La phrase

"Extirper le sionisme de Palestine" (Al Faraby)


lundi 29 février 2016

Quand Daech se féminise…


Daech fait la part belle aux femmes. Aussi étonnant que cela puisse paraître, l'organisation terroriste va confier des responsabilités à des femmes. Un bataillon féminin va être créé, et il sera même dirigé par une femme, rapporte la chaîne télévisée Al Arabiya. C'est le chef du groupe terroriste, Abou Bakr al-Baghdadi qui l'a annoncé. Les combattantes seront dirigées par une femme, la djihadiste Nada al-Qahtani. Les deux responsables se sont rencontrés à deux reprises, à l'occasion de réunions avec des chefs de groupes affiliés à l'État islamique. Selon les déclarations du chef de Daech, le bataillon sera déployé dans le nord-est de la Syrie.
Al Arabiya décrit Nada al-Qahtani comme ayant « un caractère fort » et une « volonté inébranlable ». Nada al-Qahtani a déjà mené un bataillon de combattants à Raqqa (Syrie), le fief du groupe terroriste. Elle jouera un « rôle important dans la communication avec les combattants étrangers », a ajouté le leader du groupe terroriste.

De plus en plus de femmes
Sur le réseau Twitter, dans plusieurs de ses messages, Nada al-Qahtani a appelé les femmes à rejoindre les rangs de Daech. Si le nombre de femmes composant ce bataillon n'a pas été communiqué, elles sont nombreuses à avoir rejoint les rangs de l'organisation État islamique.
Ainsi, rien qu'en 2015, plus de 60 Britanniques ont rejoint les rangs de l'organisation terroriste. Les autorités estiment également que des Françaises, des Allemandes, des Belges et des ressortissantes des pays de l'Europe de l'Est sont parties à destination de la Syrie, sans doute pour rejoindre les rangs de Daech.

(29-02-2016 - Avec les agences de presse)

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Nouvel attentat suicide dans le sud du Yémen, quatre morts


Un kamikaze au volant d'une voiture piégée s'est fait exploser lundi à un lieu de rassemblement de forces loyalistes à Aden, tuant quatre personnes dans cette deuxième ville du pays ravagé par la guerre, a indiqué à l'AFP un responsable.
L'attaque a eu lieu à Cheikh Othman, un quartier résidentiel de la métropole du Sud, a dit ce responsable de la sécurité en faisant état de 5 blessés. Elle a visé un lieu de rassemblement des forces loyales au président Abd Rabbo Mansour Hadi, selon des témoins.
Aden, déclarée capitale "provisoire" du Yémen depuis sa reprise en juillet 2015 par les forces progouvernementales aux rebelles chiites Houthis, est le théâtre d'attaques quasi-quotidiennes attribuées à des jihadistes.
Ces actes de violences, qui visent notamment les forces de sécurité et les représentants de l'Etat, ont fait plus de cent morts depuis le début de l'année.

- Attaque dimanche à Katioucha -
Les attentats sont revendiqués ou attribués à des jihadistes d'Al-Qaïda ou du groupe Etat islamique (EI) qui ont profité de l'effondrement de l'Etat pour renforcer leur présence dans les provinces du sud et en particulier à Aden, la deuxième ville du pays.
Le 17 février, un attentat suicide revendiqué par l'EI dans la ville portuaire a fait 14 morts dans un camp où étaient formées de jeunes recrues pour l'armée loyaliste.
Par ailleurs, deux membres d'une même famille ont été tués et deux autres blessés lundi par l'explosion d'un engin dans une banlieue du nord-ouest d'Aden, a indiqué à l'AFP un responsable local.
L'engin a explosé au moment où les membres de la famille regagnaient leur maison, qu'ils avaient abandonnée en août en pleine guerre entre les rebelles et les loyalistes, a-t-il ajouté.
La guerre continue de faire rage au Yémen, notamment dans le nord et autour de la capitale Sanaa, contrôlés par les Houthis et leurs alliés, des unités de l'armée restées fidèles à l'ex-président Ali Abdallah Saleh.
Douze soldats loyalistes ont ainsi péri dans une attaque à la roquette Katioucha, lancée dimanche par des rebelles contre un camp des loyalistes pro-Hadi au nord de Marib, chef-lieu de la province du même nom, à l'est de Sanaa, ont indiqué lundi des sources militaires.
Amnesty International a appelé lundi à un embargo sur les armes contre tous les protagonistes du conflit au Yémen, y compris la coalition arabe conduite par l'Arabie saoudite qui aide le régime à combattre les Houthis, accusés de liens avec l'Iran.
L'ONU met régulièrement en garde contre la "catastrophe humanitaire" au Yémen où plus de 6.100 personnes, dont près de la moitié de civils, ont été tuées et près de 30.000 autres blessées depuis l'intervention de la coalition arabe fin mars 2015 dans ce pays.


(29-02-2016 - Avec les agences de presse)

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Syrie : le chef de l'Otan "préoccupé" par les violations du cessez-le-feu


Alors qu'il est entré lundi dans sa troisième journée, le cessez-le-feu en Syrie tient « globalement » en dépit d'« incidents » isolés observés au cours du week-end, a déclaré lundi le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon. « Jusqu'à maintenant, je peux vous dire que la trêve des combats tient même si nous avons observé quelques incidents », a déclaré Ban Ki-moon à la presse à Genève, souhaitant que ces accrocs « ne se multiplient pas », alors que l'accord soutenu par l'ONU est entré lundi dans son troisième jour d'application.
La France a toutefois demandé lundi que le groupe de travail (« task force ») chargé de surveiller la mise en œuvre de la cessation des hostilités se réunisse « sans délai » à la suite d'informations sur la poursuite d'attaques aériennes « contre des zones contrôlées par l'opposition modérée ». Elle se réunira ce lundi en début d'après-midi.

Renforcement des opérations humanitaires
Mettant à profit cette trêve sans précédent, l'ONU a annoncé dimanche qu'elle allait renforcer ses opérations humanitaires pour porter assistance dans les cinq prochains jours à plus de 150 000 personnes dans des localités syriennes assiégées par l'un ou l'autre des belligérants. Dans les grandes villes de Syrie, les habitants sont sortis dans les rues dimanche après une nuit paisible pour faire leurs emplettes, goûtant un calme inhabituel.
Dans les quartiers rebelles d'Alep, la grande ville du Nord, les élèves habitués à raser les murs pour éviter les bombardements marchaient au milieu de la chaussée, selon des correspondants. Et le calme était total aux abords de Damas, alors que les rues de la capitale étaient très animées. Le nombre de morts en Syrie dans les zones hors du contrôle du groupe État islamique (EI) a baissé drastiquement depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu excluant les djihadistes, rapporte lundi l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Des violations « préoccupantes
Le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg s'est dit « préoccupé » lundi par les violations de la trêve en Syrie et a appelé toutes les parties en conflit à respecter la cessation des hostilités. « Nous avons constaté des signes sur le fait que le cessez-le-feu est globalement respecté, mais on a vu en même temps des informations sur des violations », a déclaré le chef de l'Otan dans une conférence de presse à Koweït.
« C'est bien sûr un sujet de préoccupation parce qu'il est important pour toutes les parties de respecter (l'accord) de cessez-le-feu », a-t-il ajouté, sans désigner les auteurs des violations. « Nous appelons toutes les parties à respecter le cessez-le-feu », a déclaré Jens Stoltenberg, estimant que ce serait la meilleure façon de favoriser une reprise de la recherche d'une solution pacifique au conflit qui dure depuis cinq ans.
« Nous sommes préoccupés par le renforcement des capacités militaires de la Russie en Syrie », a encore dit le chef de l'Otan, en affirmant que la Russie « prend principalement pour cible » l'opposition syrienne et non les groupes djihadistes. Il a enfin réaffirmé que l'Otan n'avait pas l'intention de déployer des troupes au sol en Syrie.

