah
Les Etats-Unis entendent par ailleurs limiter la participation des milices chiites pro-iraniennes, majoritaires parmi les forces de la mobilisation populaire (MP), une force d’appoint progouvernementale de cent trente mille hommes, fer de lance sur le terrain.
Invoquant la crainte d’exactions contre les populations sunnites et le refus d’une grande partie des clans sunnites de rallier des forces gouvernementales menées par les milices chiites, les forces de la coalition exigent, à quelques exceptions près, le retrait de ces milices comme préalable à toute intervention.

Sur qui les Américains s’appuient-ils en Syrie ?
En Syrie, le soutien américain aux forces rebelles s’est révélé très limité et tardif. Les Américains invoquent la fragmentation de l’opposition armée et la difficulté d’identifier des forces dites « modérées » sur le terrain.
Après un programme de formation lancé en Jordanie pour les combattants du front sud syrien, Washington a commencé au printemps 2015 à former et à équiper des rebelles syriens en Turquie pour combattre l’EI.
A la mi-septembre, le commandant des forces américaines au Moyen-Orient (Centcom), le général Lloyd J. Austin, a reconnu que seuls quatre ou cinq combattants se trouvaient sur le terrain, rejoints par soixante-quinze autres hommes. Soit bien loin des objectifs fixés de quinze mille combattants formés en trois ans.
Du fait des stricts critères de sécurité imposés par Washington, les volontaires manquent à l’appel. Ces combattants font l’objet de critiques au sein de la rébellion, voire d’attaques d’autres groupes armés, du fait de l’objectif qui leur a été fixé de combattre l’EI et non les forces du régime du président Bachar Al-Assad.

Quel est le bilan global des interventions ?
La coalition internationale affirme avoir tué plus de quinze mille combattants de l’Etat islamique depuis le début de la campagne aérienne. Selon Hicham Al-Hachémi, dix-neuf des quarante-trois grands chefs de l’EI ont été tués.
« Ils sont remplacés, mais Daech [acronyme arabe de l’EI] ne dispose pas d’un important vivier de chefs historiques, avec une histoire djihadiste comparable aux chefs d’Al-Qaida », estime-t-il.

Quelles sont les positions de l’EI en Irak ?
En Irak, l’intervention de la coalition internationale a permis d’endiguer l’expansion de l’EI au Kurdistan irakien, dans la plaine de Mossoul et dans la région du Sinjar. Les djihadistes, qui se trouvaient à cent kilomètres au nord de Bagdad en juin 2014, ont été repoussés des provinces de Salaheddine et de Diyala.
Mais, pour Hicham Al-Hachémi, les forces gouvernementales appuyées par la coalition internationale n’ont à ce jour pas remporté de « bataille décisive » contre l’EI.
Depuis la libération de Tikrit, capitale de la province de Salaheddine, en avril 2015, les forces gouvernementales piétinent à Baiji, à deux cents kilomètres au nord de Bagdad, et dans la province sunnite de l’Anbar, dans l’Ouest, où elles ont enregistré en mai leur plus grand revers, avec la prise par l’EI de Ramadi.
La bataille de Mossoul, dans le nord du pays, annoncée comme prioritaire en septembre 2014, a été reportée sine die.

Quelle est la situation de l’EI en Syrie ?
Dans le nord-est de la Syrie, les combattants kurdes des unités de protection du peuple (YPG) ont réussi, avec le soutien de la coalition internationale, à repousser les combattants de l’EI de Kobané, de Tal Abyad et de la frontière turque.
Mais, de leur fief de Rakka, dans l’est du pays, les djihadistes ont poursuivi leur expansion vers Deir ez-Zor, plus à l’est, où ils assiègent les forces du régime, ainsi que dans la province d’Alep, jusqu’à la frontière turque, autour de Palmyre — conquise le 20 mai 2015 — et au sud-est de Damas.
Cette expansion s’est faite au détriment des forces rebelles syriennes qui combattent à la fois le régime de Bachar Al-Assad et les djihadistes de l’EI.

Des djihadistes étrangers continuent-ils à entrer en Irak et en Syrie ?
L’intervention de la coalition internationale et les mesures prises récemment par la Turquie pour empêcher l’entrée de djihadistes étrangers par son territoire n’ont pas permis d’endiguer le flot de recrues. « Jusqu’à février 2015, entre cinq et dix nouvelles recrues étrangères rejoignaient chaque jour le mouvement », indique M. Hachémi.
Les services américains estiment que près de trente mille djihadistes étrangers se sont rendus en Syrie et en Irak depuis 2011, la plupart pour rejoindre les rangs de l’EI, rapportait samedi 27 septembre le New York Times. L’EI continuerait ainsi de recruter une moyenne d’un millier de combattants étrangers par mois.

Pourquoi et comment la Russie intervient-elle en Syrie ?
Craignant un effondrement du régime du président Assad, dont les forces ne contrôlent plus qu’un tiers du pays, autour de Damas, de Homs et du littoral, la Russie a déployé une trentaine d’avions de reconnaissance et d’attaque au sol, des Soukhoï 24 et 30.
Elle pourrait procéder à des frappes, notamment contre le Front Al-Nosra, la branche syrienne d’Al-Qaida, qui de la province d’Idlib (Nord-Ouest) menace le régime.

