La phrase

"Extirper le sionisme de Palestine" (Al Faraby)


samedi 30 avril 2016

A propos de l’exécution de la jeune maman et de son frère sur le check-point de Qalandiya


Ramallah - Rapport Ma’an - Les soldats israéliens n’ont laissé aucune chance à la jeune Maram et son frère Ibrahim de rebrousser chemin par méconnaissance des mesures imposées sur le check-point de Qalandiya séparant Ramallah de Jérusalem, et les ont exécutés de sang-froid sous prétexte qu’ils essayaient de commettre une agression au couteau.
Et contrairement à ce que prétendait la police israélienne que la jeune fille, accompagnée d’un jeune homme, portait un couteau, des témoins oculaires de la scène ont déclaré que les deux victimes ont emprunté la mauvaise voie, destinée aux voitures, ce qui a attiré l’attention des soldats qui ont commencé à leur crier dessus en hébreu ; les deux victimes ne comprenant pas ce que les soldats leur demandent, se sont arrêtées..Ibrahim a saisi la main de sa sœur, restée clouée sur place par la peur et a essayé de s’éloigner, mais les soldats ont tiré sur Maram, elle est tombée sur le sol, et quand son frère a essayé de la secourir, ils lui ont tiré dessus, il est tombé à côté de sa sœur. Les soldats les ont laissés saigner jusqu’a ce qu’ils meurent.
Maram, 24 ans, mère de deux filles Sarah, 6 ans, et Remas, 4 ans, était enceinte de cinq mois, elle était accompagnée par son frère Ibrahim pour aller à Jérusalem, après avoir obtenu un laissez-passer pour la première fois, alors que Ibrahim est titulaire d’un certificat de naissance, mais les soldats israéliens ont mis fin à leur vie avec sang froid.
Ahmed Taha, un jeune Jérusalémite, qui a vu ce qui se passait, raconte : " les soldats se sont avancés à hauteur des deux personnes et ils les ont exécutées... Les soldats pouvaient leur ordonner de changer de chemin sans leur tirer dessus, vue la distance qui les séparent d’eux ».
Taha a déclaré que les soldats ont glissé discrètement deux couteaux à côté des deux victimes. Mais la police israélienne a publié une photo de trois couteaux sur les lieux disant qu’ils étaient en leur possession.
Un autre témoin, Ahmed Mohammed, un chauffeur de bus qui était sur les lieux, a confirmé que le soldat était debout derrière un cube de béton, il a tiré sur la jeune fille à une distance de 20 mètres, elle ne représentait aucun danger pour sa vie, ni elle, ni son frère.
Au cours des six derniers mois, 193 palestiniens ont été exécutés, Israël prétend que 130 d’entre eux ont commis des agressions.
Les deux victimes sont du village de Katana, nord-ouest de la ville de Jérusalem, mais Maram qui est mariée habite le village de Beit Surik voisin.
Une ambulance palestinienne est arrivée sur les lieux, mais les soldats israéliens l’ont empêchée de s’approcher et lui ont ordonné de rester à l’écart, alors qu’une ambulance militaire était présente, mais les sauveteurs israéliens attendaient sans bouger la mort des deux victimes.
Après près d’une heure d’attente, ils ont mis les deux corps dans des sacs en plastique et sont partis avec dans l’ambulance militaire vers Jérusalem, où les autorités gardent les corps.
Un incident similaire a presque failli emporté la vie d’un homme de 60 ans hier sur le même check- point et à la même place, mais ce qui l’a sauvé, c’était sa connaissance de l’hébreu, ajoute Ahmed.
"L’homme a fait la même erreur en empruntant la voie du parking, les soldats l’ont menacé avec leurs armes en lui criant dessus en hébreu de s’éloigner, il leur a répondu qu’il voulait rentrer à Jérusalem, ils lui ont ordonné de se diriger vers l’entrée qui se trouve à proximité, alors il se dirigea vers l’endroit tout en ayant les fusils braqués vers lui.

(Traduit pour l’AFPS par Moncef Chahed)

"Non au terrorisme d’État d’Israël" :
http://www.petitions24.net/non_au_terrorisme_de_letat_disrael

Deux adresses pour vous inscrire à "Assawra",
la liste de diffusion du Mouvement démocratique arabe:

1 - Assawra3-subscribe@yahoogroupes.fr
ou
2 - as-sawra+subscribe@googlegroups.com
     

Des milliers de manifestants envahissent le Parlement à Bagdad

Des partisans du chef chiite Moqtada al-Sadr manifestent devant la Zone verte à Bagdad le 26 avril 2016 (Afp)