Baisse drastique du nombre de morts
Au moins 20 civils, soldats et rebelles ont péri samedi, jour d'entrée en vigueur du cessez-le-feu, et 20 autres ont été tués dimanche, selon l'OSDH qui compile des bilans de plusieurs sources en Syrie depuis le début de la guerre. « En comparaison, 144 personnes sont mortes (70 soldats, 36 civils et 38 rebelles) vendredi, la veille du cessez-le-feu », a précisé à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH.
Les bilans du week-end sont également nettement inférieurs à la moyenne de février par exemple, qui est 120 morts par jour, hors zones contrôlées par l'EI. Ces bilans ne comprennent pas les morts dans les rangs du Front Al-Nosra, branche d'Al-Qaïda en Syrie et exclue avec l'EI de l'accord russo-américain de cessation des hostilités. L'alliance entre Al-Nosra et les insurgés dans plusieurs régions complique la mise en application du cessez-le-feu.

Les djihadistes pas concernés par cette trêve
Le pouvoir syrien a relevé cette accalmie sans précédent. « Les villes ont connu un calme exceptionnel, mais il faut attendre deux ou trois jours pour s'assurer de la pérennité de l'arrêt des hostilités et de l'engagement des parties concernées », a écrit dimanche le quotidien El Watan, proche du pouvoir. Initié par la Russie et les États-Unis et soutenu par l'ONU, l'accord de cessation des hostilités est le premier de ce genre en cinq ans d'une guerre qui a fait 270 000 morts et des millions de déplacés et de réfugiés. Il est accepté par le gouvernement du président syrien Bachar el-Assad, par une centaine de groupes rebelles et par les combattants kurdes. Mais il ne s'applique pas aux groupes djihadistes comme l'organisation État islamique (EI) et le Front al-Nosra, la branche syrienne d'Al-Qaïda, qui contrôlent plus de 50 % du territoire syrien. Les djihadistes peuvent donc être frappés pendant la trêve par les forces de Damas, l'aviation russe qui les soutient et la coalition internationale dirigée par les États-Unis.
Dimanche, des accusations de violation de l'accord de cessation des hostilités dans d'autres régions de Syrie ont été avancées par plusieurs des parties au conflit, sans qu'aucune ne mette en cause le respect global de la trêve. Selon un communiqué du Centre russe pour la réconciliation des parties belligérantes en Syrie, créé par l'armée russe pour superviser la trêve, « au cours des 24 dernières heures, neuf cas de violation du cessez-le-feu ont été enregistrés ».

24 violations du cessez-le-feu
Pour autant, « de manière générale, le cessez-le-feu en Syrie est en train d'être mis en place », a déclaré le général Sergueï Kouralenko, responsable de ce centre. Riad Hijab, le coordinateur général du Haut Comité des négociations (HCN), qui groupe les principaux mouvements rebelles syriens, a fait état de 24 violations avec un bilan de 29 morts dans une lettre au secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon. Il a accusé « les Russes, le régime, l'Iran et d'autres forces étrangères d'avoir commis des actes d'hostilité malgré la trêve ». Mais, « globalement, c'est bien mieux qu'avant, et les gens se sentent bien », a déclaré à Riyad le porte-parole du HCN, Salem al-Meslet. L'Arabie saoudite, qui soutient l'opposition syrienne, a elle aussi accusé les aviations russe et syrienne d'avoir violé la trêve.
Selon une ONG, l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), des avions non identifiés ont bombardé dimanche à l'aube six localités de la province d'Alep (nord) et une localité de la province de Hama (Centre).

Un accord difficile à mettre en oeuvre
Un haut responsable américain a exprimé un optimisme relatif sur la suite de l'application du cessez-le-feu. « Ce sera un accord difficile à mettre en oeuvre et nous savons que les obstacles sont nombreux », a-t-il reconnu dans un email. « Mais c'est vraiment dans notre intérêt, et surtout dans l'intérêt du peuple syrien, de donner une chance à ce processus », a-t-il dit. Dans ce contexte nouveau, le coordinateur des affaires humanitaires de l'ONU en Syrie, Yacoub el-Hillo, a annoncé dimanche soir « la livraison d'aide dès lundi et dans les jours suivants à la ville rebelle de Mouadamiyat al-Cham », dans la banlieue de Damas, assiégée par les forces gouvernementales.
Au total, l'ONU prévoit, en plus des opérations en cours, de « livrer dans les cinq prochains jours de l'aide pour environ 154 000 personnes vivant dans des localités assiégées de Syrie », a-t-il ajouté. Les Nations unies attendent le feu vert des parties au conflit « pour aider environ 1,7 million de personnes situées dans des zones difficiles d'accès », a déclaré le responsable de l'ONU. « Les évacuations sanitaires doivent être inconditionnelles », a encore déclaré Yacoub el-Hillo. « L'ONU appelle toutes les parties à assurer un accès inconditionnel, libre et régulier à la totalité des quelque 4,6 millions de personnes se trouvant dans des localités difficiles d'accès ou assiégées dans toute la Syrie. »

La vie essaie de reprendre
Dans les grandes villes de Syrie, les habitants sont sortis dans les rues dimanche après une nuit paisible pour faire leurs emplettes, goûtant un calme inhabituel. Dans les quartiers rebelles d'Alep, la grande ville du Nord, les élèves habitués à raser les murs pour éviter les bombardements marchaient au milieu de la chaussée. « Nos professeurs nous interdisaient avant d'aller dans la cour en raison des bombardements aériens, mais aujourd'hui on est sorti jouer », affirme Ranim, une écolière de 10 ans dans le quartier rebelle de Boustane al-Qasr à Alep. Et le calme était total aux abords de Damas, alors que les rues de la capitale étaient très animées.
Lancé par la Russie et les États-Unis et soutenu par l'ONU, l'accord de cessation des hostilités est le premier de ce genre en 5 ans d'une guerre qui a fait 270 000 morts et des millions de déplacés et de réfugiés.


(29-02-2016 - Avec les agences de presse)

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La famine pourrait avoir fait des "milliers" de morts dans les zones assiégées de Syrie