Avec qui les Russes agissent-ils en Syrie ?
Une cellule de coordination militaire avec les forces syriennes, iraniennes et les milices chiites irakiennes qui combattent en Syrie a été mise sur pied, selon le centre américain Institute for Study of War (ISW).
La Russie joue également un rôle accru en Irak. Dimanche 27 septembre, le premier ministre, Haidar Al-Abadi, a annoncé une coopération sécuritaire et en renseignement accrue entre la Syrie, la Russie, l’Iran et l’Irak.
Selon l’ISW, citant des informations non confirmées, une cellule de coordination conjointe entre la Russie et l’Iran, qui inclurait des généraux russes, a été mise sur pied à Bagdad.

Existe-t-il une coordination des actions entre les Russes et la coalition ?
La Russie a exigé de la coalition internationale qu’elle coordonne avec elle et avec Damas ses frappes en Syrie. Cette coordination est de facto nécessaire. Les avions russes pourraient rapidement entrer en action en Syrie, et, depuis peu, les troupes de Bachar Al-Assad frappent de nouveau les combattants de l’EI autour de Deir ez-Zor et de Rakka.
La coordination militaire sera au programme des discussions entre le président russe, Vladimir Poutine, et le président américain, Barack Obama, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies qui s’est ouverte lundi 28 septembre à New York.

La coalition anti-Etat islamique pourrait-elle être étendue ?
Les pays membres de la coalition contre l’organisation EI ont, à ce stade, refusé le principe d’une coalition intégrant le président Assad et l’Iran, comme le propose la Russie.

(28-09-2015 - Hélène Sallon, Le Monde)

Obama "prêt à travailler" avec la Russie et l'Iran
Le président des Etats-Unis Barack Obama a affirmé lundi à l'ONU qu'il était prêt à travailler avec la Russie et l'Iran, soutiens du régime de Bachar al-Assad, pour tenter de trouver une issue au conflit syrien.
"Les Etats-Unis sont prêts à travailler avec tous les pays, y compris la Russie et l'Iran, pour résoudre le conflit", a lancé M. Obama. "Mais nous devons reconnaître qu'après tant de sang versé et de carnages, il ne peut y avoir un retour au statu quo d'avant la guerre", a-t-il ajouté. (Afp)



La diapo qui s'écoute
Sur une rhapsodie de Liszt
La volonté de vivre

https://www.youtube.com/watch?v=VQ8_l-Xg-dk&feature=youtu.be


Yémen: au moins 31 morts dans un raid de la coalition sur un mariage


Au moins 31 personnes, dont des enfants, ont été tuées et des dizaines blessées lundi au Yémen dans un raid aérien de la coalition arabe antirebelles, qui a touché une salle de mariage, ont indiqué des médecins et témoins.
"Les corps de 31 personnes, dont des enfants, ont été emmenés dans un hôpital", a déclaré à l'AFP un médecin, ajoutant qu'elles avaient été tuées dans un bombardement dans la localité de Mokha (sud-ouest), sur la mer Rouge. "La plupart" des blessés sont dans un "état sérieux", a-t-il ajouté.
Des témoins ont affirmé que les victimes avaient péri dans une frappe de la coalition arabe commandée par l'Arabie saoudite.
Depuis six mois, une coalition arabe dominée par des monarchies sunnites du Golfe mène des raids aériens intensifs au Yémen contre des rebelles chiites, accusés de liens avec l'Iran et qui se sont emparés de vastes régions du pays dont la capitale Sanaa.
L'Arabie saoudite et la coalition ont été accusées à plusieurs reprises d'avoir commis des "bavures" contre des civils lors de frappes aériennes, notamment sur une usine d'embouteillage d'eau en août dans la province septentrionale de Hajja (17 civils tués), sur des résidences d'employés d'une centrale électrique en juillet à Mokha (65 civils tués) et sur une usine laitière en avril dans la ville occidentale de Hodeida (35 civils tués).
D'autres raids ont visé ces derniers mois des dépôts d'armes et de munitions aux mains des rebelles à Sanaa, mais des explosions secondaires ont fait de nombreuses victimes parmi les civils.
Depuis l'escalade du conflit en mars au Yémen, quelque 5.000 personnes ont été tuées et 25.000 blessées, selon l'ONU.
La coalition arabe a envoyé cet été un corps expéditionnaire de plusieurs milliers de soldats au Yémen afin d'appuyer au sol des forces progouvernementales sunnites qui ne sont pas parvenues jusqu'ici à venir à bout des rebelles.


