La phrase

"Extirper le sionisme de Palestine" (Al Faraby)


jeudi 31 mars 2016

Mondial-2022 au Qatar: le rapport cinglant d'Amnesty International


Exploitation, passeports confisqués, le rapport d'Amnesty International dénonce la situation des travailleurs au Qatar. Ils sont plus d'une centaine de travailleurs étrangers, employés pour aider à construire un des stades du Mondial-2022 de football au Qatar, à souffrir d'abus flagrants et systématiques, y compris de travail forcé, affirme l'ONG.
C'est la première fois que l'organisation de défense des droits de l'Homme basée à Londres, qui critique depuis longtemps les pratiques du Qatar en matière sociale, porte une telle accusation spécifique concernant des travailleurs étrangers sur un chantier du Mondial.
Dans un communiqué, le Comité suprême du Qatar chargé de superviser l'organisation du Mondial-2022 a dénoncé le rapport d'Amnesty, dont les "affirmations projettent une image trompeuse". L'ONG a indiqué que des travailleurs au Khalifa International Stadium, qui accueillera les Championnats du monde d'athlétisme en 2019, avaient été victimes de travail forcé.

"Une Coupe du monde basée sur l'exploitation"
Les entreprises qui les emploient leur ont menti sur leurs salaires, d'autres n'ont pas été payés pendant des mois et ont été logés dans des "camps sordides", a-t-elle ajouté. Sept travailleurs ont été empêchés de rentrer chez eux pour aider leurs familles après le séisme meurtrier d'avril 2015 au Népal. "C'est une Coupe du monde basée sur l'exploitation", a accusé Mustafa Qadri, d'Amnesty. Le rapport de 51 pages est susceptible d'alimenter les critiques internationales contre le Qatar et de mettre la pression sur la Fifa et sur son nouveau président Gianni Infantino sur les questions de droits de l'Homme.
Les critiques d'Amnesty s'étendent à des projets d'aménagement paysager dans la Zone Aspire, complexe sportif mondialement connu à Doha, où les clubs français PSG et allemand Bayern Munich se sont entraînés cette année. Amnesty a déclaré avoir enquêté sur une période d'un an jusqu'à février 2016 et avoir interrogé 234 hommes, principalement du Bangladesh, d'Inde et du Népal. 228 ont dit que leurs salaires étaient inférieurs à ce qu'on leur avait promis. Nombre d'entre eux n'ont eu d'autre choix que d'accepter car ils s'étaient endettés, parfois à hauteur de 4.300 dollars, pour entrer dans le Golfe.

"Comme une prison"
Les travailleurs du Khalifa Stadium et d'Aspire Zone ont été installés dans des logements surpeuplés et de mauvaise qualité, a indiqué Amnesty. Selon le rapport, la plupart de ces travailleurs ont vu leurs passeports confisqués, en violation de la loi qatarie, et 88 hommes, incluant les Népalais, "ont été empêchés de quitter le Qatar". Un ouvrier métallurgiste au stade Khalifa, identifié sous le nom de Deepak, a déclaré à Amnesty que sa vie au Qatar était "comme une prison" et que lorsqu'il s'était plaint, son directeur l'avait menacé de possibles "conséquences".
Amnesty a reconnu que le Comité suprême qatari avait introduit des protections sociales, mais elle a demandé d'autres réformes, dont des normes de bien-être pour les travailleurs auxquelles toutes les entreprises devraient se conformer. Amnesty a aussi appelé le Qatar à "réformer fondamentalement" le système de parrainage dit de la "kafala", qui met les travailleurs étrangers à la merci d'employeurs en position d'empêcher leur départ ou de changer d'emploi. "Les dernières affirmations d'Amnesty International projettent une image trompeuse et ne font rien pour contribuer à nos efforts", a déclaré le Comité suprême du Qatar.

Le gouvernement du Qatar "inquiet"
"L'enquête a été limitée à seulement quatre compagnies sur plus de 40 qui sont engagées sur le stade Khalifa (...) Nous rejetons totalement toute notion impliquant que le Qatar est inapte pour accueillir la Coupe du monde", a-t-il ajouté. De son côté, Hassan al-Thawadi, secrétaire général du Comité Suprême, a admis que des abus pouvaient être commis mais a souligné que l'engagement des autorités pour des réformes était "clair et inébranlable". Le gouvernement du Qatar s'est dit lui "inquiet quant à un certain nombre d'allégations contenues dans le rapport".
"Le ministère du Développement administratif, du Travail et des Affaires sociales entend mener une enquête" sur des affirmations avancées dans ce rapport, a indiqué dans un communiqué le bureau de communication gouvernementale. Amnesty a également accusé la Fifa de "manque d'action significative". Dans un communiqué, la Fifa a réagi en se disant "complètement consciente des risques auxquels font face les ouvriers du bâtiment au Qatar et de l'opportunité qu'a la Fifa, avec d'autres responsables, d'améliorer les conditions de travail dans ce pays". Environ 5.100 travailleurs sont employés sur des sites du futur Mondial. Ils seront 36.000 d'ici 2018.

(31-03-2016 - Avec les agences de presse)

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Décès de la célèbre architecte Irakienne Zaha Hadid


Zaha Hadid, figure phare de l'architecture contemporaine, est brusquement décédée jeudi à l'âge de 65 ans dans un hôpital de Miami, aux États-Unis, d'une crise cardiaque consécutive à une bronchite. « C'est avec une grande tristesse que Zaha Hadid Architects confirme que Zaha Hadid est décédée subitement à Miami tôt ce matin. Elle souffrait d'une bronchite contractée plus tôt cette semaine et a eu une crise cardiaque pendant son traitement à l'hôpital », a annoncé son cabinet d'architecture, dont le siège est situé au coeur de Londres, dans le quartier de Clerkenwell. Avec ce décès, le monde de l'architecture perd une de ses stars mondiales, et la première et unique femme à avoir obtenu le prix Pritzker, l'équivalent du Nobel chez les architectes. C'était en 2004.
Elle a également été la première femme à remporter la prestigieuse médaille d'or royale pour l'architecture pour l'année 2016, après Jean Nouvel, Frank Gehry ou Oscar Niemeyer. Le ministre britannique de la Culture Ed Vaizey s'est dit « stupéfait » par la nouvelle, louant dans un tweet « l'énorme contribution à l'architecture moderne » apportée par Zaha Hadid. Le Premier ministre irakien Haïder al-Abadi a, lui, estimé « que sa créativité avait bénéficié au monde entier (...) qui perd quelqu'un d'une grande énergie », dans un communiqué. Pour Richard Rogers, l'un des architectes du centre Pompidou à Paris, « c'est une très grande perte » pour le monde de l'architecture. « Parmi les architectes ayant émergé au cours des dernières décennies, personne n'a eu autant d'impact qu'elle », a-t-il déclaré au quotidien The Guardian.
Se revendiquant du déconstructivisme, courant qui remet en question les canons architecturaux classiques et revendique de repenser la géométrie des bâtiments, Zaha Hadid était réclamée aux quatre coins du monde. On lui doit notamment le tremplin de saut à ski d'Innsbruck en Autriche, l'opéra de Canton en Chine, le MAXXI (Musée national des arts du XXIe siècle) à Rome et la tour du 3e groupe de transport maritime mondial CMA-CGM à Marseille (France). Elle a également créé la piscine des JO de Londres en 2012 et le Musée Guggenheim de Taichung (Taïwan). Ses bâtiments aux concepts mixtes marient souvent lignes obliques tendues et courbes, en quête d'apesanteur.
Son succès en tant que femme dans un milieu toujours très masculin n'a pourtant pas été une évidence, a-t-elle déclaré à de multiples reprises. Cette brune aux formes épanouies et au caractère bien trempé confiait ainsi à l'AFP au milieu des années 2000 que pour percer, « ce n'est pas tant le racisme que le fait d'être une femme en Grande-Bretagne qui a longtemps fait obstacle ». « Oui, j'ai réussi, mais la route n'était ni facile ni parsemée de roses, c'est le résultat d'un très long combat. Au début, j'étais une acharnée de boulot et je travaillais de jour comme de nuit », a-t-elle dit en 2012 au Courrier de l'architecte. Zaha Hadid est née en Irak en 1950 où elle reçoit une éducation libérale. Elle a d'abord choisi d'étudier les mathématiques, obtenant une licence de l'université américaine de Beyrouth, avant d'opter pour l'architecture.
Diplômé de l'Association d'architecture de Londres en 1977, elle décide de rester dans cette ville où elle crée son cabinet dès 1979 tout en collaborant avec l'Office for Metropolitan Architecture (OMA). Son succès a été terni récemment par une déconvenue au Japon. Choisi pour superviser la construction du stade olympique pour les JO de Tokyo en 2020, son projet, jugé trop onéreux, a finalement été abandonné en 2015.