La privation forcée de nourriture pourrait avoir fait des milliers de morts dans les zones assiégées de Syrie, a déclaré lundi le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme, Zeid Ra'ad Al Hussein.
"Plus de 450.000 personnes sont actuellement prises au piège dans des villes et des villages de Syrie - et parfois depuis des années", a rappelé M. Zeid à l'ouverture de la session annuelle du Conseil des droits de l'Homme à Genève.
"La nourriture, les médicaments et d'autres produits d'aide humanitaire d'urgence sont bloqués de façon répétée. Des milliers de personnes pourraient être mortes de faim", a-t-il estimé.
"La privation délibérée de nourriture est sans conteste interdite en tant qu'arme de guerre. Et par extension, le siège (de localités) l'est également", a rappelé le Haut-Commissaire qui s'exprimait dans la Salle des droits de l'homme au Palais des Nations.
Mettant à profit la cessation des hostilités décrétée samedi, l'ONU a annoncé qu'elle allait renforcer ses opérations humanitaires pour porter assistance dans les cinq prochains jours à plus de 150.000 personnes bloquées dans des localités syriennes assiégées par l'un ou l'autre des belligérants.
Le coordinateur des affaires humanitaires de l'ONU en Syrie, Yacoub el-Hillo, a annoncé dimanche soir "la livraison d'aide dès lundi et dans les jours suivants à la ville rebelle de Mouadamiyat al-Cham", dans la banlieue de Damas, assiégée par les forces gouvernementales.
Au total, l'ONU prévoit, en plus des opérations en cours, "de livrer dans les cinq prochains jours de l'aide pour environ 154.000 personnes vivant dans des localités assiégées de Syrie", a-t-il ajouté.
Les Nations unies attendent le feu vert des parties au conflit "pour aider environ 1,7 million de personnes situées dans des zones difficiles d'accès", a-t-il précisé.
"Les évacuations sanitaires doivent être inconditionnelles", a encore déclaré M. Hillo. "L'ONU appelle toutes les parties à assurer un accès inconditionnel, libre et régulier à la totalité des quelque 4,6 millions de personnes se trouvant dans des localités difficiles d'accès ou assiégées dans toute la Syrie".
L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a de son côté réclamé lundi l'accès à ces zones afin d'acheminer de l'aide médicale.
"Toutefois, beaucoup de demandes ne sont pas approuvées par les autorités syriennes", a souligné Elizabeth Hoff, représentante de l'OMS en Syrie. "En 2015, l'OMS a déposé 102 demandes: 30 ont été approuvées et 72 sont restées sans réponse", a-t-elle révélé.
Le conflit en Syrie a fait en l'espace de cinq ans 270.000 morts et des millions de déplacés et de réfugiés.


(29-02-2016 - Avec les agences de presse)

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La trêve

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A Daret Izzat, village syrien de la banlieue d'Alep (Reuters, 28 février 2016)

- Que fais-tu mamy?
- c'est la trêve... il fait beau... je sors
- pourquoi?
- prendre le soleil
- on mange quoi?
- ...!?

Al Faraby
Lundi, 29 février 2016

L'ONU appelle toutes les parties à assurer un accès inconditionnel, libre et régulier à la totalité des quelque 4,6 millions de personnes se trouvant dans des localités difficiles d'accès ou assiégées dans toute la Syrie.


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Figées dans leur douleur : le deuil des familles palestiniennes

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Une famille palestinienne s’avance à travers les décombres de ce qui était leur maison.

Alors que le monde fêtait la Saint-Sylvestre en 2015, avec toutes ses promesses pour la nouvelle année, des dizaines de familles palestiniennes recevaient les corps froids de leurs Shaheeds (martyrs) : des enfants tués par les Israéliens dans le récent bouleversement politique.
Permettez-moi de dire d’emblée que cet article est une tentative pour explorer le vécu de la douleur chez les victimes de notre réalité politique – et non un essai sur la signification du martyre, ou une analyse sur ce que l’on désigne sous le nom de « Shaheed », un statut à la fois laïque et religieux que les Palestiniens donnent à leurs enfants tués par l’occupation.
Je fais simplement observer que la communauté palestinienne, à l’instar de nombreux groupes qui glorifient leurs soldats morts en leur nom, glorifie elle aussi celles et ceux qui ont donné leur vie en résistant à l’occupation et qu’elle utilise le terme « Shaheed » pour attirer l’attention sur les circonstances de leur mort.
Un grand silence entoure la douleur des familles des combattants palestiniens. Les Palestiniens ressentent les autorités israéliennes comme tirant une satisfaction sadique de notre souffrance. En réaction, les Palestiniens présentent souvent un extérieur rude, masquant ainsi leurs émotions et effaçant tout signe de vulnérabilité face à ceux qui ont tué leurs êtres chers. Certains Palestiniens vont plus loin, essayant d’éviter d’infliger davantage de douleur aux membres de leurs familles, et gardent leur douleur au fond d’eux-mêmes.
Une jeune femme est venue me voir pour des palpitations et une insuffisance respiratoire, des symptômes pour lesquels aucune cause organique n’avait été trouvée. Quand je lui ai demandé quand ses symptômes avaient commencé, elle a répondu : « Depuis que le cœur de mon frère a cessé de battre ». Son frère avait été tué lors d’une manifestation deux ans auparavant ; elle avait gardé cette disparition enfouie dans sa poitrine de peur que toute sa maison ne s’effondre si quelqu’un le reconnaissait à haute voix.
Le silence palestinien est aussi motivé par le souhait d’éviter que ne soient incriminés ceux qui ont été tués et par la nécessité d’empêcher qu’il y ait plus de pressions encore sur les personnes qui apportent leur aide et leur compassion dans la communauté. Manifester de la solidarité auprès des familles endeuillées signifie prendre des risques et en supporter les conséquences. Même les députés arabes de la Knesset israélienne, des législateurs qui ont visité les familles dans la douleur qui lançaient des appels pour que les corps de leurs enfants leur soient remis afin de les enterrer décemment, même ces députés ont été menacés et punis.
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé : « Ceux qui réconfortent les familles des terroristes ne méritent pas d’être membres de la Knesset ». La participation de ces membres arabes de la Knesset a donc été suspendue, alors qu’aucune mesure n’a été prise contre le ministre de la Justice israélien quand celui-ci a réconforté les familles des colons accusés d’avoir brûlé vive une famille palestinienne.
L’intimidation élimine les expressions de soutien de la communauté à des familles qui déjà souffrent des entraves au processus naturel de deuil. Traités comme des suspects par l’occupation, les membres des familles sont souvent mis en détention, punis collectivement par la démolition de leur maison, par des refus de permis de travail et une ingérence dans l’accomplissement des rites traditionnels de deuil à travers l’insistance que le corps du défunt ne sera rendu que lorsque la famille capitulera devant l’exigence d’enterrer son mort à l’écart de la communauté.