La crise politique en Irak s'est soudainement aggravée samedi lorsque des milliers de manifestants ont occupé pendant plusieurs heures le Parlement pour protester contre l'incapacité de la classe politique à s'accorder sur un nouveau gouvernement.
Criant, chantant et brandissant des drapeaux irakiens, les protestataires ont pénétré en début d'après-midi dans la Zone verte, le quartier ultra-sécurisé de Bagdad où se trouvent les principales institutions de l'Etat.
Ces partisans de l'influent chef chiite Moqtada Sadr se sont dirigés vers le Parlement, qu'ils ont envahi, certains saccageant du mobilier, a constaté un journaliste de l'AFP.
"C'est nous qui dirigeons ce pays à présent! Le temps de la corruption est révolu", a lancé un manifestant, alors que la foule remplissait l'hémicycle.
"Vous ne restez pas ici! Ceci est votre dernier jour dans la Zone verte", a crié un manifestant à des parlementaires.
Les forces de sécurité étaient présentes mais ne sont pas intervenues pour empêcher l'entrée des protestataires.
Des mesures ont été immédiatement prises par le gouvernement pour renforcer la sécurité autour de la Zone verte, où sont également implantés les bureaux du Premier ministre et des ambassades dont celle des Etats-Unis.
De leur côté, les manifestants ont placé des barbelés sur une route menant à l'une des sorties du quartier, empêchant certains parlementaires de s'enfuir. Plusieurs véhicules ont été pris pour cible et endommagés.
Les manifestants ont occupé les lieux pendant six heures avant de commencer dans la soirée à quitter le bâtiment abritant le Parlement, à l'appel de membres de la milice de Moqtada Sadr, a constaté un photographe de l'AFP.
Le Premier ministre Haider al-Abadi a pour sa part affirmé dans un communiqué que la situation à Bagdad était "sous le contrôle des forces de sécurité" et exhorté les manifestants à revenir vers "les lieux autorisés pour leur protestation".
Cette montée des tensions intervient alors que la capitale irakienne était déjà placée en alerte ce week-end en raison des craintes d'attentats à l'occasion d'un important pèlerinage chiite. Une attaque revendiquée par l'organisation jihadiste sunnite Etat islamique (EI) a d'ailleurs provoqué dans la matinée la mort d'au moins 23 personnes, dont des pèlerins, selon des responsables irakiens.
Les manifestants ont décidé d'envahir la Zone verte, devant laquelle ils s'étaient rassemblés dans la matinée, après avoir appris que les députés avaient de nouveau échoué à approuver la formation d'un gouvernement de technocrates proposé par le Premier ministre Haider al-Abadi.
Et l'agitation a débuté quelques minutes après une conférence de presse de Moqtada Sadr dans la ville sainte chiite de Najaf. Le chef religieux chiite a vivement condamné l'impasse politique sans toutefois ordonner à ses partisans d'entrer dans la Zone verte.
Les hommes politiques "ont refusé de mettre un terme à la corruption et aux quotas", a dénoncé M. Sadr. Il a affirmé que ses partisans et lui-même ne participeraient à "aucun processus politique dans lequel il y a une quelconque sorte (...) de quotas sur les partis".
Les postes clés au gouvernement sont depuis des années partagés sur la base de quotas politiques et sectaires, une pratique avec laquelle les manifestants veulent en finir.
M. Abadi, un élu chiite arrivé au pouvoir en septembre 2014, tente depuis des semaines de faire approuver par le Parlement une équipe gouvernementale composée de technocrates. Cette dernière pourra, selon lui, mener de manière plus efficace des réformes cruciales pour lutter contre la corruption.
Mais un certain nombre de politiciens redoutent la disparition de l'attribution des ministères sur une base politique qui leur assurait de nombreux avantages.
Mardi, les députés avaient approuvé une partie des candidats proposés lors d'une séance houleuse qui a vu des parlementaires jeter des bouteilles en direction du Premier ministre.
La chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini a condamné l'assaut du Parlement, mettant en garde contre une nouvelle déstabilisation du pays.
Cette crise est également suivie avec inquiétude par les Etats-Unis qui craignent qu'elle "ne détourne" les autorités de la lutte contre l'EI "qui constitue "la véritable menace" pour les Irakiens, selon un haut responsable américain.
Des appels à la raison ont ainsi récemment été lancés par le vice-président Joe Biden et le chef de la diplomatie John Kerry au cours de visites à Bagdad.
Les Etats-Unis mènent la coalition internationale qui, avec des bombardements aériens quotidiens, soutient les offensives des forces irakiennes pour reconquérir les territoires aux mains de l'EI, dont la deuxième ville du pays Mossoul.
La crise politique s'ajoute aux difficultés économiques liées à l'impact de la chute des prix du brut sur le budget de l'Etat irakien.

(30-04-2016 - Avec les agences de presse)

Deux adresses pour vous inscrire à "Assawra",
la liste de diffusion du Mouvement démocratique arabe:

1 - Assawra3-subscribe@yahoogroupes.fr
ou
2 - as-sawra+subscribe@googlegroups.com
     

Guerre au Yémen: pourparlers directs entre les deux parties à Koweït

Ismail Ould Cheikh Ahmed, envoyé spécial des Nations Unies au Yémen, lors d'une conférence de presse à Koweït le 26 avril 2016 (Afp)

Les parties en conflit au Yémen ont entamé samedi à Koweit des discussions directes sur "les questions clés" visant à mettre fin au conflit meurtrier qui ravage leur pays depuis plus d'un an, selon l'ONU.
"Toutes les délégations sont présentes. Les questions centrales (du conflit) seront abordées", a indiqué à l'AFP Charbel Raji, porte-parole du médiateur de l'ONU pour le Yémen Ismail Ould Cheikh Ahmed.
Cette réunion met face à face la délégation du gouvernement et celle des rebelles chiites Houthis et de leurs alliés, les partisans de l'ex-président Ali Abdallah Saleh.
Depuis le début des pourparlers le 21 avril à Koweït sous l'égide de l'ONU, les délégations ont rencontré M. Cheikh Ahmed séparément.
Le conflit au Yémen a débuté lorsque les Houthis et leurs alliés se sont emparés en septembre 2014 de la capitale Sanaa et de plusieurs régions de ce pays pauvre de la péninsule arabique.
Il a pris une dimension régionale avec l'entrée en jeu d'une coalition arabo-sunnite dirigée par l'Arabie saoudite en mars 2015 pour chasser les rebelles des territoires conquis. Le conflit s'est enlisé depuis et deux précédents rounds de pourparlers en Suisse ont échoué.
Parmi les sujets abordés samedi figurent le retrait des insurgés des zones occupées, la restitution des armes lourdes à l'Etat, la reprise de la transition politique et la libération des prisonniers.
Cette nouvelle phase intervient après la remise par chaque partie d'un plan portant sur une solution politique et sécuritaire, dont peu de détails ont filtré.
La délégation du gouvernement du président Abedrabbo Mansour Hadi reconnu par la communauté internationale a indiqué que son plan était basé sur la résolution 2216 du Conseil de sécurité de l'ONU qui somme les rebelles de se retirer des zones conquises.
Les rebelles proposent la mise en place "d'une autorité de consensus qui superviserait la transition" politique, d'après une source anonyme de leur délégation citée par le site d'information sabanews lié aux insurgés.
Les pourparlers du Koweït ont été précédés par l'entrée en vigueur d'une trêve le 11 avril.
Depuis l'intervention saoudienne, 6.800 personnes ont péri tandis que 2,8 millions de personnes ont été déplacées et 80% de la population a besoin d'une assistance humanitaire, selon l'ONU.