(31-03-2016 - Avec les agences de presse)

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Irak: un nouveau gouvernement présenté, appel à la fin des manifestations


L'influent chef chiite irakien Moqtada Sadr a appelé jeudi ses partisans à mettre fin à deux semaines de sit-in en plein centre de Bagdad après avoir obtenu satisfaction à une de ses revendications, la présentation d'un nouveau gouvernement.
Le Premier ministre Haider al-Abadi a présenté devant le Parlement une proposition de nouveau gouvernement, une mesure de nature à apaiser les tensions politiques que connaît le pays depuis plusieurs semaines.
Des milliers de chiites étaient rassemblés depuis la mi-mars devant la Zone verte, un secteur ultra-sécurisé où se concentrent les hautes institutions de l'Etat et de nombreuses ambassades.
Moqtada Sadr, qui a entamé symboliquement dimanche un sit-in à l'intérieur de la Zone verte, réclamait un gouvernement de technocrates susceptible de s'attaquer à la corruption qui gangrène la classe politique et l'Etat, la mauvaise gouvernance et le délabrement des services publics.
"Mettez fin au sit-in devant les portes de la Zone verte", Avec mes remerciements", a déclaré à la télévision ce chef chiite de 42 ans, issu d'une influente famille religieuse de la ville sainte de Najaf (centre).
Il a cependant affirmé que des manifestations se tiendraient après la prière hebdomadaire du vendredi pour faire pression afin d'obtenir un vote d'approbation par le Parlement du nouveau gouvernement.
Peu de temps auparavant, le Premier ministre avait présenté au président du Parlement Salim al-Joubouri une liste de 16 candidats pour un nouveau gouvernement, respectant un ultimatum que lui avaient posé lundi les députés.
M. Abadi n'a pas donné la liste des noms des futurs ministres, se contentant de préciser que les titulaires des portefeuilles de l'Intérieur et de la Défense restaient inchangés en raison des combats que l'armée et les forces de sécurité livrent au groupe jihadiste Etat islamique (EI).
Haider al-Abadi souhaitait le remplacement du gouvernement actuel, formé de politiciens, par un cabinet composé de technocrates qui seraient plus à mêmes, selon lui, de mettre en oeuvre les réformes anticorruption adoptées l'an dernier dans la foulée de grandes manifestations populaires contre l'incurie et clientélisme de la classe politique.
Le Premier ministre se heurte toutefois à une farouche résistance des partis --y compris du sien-- à adopter des réformes les privant de leurs privilèges.
- 'Professionnalisme et compétence' -
Selon un communiqué de ses services, les candidats présentés par M. Abadi "ont été choisis par un comité d'experts sur la base de leur professionnalisme, compétence, intégrité et capacité à diriger".
Lors de la séance de jeudi, le Parlement s'est donné dix jours pour examiner les candidats au nouveau gouvernement, et un mois pour ceux choisis pour d'autres postes à la tête des institutions de l'Etat et des services de sécurité.
Le gouvernement de Haider al-Abadi avait annoncé l'an dernier des réformes anticorruption mais qui sont restées en grande partie lettre morte.
L'Irak détient parmi les plus importantes réserves de pétrole au monde mais des années de corruption et de mauvaise gestion, combinées à la dégringolade des prix du brut, menacent de plonger le pays dans une situation d'insolvabilité.
L'économie est déjà affectée par le coût représenté par la lutte contre l'EI qui occupe depuis 2014 de larges pans du territoire.
Si les forces irakiennes reprennent progressivement des zones aux jihadistes, Bagdad doit s'atteler à l'énorme tâche de reconstruire des villes dévastées, et a demandé le soutien de ses partenaires étrangers.
La Banque mondiale a récemment accordé à l'Irak un prêt de 1,2 milliard de dollars pour l'aider à faire face à la crise financière.
En visite fin mars à Bagdad, le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a exhorté les responsables politiques irakiens à soutenir M. Abadi.


(31-03-2016 - Avec les agences de presse)

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Assad se dit prêt à tenir une présidentielle anticipée


Le chef de l'Etat syrien Bachar al-Assad s'est dit prêt à la tenue d'une élection présidentielle anticipée avant la fin de son mandat en 2021, comme le prévoit une résolution de l'ONU visant à mettre fin au conflit.
Sur le terrain, au moins 23 personnes, dont des enfants, ont été tuées jeudi dans des frappes de l'aviation syrienne sur un bastion rebelle à l'est de Damas, a indiqué une ONG syrienne, qualifiant l'attaque de "grave violation" du cessez-le-feu en vigueur depuis fin février.
"Y-a-t-il une volonté populaire pour tenir des élections présidentielles anticipées? Si oui, je n'ai pas de problème avec cela", a dit M. Assad dans un entretien à l'agence de presse officielle russe Ria-Novosti diffusé jeudi.
Le mandat de M. Assad s'achève théoriquement en 2021, mais la résolution 2254, qui établit une feuille de route pour une solution politique à la guerre, prévoit la tenue d'élections parlementaires et présidentielles dans les 18 mois.
Cette feuille de route comprend également des négociations entre l'opposition et le régime, dont un premier round a eu lieu du 14 au 24 mars à Genève, un cessez-le-feu, la constitution d'un organe de transition dans six mois et la rédaction d'une nouvelle Constitution.
Le sort réservé à M. Assad dans les futures institutions reste cependant la principale pierre d'achoppement entre le régime et l'opposition et leurs alliés respectifs Moscou et Washington, les premiers assurant que seul le peuple syrien peut décider de son sort, les seconds appelant au départ de leur bête noire.
Dans un premier volet de l'interview diffusé mercredi par Ria-Novosti, M. Assad avait appelé à la mise en place d'un gouvernement de transition rassemblant ses fidèles mais aussi l'opposition, et rejeté l'idée d'un "organe de transition aux pleins pouvoirs" défendue par l'opposition.
La Maison Blanche a dit elle exclure toute possibilité d'un gouvernement d'union qui comprendrait le président Assad.
M. Assad est devenu président en 2000 après la mort de son père Hafez qui avait dirigé le pays d'une main de fer pendant 30 ans.
Il avait été réélu en 2014 pour un troisième mandat de sept ans lors d'un scrutin qualifié de farce par l'opposition et les pays occidentaux.
Les dernières élections parlementaires se sont tenues en 2012, et les prochaines sont prévues le 13 avril prochain.
Dans l'interview diffusé jeudi, M. Assad a en outre indiqué que tous les citoyens syriens, dans le pays ou à l'étranger, auraient l'opportunité de voter pour la présidentielle.
Il demeure cependant difficile de dire dans quelle mesure ils pourront tous voter sachant que des millions de Syriens sont réfugiés à l'étranger et que, dans le pays, des régions entières sont entre les mains soit des organisations jihadistes comme le groupe Etat islamique (EI) ou le Front al-Nosra, la branche syrienne d'Al-Qaïda, soit des groupes rebelles.
C'est le cas notamment de la Ghouta orientale, une région à la lisière est de Damas, qui est un fief de l'influente faction rebelle Jaich al-Islam (l'Armée de l'islam).
Dans cette région, l'aviation du régime a mené jeudi des frappes sur la localité de Deir al-Assafir qui ont fait 23 morts, dont quatre enfants et quatre femmes, et des dizaines de blessés, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Une vidéo prise par des militants et mise en ligne sur internet montre un homme tenant dans ses bras le corps d'un enfant enveloppé dans un linge blanc.
"Est-ce que ce sont des combattants? Ce sont des enfants !", lance-t-il.
Dans le nord du pays, un commandant militaire tunisien de l'EI a été tué mercredi soir par une frappe "très probablement menée par la coalition dirigée par les Etats-Unis", a indique l'OSDH.
La frappe, menée près de Raqa, le principal bastion de l'EI, intervient après une série de revers pour le groupe jihadiste en Syrie, notamment la perte de la cité antique de Palmyre (centre), reprise dimanche par l'armée avec l'appui de la Russie.
La Syrie est le théâtre d'une guerre civile déclenchée en 2011 par une révolte qui a été réprimée dans le sang par le régime.
Le conflit, dans lequel sont impliqués de nombreux acteurs régionaux et internationaux, a fait plus de 270.000 morts et jeté sur les routes la moitié de la population.