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Après quatre mois d’épuisantes négociations entre les autorités israéliennes et la famille d’Ahmad Abu Sha’aban, le corps de ce fils, Ahmad, a été rendu à la famille aux conditions que les funérailles ne durent pas plus d’une heure et demie, qu’il n’y ait pas plus de quatorze personnes présentes et qu’elles aient lieu au milieu de la nuit.
Nous aussi, les Palestiniens, nous sommes parfois coupables de laisser ces familles enfermées dans leur douleur. Une enquête conduite par le Centre Al-Quds pour les études israéliennes et palestiniennes a démontré que 66 % des Palestiniens exprimaient un sentiment de gêne après la descente du personnel de nos médias chez les familles endeuillées, spécialement dans les premières heures suivant le décès.
En outre, 60 % des personnes ont fait part de leur insatisfaction devant la conduite des factions politiques, en particulier quand elles allèguent que leur fils appartenait à un parti politique, qu'elles distribuent des posters où l’on voit le shaheed en train de coller une affiche de l’icône du parti politique, et qu'elles hissent le drapeau du parti politique aux funérailles. Les factions politiques en agissant ainsi s’approprient les sacrifices des morts et l’angoisse de leurs familles. Les médias rivalisent pour écrire sur la dernière crise d’une façon qui souvent s’immisce dans les moments les plus intimes de la famille, transformant un père ou une mère dans la douleur en un porte-parole institutionnel.
Une pression sociale bien intentionnée sur une famille endeuillée afin de lui exprimer une fierté est encore un autre facteur qui peut agir pour inhiber l’expérience d’une douleur et retarder le processus de deuil. Nous observons des familles trouvant un réconfort dans l’importance de la foule qui vient se présenter à elles en ces moments difficiles, parlant de la dernière fois où ils ont vu le shaheed et énumérant ses différentes vertus, ses amis prenant le rôle imaginaire du fils pour le père, ou du père pour ses enfants ; le défunt devenant soudain leur ami le plus cher et le plus proche. Bientôt, ces relations du défunt affluent vers une nouvelle crise qui revendique leur attention, laissant la famille seule face au vide.
Les cercles de deuil présentant un « syndrome de survivant » de culpabilité, de honte, d’anxiété et de chagrin, semblent impliquer une personne après l’autre. Nous voyons quelques cas de jeunes amis ou relations du shaheed qui attaqueront réellement des soldats israéliens ; ce sera alors un acte qui sera motivé par le chagrin, entre autres. De cette manière, le shaheed est idéalisé et imité. Ses funérailles entraînent d’autres funérailles.
Le shaheed absent reste très présent dans la psyché de ceux qui le pleurent. Un homme introverti, d’âge moyen, m’a dit : « Je prends garde à ne pas offenser l’image de mon père. Je suis maintenant plus âgé qu’il ne l’était quand il a été tué. Je viens juste de me marier et mon épouse est enceinte – et en fait, mon père a été assassiné juste après avoir fécondé ma mère de moi. Mais je vis encore, chaque jour et chaque minute de ma vie, avec son image qui me regarde, qui corrige mon comportement et me dit ce qu’il faut faire ».
Confisquer les corps des Palestiniens tués et ajouter des restrictions douloureuses au chagrin de leurs familles n’ont rien à voir avec la sécurité israélienne, il s'agit uniquement de répondre à l’objectif pernicieux de leur imposer des souffrances pour son propre plaisir : punir la communauté palestinienne en la privant de participer au processus normal de deuil. Les conséquences en sont que les cercles de douleur s’élargissent. Pour les familles elles-mêmes, leur deuil entravé et rendu compliqué crée des distorsions cognitives et une injection de culpabilité, il leur impose la définition israélienne du défunt comme criminel ou terroriste. Mais pour chaque famille en Palestine, la mort de ces jeunes combattants et la brutalisation des survivants sont des armes puissantes qui sapent la sécurité psychologique de tous.
Quel que soit le jugement que nous portons sur leurs actions spécifiques, ces jeunes combattants ont été pris entre la violence de l’occupant et l’impuissance de la direction palestinienne. Ces jeunes combattants ont agi avec désintéressement, ne recherchant ni profit ni renommée personnels. Ils ont exprimé la colère et la frustration que ressentent tous les Palestiniens. Leur impulsion a été d’offrir leur aide, de l’unique façon qu’ils estimaient possible. Leurs expériences, leurs émotions, et leurs intentions doivent être identifiées, comprises et validées avant que le débat sur leurs actions puisse acquérir une légitimité.
Après tout, c’est le sacrifice de quelques-uns qui nourrit l’espoir de la libération. Leurs familles et l’ensemble de la communauté palestinienne doivent reconnaître l’énormité de la perte de nos enfants, rétablir les souvenirs positifs qu’elles ont d’eux, et redire l’histoire de leur mort. À travers cela, nous devons affirmer notre amour profond pour ceux qui sont morts au nom de la Palestine. À tout le moins, un processus pour une mémoire nationale palestinienne peut réduire l’isolement des familles endeuillées et transformer leur perte personnelle en une expérience de signification collective.

Samah Jabr,
psychiatre et psychothérapeute, jérusalémite, elle se préoccupe du bien-être de sa communauté bien au-delà des questions de santé mentale. Elle écrit régulièrement sur la santé mentale en Palestine occupée.

Middle East Monitor – 25 février 2016
Traduction : JPP pour Les Amis de Jayyous

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Photo du jour

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Hébron, Cisjordanie

Une Palestinienne et son enfant au milieu de ses meubles après une intervention à son domicile menée par l'armée d'occupation.
(Photo: Abed Al Hashlamoun/EPA - 29 février 2016)

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Ussak Taksim

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Femme jouant du ney dans une peinture sur bois 
du palais Hasht Behesht à Isfahan (Iran) 1669.

Dinle Ney'den
Ussak Taksim
par Ender Doğan, Yahya Soyyiğit




Le ney (persan ou turc), nay, naï ou nai (arabe) est une flûte oblique à embouchure terminale en roseau, originaire d'Asie centrale, dont les plus anciennes formes datent de Sumer ( 2800 av. J.-C.) et de l'âge des pyramides (représentation sur des peintures tombales égyptiennes vers 3000-2500 av. J.-C.).
Tous ces noms homophones proviennent d'un unique mot persan signifiant « roseau ». La prononciation est (phonétique) "naj" pour l'orthographe nay, et "nɛj" pour ney. Par commodité, le terme ney sera utilisé pour les flûtes obliques turques et persanes, et le terme nay pour la flûte oblique arabe. Il ne faut pas les confondre avec le naï ou nai roumain qui n'est pas une flûte oblique à embouchure terminale mais une flûte de Pan.
Le ney « savant » apparaît à la faveur des concerts spirituels de Jalal Ud Din Rumi, les samâ's, s'inspirant du Mathnavi, son œuvre maîtresse où il se compare à un ney. C'est donc les derviches soufis de la confrérie Mevlevi qui seraient responsables de son perfectionnement et de sa propagation du monde turco-persan au monde arabe.


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dimanche 28 février 2016

"Image de l'année 2015"

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En août dernier, à la lumière de la lune, une famille syrienne franchit la frontière serbo-hongroise devant l'objectif de Warren Richardson.
Photo primée "image de l'année 2015" par le jury du prestigieux World Press Photo.


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Égypte: un député frappe son collègue qui a rencontré l'ambassadeur d'Israël


Un député égyptien a frappé dimanche d'un coup de chaussure son collègue Tewfik Okacha, qui va faire l'objet d'une enquête interne après avoir invité à dîner chez lui l'ambassadeur d'Israël au Caire.
M. Okacha, animateur de télévision controversé, souvent critique de l'Etat hébreu, avait reçu mercredi l'ambassadeur d'Israël Haim Koren, déclenchant un tollé parmi ses pairs.
"Les deux parties se sont mises d'accord pour rester en contact et poursuivre la coopération", avait rapporté le lendemain l'ambassade d'Israël dans un communiqué, parlant d'une rencontre "très réussie".
"Nous nous sommes mis d'accord pour qu'Israël ait un rôle décisif dans la question du barrage" controversé construit par l'Ethiopie sur le Nil, avait indiqué M. Okacha dans un entretien publié jeudi par le quotidien égyptien Al-Masri al-Youm.
L'Egypte est devenue en 1979 le premier pays arabe - et l'un des deux seuls à ce jour avec la Jordanie - à avoir signé un accord de paix avec Israël. Les relations entre les deux pays restent toutefois un sujet sensible au sein des médias et de l'opinion publique.
Dimanche, durant une séance au Parlement, le député Kamal Ahmed a frappé M. Okacha de sa chaussure, avant que les deux hommes ne soient expulsés de l'hémicycle, a indiqué à l'AFP le député Khaled Youssef qui a assisté à la scène.
Un comité va enquêter sur l'incident, a souligné le site internet du Parlement. Des images diffusées par la chaîne de télévision privée CBC Extra montraient M. Ahmed, visiblement très en colère, le bras levé et agitant sa chaussure, alors qu'une foule de parlementaires l'escortent vers la sortie.
"Je n'ai fait qu'exprimer l'opinion du peuple égyptien. Cette chaussure était pour Tewfik Okacha, mais aussi pour la Knesset (le Parlement israélien) et l'entité sioniste", a indiqué M. Ahmed après l'incident, selon une vidéo publiée sur le site internet du quotidien égyptien al-Shorouk.
Un "comité spécial" doit également enquêter sur les déclarations de M. Okacha "pour insulte au Parlement, au peuple et à la sécurité nationale", a indiqué à l'AFP le député Moustafa Bakri.
La question, hautement stratégique, du barrage construit par l'Ethiopie, est souvent considérée au Caire comment une affaire de sécurité nationale.
L'Ethiopie doit inaugurer en 2017 ce barrage présenté comme le plus grand d'Afrique. Mais l'Egypte s'est longtemps opposée à ce projet, craignant qu'il ne diminue ses propres approvisionnements en eau.