(30-04-2016 - Avec les agences de presse)

Deux adresses pour vous inscrire à "Assawra",
la liste de diffusion du Mouvement démocratique arabe:

1 - Assawra3-subscribe@yahoogroupes.fr
ou
2 - as-sawra+subscribe@googlegroups.com
     

Syrie: attentat suicide à un barrage kurde, 5 morts

Jowan Ibrahim, commandant de la police kurde, arrive sur le lieu de l'attentat syucude ç Qamichli en Syrie, le 30 avril 2016 (Afp)

Un kamikaze a fait détoner samedi sa ceinture d'explosifs à un point de contrôle de la ville majoritairement kurde de Qamichli dans le nord-est de la Syrie, tuant cinq policiers kurdes, a indiqué un responsable de la police.
L'attentat suicide a fait également quatre blessés, a affirmé à l'AFP Jowane Ibrahim, commandant des Assayech (les forces de sécurité kurdes, ndlr).
L'attentat de samedi n'a pas été immédiatement revendiqué mais le groupe extrémiste Etat islamique (EI) avait déjà mené plusieurs attentats de ce genre dans cette ville proche de la frontière turque et dont le contrôle est partagé entre les forces kurdes et le régime de Bachar al-Assad.
Le 21 avril, les jihadistes avaient revendiqué une attaque suicide à Qamichli, affirmant qu'elle avait fait plusieurs morts. L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) avait rapporté qu'une moto piégée avait explosé à un point de contrôle des Assayech, sans fournir de bilan.
Le Pentagone considère les forces kurdes comme la force la plus efficace dans la lutte contre l'EI en Syrie, où le groupe jihadiste a été expulsé de plusieurs villes par les Unités de protection du peuple kurde (YPG) soutenues par les frappes de la coalition dirigée par Washington.
Les forces kurdes et les troupes du régime avaient jusqu'à présent coordonné leur action contre les jihadistes de l'EI dans la province de Hassaké, où se situe cette ville, mais les tensions se sont accrues récemment entre les deux bords.
Il y a une dizaine de jours, de violents combats ont éclaté entre forces kurdes et combattants prorégime, qui se sont soldés par un accord de cessez-le-feu entre les deux parties et un échange de prisonniers.
Selon les Assayech, 17 civils, 10 combattants kurdes et 31 membres des forces du régime sont morts durant les trois jours de combats.
L'armée et ses supplétifs contrôlent l'aéroport et certains quartiers de Qamichli. Le reste de la province de Hassaké est aux mains des Kurdes qui ont annoncé en mars la création d'une "zone autonome" dans le nord et le nord-est de la Syrie.

(30-04-2016 - Avec les agences de presse)

Deux adresses pour vous inscrire à "Assawra",
la liste de diffusion du Mouvement démocratique arabe:

1 - Assawra3-subscribe@yahoogroupes.fr
ou
2 - as-sawra+subscribe@googlegroups.com
     

La marche

"Travailleurs de tous les pays, unissez-vous"
(Manifeste du Parti communiste - Karl Marx)

- Le 1er mai... je marche
- qu'y a-t-il le 1er mai?
- c'est la lutte des classes
- tu marches avec quelle classe?
- ...!?

Al Faraby
Samedi, 30 avril 2016

Le 1er mai est le jour de la fête internationale des travailleurs dans de nombreux pays, qui commémore les luttes pour la journée de 8 heures.

Deux adresses pour vous inscrire à "Assawra",
la liste de diffusion du Mouvement démocratique arabe:

1 - Assawra3-subscribe@yahoogroupes.fr
ou
2 - as-sawra+subscribe@googlegroups.com
     

Ayman Odeh: "Je suis un Arabe palestinien, c’est mon identité nationale. Et je suis aussi un citoyen d’Israël."


Ayman Odeh, 41 ans, chef du Hadash, le Parti communiste juif et arabe, est le leader de la Liste arabe unie, devenue la troisième force politique du pays en obtenant 13 sièges aux dernières élections législatives. Rencontre à Haïfa, sa ville natale, au pied du mont Carmel, où vit sa famille depuis trois cents ans.  (Propos recueillis par Martine Gozlan, de Marianne, du 29 avril au 05 mai 2016)

Quel est votre état d’esprit alors que les tensions sont de plus en plus vives non seulement entre Palestiniens et Israéliens, mais entre les deux communautés, juive et arabe, au sein d’Israël ?
Nous vivons à l’heure des fanatismes. Si on ose dire que ce pays est celui de tous les citoyens, on vous regarde comme un extrémiste et vous êtes harcelé très durement. Sans doute, il ne s’agit pas d’un Etat qui pratique l’apartheid : les simples faits que je siège à la Knesset avec les 12 autres membres de la Liste arabe unie et l’existence de la Cour suprême en constituent des preuves tangibles. Néanmoins, les Palestiniens d’Israël (20 % de la population) sont confrontés au racisme et à la discrimination. Quel est le seul facteur de lutte contre le racisme ? La démocratie. C’est un combat commun. Les juifs et les Arabes doivent le mener ensemble, car je crois fermement en un Etat moral. Il ne peut y avoir de combat séparé. Je vis dans une ville mixte, Haïfa, où juifs et Arabes mènent encore une existence commune. C’est la ville la plus saine d’Israël. Personne, ici, ne peut dire que nos deux peuples ne peuvent pas vivre ensemble. Le problème, ce n’est pas nos peuples, mais le gouvernement qui alimente le feu de la haine.

L’islamisme, aussi, est vecteur de haine. Comment le combattez-vous ?
Mais il s’est produit un phénomène extraordinairement positif ! Nous siégeons ensemble au sein d’une liste arabe unie. Com munistes, islamistes, nationalistes, modérés, sont réunis autour des mêmes objectifs. Il faut réaliser ce que cela signifie aujourd’hui, au Moyen-Orient, où tout le monde se déchire. C’est en soi une victoire formidable : nous, Arabes, avons été capables de dire stop aux conflits internes. Je suis un Arabe palestinien, c’est mon identité nationale. Et je suis aussi un citoyen d’Israël. Le lendemain des élections qui ont fait de notre liste la troisième force politique du pays, nous sommes allés voir tous les ministres et nous leur avons demandé de nous donner nos droits. Nous avons été capables d’influencer des décisions économiques sur le sous-développement des zones où vit notre minorité. Nous nous battons pour qu’elles soient mises en application au plus vite. Il s’agit notamment de réduire les disparités dans les transports publics : 40 % des nouveaux crédits alloués aux villes arabes y seront consacrés. C’est du concret, pas de l’idéologie.