(31-03-2016 - Avec les agences de presse)

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Libye : coup de force politique à Tripoli


Au lendemain de la visite du secrétaire général de l'ONU à Tunis, le chef du gouvernement et président du Conseil présidentiel libyen Fayyez al-Sarraj a pris un bateau, quitté la Tunisie où il patientait pour débarquer sur la base navale de Tripoli. On lui interdisait les airs, à lui, ses ministres, ainsi que le haut-représentant de l'ONU Martin Kobler. Il aura donc utilisé la voie maritime. Une arrivée en apparence rocambolesque mais coordonnée avec la base d'Abusita avec l'accord de plusieurs milices locales. Sarraj y « gouvernera » le temps que la situation s'apaise à Tripoli. C'est peu de dire que ses dirigeants ont pris cette nouvelle avec colère. Le Premier ministre Khalifa Ghwen, non reconnu par la communauté internationale, a menacé lors d'une déclaration télévisée : il ne reconnaît pas Sarraj, il lui demande de quitter la Libye ou de se rendre : "Ceux qui sont entrés illégalement et clandestinement doivent se rendre ou revenir sur leurs pas." Quelques heures plus tard, les locaux de la chaîne de télévision al-Naba étaient investis par un groupe armé. La chaîne est désormais close et son personnel sommé de ne plus s'y rendre. Des rumeurs tenaces font d'Abdelhakim Belhadj un de ses principaux actionnaires. Ce vétéran du djihad, passé par l'Afghanistan, le Pakistan, est l'homme fort de cette région. Il a toujours estimé que la situation libyenne se réglerait entre Libyens et non via une solution imposée par la communauté internationale.

Objectif : disloquer Fajr Libya
Un concert de satisfecit a accueilli l'installation rocambolesque de Fayyez al-Sarraj sur le sol libyen. Les ministres des Affaires étrangères français, italien, britannique… se réjouissent qu'enfin ce gouvernement pose un début de chaussure sur le territoire qu'il est censé diriger. Pour autant, les écueils sont nombreux. La coalition Fajr Libya (« L'Aube de la Libye »), qui domine la Tripolitaine, va-t-elle se lancer dans une guerre contre ce « traitre », selon la terminologie utilisée hier par Awad Abdelsadeq, vice-président du CGN (Congrès général national) ? Un début de dislocation semble apparaître dans ses rangs. Son ministre de l'Intérieur a accueilli Sarraj sur la base navale. La branche libyenne des Frères musulmans, le Parti justice & construction, a communiqué qu'elle soutiendra Sarraj. Reste l'épineuse question des milices, brigades révolutionnaires et autres factions qui pullulent sous l'ombrelle « Fajr Libya » ? Tensions et escarmouches sont à prévoir dans les jours qui viennent.

La sourde menace du TPI
Confronté à l'immobilisme des autorités légitimes de Tobrouk, incapables de réunir le quorum nécessaire pour voter l'approbation du gouvernement d'union nationale, à l'attitude hostile des dirigeants de Tripoli, plusieurs ministres européens avaient évoqué à mots couverts des comportements pouvant relever du Tribunal pénal international. Désormais installé en Libye, la sécurité de Sarraj fait figure de test. Si les autorités de Tripoli s'en prennent à lui, elles seront tenues pour responsables par la communauté internationale.

Une population libyenne paupérisée
Le véritable enjeu est humanitaire. Près de 2,4 millions de Libyens ont besoin d'une aide humanitaire, selon la Banque mondiale. Et deux millions d'enfants, dans un pays de six millions, sont déscolarisés. La majeure partie de la population est prise en otage entre les deux gouvernements qui se partagent le pays depuis 2014. L'État islamique a prospéré sur les décombres politiques. Au point que les États-Unis ont mené un raid en février contre un camp d'entraînement de Daech, tuant une quarantaine de djihadistes. Le statu quo ne pouvant plus politiquement, sécuritairement et socialement durer, le tempo est passé en mode allegro mercredi matin. Sarraj bénéficie du soutien des Occidentaux, des Algériens. Un atout politique et militaire. Du ciel, drones, satellites et avions peuvent surveiller les groupes les plus hostiles à ce gouvernement d'union nationale. Les objectifs sont multiples : stabiliser le pays, lutter contre les groupes terroristes (Daech, Ansar al-Sharia…), endiguer la propagation djihadiste aux pays voisins (Tunisie, Algérie, Tchad, Niger, Soudan, Égypte), tarir le flot de migrants, calmer les ardeurs de certaines tribus… La Libye est un chantier à ciel ouvert. La Banque mondiale chiffre à cent milliards de dollars le coût de la reconstruction du pays. Les quelques jours qui vont suivre seront un test crucial pour le devenir du gouvernement Sarraj. Tout dépendra de l'attitude de Fajr Libya. Jeudi 31 mars 2016, la Libye compte trois gouvernements.

(31-03-2016 - Benoît Delmas)

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De la hauteur


- Valls n'est pas content du tout
- pourquoi?
- il aurait voulu que la déchéance de la nationalité soit constitutionnelle
- c'est pourtant une mesure de la droite et de son extrême
- justement
- justement quoi?
- Valls voulait, je cite, que tout le monde prenne de la hauteur
- ...!?

Al Faraby
Jeudi, 31 mars 2016


Avec "Assawra", participez à la reconstruction des maisons démolies par l'armée d'occupation.
Souscription 2016
Du 1er février au 31 mars
http://assawra.blogspot.fr/2016/02/assawra-souscription-2016-du-1er.html

Journée de la terre

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Peinture murale dans le camp de réfugiés "Aydeh" de Bethléem - 30 mars 2016

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Souscription 2016
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mercredi 30 mars 2016

Yémen: reprise des combats entre soldats et combattants d'Al-Qaïda à Aden


De nouveaux affrontements ont éclaté mercredi entre forces régulières yéménites et combattants d'Al-Qaïda à Aden, alors que la coalition arabe qui soutient le gouvernement intensifiait ses raids aériens contre les positions jihadistes dans le sud du Yémen.
Les combats se sont concentrés dans le quartier d'Al-Mansourah à Aden, grande ville du sud, qui a été le théâtre d'affrontements récurrents entre les deux parties depuis la mi-mars, a indiqué un responsable militaire.
Les forces régulières ont repris la prison centrale et ses unités se sont déployées dans les rues principales du quartier après trois heures de combats, a ajouté ce responsable sans être en mesure d'avancer un bilan des ces affrontements.
Plus à l'est, des habitants de Zinjibar, capitale de la province d'Abyane, ont indiqué à l'AFP avoir vu des combattants d'Al-Qaïda évacuer mardi soir des bâtiments publics qu'ils contrôlaient pour prendre position aux environs de la ville.
Ce retrait intervient au lendemain d'une série de raids aériens de la coalition arabe, menée par l'Arabie saoudite, contre des positions d'Al-Qaïda à Abyane et dans la ville de Moukalla (sud-est) que le réseau jihadiste contrôle depuis près d'un an, selon des habitants et des responsables locaux.
A Moukalla, capitale de la province du Hadramout, cinq membres présumés d'Al-Qaïda ont été tués et trois blessés dans ces raids, selon des responsables locaux.
Mardi soir, Al-Qaïda a appelé les habitants de Moukalla à protester contre un raid américain, la semaine dernière, contre l'un des ses camps d'entraînement proche de la ville, qui avait fait 71 morts, selon un responsable local.
Mais certains habitants ont refusé de se joindre à la marche de protestation pendant laquelle les sympathisants du réseau jihadiste ont déployé des banderoles affirmant notamment que "les Etats-Unis ne vaincront pas le jihad".
Le Yémen, pays pauvre de la péninsule arabique, est en proie au chaos depuis l'entrée en septembre 2014 dans la capitale Sanaa de rebelles chiites Houthis, accusés par l'Arabie sunnite de liens avec l'Iran chiite.
Le conflit s'est aggravé avec l'intervention en mars 2015 d'une coalition militaire arabe, conduite par Ryad, en soutien au gouvernement internationalement reconnu.
Les jihadistes ont profité du chaos pour renforcer leur emprise sur le sud et le sud-est du Yémen. Après avoir longuement ignoré cette présence, les forces régulières et la coalition arabe ont commencé récemment des opérations militaires contre les groupes jihadistes.
Selon l'ONU, les hostilités au Yémen ont coûté la vie à près de 6.300 personnes depuis un an, pour moitié des civils.


(30-03-2016 - Avec les agences de presse)

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Syrie: le gouvernement de transition doit rassembler le pouvoir et l'opposition, dit Assad


Le gouvernement de transition en Syrie doit rassembler les forces loyales au régime actuel et l'opposition, a déclaré mercredi le président syrien Bachar al-Assad dans une interview à l'agence de presse publique russe Ria Novosti.
Il serait "logique que des forces indépendantes, tout comme les forces de l'opposition et celles loyales au pouvoir y soient représentées", a estimé Bachar al-Assad, alors la feuille de route pour le règlement politique du conflit prévoit, après des négociations entre Damas et l'opposition, la mise en place à terme d'un organe de "transition", censé rédiger une nouvelle Constitution et organiser des élections.