(28-02-2016 - Avec les agences de presse)

Avec "Assawra", participez à la reconstruction des maisons démolies par l'armée d'occupation.
Souscription 2016
Du 1er février au 31 mars
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Photo du jour

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Des enfants jouent dans une rue de la ville syrienne de Douma au cours de la trêve.
(Photo Afp, 28 février 2016)

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Irak: au moins 22 morts dans des attentats près d'un marché de Bagdad


Vingt-deux personnes ont été tuées dimanche dans des attentats près d'un marché dans un quartier à majorité chiite de Bagdad, selon des responsables de la sécurité et médicaux irakiens.
Ces attaques à Sadr City, les plus meurtrières dans la capitale depuis le début de l'année, ont également fait 55 blessés.
Selon les mêmes sources, au moins l'une des attaques a été déclenchée par un kamikaze.
En Irak, les attentats suicide sont une tactique presque exclusivement utilisée par des musulmans sunnites extrémistes, notamment membres du groupe Etat islamique (EI).
Les musulmans chiites, qui forment la majorité de la population irakienne, sont considérés comme hérétiques par les jihadistes de l'EI et sont souvent la cible d'attentats.
Jeudi, neuf personnes sont mortes à Bagdad dans un double attentat suicide perpétré contre un lieu de culte chiite et revendiqué par l'EI.
Les attaques de ce genre sont fréquentes à Bagdad, même si la violence dans la capitale a considérablement baissé depuis que l'EI s'est emparé de larges pans du territoire irakien en juin 2014, concentrant ses combattants dans ces zones.


(28-02-2016 - Avec les agences de presse)

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La trêve

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- La trêve est globalement respectée en Syrie
- comment le savent-ils?
- ils ont créé un groupe de travail sur le cessez-le-feu piloté par les Russes et les Américains
- comment fonctionne-t-il?
- des centres de contrôle chargés du suivi de la cessation des hostilités ont été mis en place à Washington, Moscou, Lattaquié, Amman et Genève
- bizarre
- qu'est-ce qui est bizarre?
- pourquoi y en n'a pas un à Londres?
- y en a un... mais il compte les morts

- Comment s’appelle-t-il?
- Rami Abdel Rahmane

- ...!?

Al Faraby
Dimanche, 28 février 2016


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Syrie: la trêve globalement respectée


Les armes se sont tues dans la majorité des principales villes de Syrie samedi, au premier jour de l'entrée en vigueur d'une trêve d'une ampleur sans précédent depuis le début de la guerre entre régime et rebelles.
Seul incident notable, la chute d'une dizaine d'obus près de la place des Abbassides à Damas, à la lisière du quartier de Jobar où s'affrontent depuis trois ans soldats et insurgés, selon une source militaire qui n'a cependant pas parlé de violation de la trêve.
L'accord de cessation des hostilités appliqué à partir de 00H00 locale (vendredi 22H00 GMT) et initié par Washington et Moscou, deux acteurs majeurs dans le conflit, a reçu le soutien du Conseil de sécurité de l'ONU qui a adopté vendredi à l'unanimité une résolution "l'approuvant pleinement".
Cet accord concerne seulement les zones de combat entre les forces du régime appuyées par l'aviation de l'allié russe et les rebelles syriens, excluant les groupes jihadistes Etat islamique et Front al-Nosra (branche syrienne d'Al-Qaïda) qui contrôlent plus de 50% du territoire.
Le groupe de travail sur le cessez-le-feu, piloté par les Russes et les Américains et réuni samedi à Genève, a dressé un "bilan positif" de la situation, a déclaré à l'AFP un diplomate occidental, prévenant toutefois qu'il fallait "vraiment attendre dimanche et lundi pour tirer un vrai bilan".
Des centres de contrôle chargés du suivi de la cessation des hostilités ont été mis en place à Washington, Moscou, Lattaquié (Syrie), Amman (Jordanie) et Genève.
En cas de non-respect de la trêve, un système d'alerte des Etats-Unis et de la Russie, puis des autres membres du groupe international de soutien à la Syrie (GISS) est prévu.
Pour soutenir l'accord et empêcher toute erreur de bombardement, l'armée de l'air russe a annoncé la suspension, pour la journée, de toutes les sorties de son aviation au-dessus de la Syrie où elle bombardait depuis fin septembre zones rebelles et jihadistes.
Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) et des militants, un calme précaire régnait dans les provinces centrales de Homs et Hama, dans celle de Damas et dans la région d'Alep (nord). Aucun raid aérien n'était signalé contre les régions rebelles.

- "La guerre est finie ?" -
Une journaliste de l'AFP, qui s'est rendue aux abords de la capitale Damas, a constaté une quiétude inhabituelle et n'a vu aucune colonne de fumée s?élever de fiefs rebelles comme Jobar et la Ghouta orientale, contrairement aux jours précédents.
Une source militaire syrienne a indiqué qu'un "petit nombre de terroristes à Douma et Jobar (des secteurs à l'est de Damas) ont tiré des obus contre des quartiers résidentiels de la capitale", sans qualifier toutefois l'incident de violation de la trêve et sans faire état de victimes.
Dans la ville d'Alep, qui depuis juillet 2012 est un champ de bataille entre régime et insurgés, deux personnes ont été tuées et quatre blessées dans le quartier kurde de Cheikh Maqsoud, par des obus tirés par le Front al-Nosra, selon l'OSDH.
Mais ces incidents sont extrêmement mineurs par rapport au déluge de feu qui marquait le quotidien des habitants dans l'ensemble du pays avant l'entrée en vigueur de la trêve.
"J'espère que la trêve durera (...) pour goûter à nouveau, même partiellement, à ce que nous avons vécu avant la guerre", confie à l'AFP Abou Nadim, 40 ans, père de 4 enfants, dans le quartier rebelle de Boustan al-Qasr, à Alep.
"Aujourd'hui je suis plus optimiste. Mes amis et moi sommes contents. C'est la première fois que je me réveille sans le son de l'artillerie", dit Ammar al-Rai, un étudiant en médecine habitant la capitale.
Il confie qu'un de ses amis, exilé en Allemagne l'a appelé et lui a dit: "Alors la guerre est finie? Je peux rentrer?".