Je reviens sur la question de la violence qui reste présente : l’idéologie extrémiste, l’influence de Daech, ne risquent-elles pas de saper les bases de votre combat ?
Patience ! Aux Etats-Unis, il y avait Malcolm X mais aussi Martin Luther King. La réalité, c’est que 88 % de la population arabe a voté pour notre liste arabe unie. Qui essaie de nous pousser vers l’extrémisme ? Le gouvernement ! Bien sûr, que nous sommes affectés par la détérioration de la situation dans les Territoires. Au moment des accords d’Oslo, en 1993, il y avait un mieux très sensible. Et puis, allons au fond des choses, nous ne sommes pas seulement une minorité nationale, c’est notre patrie ! Nous ne sommes pas venus vers l’Etat d’Israël : c’est l’Etat d’Israël qui est venu à nous. Et, à partir de 1967, l’Etat a occupé des territoires. Or, l’occupation fait d’abord souffrir les Palestiniens et ensuite la société israélienne. Elle la métamorphose en une société violente et raciste. Je crois qu’un peuple qui en occupe un autre ne peut pas être libre. Je préfère la résistance pacifique, mais je comprends que les Palestiniens décident de leur façon de résister.

Avec les couteaux, les attentats ?
Je suis et je serai toujours contre le meurtre des civils innocents. Tout mon parcours témoigne de la valorisation des idées pacifistes. Et mon combat de député palestinien d’Israël, c’est de l’intérieur de cette société que je le mène. Par exemple, pourquoi y a-t-il des villes et des villages où nous ne pouvons pas nous installer ? Pourquoi dans des villages qui existaient avant l’Etat – ceux qui n’ont pas été détruits – n’y a-t-il ni eau ni électricité ? C’est le cas d’Oum al-Hiram, dans le Néguev, dont la population refuse d’être expulsée. Quarantedeux autres villages sont dans le même cas, on les qualifie d’illégaux. Nous voulons les faire reconnaître. C’est ainsi que l’on désamorce la tentation de la violence : par la réparation et l’égalité. La paix, la démocratie et la justice sociale constituent les objectifs communs aux deux peuples de cette terre.

Que pensez-vous de la campagne pour le boycott d’Israël ?
Boycotter les produits des colonies est une décision morale. Je la soutiens. Mais pas question d’être contre les juifs et contre l’Etat d’Israël. Je fais partie de cet Etat, je siège à la Knesset. Je ne peux donc pas soutenir mon propre boycott. C’est l’occupation qu’il faut combattre, pas l’Etat.
   
"Non au terrorisme d’État d’Israël" : http://www.petitions24.net/non_au_terrorisme_de_letat_disrael

Deux adresses pour vous inscrire à "Assawra",
la liste de diffusion du Mouvement démocratique arabe:

1 - Assawra3-subscribe@yahoogroupes.fr
ou
2 - as-sawra+subscribe@googlegroups.com
     

Sahara Occidental: le Conseil de sécurité relance la mission de l'ONU

Le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon en visite dans un camp de réfugiés sahraouis sur le territoire disputé du Sahara occidental, le 5 mars 2016  (Afp)

Le Conseil de sécurité a adopté vendredi, malgré des divisions, une résolution présentée par les Etats-Unis et prolongeant jusqu'à fin avril 2017 la mission de l'ONU au Sahara occidental (Minurso), objet d'une vive querelle entre Rabat et les Nations unies.
Le Conseil de sécurité "déplore que la capacité de la Minurso de s'acquitter pleinement de son mandat ait été limitée" après l'expulsion par le Maroc de dizaines de membres civils expatriés de la mission. Et il "souligne qu'il est urgent que la Minurso puisse de nouveau exercer pleinement ses fonctions", selon le texte de la résolution.
Celle-ci a été soutenue par dix des 15 pays membres du Conseil de sécurité. Le Venezuela et l'Uruguay ont voté contre tandis que la Russie, l'Angola et la Nouvelle-Zélande se sont abstenus.
La Chine, le Royaume-Uni, la France et l'Espagne ont soutenu la résolution avec l'Ukraine, le Japon, l'Egypte, la Malaisie et le Sénégal.
Irrité par des propos du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, qui évoquait "l'occupation" du Sahara occidental par le Maroc, Rabat a expulsé 75 des membres civils expatriés de la mission en mars. Selon l'ONU, il ne reste sur place que 28 experts civils, ce qui empêche la Minurso de remplir son mandat, qui devait s'achever ce mois-ci.
Rabat considère le Sahara occidental comme partie intégrante de son territoire tandis que le Front Polisario revendique son indépendance.
Les débats ont été intenses avant le vote du Conseil, plusieurs pays membres estimant notamment que la résolution n'était pas assez ferme face au Maroc.
Le texte laisse un délai de trois mois au secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon pour faire savoir au Conseil s'il estime que la mission a été rétablie dans sa pleine capacité. Si ce n'est pas le cas, le Conseil entend "examiner les meilleurs moyens pour parvenir à cet objectif", selon le texte.
Les négociations ont été "difficiles et contestées. C'est un euphémisme" de le dire, a noté l'ambassadeur des Etats-Unis, Samantha Power.
Qualifiant la résolution de "partiale", le représentant de l'Angola auprès des Nations unies, Ismael Gaspar Martins, a ainsi estimé que le Conseil aurait dû demander que la mission soit relancée "immédiatement et sans pré-conditions".
"Si ça avait été un pays plus faible qui ne compte pas des amis au Conseil de sécurité, celui-ci n'aurait pas hésité à imposer des sanctions", a renchéri l'ambassadeur du Venezuela Rafael Ramirez.
La France, l'Espagne et le Sénégal se sont eux montrés plus réceptifs aux inquiétudes du Maroc.
L'ambassadeur français Francois Delattre a défendu la résolution, la jugeant "équilibrée". "L'objectif est désormais de créer les conditions qui permettront de retrouver un climat plus apaisé" pour les discussions sur la relance de la mission.
Le représentant à l'ONU du Front Polisario, Ahmed Boukhari, a lui accusé la France d'avoir bloqué l'adoption d'une résolution plus ferme.
"Ces gens ont été expulsés en deux jours, ils peuvent revenir en deux jours. Pourquoi trois mois ? C'est la faute de la France selon nous", a-t-il déclaré.
L'ambassadeur du Maroc, Omar Hilale, s'est lui contenté de dire que son gouvernement avait "pris note" de la résolution et allait l'étudier.
Certains pays craignent que d'autres Etats hôtes de missions de l'ONU, comme la République démocratique du Congo ou le Soudan, veuillent à leur tour se débarrasser de leurs Casques bleus.
La Minurso a été déployée en 1991 dans cette ancienne colonie espagnole, annexée par le Maroc en 1975, pour surveiller un cessez-le-feu et préparer un referendum d'autodétermination.