(28-09-2015 - Avec les agences de presse)

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Intenses affrontements entre Palestiniens et policiers sur l'esplanade des Mosquées

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Les forces israéliennes se mettent en position, le 28 septembre 2015 
sur le toit de la mosquée Al-Aqsa, à Jérusalem (Afp)

Des heurts intenses ont mis aux prises lundi jeunes Palestiniens et policiers israéliens, faisant plusieurs blessés sur et autour de l'ultra-sensible esplanade des Mosquées à Jérusalem, où les célébrations d'une grande fête juive ravivent les tensions.
Après un long face-à-face, une demi-heure avant l'ouverture de l'esplanade aux visiteurs non-musulmans (touristes et juifs), une dizaine de jeunes Palestiniens masqués a commencé à faire voler les pierres auxquelles les policiers ont répliqué par des grenades lacrymogènes et assourdissantes, a constaté une journaliste de l'AFP.
Les policiers lourdement équipés et jusqu'alors postés à la porte par laquelle devaient entrer les juifs et les touristes se sont alors déployés sur les 14 hectares de l'esplanade. Les jeunes jeteurs de pierres ont reflué pour trouver refuge dans l'emblématique mosquée Al-Aqsa où quelques dizaines d'autres étaient déjà retranchés depuis la veille, dans l'attente des visites du lendemain matin selon un scénario désormais habituel.
Les fidèles musulmans restés après la prière de l'aube ont été expulsés manu militari de l'esplanade.
Les Palestiniens barricadés dans Al-Aqsa ont jeté de l'intérieur cocktails Molotov et pierres sur les policiers postés par dizaines devant les portes de la mosquée, sur son toit et partout ailleurs sur l'esplanade. Les policiers protégés par des écrans mobiles ont tiré grenades lacrymogènes et assourdissantes par les ouvertures.

- Juifs et touristes entrent quand même -
Les violences ont gagné la Vieille ville en contrebas de l'esplanade. Vingt-deux personnes ont été blessées, dont trois hospitalisées, a indiqué le Croissant-Rouge palestinien. Les personnes emmenées à l'hôpital ont été atteintes par des balles en caoutchouc, dont une au visage à l'intérieur d'Al-Aqsa, a dit le Croissant-Rouge.
Il s'agit pour ces jeunes Palestiniens de défendre l'esplanade contre les empiétements accrus selon eux des juifs sur le troisième lieu saint de l'islam, symbole palestinien ultime. Pour eux, la recrudescence des visites de juifs sur l'esplanade à l'occasion des fêtes qui ont commencé il y a 15 jours et se poursuivent depuis dimanche soir et pendant une semaine avec les célébrations de Soukkot sont un pas de plus vers une prise de contrôle générale de l'esplanade. Le site est situé dans la Vieille ville à Jérusalem-Est annexée et occupée par Israël, donc au c?ur du conflit israélo-palestinien.
L'esplanade est également révérée par les juifs comme le mont du Temple, leur lieu le plus saint.
Ils sont autorisés à visiter les lieux mais ont l'interdiction d'y prier.
Une demi-heure après le début des heurts autour d'Al-Aqsa, la porte des Maghrébins s'est ouverte aux touristes et aux juifs. Au milieu des explosions qui résonnaient à travers la Vieille ville, certains prenaient la pose devant le Dôme du rocher, à l'admirable faïence bleue surmontée d'un dôme doré.
Au total, 450 touristes et 24 juifs se sont rendus sur l'esplanade, a indiqué la police.
A la mi-journée, certains musulmans ont pu de nouveau se rendre sur l'esplanade. Mais les policiers positionnés devant toutes les portes du site barraient l'entrée aux hommes de moins de 50 ans.

- Jusqu'à la fin de Soukkot -
La situation restait tendue dans les ruelles de la Vieille ville où des Palestiniens scandaient des slogans de défense d'Al-Aqsa à chaque fois que passaient des juifs endimanchés et arborant des gerbes comme le veut la tradition de Soukkot. Sporadiquement, leur importante escorte policière leur dégageait la voie à coups de grenades assourdissantes.
Les visites de juifs sont "interdites" par le grand rabbinat d'Israël, affirme un panneau à la porte des Maghrébins, pour ne pas désacraliser le Saint des saints, le lieu le plus sacré de l'ancien temple. Mais des rabbins nationalistes, souvent proches des colons, encouragent ces visites, notamment à l'occasion de Soukkot.
Les Palestiniens accusent Israël de planifier une partition de l'esplanade comme au Caveau des Patriarches à Hébron (sud de la Cisjordanie occupée), autre lieu saint pour les deux religions.
Pour eux, les récentes visites de députés et d'un ministre israélien, Uri Ariel (Agriculture), prouvent que les autorités cautionnent de tels projets.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'en défend. Il n'a cessé de répéter qu'il n'avait aucune intention de remettre en cause le "statu quo", les règles imposées après l'occupation de la Vieille ville en 1967 et qui autorisent les juifs à se rendre sur l'esplanade mais pas y prier.
Les jeunes jeteurs de pierre d'Al-Aqsa affirmaient dès dimanche qu'ils s'opposeraient aux "attaques des colons" jusqu'à la fin des célébrations de Soukkot, la fête des cabanes.
(28-09-2015 - Avec les agences de presse)

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