- Combats en territoire jihadiste -
Si la cessation des hostilités tient et l'aide humanitaire continue d'être acheminée dans les zones assiégées, l'envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie Staffan de Mistura compte convoquer de nouveaux pourparlers intersyriens le 7 mars à Genève après l'échec des précédentes discussions.
Malgré l'espoir que suscite l'accord, la complexité de la mise en application de la trêve, notamment en raison de l'alliance des rebelles avec le Front Al-Nosra dans plusieurs régions, rend dubitatifs les analystes.
François Heisbourg, président de l'International Institute for Stategic Studies (IISS, Londres), s'est dit "extrêmement sceptique sur la possibilité pour ce cessez-le-feu de tenir, compte-tenu de l'intrication entre les groupes rebelles considérés comme terroristes par les Russes et ceux qui échappent à ce label".
Contrastant avec l'arrêt des hostilités entre armée et rebelles, les forces kurdes appuyées par l'aviation de la coalition internationale menée par les Etats-Unis ont réussi à chasser l'EI de Tall Abyad (nord) après de violents combats qui ont fait au moins 70 morts côté jihadiste et plus de 20 côté kurde, selon l'OSDH.
Le conflit, qui va bientôt entrer dans sa sixième année, a fait plus de 270.000 morts, dévasté le pays, déplacé plus de la moitié de la population et déstabilisé le Moyen-Orient et l'Europe avec son lot de réfugiés.


(28-02-2016 - Avec les agences de presse)

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Peinture du dimanche

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Tamam Azzam - Syrie

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Le Qanûn

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Musiques du Monde
Le qanûn
Rythmes et mélodies de Syrie
par artiste inconnu.




Le qanûn est un instrument à cordes pincées de la famille des cithares sur table, très répandu dans les pays du Moyen-Orient ainsi qu'en Grèce, en Iran, en Azerbaïdjan, en Arménie et au Turkestan chinois. Il ne faut pas le confondre avec le santour qui est un instrument à cordes frappées.
Le mot arabe qanûn dériverait du grec : κανών, kanon (la mesure) qui était aussi le nom donné à un instrument monocorde destiné à l’étude des intervalles en musique, connu déjà de Pythagore.
L’histoire ancienne du qanûn n’est pas bien connue. Il est vraisemblable qu'il descend de l’ancienne harpe. Certains l’attribuent au philosophe Al-Farabi à la fin du IXe siècle mais aucun écrit ne confirme cette thèse. D’autres lui attribuent une origine grecque ou assyrienne.
Dans la musique byzantine instrumentale, c'est-à-dire la musique savante laïque de l'Empire romain d'Orient (appelé aussi Empire byzantin), le qanûn existait déjà sous une forme appelée « psaltirio » en grec.
La plus ancienne mention de cet instrument dans la littérature arabe, est dans les contes des Mille et une nuits – d’origine perse – au Xe siècle.
Le qanûn avait alors une caisse de résonance aux formes variées (rectangle, triangle ou trapèze) sur laquelle étaient posées des cordes en boyau soutenues à la droite de l’instrument, par un chevalet en contact avec la table d'harmonie (en bois) et rattachées, à sa gauche, à des chevilles (malawi en arabe) pour permettre l’accordage.


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Histoire pour enfants:
Au zoo


Je suis allé au zoo avec mon petit fils et nous nous sommes arrêtés devant l'enclos des singes. En face de nous, il y avait une famille de Chimpanzés. Trois individus: le père, la mère et l'enfant. Ils étaient accroupis l'un derrière l'autre, en enfilade. L'enfant tout devant, la mère en train de lui épucer le crâne et le père tout derrière, faisant pareil à sa compagne.
Le tableau était plein de charme et dégageait un certain bonheur.
La ressemblance avec les humains s'arrêtait-là.
Mon petit fils que je tenais par la main, subjugué par ce spectacle familial innocent, me regarde et me demande:
- "Papy"
- "oui fiston?"
- "tu me grattes la tête"
- "...!?"

Al Faraby
Dimanche, 28 février 2016

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samedi 27 février 2016

Liban : une rivière de déchets près de Beyrouth

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L'image est saisissante. Deux millions de tonnes de sacs-poubelle étendus sur ce qui s'apparente aujourd'hui à une décharge à ciel ouvert. Située à Jdeidé, dans la banlieue de Beyrouth, cette véritable rivière d'ordures résulte de la crise des déchets dans laquelle le pays du Cèdre est englué depuis le 17 juillet dernier. Pendant des mois, les ordures se sont accumulées dans les rues de la capitale libanaise à la suite de la fermeture d'une décharge de stockage de détritus de Beyrouth et du mont Liban. Mais la solution trouvée de transférer les déchets vers le site de la Quarantaine (près du port de la capitale) semble aujourd'hui atteindre ses limites. En effet, depuis plusieurs semaines, les autorités de la société Sukomi (responsable de la gestion de la décharge) avaient tiré le signal d'alarme. « Nous n'avons toujours pas reçu de réponse sur un nouveau terrain de stockage de la part du CDR (Conseil du développement et de la reconstruction, NDLR). C'est de cet organisme que nous attendons les directives sur la conduite future »,  s'impatientait Pascale Nassar dans les colonnes du quotidien L'Orient-Le Jour . Agacée, la chargée de communication de l'organisme de tri pointe du doigt l'immobilisme patent des responsables politiques, figés sur leurs positions, à l'image de la situation que traverse le pays, incapable d'élire à sa tête un chef d'État depuis mai 2014.
De leur côté, les riverains, étranglés par l'odeur pestilentielle qui émane de l'amas d'ordures, redoutent que les pluies ne viennent à infecter les nappes phréatiques d'eau polluée, avant que les températures élevées de l'été ne fassent émerger des gaz toxiques aux répercussions sanitaires indésirables. Face à cette pollution sans précédent, une première solution avait été avancée l'été dernier consistant à exporter les déchets en Russie, via une entreprise britannique. Mais l'idée tomba à l'eau, après une mésentente administrative entre les parties. Depuis, le site ne cesse d'empiler sac sur sac et aucune alternative ne semble émerger. Si Ziad Chbib, le gouverneur de Beyrouth, compte quant à lui imposer le tri à domicile pour les Beyrouthins – en attendant un nouveau lieu de stockage des déchets –, il espère impatiemment que « l'État trouve une solution ». Seul problème, et pas des moindres : l'État libanais semble plus que jamais aux abonnés absents.


(27-02-2016 - Avec les agences de presse)

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Yémen: 30 morts dans un raid aérien de la coalition arabe dirigée par l'Arabie saoudite


Au moins 30 personnes, des civils et des rebelles chiites, ont été tués samedi dans un raid aérien mené contre un marché au nord-est de la capitale Sanaa par l'aviation de la coalition dirigée par l'Arabie saoudite, ont rapporté des témoins.
La frappe a visé trois véhicules transportant des rebelles qui entraient dans un marché de la ville de Naqil ben Ghaylan, a indiqué une source tribale locale.
Le marché frappé est connu pour vendre du qat, une herbe euphorisante largement consommée au Yémen, selon les témoins.
L'agence Saba contrôlée par les rebelles a indiqué pour sa part que 60 civils avaient été tués dans l'attaque. Elle n'a pas fait état de pertes dans les rangs des rebelles.
La ville de Naqil ben Ghaylan fait partie de la région de Nehm, où les forces pro-gouvernementales, appuyées par la coalition arabe, avancent contre les rebelles, dans l'intention de marcher sur la capitale Sanaa.
Cette dernière est tombée en septembre 2014 entre les mains des rebelles chiites Houthis qui se sont également emparés d'autres régions du pays.
La coalition menée par Ryad est intervenue en mars 2015 pour venir en aide au gouvernement yéménite qui avait dû fuir la capitale.
L'été dernier, les forces anti-rebelles ont pu reprendre plusieurs provinces du Sud mais peinent à les sécuriser comme à Aden, où les jihadistes font désormais la loi dans certains secteurs.
Plusieurs ONG ont critiqué les frappes aériennes de la coalition, l'accusant de ne pas faire assez pour éviter les objectifs non-militaires.
Mi-février, Human Rights Watch (HRW) avait accusé la coalition d'utiliser des armes à sous-munitions fournies par les Etats-Unis "en dépit des preuves de victimes civiles".
Selon l'ONG, environ 2.500 civils ont été tués par des raids de la coalition.
En janvier, la coalition avait annoncé la formation d'une commission "indépendante" chargée d'enquêter sur les possibles exactions contre les civils.
Des experts de l'ONU avaient recommandé plus tôt au Conseil de sécurité de mettre en place une "commission d'enquête internationale" sur les exactions commises par les belligérants au Yémen, dénonçant notamment des raids aériens de la coalition contre des cibles civiles.
Egalement samedi, les Emirats arabes unis, un des membre clé de la coalition, ont annoncé la mort d'un de ses soldats au Yémen lorsque son véhicule militaire s'est renversé. Ce décès porte à plus de 70 le nombre de soldats émiratis morts au Yémen depuis le début de l'opération de la coalition.
Le conflit au Yémen a fait plus de 6.100 morts, pour près de la moitié des civils, et environ 30.000 blessés, selon l'ONU.