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Syrie: la crise des réfugiés exige une "solidarité" mondiale, affirme Ban Ki-moon
Le Secrétaire général de l'ONU a déclaré mercredi à Genève que la crise des réfugiés syriens exigeait "une hausse exponentielle de la solidarité mondiale", à l'ouverture d'une conférence destinée à trouver des pays d'accueil.
"Nous sommes ici pour répondre à la plus grande crise de réfugiés et de déplacés de notre temps", a dit Ban Ki-moon. "Ceci exige une hausse exponentielle de la solidarité mondiale", a-t-il ajouté.
Le Secrétaire général a indiqué qu'au moins 480.000 Syriens, soit 10% des réfugiés et déplacés qui ont fui le conflit en Syrie, avaient besoin de trouver un pays d'accueil au cours des trois prochaines années.
"Les voisins de la Syrie ont fait preuve d'une hospitalité exceptionnelle", a-t-il dit. Le Liban, a-t-il rappelé, a accueilli plus d'un million de Syriens, la Turquie plus de 2,7 millions et la Jordanie plus de 600.000.
Mais selon un rapport publié mardi par l'ONG britannique Oxfam, les pays riches n'ont réinstallé que 67.100 réfugiés syriens, soit soit 1,39% du total.
"Lorsqu'il est bien géré, l'accueil de réfugiés est un gain pour tout le monde", a souligné M. Ban. Les réfugiés "apportent de nouveaux talents et de nouvelles expériences à une main d'oeuvre vieillissante. Les tentatives visant à les diaboliser sont non seulement offensantes mais factuellement incorrectes", a-t-il dit.
M. Ban a rappelé que l'ONU cherchait à trouver une solution politique au conflit qui est entré dans sa 6e année et a déjà fait plus de 270.000 morts.
"Mais en attendant que ces négociations portent leur fruits, le peuple syrien et la région font encore face à une situation désespérée", a-t-il souligné. "Le monde doit aller de l'avant, avec des actions concrètes et des engagements. Tous les pays peuvent faire plus", a-t-il conclu.


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Syrie: l'opposition rejette tout gouvernement d'union avec Assad
L'opposition syrienne a rejeté mercredi l'appel de Bachar al-Assad à un gouvernement d'union avec le régime de Damas, réitérant que le président ne doit pas rester "une heure de plus" après le début de la période de transition.
"Les résolutions internationales parlent (...) de la formation d'un organe de transition doté des pleins pouvoirs, y compris les pouvoirs présidentielles (...) Assad ne doit pas rester une heure de plus après la formation" de cet organe, a affirmé à l'AFP Assaad al-Zoabi, chef de la délégation du Haut comité des négociations à Genève.


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Liban: agonie des quotidiens nationaux, gloire de la presse arabe


Son slogan est "la voix des sans voix" mais, après 42 ans d'existence, le prestigieux quotidien libanais As-Safir risque se retrouver muet, triste illustration de la crise sans précédent des médias du pays.
Outre la concurrence d'internet, les quotidiens libanais, autrefois gloire de la presse arabe, souffrent de la paralysie politique et de la forte baisse des financements accordés par des régimes aujourd'hui disparus ou vacillants après le Printemps arabe.
Lancé un an avant l'éclatement de la guerre civile du Liban (1975-1990), As-Safir est menacée de fermeture faute de moyens financiers, tandis que son rival An-Nahar ne paie plus régulièrement ses employés.
"Nous avons brûlé nos dernières cartouches", regrette Talal Salmane, fondateur et rédacteur en chef d'As-Safir. "Nous n'avons plus de fonds et nous cherchons désespérement un partenaire pour financer le journal" qui est déjà passé de 18 à 12 pages, confie-t-il à l'AFP.
"La presse au Liban, qui fut pionnière dans le monde arabe, traverse la pire crise de son existence", assure le rédacteur en chef du journal dont l'avenir des 159 employés reste incertain.

- 'Vide politique' -
D'après lui, l'agonie de la presse résulte d'abord de la léthargie politique dont souffre le Liban, sans président depuis près de deux ans, sans élections législatives depuis 2009 et avec un gouvernement paralysé par les divisions exacerbées par le conflit en Syrie voisine.
"Il y a un vide politique (...) Or il n'y a pas de presse sans politique", résume M. Salmane.
"La crise de la presse est partie intégrante de la crise du Liban", renchérit Mohammad Farhat, directeur de la rédaction du quotidien panarabe Al-Hayat, qui paraît à Londres et à Beyrouth. "Et la mort de la politique signifie la mort de la presse".
Des spéculations ont fait état de la fermeture imminente d'An-Nahar, le plus connu et le plus ancien quotidien encore en circulation depuis 1933.
Malgré un démenti du journal, témoin de l'histoire du pays depuis le mandat français, An-Nahar ne paie plus les salaires depuis près de sept mois, affirme un employé sous couvert de l'anonymat. Des journalistes du seul quotidien anglophone The Daily Star, confient également ne pas être payés depuis trois mois.
La crise frappe aussi les télévisions, les chaînes LBCI et Al-Jadeed ayant licencié un grand nombre d'employés pour survivre, d'après des sources dans le métier.
L'empire médiatique de Saad Hariri, ex-Premier ministre milliardaire, est aussi obéré par les difficultés financières tout comme sa compagnie Saudi Oger basée à Ryad.
Ainsi, son quotidien Al-Moustaqbal et la chaîne du même nom ne payeraient pas de salaires depuis au moins 10 mois, d'après d'anciens employés.
L'Orient-Le Jour, le seul quotidien francophone au Liban et l'un des rares dans la région, résiste lui mieux grâce à "une gestion saine sans argent politique, la non distribution de dividendes et un investissement avant tout le monde dans le numérique", explique sa directrice exécutive, Nayla de Freige.

- 'Porte-voix' -
Mais au-delà de la crise politique, la presse libanaise ne joue plus comme dans le passé son rôle de porte-voix des diverses forces régionales.
Durant la guerre du Liban, la Libye de Mouammar Kadhafi, l'Irak de Saddam Hussein, la Syrie de Hafez al-Assad et l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) de Yasser Arafat, tous impliqués dans ce conflit, finançaient la presse.
As-Safir et An-Nahar étaient les grands rivaux, le premier promouvant le nationalisme arabe et la cause palestinienne, le deuxième défendant la spécificité et la pluralité du Liban.
La période post-guerre a vu l'émergence du financement saoudien, iranien et qatari, mais depuis quelques années, les titres libanais ont vu progressivement ces fonds se tarir.
"La presse libanaise a perdu de son attrait pour ces régimes qui peuvent faire passer leurs messages par leurs propres médias", explique à l'AFP Georges Sadaqa, doyen de la faculté de l'Information à l'Université libanaise.
A l'été 2015, des documents révélés par Wikileaks montraient qu'une chaîne libanaise a obtenu une aide saoudienne de deux millions de dollars, "soit le 10e de ce qu'elle demandait".
Parallèlement, les revenus publicitaires des journaux ne cessent de s'effriter, ayant baissé de 10,7% entre 2014 et 2015, à 25 millions de dollars, selon l'institut Ipsos Mena.
Dans le passé, la presse libanaise était si audacieuse que des journalistes l'ont payé de leur vie, comme Sélim al-Lawzé, Nassib al-Matni, Riad Taha, Kamel Mroué ou encore Ghassan Kanafani dans les années d'avant-guerre et durant le conflit. Talal Salmane a lui-même échappé à une tentative de meurtre dans les années 1980.
Par la suite, durant les années sombres de la tutelle de Damas, des journalistes ont été intimidés, arrêtés ou liquidés jusqu'au retrait des troupes syriennes en 2005.


(30-03-2016 - Avec les agences de presse)

Avec "Assawra", participez à la reconstruction des maisons démolies par l'armée d'occupation.
Souscription 2016
Du 1er février au 31 mars
http://assawra.blogspot.fr/2016/02/assawra-souscription-2016-du-1er.html

La terre-mère

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- Dis papy...
- oui fiston?
- pourquoi l'appelle-t-on Journée de la Terre?
- comment aurais-tu voulu qu'on l'appelle?
- je ne sais pas... je n'étais pas né
- ni ton père, ni ta mère
- je vois
- tu vois quoi?
- nous sommes tous les enfants de cette terre
- ...!?

Al Faraby
Mercredi, 30 mars 2016

La Journée de la Terre, le 30 mars, est un jour de commémoration pour le peuple palestinien marquant le souvenir des événements de ce jour en 1976.
Le 19 février 1976, le gouvernement israélien annonça sa décision de confisquer 25 000 dunums de terre en Galilée. À la suite de cette décision, les Arabes de 1948 répliquèrent par la grève générale, suivant le mot d’ordre lancé par la Conférence Nationale pour la Défense des Terres Arabes. En dépit des pressions, des menaces et d'une campagne hostile menée par la presse israélienne, la grève eut lieu le 30 mars. La présence de l'armée israélienne transforma la grève en manifestation, puis en révolte. En même temps, les Palestiniens de Cisjordanie et Gaza se mirent en grève, en solidarité avec leurs frères. Bilan de la journée : 6 morts, une centaine de blessés et des centaines d'arrestations.