(30-04-2016 - Avec les agences de presse)

Deux adresses pour vous inscrire à "Assawra",
la liste de diffusion du Mouvement démocratique arabe:

1 - Assawra3-subscribe@yahoogroupes.fr
ou
2 - as-sawra+subscribe@googlegroups.com
     

vendredi 29 avril 2016

Syrie: accord américano-russe pour un arrêt des combats sur deux fronts

De la fumée au-dessus d'Alep après des bombardements, le 29 avril 2016 (Afp)

Un accord américano-russe prévoyant un arrêt des combats sur deux fronts en Syrie mais excluant la ville d'Alep, en proie à de violents combats, entrera en vigueur samedi à l'aube, ont annoncé vendredi des sources américaines, syriennes et russes.
Une trêve entre les forces gouvernementales et les groupes rebelles était entrée en vigueur le 27 février à l'initiative des Etats-Unis et de la Russie mais a volé en éclats ces derniers jours, avec notamment d'intenses combats à Alep, la grande ville du nord du pays.
L'accord rendu public vendredi porte sur deux fronts: le nord de la région de Lattaquié, un fief du régime dans l'ouest du pays, et la Ghouta orientale, une région rebelle à l'est de Damas.
"La persistance des violations dans le nord de Lattaquié et dans la Ghouta orientale est inacceptable et dommageable", a indiqué Michael Ratney, l'envoyé spécial américain pour la Syrie, dans un communiqué.
"Aussi, les gouvernements américain et russe agissent en vue d'un nouvel engagement de cessation des hostilités par toutes les parties à partir de samedi", a-t-il dit.
Selon lui, les combats devraient cesser à 00H01 locales (vendredi 22H01 GMT).
Cependant à Alep où, selon les Etats-Unis, "la persistance des attaques et violations sont inacceptables, les deux pays ne sont pas arrivés à un accord", a-t-il dit.
"Nous discutons avec la Russie pour arriver rapidement à un accord afin de réduire la violence dans cette région aussi", a-t-il ajouté.
Pour sa part, l'agence publique russe Ria Novosti, a affirmé que la Russie et les Etats-Unis s'était mis d'accord sur "l'introduction d'un processus de détente dans la partie nord de Lattaquié et les banlieues de Damas à partir de (vendredi) minuit.
"A partir de samedi à 00H01 à l'aube entrera en vigueur une détente qui comprend les régions de la Ghouta orientale et Damas et celles du nord de la province de Lattaquié", a annoncé pour sa part le commandement de l'armée syrienne.
Une source de sécurité syrienne a affirmé à l'AFP que les Américains avaient demandé que la ville d'Alep, où plus de 200 personnes sont mortes dans des bombardements en une semaine, soit incluse dans l'accord, "mais les Russes ont refusé".
Les bombardements ont encore tué vendredi plus de 20 civils à Alep, la deuxième ville de Syrie divisée entre secteurs contrôlés par le régime et d'autres aux mains des insurgés depuis 2012.
Dans le nord-est de la province côtière de Lattaquié, des combats opposent depuis des semaines les troupes du régime aux rebelles. En outre, l'armée et ses alliés tentent de progresser dans la Ghouta orientale, région considérée comme le réservoir de la rébellion près de la capitale.

(29-04-2016 - Avec les agences de presse)

Deux adresses pour vous inscrire à "Assawra",
la liste de diffusion du Mouvement démocratique arabe:

1 - Assawra3-subscribe@yahoogroupes.fr
ou
2 - as-sawra+subscribe@googlegroups.com
     

Libye: le gouvernement d'union veut une bataille nationale contre l'EI

Les forces libyennes montent la garde devant le ministère des Affaires étrangères à Tripoli, le 25 avril 2016 (Afp)