(27-02-2016 - Avec les agences de presse)

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Syrie: les principales villes se réveillent sans le bruit du canon


Les principales villes de Syrie se sont réveillées samedi sans le bruit du canon pour la première fois depuis le début de la guerre, après l'entrée en vigueur du cessez-le-feu entre régime et rebelles initié par Washington et Moscou.
Le Conseil de sécurité de l'ONU a mis tout son poids derrière cet accord en adoptant vendredi soir à l'unanimité une résolution "l'approuvant pleinement" et appelant les parties concernées à respecter la trêve entrée en vigueur à 00H00 locale (vendredi 22H00 GMT).
C'est "un jour et une nuit exceptionnels pour les Syriens", a affirmé le médiateur l'envoyé spécial de l'ONU sur la Syrie Staffan de Mistura qui a néanmoins affirmé que la journée de samedi sera "critique".
Une nouvelle réunion de la task force se déroulera à 14H00 GMT à Genève pour évaluer comment a été respecté le cessez-le-feu dont sont exclus les groupes jihadistes Etat islamique et le Front al-Nosra, la branche syrienne d'Al-Qaïda, qui contrôlent plus de 50% du territoire.
Si le cessez-le-feu tient et l'aide humanitaire continue d'être acheminée dans les zones assiégées, M. de Mistura compte convoquer une nouvelle session de pourparlers de paix intersyriens le 7 mars à Genève après l'échec des précédentes discussions.
C'est la première fois que la Syrie connaît un cessez-le-feu de cette ampleur, alors que la guerre a dévasté le pays depuis près de cinq ans, fait plus de 270.000 morts, déplacé plus de la moitié de la population et déstabilisé le Moyen-Orient et l'Europe avec son lot de réfugiés.
Les initiateurs de l'accord étaient sceptiques quand au respect de la trêve alors que d'autres tentatives avaient échoué.
Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) et des militants, le calme régnait samedi dans les provinces centrales de Homs et Hama, dans celle de Damas et dans la région d'Alep (nord), où se trouvent forces du régime et rebelles.

- Plaisir oublié -
Aucun raid aérien n'était signalé contre les régions rebelles qui étaient depuis fin septembre la cible des frappes de l'aviation russe alliée du régime de Bachar al-Assad.
Une journaliste de l'AFP, qui s'est rendue aux abords de la capitale Damas, a constaté une quiétude inhabituelle et n'a vu aucune colonne de fumée s?élever de fiefs rebelles comme Jobar et la Ghouta orientale, contrairement aux jours précédents.
Dans la ville d'Alep, qui depuis juillet 2012 est un champ de bataille entre régime et insurgés, des habitants de quartiers rebelles ont affirmé à l'AFP que si la trêve se poursuivait ils iraient au parc avec leurs enfants, un "plaisir" depuis longtemps oublié.
"Je me sens plus en sécurité, c'est très calme. Je souhaite ne pas être réveillé demain par le son des avions", a déclaré à l'AFP, juste après l'entrée en vigueur du cessez-le-feu, Mohamad Nohad, un jeune marié habitant le quartier rebelle al-Kalassé à Alep.
A Jobar, quartier périphérique de Damas, Abdel Rahmane Issa, un soldat de 24 ans mobilisé depuis plus de trois ans, était ravi. "Je ne peux pas cacher que je suis heureux que la guerre s'arrête même pour quelques minutes. Et si cela continue on pourra rentrer chez nous".
La localité de Daraya, proche de Damas, était elle aussi calme depuis minuit, selon l'OSDH.
Les militants ont posté des hashtags #Nous sommes tous Daraya" et "Pas de Daraya, pas de trêve", en solidarité avec cette localité que le régime a exclue du cessez-le feu en affirmant qu'elle abrite le Front Al-Nosra, ce que l'opposition réfute.

- Combats en territoire jihadiste -
Dans les régions où se trouvent l'EI et le Front Al-Nosra, quelques accrochages intermittents ont eu lieu samedi, selon l'OSDH. Dans le nord de la province de Lattaquié (ouest), des échanges de tirs ont opposé soldats et jihadistes ainsi que dans l'est de la province d'Alep avec l'EI. A Tall Abyad (nord), des combats opposaient forces kurdes à l'EI.
En outre, une voiture piégée a explosé à l'entrée est de Salamiyé dans la province de Hama tuant deux soldats selon l'OSDH. Cette localité se trouve près de la ligne de front entre régime et EI.
La trêve est censée favoriser un règlement politique de la guerre dans laquelle sont impliquées plusieurs puissances internationales et régionales. Outre l'aviation russe, celle de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis bombarde les positions de l'EI et d'Al-Nosra en Syrie. La Turquie elle bombarde par intermittence les forces kurdes syriennes.
Dans les heures précédant le cessez-le-feu, le régime et l'aviation russe ont bombardé intensément les zones rebelles, faisant plusieurs morts, selon l'OSDH.
"S'il n'y avait pas eu l'opération militaire russe, il n'y aurait ni trêve, ni négociations en Syrie et l'EI et le Front al-Nosra se prépareraient à diviser Damas", a estimé Alexei Pushkov, chef de la commission des affaires étrangères de la Douma.


(27-02-2016 - Avec les agences de presse)

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Histoire pour enfants:
Un âne

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- "Démission"
- "C'est l'état d'urgence pour l'élevage!"
- "Bon à rien"
- "On n'est pas des migrants"
- "Connard"
- "Fumier"
- qu'es-ce que c'est?
- rien... c'est l’accueil réservé à Hollande en visite ce matin au salon de l'agriculture
- eeuuhh...
- quoi?
- est-ce une bonne idée d'emmener les enfants?
- faut bien qu'ils voient, en vrai, à quoi ressemble un âne
- ...!?

Al Faraby
Samedi, 27 février 2016

Salon International de l'Agriculture du 27 février au 06 mars 2016 à Paris Expo, Porte de Versailles.


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Mise au point

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Poste de contrôle de l'armée d'occupation à l’entrée de Ramallah

- Mahmoud Chaalane était un binational
- connais pas
- c'est le jeune Palestinien tué hier par un soldat Israélien au check-point installé à l'entrée de Ramallah
- de quelle autre nationalité était-il?
- américaine
- que faisait-il à Ramallah?
- Mahmoud était originaire de Deir Debouan, un village d'à côté
- je veux dire le soldat Israélien
- ...!?