Dunum
( En Palestine/Jordanie/Liban/Turquie, un dunum vaut 1 000 m2. Avant l'effondrement de l'empire ottoman, il était à 919,3 m2 mais le dunum métrique fut fixé à 1 000 m2 pendant le mandat britannique en Palestine et cette valeur est restée. )

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Souscription 2016
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L'école de Kherbet Tana

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Ce qui reste d'une école démolie le mardi 29 mars 2016, par l'armée d'occupation à Kherbet Tana, près de Naplouse. (Reuters)

Vous pouvez encore participer à la souscription 2016 d'Assawra pour contribuer à la reconstruire.


Modalité de participation à l'adresse:
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mardi 29 mars 2016

La fin de l'intellectuel français?


La fin de l'intellectuel français?
De Zola à Houellebecq,

Shlomo Sand
Paris, La Découverte, 2016, 276 p.,
Traduit de l'hébreu par Michel Bilis,
ISBN : 978-2-7071-8939-4.


Historien israélien de renommée internationale, Shlomo Sand a fait irruption dans le débat intellectuel français avec ses ouvrages Comment le peuple juif fut inventé et Comment la terre d’Israël fut inventée. Renouant avec ses premières amours, il se consacre dans ce nouveau livre à la figure de l’intellectuel français.
Au cours de ses études à Paris, puis tout au long de sa vie, Shlomo Sand s’est frotté aux « grands penseurs français ». Il connaît intimement le monde intellectuel parisien et ses petits secrets. Fort de cette expérience, il bouscule certains des mythes attachés à la fi gure de l’«  intellectuel », que la France s’enorgueillit d’avoir inventée. Mêlant souvenirs et analyses, il revisite une histoire qui, depuis l’affaire Dreyfus jusqu’à l’après-Charlie, lui apparaît comme celle d’une longue déchéance. Shlomo Sand, qui fut dans sa jeunesse un admirateur de Zola, Sartre et Camus, est aujourd’hui sidéré de voir ce que l’intellectuel parisien est devenu quand il s’incarne sous les traits de Michel Houellebecq, Éric Zemmour ou Alain Finkielkraut… Au terme d’un ouvrage sans concession, où il s’interroge en particulier sur la judéophobie et l’islamophobie de nos « élites », il jette sur la scène intellectuelle française un regard à la fois désabusé et sarcastique.

Shlomo Sand est professeur d’histoire contemporaine à l’université de Tel-Aviv. Auteur d’un essai sur Georges Sorel (L’Illusion du politique, La Découverte, 1984), il a publié ces dernières années plusieurs ouvrages sur l’histoire des juifs et celle d’Israël (Comment le peuple juif fut inventé, Fayard, 2008 ; et Comment la terre d’Israël fut inventée, Flammarion, 2012) tout en poursuivant sa réflexion sur son métier d’historien (Crépuscule de l’histoire, Flammarion, 2015).


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Sahara occidental: Alger appelle Paris à soutenir l'autodétermination

Une réfugiée sahraouie marche au milieu des ruines du camp de Samara au Sahara occidental, détruit par les pluies torrentielles, le 4 mars 2016  (AFP)
Le chef de la diplomatie algérienne Ramtane Lamamra a appelé mardi Paris à soutenir un processus conduisant à l'autodétermination du Sahara occidental reconnaissant que ce sujet ultra sensible était un point de "désaccord" entre Paris et Alger.
"Nous avons toujours bon espoir que l'administration du président François Hollande va aider la région à régler cette question dans le cadre de la légalité internationale", a déclaré M. Lamamra lors d'une conférence de presse commune avec son homologue français Jean-Marc Ayrault, en visite à Alger.
"Pendant 40 ans, ce sujet a constitué un point de désaccord entre la politique extérieure de l'Algérie et celle de la France", a ajouté M. Lamamra, en appelant "la communauté internationale à s'acquitter de ses responsabilités historiques pour l'autodétermination du peuple du Sahara Occidental". "La France trouverait un rôle à sa mesure dans le soutien de ce processus", a-t-il ajouté.
Le Sahara occidental, ancienne colonie espagnole annexée par Rabat en 1975 est revendiquée par les indépendantistes du Polisario soutenus par Alger.
Depuis 2007, Rabat propose un plan d'autonomie sous sa souveraineté pour ce vaste territoire de moins d'un million d'habitants, riche en phosphates et aux côtes poissonneuses, alors que le Polisario réclame un référendum d'autodétermination.
Le Polisario accuse régulièrement Paris de faire obstruction au plan de règlement de l'ONU par son droit de véto au Conseil de sécurité.
"C'est une question délicate, difficile, qui ne doit pas être une pierre d'achoppement dans l'amitié entre la France et l'Algérie", a déclaré Jean-Marc Ayrault, dont le pays soutient le plan d'autonomie de Rabat.
"Nous souhaitons que le mandat de la Minurso (la mission de l'ONU au Sahara occidental) soit renouvelé, a-t-il ajouté en prônant "l'apaisement" dans les relations entre le Maroc et l'ONU.
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a fortement irrité récemment le gouvernement marocain en parlant d'"occupation" du Sahara occidental, avant de plaider le "malentendu".
Furieux, le gouvernement marocain a expulsé la quasi totalité des experts civils expatriés de la Minurso et fait fermer un bureau de liaison militaire.
La Minurso, dont le mandat arrive à échéance fin avril, est chargée de superviser un cessez-le-feu instauré en 1991 et préparer un référendum d'auto-détermination. Mais une médiation menée par l'ONU depuis 2007 pour tenter de définir le statut final du territoire est dans l'impasse.


(29-03-2016 - Avec les agences de presse)

***

Les 13 prisonniers politiques sahraouis du groupe de Gdeim Izik, poursuivent depuis le 1er mars leur grève de la faim dans la prison de Rabat-Salé

Introduction : Ils commencent aujourd'hui leur 29 ème jour de grève et sont décidés à poursuivre jusqu'au bout de leurs forces pour gagner ce qui est strictement leur droit : le recours à la cassation pour obtenir l'annulation du jugement inéquitable prononcé par un tribunal militaire, leur libération au terme d'un procès qui doit se tenir devant une Cour civile ou simplement leur libération.

J 29 (29éme jour de grève de la faim)

Depuis le 1° mars 2016, la grève de la faim, est notre action à partir de la prison. Nous l'avons décidée, après des débats importants entre nous, les 21 prisonniers, pour élaborer une action et nous mettre d'accord sur les objectifs à atteindre. Notre combat fait partie de la lutte de notre Peuple et se situe dans le cadre du projet national d'action élaboré par le 14° congrès de notre organisation, le Front Polisario, seul représentant de tous les Sahraouis. Ce Congrès a été celui de notre héros et martyr Khalil Sid M'Hamed. C'est grâce à lui, à son engagement, à sa générosité que nous sommes devenus ce que nous sommes aujourd'hui.
Beaucoup de choses se sont produites après le déclenchement de notre grève, en particulier la crise politique et médiatique que le Maroc a organisée et orchestrée contre le Secrétaire Général de l'ONU.
La grève a mobilisé notre groupe à la fois pour imposer notre libération et nous permettre de participer depuis la prison au combat pour la Liberté. En effet notre liberté n'a pas de valeur si notre Peuple reste dans la prison de l'occupation.
Aujourd'hui la grève a réalisé 80% de nos objectifs en favorisant la mobilisation dans les Territoires Occupés, dans les Campements et en Europe.
Nous attendons que les avocats européens et sahraouis travaillent sur les erreurs de procédure, sur les contradictions flagrantes entre les énoncés des textes de loi marocains et leur application et mettent ainsi en évidence un jugement à charge et une détention strictement politique
Déjà 29 jours de grève de la faim ! L'objectif maintenant c'est de gagner la bataille juridique et ainsi gagner sur le plan politique. Voilà ce que je peux écrire aujourd'hui.

(Association des Amis de la RASD - Paris)


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Attentat suicide de l'EI à Bagdad, trois morts et 22 blessés


Un kamikaze a fait détoner sa ceinture d'explosifs dans le centre de Bagdad mardi, faisant trois morts et 22 blessés, une attaque revendiquée par le groupe extrémiste Etat islamique (EI).
L'attentat suicide a visé des travailleurs rassemblés à Tayaran Square, une place très fréquentée de la capitale, selon des sources médicales et de sécurité.
Dans un communiqué publié en ligne, l'EI a revendiqué l'attaque, affirmant qu'elle visait des forces chiites paramilitaires.
Le groupe sunnite extrémiste s'est emparé en juin 2014 de larges pans du territoire irakien mais a depuis perdu du terrain face aux offensives des forces irakiennes appuyées par des milices chiites et l'aviation de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis.
Les jihadistes, qui contrôlent notamment une partie de la province occidentale d'Al-Anbar, se trouvent à une cinquantaine de kilomètres à l'ouest de Bagdad mais parviennent cependant à commettre des attentats meurtriers dans la capitale et ses environs.