Le gouvernement d'union en Libye développe une stratégie pour "anéantir" les jihadistes de l'Etat islamique (EI), une bataille qui devra être menée par les Libyens et non par des forces étrangères, selon le Premier ministre.
"Nous avons commencé concrètement à mettre en place une stratégie et un projet national pour mettre fin au fléau" de l'EI, a déclaré jeudi soir tard le Premier ministre désigné de ce gouvernement d'union, Fayez al-Sarraj dans un discours télévisé.
Il a souligné que l'EI devra être "anéanti par les Libyens et non par une (...) intervention étrangère".
L'organisation extrémiste a profité du chaos dans lequel est plongée la Libye depuis la chute du dictateur Mouammar Kadhafi en 2011 pour s'implanter dans ce pays riche en pétrole.
Elle a établi sa base dans la ville portuaire de Syrte, à quelques centaines de kilomètres des côtes de l'Europe, et mène régulièrement des attaques pour étendre son territoire.
Selon des sources françaises et américaines, l'EI compte 3.000 à 5.000 combattants en Libye, dont des centaines de Tunisiens, Soudanais, Yéménites ainsi que des Nigérians de Boko Haram, qui s'entraînent pour mener des attaques dans d'autres pays.
Les Européens se sont déclarés prêts à aider le gouvernement d'union à lutter militairement contre l'EI, éventuellement par une campagne de frappes aériennes comme en Syrie ou en Irak.
Jeudi, le ministre italien des Affaires étrangères, Paolo Gentiloni, s'est dit favorable à une levée de l'embargo sur les armes en faveur du gouvernement d'union, notamment pour lutter contre "le terrorisme".
Cet embargo, décidé par les Nations unies en 2011, a été violé à maintes reprises.
M. Sarraj a insisté lui sur la nécessité d'une action concertée "pour anéantir Daech (acronyme de l'EI en arabe) à Syrte (...) avec la participation de tous" les Libyens.
Une déclaration destinée à toutes les milices et factions armées toujours actives malgré l'installation de ce gouvernement d'union à Tripoli le 30 mars.
Soutenu par l'ONU ainsi que par les Européens, les Américains et des pays voisins d'Afrique du Nord, cet exécutif n'a toujours pas obtenu le vote de confiance du Parlement libyen basé dans l'est du pays.
Une partie des membres de ce Parlement reste liée à une autorité parallèle qui est encore en place dans l'est, avec des forces armées qui lui sont loyales, notamment sous le commandement du général controversé Khalifa Haftar.
Le gouvernement d'union craint que ce dernier ne lance une offensive unilatérale contre l'EI à Syrte, ce qui pourrait donner lieu à des affrontements entre les différents groupes armés, susceptibles "d'entraîner le pays dans une nouvelle guerre civile".
"Notre guerre (contre l'EI) n'est pas au nom de, ni par loyauté envers des personnes ou des groupes politiques ou idéologiques, mais c'est une guerre au nom de la Libye et par loyauté envers la patrie", a insisté M. Sarraj.
Il a fait état de "contacts avec tous les commandements militaires (...) dans l'est, l'ouest et le sud pour (...) mettre en place les dispositions nécessaires au lancement de l'opération pour la libération de Syrte".
Jeudi, le conseil présidentiel, un organe composé du Premier ministre et des vice-Premiers ministres, avait annoncé la création d'un commandement militaire conjoint pour coordonner la bataille contre l'EI.
Il avait appelé l'ensemble des forces armées à attendre ses instructions avant toute offensive.
Par ailleurs, tirant un bilan de ses premiers 30 jours, le Premier ministre désigné a réaffirmé sa détermination à résoudre les difficultés que connaissent les Libyens au quotidien, notamment la cherté de la vie, la pénurie de liquidités et l'inefficacité des services publics.
Il a souligné qu'en deux semaines, le gouvernement d'union avait pris le contrôle des sièges de huit ministères.
"Les défis sont réels et doivent être relevés mais nous parions sur le soutien" du peuple, a-t-il dit.


(29-04-2016 - Avec les agences de presse)

Deux adresses pour vous inscrire à "Assawra",
la liste de diffusion du Mouvement démocratique arabe:

1 - Assawra3-subscribe@yahoogroupes.fr
ou
2 - as-sawra+subscribe@googlegroups.com
     

Maroc: démantèlement d'une cellule de l'EI selon le ministre de l'Intérieur

Le ministère marocain de l'Intérieur a annoncé vendredi le démantèlement d'une "cellule terroriste" composée de trois personnes qui avait reçu du groupe jihadiste Etat islamique (EI) des consignes pour établir une branche de l'organisation dans le nord du Maroc.
"Le Bureau central d'investigation judiciaire (...) a réussi à démanteler une cellule terroriste le 29 avril 2016, composée de trois individus opérant dans la ville de Nador (nord-est) et partisans de ce qu'on appelle l'Etat islamique", affirme le ministère dans un communiqué publié à la mi-journée.
"Les suspects ont reçu des consignes de la part de dirigeants de Daech pour l'établissement d'un +émirat+ (de l'EI) dans le nord du royaume qui se chargerait de préparer une série d'attentats suicide à l'aide de voitures piégées contre des cibles vitales et sensibles du royaume, avec l'appui logistique du groupe terroriste", ajoute le texte utilisant l'acronyme arabe de l'EI.
Les trois suspects comparaîtront devant la justice dès la fin de l'enquête en cours sous la supervision du Parquet.
Le ministère de l'Intérieur avait annoncé fin mars le démantèlement d'"une cellule terroriste" composée de neuf personnes liées à l'EI en Libye et qui s'apprêtait à mener des "attentats terroristes" dans le royaume.
Début 2016, le directeur du Bureau central d'investigation judiciaire, Abdelhak Khiame, avait déclaré à la presse que "la Libye était la terre de choix pour les jihadistes en Afrique du Nord, car Daech s'y est implanté (...), ce qui constitue une menace pour la région du Maghreb arabe, et les pays de la Méditerranée".
Les autorités marocaines ont multiplié ces derniers mois les annonces sur des démantèlements de cellules liées à l'EI et l'arrestation de recruteurs présumés pour le compte de ce groupe.
Selon elles, plus de 152 "cellules terroristes" ont été démantelées depuis 2002, dont 31 depuis le début de 2013, ayant des liens étroits avec les groupes extrémistes opérant en Irak et en Syrie.
Un institut spécialisé dans le renseignement avait indiqué en décembre que le nombre de combattants jihadistes présents en Syrie et en Irak avait doublé en un an et demi s'élevant à au moins 27.000.
Parmi eux, 8.000 sont originaires du Maghreb, la Tunisie restant de loin le premier pays de cette région avec 6.000 jihadistes en Syrie et en Irak, d'après Soufan Group.

(29-04-2016 - Avec les agences de presse)

Deux adresses pour vous inscrire à "Assawra",
la liste de diffusion du Mouvement démocratique arabe:

1 - Assawra3-subscribe@yahoogroupes.fr
ou
2 - as-sawra+subscribe@googlegroups.com
     

Dissuasif

Vue partielle de la centrale nucléaire de Dimona en Israël, le 8 septembre 2002 (Afp)

- Israël n'est pas signataire du traité de non-prolifération des armes nucléaires
- je comprends mieux
- quoi?
- qu'il veuille empêcher les pays de la région d'en avoir
- et c'est tant mieux
- oui mais... une seule arme de ce type suffit
- c'est vrai que c'est autre chose qu'un couteau
- ...!?