Al Faraby
Samedi, 27 février 2016


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Souscription 2016
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Nijmet el Subeh


Nijmet el Subeh (Étoile du matin)
Sana' Moussa (Palestine)



Dans la maison paternelle, à Deir Al Assad, en Galilée, Sana' Moussa était entourée de la voix de sa grand-mère, qui lui chantait des berceuses, et de celles, belles et rauques, de son grand-père et de son père, qui retentissaient lors des fêtes de la région.
Plus tard, elle a étudié la musique arabe classique et la musique palestinienne traditionnelle au centre Al Urmawi des études du Machrek à Jérusalem Est.
En 2004, elle rejoint l'ensemble musical Houmayoune, spécialisé dans trois genres musicaux arabes distincts qui façonnent la mémoire musicale collective du peuple palestinien : la musique traditionnelle palestinienne, la musique et le chant arabes classiques et la musique sacrée.
A travers son chant narratif, elle donne de la voix à ceux qui n'en ont pas : les paysans priant pour la pluie et la liberté, les réfugiés rêvant d'une vie digne, les amoureux défiant les difficultés et les enfants qui savent retrouver la joie au milieu de la misère.

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vendredi 26 février 2016

Cisjordanie occupée: Mahmoud Chaalane, 17 ans, tué après avoir tenté de poignarder des soldats israéliens


Un Palestinien a tenté de poignarder des soldats israéliens vendredi à un barrage militaire installé à l'entrée de Ramallah en Cisjordanie occupée, avant d'être tué, a indiqué l'armée d'occupation.
Des sources au sein des services de sécurité palestiniens ont précisé que le jeune assaillant, identifié par le ministère palestinien de la Santé, comme Mahmoud Chaalane, 17 ans, originaire du village de Deir Debouan, proche de Ramallah, avait également la nationalité américaine.
Lorsque le jeune homme s'est approché du check-point dit "DCO", emprunté par diplomates, journalistes et quelques Palestiniens possédant un permis spécial, "les forces (armées) ont déjoué l'attaque en tirant vers l'assaillant et en le tuant", a indiqué l'armée israélienne.
Ce barrage gardé par des soldats israéliens, qui se trouve non loin de la colonie de Bet-El, était fermé vendredi en début de soirée, a constaté un journaliste de l'AFP.
Les Territoires palestiniens et Israël sont en proie à des violences qui ont fait 177 morts palestiniens, 28 israéliens, un américain, un érythréen et un soudanais depuis le 1er octobre, selon un décompte de l'AFP.
Vendredi encore, journée traditionnelle de mobilisation, des heurts ont eu lieu en divers endroits des Territoires occupés entre jeunes jeteurs de pierres palestiniens et soldats israéliens.
Egalement dans la bande de Gaza, où les soldats répondent par des tirs aux jets de pierre des jeunes sur la barrière qui sépare l'enclave sous blocus du territoire israélien, six personnes ont été blessées, selon le ministère de la Santé palestinien.


(26-02-2016 - Avec les agences de presse)

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Le journaliste palestinien Mohammed al-Qiq détenu par Israël met fin à sa grève de la faim


Le journaliste palestinien Mohammed al-Qiq, qui était en grève de la faim depuis 94 jours pour protester contre sa détention sans procès en Israël, a accepté vendredi de s'alimenter au terme d'un accord avec l'Etat hébreu, selon ses proches.
Il s'agit de l'épilogue d'un long bras de fer judiciaire qui a plongé le journaliste dans un état de santé "critique", selon son épouse Fayha Chalach.
"Un accord a été trouvé pour que son placement en détention administrative prenne fin le 21 mai et qu'il ne soit pas renouvelé", a annoncé le Club des prisonniers palestinien, qui défendait M. Qiq. "Il arrête aujourd'hui sa grève de la faim", a indiqué le Club, mais "restera dans l'hôpital d'Afoula", dans le nord d'Israël, "pour y subir les soins nécessaires" jusqu'au 21 mai.
M. Qiq avait été arrêté en novembre à son domicile à Ramallah, en Cisjordanie occupée. La sécurité intérieure israélienne a dit l'accuser d'être un membre actif de l'organisation islamiste Hamas, considérée comme "terroriste" par Israël, les Etats-Unis et l'Union européenne.
Le reporter de 33 ans de la chaîne de télévision saoudienne al-Majd, condamné en 2008 à 16 mois de prison pour appartenance à un organisme affilié au Hamas, dit, lui, ne se livrer qu'au journalisme.

- 'Sa volonté l'a emporté' -

Dans son village natal de Doura, dans le sud de la Cisjordanie, son épouse s'est félicitée, devant une foule de Palestiniens, que "la volonté du journaliste Mohammed al-Qiq l'a emporté" face au régime de la détention administrative israélienne.
Cette mesure extrajudiciaire permet à Israël de détenir des suspects sans procès ni inculpation pour six mois renouvelables indéfiniment.
En vertu de cette disposition, M. Qiq et ses avocats n'avaient pas accès aux faits qui lui étaient reprochés.
Sous quelques heures, a expliqué l'épouse du journaliste, sa famille devrait pouvoir le visiter à l'hôpital, où les premières injections de minéraux doivent lui être administrées.
Officiellement, la justice israélienne avait gelé l'ordre de détention administrative de M. Qiq mais ne l'autorisait pas à quitter l'hôpital sans autorisation. De nombreuses discussions avaient eu lieu entre ses défenseurs et la justice afin que le journaliste soit transféré dans un hôpital palestinien car sa famille, originaire de Cisjordanie occupée, n'était pas autorisée à le visiter à Afoula, dans le nord d'Israël. Il y restera finalement en vertu de l'accord de vendredi.
La mobilisation autour de Mohammed al-Qiq était devenu un nouveau casse-tête pour Israël qui avait déjà dû se pencher ces derniers mois sur les cas de deux autres détenus administratifs palestiniens qui usait de l'arme de la faim pour défendre leur cause.
Mohammed Allan, présenté par le mouvement Jihad islamique comme l'un des siens, avait observé une grève de la faim d'environ 60 jours l'été dernier, défiant les autorités, prises entre le souci de ne pas céder aux pressions des prisonniers et le risque d'un accès de violences palestiniennes s'il mourait.
L'affaire avait encore été compliquée par l'adoption d'une loi votée en juillet 2015 précisément pour faire face à de telles situations et permettant de nourrir de force un prisonnier. Seulement une telle pratique se heurte aux vives résistances des médecins, pourtant indispensables a priori pour la mettre en oeuvre.
Ayant frôlé la mort, Mohammed Allan avait finalement été libéré en novembre 2015.
Avant lui, Khader Adnane, lui aussi présenté comme un militant du Jihad islamique, avait observé une grève de la faim d'une soixantaine de jours, et fini par être libéré en juin 2015, également à l'issue d'un accord.
Pour les deux hommes, la mobilisation de la rue et des mouvements palestiniens avait été plus importante. En 94 jours, la grève de la faim de M. Qiq a, elle, semblé s'essouffler, alors que l'Union européenne, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et les organisations de défense des droits de l'Homme s'alarmaient régulièrement de l'état de santé du journaliste, auquel les médecins ont à deux reprises administré des compléments alimentaires contre son gré.
Selon le Club des prisonniers palestinien, outre M. Qiq, 17 autres journalistes ou étudiants en journalisme sont détenus par Israël, dont l'un depuis plus de 20 ans.


(26-02-2016 - Avec les agences de presse)

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