(29-03-2016 - Avec les agences de presse)

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Israël : une bavure militaire qui fragilise Netanyahou


Héros pour la droite et l'extrême droite. Meurtrier pour la police militaire. En tout cas, ce soldat est sous les verrous. Il a été filmé jeudi dernier à Hébron achevant d'une balle un assaillant palestinien gisant sur le sol après avoir blessé au couteau un militaire. Sur place, un officier a immédiatement informé ses supérieurs que le soldat avait enfreint les ordres. Quelques heures plus tard, la police militaire l'arrêtait. Il est soupçonné de meurtre. Immédiatement avertis, le ministre de la Défense et le porte-parole de l'armée ont condamné son geste, déclarant que c'était contraire à l'éthique de Tsahal. Le Premier ministre Benjamin Netanyahou a suivi en affirmant que cet incident grave « ne reflétait pas les valeurs de l'armée ». Des commentateurs ont expliqué qu'il s'agissait de réagir très vite pour éviter un nouveau scandale international.
Mais voilà, à l'étranger, les médias étaient occupés par d'autres événements bien plus importants : le terrorisme en Europe, la reconquête de Palmyre, sans parler du week-end pascal. C'est donc en Israël que le scandale a éclaté. L'extrême droite est montée au créneau, exigeant l'annulation de l'accusation de meurtre. Très vite, le public a suivi. En témoigne ce sondage, publié 48 heures plus tard par une chaîne de télévision : 57 % des personnes interrogées désapprouvaient la décision de l'armée d'arrêter le militaire et de procéder à une enquête ; 42 % qualifiaient de responsable le comportement du tireur ; seuls 5 % considéraient le tir contre un assaillant blessé et à terre comme un meurtre.
En parallèle, sur les réseaux sociaux, c'est le déchaînement : ceux qui considèrent comme normales l'arrestation du soldat et l'enquête en cours sont bien seuls face aux posts qualifiant le tireur de héros et s'en prenant sans complexe au chef d'état-major, le général Eizenkot, et au ministre de la Défense, Moshe Yaalon, accusés de faire le jeu des « gauchistes » et « des Palestiniens assassins de juifs ». Une affiche est même apparue montrant le général Eisenkot déguisé en Assuérus, le roi persan qui, selon l'histoire biblique, voulait éliminer le peuple juif, jusqu'à ce que son épouse juive l'en dissuade. En l'occurrence, l'extrême droite soutient l'un des siens. Selon sa page Facebook, l'auteur du tir est en effet un fidèle du mouvement raciste Kach, du défunt rabbin Kahana, auquel appartient notamment le militant extrémiste Baruch Marzel. Une vidéo le montre sur place le saluant.
Cela n'a pas empêché Naftali Bennet, le ministre de l'Éducation et patron du parti des colons, le « Foyer juif », d'affronter Benjamin Netanyahou en conseil des ministres hebdomadaire. Affirmant que le soldat avait été reconnu coupable avant même d'avoir été jugé, Bennett a accusé le Premier ministre de ne pas soutenir les troupes. Particulièrement irrité, Netanyahou lui a répondu : « J'ai toujours soutenu les soldats et j'ai dirigé au combat plus de militaires que vous. Alors, ne me faites pas la leçon. Nous devons laisser l'armée faire son travail et ne pas tout transformer en affaire politique. »
Tension aussi à la Knesset, le Parlement israélien. Du haut de la tribune, le ministre de la Défense Moshe Yaalon a accusé Naftali Bennett d'avoir appelé la famille du soldat pour l'encourager et la soutenir. « Nous ne sommes pas comme la partie adverse. Je condamne la diffusion de mensonges, de manipulations et les attaques contre le chef d'état-major… » Et le ministre de lancer aux députés : « Que voulez-vous, une armée bestiale qui perd sa morale ? Je suis fier du commandant de compagnie qui a informé ses supérieurs de cet événement hors norme. »
D'importantes manifestations sont prévues pendant l'audience en cour martiale mardi. Plusieurs députés, parmi lesquels Avigdor Lieberman, chef du parti d'extrême droite « Israël Beïtenou (Israël notre maison) », ont annoncé qu'ils viendraient soutenir l'accusé. Déjà, lundi soir, des rassemblements en sa faveur ont eu lieu un peu partout dans le pays. Des réservistes affirment qu'ils refuseront de porter à nouveau l'uniforme si le soldat est condamné. Face à cette opinion publique chauffée à blanc, Benjamin Netanyahou a commencé à rétropédaler. Il a fait savoir qu'il avait été particulièrement ému par les déclarations du père du militaire en cause. Il a répété qu'il espérait une enquête en bonne et due forme de la part de l'armée.
Décidément, les chefs de Tsahal sont bien seuls dans ce combat politique. Depuis le début de l'Intifada des couteaux, ils tentent d'imposer aux unités sur le terrain plus de modération face aux jeunes terroristes palestiniens. Il y a quelques semaines, le général Eizenkot avait déclaré qu'il ne voulait pas voir « un soldat ouvrir le feu et vider son chargeur sur une fille de 13 ans qui tient des ciseaux ou un couteau et alors qu'elle se trouve à distance, même si elle commet un acte très grave… » Depuis septembre dernier, au cours de 105 attaques de soldats, de policiers, de vigiles et de passants, la plupart des assaillants ont été abattus. Le dernier bilan fait état de 28 Israéliens et près de 190 Palestiniens tués.


(29-03-2016 - Avec les agences de presse)

Il est interdit de diffuser, en raison de la censure militaire israélienne, l'image ou l'identité du soldat Franco-Israélien ayant achevé d'une balle dans la tête, le 24 mars, un Palestinien blessé et à terre.

Israël est cosignataire avec les pays du Conseil de l'Europe (dont la France est membre fondateur) d'une convention européenne d'extradition.


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Syrie: l'armée pourchasse l'EI après la reprise de Palmyre



Le régime syrien continue de pourchasser les terroristes du groupe Etat islamique (EI) au surlendemain de la reprise de Palmyre (centre), victoire majeure pour l'armée qui veut extirper cette organisation de ses principaux fiefs en Syrie.
"Cinq ans" seront nécessaires pour réhabiliter les monuments endommagés ou détruits de cette cité antique classée au patrimoine mondial de l'Humanité, selon le chef des Antiquités syriennes, Maamoun Abdelkarim.
A Washington, le département d'Etat a qualifié lundi de "bonne chose" la défaite de l'EI à Palmyre, sans toutefois féliciter le président syrien Bachar al-Assad dont les Etats-Unis souhaitent la chute.
Fort de son succès le plus important face à l'EI, forgé avec la Russie et des milices prorégime, Damas veut maintenant sécuriser Palmyre pour éviter une contre-offensive des terroristes qui la contrôlaient depuis mai 2015.
Une source militaire syrienne a indiqué que des opérations militaires avaient commencé à al-Qaryatayn, à l'ouest de Palmyre. "C'est le prochain objectif de l'armée, qui a également les yeux rivés sur Sokhné", à l'Est, a-t-elle ajouté.
Si le régime s'emparait de Sokhné, il serait aux portes de la province pétrolière de Deir Ezzor (est), contrôlée en grande partie par le groupe terroriste.
Le commandement militaire syrien a affirmé que Palmyre serait "la base à partir de laquelle s'étendront les opérations contre le groupe terroriste, notamment à Deir Ezzor et Raqa (nord)", le but étant de "mettre fin à l'existence" de l'EI en Syrie.
Les forces prorégime vont en outre chercher à déloger l'EI de la localité d'Al-Alianiyé, au sud de Palmyre, pour avancer vers la frontière avec l'Irak, contrôlée en grande partie par les jihadistes.

- L'EI "plus faible" -

Pour Thomas Pierret, spécialiste de la Syrie, "l'EI est évidemment plus faible que par le passé", mais "se battra avec beaucoup plus de détermination pour garder Raqa, sa capitale de fait, et Deir Ezzor, la plus grande ville qu'il contrôle en Syrie et sa porte vers l'Irak".
Bachar al-Assad a salué "l'efficacité de la stratégie de l'armée et de ses alliés" et sa satisfaction a été partagée par la Russie et l'Iran, qui a qualifié la prise de Palmyre d'"admirable".
"Le gouvernement et les forces armées (iraniens) vont poursuivre leur soutien total" à la Syrie, a affirmé Ali Shamkhani, secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale en Iran.
Membre de la Coalition nationale syrienne (CNS), la principale formation de l'opposition syrienne en exil, Hadi al-Bahra a lui estimé que si le régime syrien était réellement sérieux dans sa volonté de combattre l'EI, il aurait empêché les terroristes de s'emparer de Palmyre il y a 10 mois.
"Depuis le départ, la stratégie du régime est de permettre à la menace que représente Daech (acronyme en arabe de l'EI) de croître afin de pouvoir dire à l'Occident que ce sera lui ou Daech", a-t-il dit.
A Washington, le chef de la diplomatie américaine, John Kerry, a reçu son homologue turc, Mevlüt Cavusoglu, et déclaré que leurs deux pays allaient "faire davantage pression" sur l'EI.
Mais Ankara et Washington sont divisés sur le dossier syrien, notamment en ce qui concerne notamment les Kurdes, et un responsable américain a fait savoir qu'il n'y aurait pas de rencontre bilatérale entre les présidents Barack Obama et Recep Tayyip Erdogan lors d'un sommet sur la sécurité nucléaire en fin de semaine.