Al Faraby
Vendredi, 29 avril 2016

Le traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) est un traité international conclu en 1968. Il vise à réduire le risque que l'arme nucléaire se répande à travers le monde, et son application est garantie par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

"Non au terrorisme d’État d’Israël" : http://www.petitions24.net/non_au_terrorisme_de_letat_disrael

Deux adresses pour vous inscrire à "Assawra",
la liste de diffusion du Mouvement démocratique arabe:

1 - Assawra3-subscribe@yahoogroupes.fr
ou
2 - as-sawra+subscribe@googlegroups.com
     

jeudi 28 avril 2016

Gaza: Israël bloque le ciment, reconstruction de 1.000 logements suspendue

Des Palestiniens sur le chantier de construction d'une mosquée à Gaza, le 23 avril 2016 (Afp)

L'aide à la reconstruction de logements pour plus d'un millier de familles de la bande de Gaza est suspendue en raison du manque de matériaux, ont indiqué vendredi les Nations unies, Israël bloquant les arrivées de ciment.
Israël a suspendu les importations de ciment dans la bande de Gaza au début du mois en affirmant qu'une partie de ce ciment avait été détourné.
Cette interdiction a provoqué une telle pénurie que la plupart des travaux de reconstruction de logements détruits durant la guerre avec Israël ont été interrompus, a affirmé le bureau de l'ONU pour la coordination des affaires humanitaires.
"Les organisations qui fournissent une aide ont dû suspendre leur contribution financière pour la réparation de logements de plus de 1.370 familles en raison de la rareté (du ciment) et des fortes hausses des prix", a ajouté cet organisme dans un communiqué.
"De plus, les paiements pour 1.550 familles qui devaient commencer à reconstruire ont été retardés à la suite du manque de ciment disponible", a également indiqué l'ONU.
L'importation de ciment est vitale pour la bande de Gaza depuis la guerre dévastatrice de 2014 menée par Israël contre les islamistes palestiniens du Hamas, qui contrôlent l'enclave.
Israël accuse le Hamas d'utiliser le ciment pour construire des tunnels et a imposé ce mois-ci une interdiction d'importation en affirmant que le directeur adjoint du ministère de l'Economie, Imad al-Baz, se livrait à des détournements de ciment. Ce responsable a rejeté ces accusations.
L'envoyé spécial de l'ONU Nickolay Mladenov a déclaré que tous ceux qui font un usage inapproprié du ciment "volaient leur propre peuple et aggravaient les souffrances endurées par la population de Gaza".
Plus de 75.000 personnes dont les logements ont été détruits ou sévèrement endommagés sont toujours dans la catégorie des "personnes déplacées", selon l'ONU.
Un blocus imposé par Israël restreint sévèrement le mouvement des personnes et des biens dans la bande de Gaza, tandis que l'Egypte a maintenu fermée la plupart du temps sa frontière avec l'enclave depuis 2013.

(28-04-2016 - Avec les agences de presse)

"Non au terrorisme d’État d’Israël" :
http://www.petitions24.net/non_au_terrorisme_de_letat_disrael

Deux adresses pour vous inscrire à "Assawra",
la liste de diffusion du Mouvement démocratique arabe:

1 - Assawra3-subscribe@yahoogroupes.fr
ou
2 - as-sawra+subscribe@googlegroups.com
     

Le vice-président américain en Irak sur fond de crise politique

Le vice-président américain Joe Biden est arrivé jeudi à Bagdad pour une visite surprise au moment où l'Irak traverse une crise politique qui pourrait affecter la lutte contre les jihadistes du groupe Etat islamique (EI).
"Le vice-président est arrivé en Irak où il rencontrera des responsables irakiens afin d'encourager l'unité nationale et la poursuite de la lutte contre l'EI", a indiqué la vice-présidence américaine dans un communiqué.
Peu après son arrivée, M. Biden s'est entretenu avec le Premier ministre irakien Haider al-Abadi, a indiqué un communiqué du chef du gouvernement.
La visite de M. Biden intervient dans un contexte de turbulences pour l'Irak alors que M. Abadi tente depuis plusieurs semaines de faire approuver par le Parlement un nouveau gouvernement composé de technocrates qui pourra, selon lui, mener de manière plus efficace des réformes cruciales pour lutter contre la corruption.
Mardi, le Parlement a approuvé seulement une partie des candidats proposés lors d'une séance houleuse qui a vu des députés jeter des bouteilles en direction du Premier ministre.
Un certain nombre de partis et de politiciens redoutent la disparition de l'attribution des ministères sur une base politique qui leur assurait de nombreux avantages.
Des milliers de partisans de l'influent chef religieux chiite Moqtada al-Sadr ont de leur côté manifesté ces derniers jours devant la Zone verte à Bagdad afin d'apporter leur soutien aux réformes.
La confusion au Parlement a discrédité un peu plus les responsables politiques, considérés par les Irakiens comme corrompus et suivant uniquement leurs intérêts personnels.
Les Etats-Unis craignent que cette crise "ne détourne" les autorités de la lutte contre l'EI "qui constitue "la véritable menace" pour les Irakiens, selon un haut responsable américain en marge de cette visite.
L'EI contrôle encore de vastes pans du territoire dont la deuxième ville du pays Mossoul malgré l'avancée des forces irakiennes appuyées par la coalition internationale menée par les Etats-Unis.
Quelque 40% du territoire de l'EI en Irak et 15% de celui en Syrie ont été repris aux jihadistes, et des dizaines de milliers de combattants ont été chassés du champ de bataille, a affirmé ce responsable américain, ajoutant que l'organisation radicale sunnite avait perdu trois de ses principaux dirigeants au cours des derniers mois ainsi que d'importantes ressources matérielles.
"Sur le plan militaire, la période est clairement en faveur de la coalition anti-EI", a-t-il soutenu.
Mais cette dernière doit encore lancer l'offensive pour reprendre la ville de Mossoul, nécessitant une coordination entre les forces kurdes et irakiennes.
Washington insiste sur la nécessité "d'un plan clair" pour cette offensive. "Ce que nous ne voulons pas, c'est une course vers Mossoul de différentes forces qui finiraient par se marcher sur les pieds ou se combattre", a souligné ce responsable.
Les Etats-Unis n'ont pas évoqué de date pour la reconquête de la ville, se bornant à préciser: "Nous voulons avancer le plus possible avant les grosses chaleurs de l'été".
Outre la situation politique et la lutte contre l'EI, M. Biden évoquera "les mesures que pourrait prendre la communauté internationale pour favoriser la stabilité économique de l'Irak", selon le communiqué de la vice-présidence américaine.
Bagdad est aux prises avec une importante crise budgétaire, causée en grande partie par la forte chute des prix du pétrole, qui représente plus de 90% des revenus du pays. La reconstruction de certaines villes comme Ramadi, reprise à l'EI, coûtera aussi des centaines de millions d'euros.
M. Biden entend encourager l'Irak à faire appel à ses voisins du Moyen-Orient pour l'aider financièrement.
Il s'agit de la plus importante visite américaine en Irak depuis la venue du vice-président Biden dans ce pays en 2011.