- Amas de pierre -

Dans "la perle du désert syrien", les quartiers résidentiels ressemblaient à une ville fantôme, la quasi-totalité des habitants ayant fui les bombardements.
Le site antique vieux de plus de 2.000 ans porte les stigmates des ravages de l'EI, qui a détruit deux de ses plus beaux temples, son Arc de triomphe et des tours funéraires.
Les temples de Bêl et de Baalshamin ne sont plus qu'un amas de pierres, selon un correspondant de l'AFP sur place.
"Je suis très perplexe sur la capacité de rebâtir le site de Palmyre, même avec l'aide internationale", a déclaré Annie Sartre-Fauriat, membre du groupe d'experts de l'Unesco pour le patrimoine syrien.
En 20 jours de combats à Palmyre, l'EI a perdu 400 membres, soit le bilan le plus lourd "dans une seule bataille depuis l'émergence" du groupe dans le conflit en 2013, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme. D'après l'Observatoire, 188 membres des forces prorégime y ont péri.
Déclenchée en 2011, la révolte en Syrie contre le régime de Bachar al-Assad s'est muée en une guerre dévastatrice aux multiples intervenants, qui a fait plus de 270.000 morts et chassé la moitié de la population de ses foyers.
En Irak, l'EI est aussi la cible d'une vaste offensive de l'armée qui cherche à reprendre son fief de Mossoul (nord), avec le soutien de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis.


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Palmyre

Des soldats syriens après avoir repris Palmyre
au groupe Etat islamique (EI), le 27 mars 2016 (AFP)

- Dis-moi...
- oui?
- quoi après Palmyre?
- la dictature, sauf si...
- sauf si quoi?
- cette victoire profite à la démocratie
- je vois
- tu vois quoi?
- c'est encore une défaite
- ...!?

Al Faraby
Mardi, 29 mars 2016


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lundi 28 mars 2016

Des soldats syriens "soulagés" après leur entrée dans la cité antique de Palmyre


A leur arrivée dimanche à Palmyre dans le centre de la Syrie, les forces du régime imaginaient retrouver un joyaux de l'archéologie en ruine près d'un an après la prise de la ville par les terroristes du groupe Etat islamique (EI).
Appuyées par l'armée russe, les troupes de Bachar al-Assad ont réussi à déloger dimanche les terroristes de la "perle" antique du désert syrien.
Responsable d'atrocités dans les régions sous son contrôle et de vastes destructions du patrimoine, l'EI a détruit à coups d'explosifs les temples de Bêl et Baalshamin à Palmyre, ainsi que les tours funéraires et le célèbre Arc de triomphe.
"Nous étions si effrayés à l'idée d'entrer sur le site antique et de le trouver complètement détruit", confie à l'AFP un soldat du régime sous le couvert de l'anonymat.
"Nous avions peur de regarder...mais quand nous sommes entrés, nous avons été soulagés", poursuit-il.
Le chef des Antiquités syriennes Mamoun Abdelkarim a déclaré dimanche à l'AFP que Palmyre "redeviendra comme avant".
Il s'est dit agréablement surpris par l'état presque intact de nombreux vestiges comme l'Agora, les bains, le théâtre romain ou encore les murailles de la cité, légèrement endommagées.
"J'étais le directeur des Antiquités le plus triste au monde, je suis aujourd'hui le plus heureux", a-t-il encore dit.
Dimanche, soldats syriens et russes, ainsi que des miliciens, marchaient au milieu de ruines vieilles de plus de 2.000 ans, agréablement surpris. La joie est palpable parmi les troupes. Ces dernières craignent toutefois que les jihadistes n'aient miné une partie du site avant leur départ, stratégie maintes fois utilisée par l'EI en Irak voisin.
Alors que des combattants improvisent une partie de football à quelques jets de pierres du site antique, un soldat syrien craque, n'arrivant pas à retenir ses larmes. "Je suis triste de voir une partie de la ville détruite, mais je pleure aussi mon frère qui est mort ici dans les combats", confie-t-il. Il ajoute, la gorge serrée: "En reprenant la ville, je sens que j'ai vengé sa mort".
La ville moderne de Palmyre qui comptait 70.000 habitants avant la guerre a été moins chanceuse. Les immeubles éventrés, les façades criblées de balles, les maisons en ruines témoignent des féroces combats qui ont précédé la prise de la ville par les forces du régime.
Palmyre ressemble à une cité fantôme, la quasi-totalité des habitants ayant fui les bombardements et les raids aériens ces derniers jours.
Il s'agit de la victoire la plus importante du régime face à l'EI depuis l'intervention militaire fin septembre 2015 dans le conflit syrien de la Russie, allié indéfectible du président Assad.
"Nous avons complètement été coupés (de nos proches) pendant les 10 derniers jours", raconte un soldat pressé d'avoir à nouveau une connexion téléphonique pour dire à nos familles que Palmyre "est de retour" dans le giron syrien.
L'historien spécialiste du monde antique Maurice Sartre, interrogé par l'AFP, dit craindre que l'inventaire du site révèle des destructions irréversibles et surtout l'ampleur des pillages après la reprise de la ville.


(28-03-2016 - Avec les agences de presse)

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Résistance


- Molenbeek, c'est quoi?
- un système avec une concentration énorme de pauvreté et de chômage, un système ultra-communautariste, un système mafieux avec une économie souterraine, un système où les services publics ont quasiment disparu, un système où les élus ont baissé les bras
- eeuuhh...
- quoi?
- y a-t-il des Molenbeek en Palestine?
- le but des autorités d'occupation est de transformer toute la Palestine en un Molenbeek... mais ça ne marche pas
- pourquoi?
- la résistance est plus forte
- ...!?

Al Faraby
Lundi, 28 mars 2016


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La dalle...


Le groupe L.E.J (abréviation des premières lettres des prénoms de Lucie, Élisa et Juliette), également orthographié Elijay, est un trio musical chant, percussion et violoncelle. Ces trois étudiantes de Saint-Denis (93) rencontrent actuellement un grand succès.
En décembre 2015, les trois jeunes femmes ont sorti un album qui comprend 11 titres et intitulé En attendant l'album.




J'ai la dalle... Ce soir...

J'ai la dalle ce soir, j'boufferais n'importe quoi
Même du fond d'tiroir
J'veux tout ce que t'as surtout ta...
Pas l'temps de m'asseoir
Je m'arrangerai, servez-la moi sur le comptoir
Sans menu ni couvert ni...
Fade ou épicé j'en parlerai la bouche pleine
Lourd ou trop léger, je n'serai pas à la peine
Un regard, une main, et chaque fois le même refrain
Ce souffle chaud, ostinato, sur les lèvres

J'la prendrai à point... A point
J'la prendrai à point... A point

Sur place ou bien à emporter, je te ferai tourner du bout de mes doigts
Douce naïveté, sans vouloir t'offenser, tu ne resteras que mon encas
J'ai la dalle ce soir, si tu sers mes envies, t'auras un pourboire
Je suis sûre de moi, tu vas dé...
Pas le temps de m'assoir, besoin de protéines à n'en plus pouvoir
T'effeuilleter pour mieux te...
Halal ou casher, du moment qu'elle est tendre
J'peux le payer cher, mais je n'veux pas attendre
J'veux déguster lentement, manger en mastiquant
En mastiquant, je fais le régime Dukan
- Et la cuisson c'est comment?

Je la prendrai à point... À point.
Je la prendrai à point... À point.
La Dalle...

Rien ne sert de juste se nourrir, il faut savoir manger a point
Rien ne sert de juste se nourrir, il faut savoir manger a point

Changeons de place sur la balance, Imaginons nos rôles inversés
Si j'étais plat sans résistance, M'aurais-tu fait mijoter?
Si j'étais plat sans résistance...Moi, je t'aurais pris à point... A point

Je la prendrai à point...
La Dalle...
A Point.


Avec "Assawra", participez à la reconstruction des maisons démolies par l'armée d'occupation.
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dimanche 27 mars 2016

Netanyahu défend la "moralité" de l'armée israélienne après la mort d'un Palestinien


Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a défendu dimanche la "moralité" de l'armée après l'arrestation d'un soldat soupçonné d'avoir achevé d'une balle dans la tête un Palestinien blessé.
Une vidéo des faits survenus jeudi à Hébron en Cisjordanie occupée, a alimenté une vive polémique en Israël.
Elle montre deux Palestiniens à terre blessés par balles après qu'ils ont agressé au couteau un soldat israélien. L'un d'eux bouge encore faiblement la tête. Un soldat le met alors en joue bien qu'il ne représente apparemment plus de danger et lui tire une balle dans la tête.
Les défenseurs des droits de l'Homme ont dénoncé une "exécution" et les Palestiniens un "crime de guerre".
"Toute mise en cause de la moralité de l'armée est révoltante et inacceptable", a dit M. Netanyahu lors du conseil des ministres hebdomadaire, selon un communiqué.
"Les soldats israéliens, nos enfants, respectent de hautes valeurs morales alors qu'ils combattent contre des assassins assoiffés de sang dans des conditions opérationnelles difficiles", a-t-il ajouté. "Je suis certain que l'enquête tiendra compte de toutes les circonstances" de l'incident.
Dans un premier temps, M. Netanyahu avait semblé condamner clairement l'acte en affirmant jeudi que l'armée "attend de ses soldats qu'ils agissent calmement et respectent les règles d'engagement".
Les consignes stipulent qu'un soldat ne doit pas tirer sur un agresseur s'il ne représente pas une menace directe et immédiate.
Mais des responsables politiques -y compris des ministres- ont dénoncé le "lynchage médiatique" du soldat incriminé.
"Avons-nous perdu l'esprit? Nous sommes en guerre contre un terrorisme vicieux. Il se peut que le soldat ait pensé que le terroriste cachait une bombe sur lui", a affirmé le ministre de l'Education Naftali Bennett, chef du parti nationaliste religieux Foyer Juif.
Selon des médias israéliens, une altercation a eu lieu entre MM. Netanhayu et Bennett à l'issue du Conseil des ministres.
Un chef de l'opposition à droite de la majorité, Avigdor Lieberman, a demandé à rendre visite au soldat détenu pour lui exprimer sa solidarité. Mais l'armée a refusé.
Des centaines d'affiches de l'extrême droite ont fait leur apparition notamment à Tel-Aviv, en exigeant la démission du chef d'état-major Gadi Eisenkot, de M. Netanyahu et de son ministre de la Défense Moshé Yaalon avec comme slogan: "lorsque quelqu'un vient te tuer, tue-le avant".
Par ailleurs, une pétition en ligne a appelé ces trois responsables à récompenser le soldat arrêté, rassemblant plus de 42.000 signatures dimanche après-midi.
"Ce soldat, un héros israélien, a tué un terroriste (...) il doit recevoir des éloges et non pas être arrêté", peut-on lire sur la pétition.
La radio militaire a révélé que 11 minutes s'étaient écoulées entre le moment où les Palestiniens avaient été blessés après avoir agressé le soldat et le moment où le tireur a ouvert le feu sur l'un d'eux. Selon un soldat présent sur place cité par la radio, le tireur lui a dit qu'un "terroriste qui poignarde un soldat mérite de mourir".
Le volontaire palestinien de B'Tselem, une ONG de défense des droits de l'Homme qui a filmé la scène, Imad Abou Chamsiyyeh, a affirmé avoir reçu des menaces de l'armée et deux appels téléphoniques anonymes en Hébreu. "Je me sens en danger et mes enfants ont peur", a-t-il déclaré à Human Rights Watch, une ONG basée à New York.
Ces événements sont survenus dans un contexte de violences dont Hébron est l'un des centres de gravité et qui ont coûté la vie à 200 Palestiniens, 28 Israéliens, deux Américains, un Erythréen et un Soudanais depuis le 1er octobre, selon un décompte de l'AFP. La plupart des Palestiniens morts sont des auteurs ou auteurs présumés d'attaques.


(27-03-2016 - Avec les agences de presse)

Il est interdit de diffuser, en raison de la censure militaire israélienne, l'image ou l'identité du soldat Franco-Israélien ayant achevé d'une balle dans la tête, le 24 mars, un Palestinien blessé et à terre.

Israël est cosignataire avec les pays du Conseil de l'Europe (dont la France est membre fondateur) d'une convention européenne d'extradition.


Avec "Assawra", participez à la reconstruction des maisons démolies par l'armée d'occupation.
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A Tripoli, le gouvernement d'union est sur toutes les lèvres


"Le climat est tendu et les gens sont fatigués": dans un café de Tripoli, Abou Ehab exprime son inquiétude quant à la volonté du gouvernement d'union nationale de s'installer dans la capitale libyenne. Mais à quelques tables de lui, trois jeunes en rigolent.
Depuis que ce gouvernement d'union parrainé par l'ONU a dit son intention de venir à Tripoli, malgré le refus catégorique du gouvernement non reconnu par la communauté internationale qui y siège depuis 2014, la capitale libyenne craint des affrontements armés mais aiguise son sens de l'humour.
Sur les réseaux sociaux, à la télévision mais aussi aux terrasses de ses innombrables cafés, l'anticipation est palpable.
Sirotant son thé vert à la terrasse d'un établissement de la médina, Abou Ehab, 71 ans, écoute les trois jeunes gens échafauder des scenarii sur l'arrivée non confirmée du chef du gouvernement d'union Fayez al-Sarraj, qui a inquiété les autorités de la capitale au point qu'elles ont déclaré "l'état d'urgence maximal".
Ce gouvernement d'union est censé mettre fin au conflit qui oppose les autorités de Tripoli -soutenues par Fajr Libya, une coalition de milices dont certaines islamistes- et celles installées dans l'est, soutenues par le Parlement élu siégeant à Tobrouk.
"La présence de trois gouvernements est la cause de gros problèmes", explique M. Ehab, ancien professeur de biologie. "Si (le gouvernement d'union) sentait qu'il était soutenu par les gens de Tripoli, il viendrait et les choses iraient mieux".
Face à la volonté affichée de ce gouvernement de s'installer à Tripoli "dans les tout prochains jours", les Tripolitains s'interrogent sur la façon dont il pourrait entrer dans une ville qui ne compte qu'un seul aéroport, contrôlé par des autorités qui ne veulent pas de lui.
Pour certains, Fayez al-Sarraj arrivera en fait en hélicoptère à Janzour, dans la banlieue ouest de Tripoli, pour s'installer dans le luxueux Palm City, un complexe balnéaire. D'autres l'imaginent arriver par la mer, protégé par des "forces étrangères".
Une caricature sur Twitter le montre débarquant en Libye en parachute aux couleurs de l'ONU.
Sur le même mode humoristique, un "flash info" circule sur l'installation par des milices de Tripoli d'immenses ventilateurs pour provoquer une tempête de sable et empêcher l'avion de M. Sarraj d'atterrir.
Même si le gouvernement d'union dit avoir le soutien de certains des groupes armés quadrillant Tripoli, les habitants de la capitale n'en sont pas si sûrs et craignent des affrontements si M. Sarraj s'obstine à venir s'installer sans l'assentiment des autorités locales.
Le spectre des combats meurtriers qui avaient permis en août 2014 à Fajr Libya de chasser les autorités reconnues alors par la communauté internationale plane encore sur Tripoli.
Par habitude, les familles ont fait des provisions avant que des affrontements ne les immobilisent chez eux. Craignant des ruptures de stocks, certains commerçants refusent par exemple l'achat de plus de 10 boîtes de thon par personne, selon des clients.
Malgré tout, les habitants de Tripoli espèrent les autorités rivales rassemblées au sein d'un Exécutif central pour freiner l'effondrement de l'économie qui affecte leur quotidien et améliorer la situation sécuritaire.
Depuis plusieurs semaines, les files d'attente s'allongent devant les banques qui sont en pénurie d'argent liquide. Le prix des marchandises augmente du fait de la crise politique, de l'insécurité, des importations ralenties et du taux des devises.
En outre, l'apparition de la mendicité dans ce riche pays pétrolier peu peuplé est un phénomène choquant pour les Libyens.
Alors que la crise politique des "trois gouvernements" bat son plein et que l'économie s'enfonce, un courant partisan du rétablissement de la monarchie a fait son apparition.
Des tags sur les murs de Tripoli appellent au retour de cette "monarchie qui nous unit". Une centaine de personnes se sont rassemblées vendredi au coeur de la capitale pour réclamer le retour de la monarchie, renversée en 1969 par Mouammar Kadhafi, lui même renversé en 2011 par une révolte armée.
"Avec un retour de la monarchie, il n'y aurait ni gagnant, ni perdant", affirme Nouri el-Chafi, l'un de ces manifestants nostalgiques.


(27-03-2016 - Avec les agences de presse)

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