(28-04-2016 - Avec les agences de presse)

Deux adresses pour vous inscrire à "Assawra",
la liste de diffusion du Mouvement démocratique arabe:

1 - Assawra3-subscribe@yahoogroupes.fr
ou
2 - as-sawra+subscribe@googlegroups.com
     

Libye : intervenir au risque d'une guerre civile

À Tripoli, en avril 2016, sur la place des Martyrs, lors d'un rassemblement, deux manifestants se prennent en photo en affichant leur soutien au nouveau gouvernement.

On reparle d'une intervention militaire en Libye... C'est lors d'une rencontre, le 21 avril dernier, avec le ministre britannique des Affaires étrangères, Michael Fallon, que Jean-Yves Le Drian annonçait l'accord des deux capitales sur la constitution d'une force conjointe franco-britannique en vue d'une éventuelle intervention en Libye. Voilà qui rappelle 2011, lorsque Paris et Londres avaient donné le coup d'envoi de l'intervention militaire qui allait renverser le colonel Kadhafi. On sait quelles furent les suites de cette guerre, dont on paie encore les conséquences catastrophiques.
Cette fois, il s'agit de combattre les djihadistes de l'État islamique. Profitant du morcellement du pays où des milices se sont constituées en fiefs rivaux, l'aile libyenne de Daech, renforcée d'étrangers, s'est s'installée dans la région de Syrte. Elle y applique, comme à Raqqa en Syrie, une interprétation rétrograde de la charia et pousse ses pions en direction des zones pétrolières. Le 11 avril, Daech a obligé les Libyens à évacuer des champs pétroliers à 800 km au sud-est de Tripoli. Une situation qui inquiète les Européens et les voisins de la Libye. Ce fief libyen de Daech pourrait servir de base arrière à l'envoi de terroristes en Europe, tandis que l'absence d'État facilite le renforcement d'une « route libyenne » pour les migrants qui veulent rejoindre le sud de l'Europe alors que la route des Balkans est fermée.
Les Nations unies et l'Europe (France, Italie, Grande-Bretagne, Allemagne) ont donc un objectif : obliger la Libye à retrouver un gouvernement central légitime qui remettrait de l'ordre dans le pays et pourrait faire appel à une communauté internationale prête à l'y aider. Concrètement, rarement les Nations unies et les capitales européennes ont mis autant de volontarisme pour imposer une solution politique à un pays en chaos. Reprenons le scénario de cette incroyable histoire qui se déroule depuis ces derniers mois entre les deux rives de la Méditerranée.
C'est en décembre dernier, à Skhirat au Maroc, que se joue le premier acte de la pièce libyenne. Les Nations unies, appuyées par les Européens, ont rassemblé des députés des deux parlements rivaux libyens (celui de Tripoli, pro-islamiste, et celui de Tobrouk, plus libéral) pour former ensemble un « gouvernement d'union nationale ».  Cette troisième entité doit réconcilier la Libye avec elle-même et disposer de la légalité politique. Un homme d'affaires, Fayez el-Sarraj, est choisi par les parlementaires des deux camps présents à Skhirat  comme Premier ministre de la nouvelle entité politique en devenir. Un processus contesté par les députés des deux bords restés en Libye, à commencer par les présidents des deux parlements.
Le deuxième acte du scénario se déroule le 30 mars. Fayez el-Sarraj et son équipe, installés entre la Tunisie et le Maroc, tentent un coup de force. Poussés par l'ONU et les Européens, ils débarquent à Tripoli, par la mer, en provenance de Sfax (Tunisie) et s'installent sur la base de la marine qui leur a prêté allégeance. Leur sécurité est assurée par des membres du ministère de l'Intérieur qui ont fait défection et une poignée de combattants berbères. Le Premier ministre du gouvernement de Tripoli qualifie el-Sarraj d'« intrus » ; le grand mufti appelle au djihad. Apparemment sans conséquence.
Depuis, Nations unies, Européens, pays arabes multiplient les pressions pour faire accepter la nouvelle équipe. Avec un certain succès. Rapidement, après un véritable ultimatum, le gouverneur de la Banque centrale et le patron de la compagnie pétrolière se rallient au nouveau pouvoir. Deux « prises » de choix. Une dizaine de villes de l'Ouest, dont Sabratha, annoncent leur soutien à Sarraj, imitées par quelques milices armées, tandis que les autres proclament leur neutralité. Parallèlement, la France et la Tunisie déclarent rouvrir leurs ambassades à Tripoli, le représentant de l'ONU pour la Libye, Martin Kobler, et son équipe reviennent s'installer dans la capitale libyenne quittée en 2014. Une quarantaine de pays arabes et occidentaux réunis à Tunis annoncent le déblocage de fonds pour remettre sur pied les infrastructures. Dernière scène – pour l'instant – du scénario : des ministres européens, dont Jean-Marc Ayrault, le chef de la diplomatie française et son homologue allemand, viennent, le 17 avril, rencontrer el-Sarraj lors une visite éclair à Tripoli. Il faut montrer que les Occidentaux voient en lui le représentant de la légalité internationale, même s'il est toujours reclus sur la base de la marine…
Rien n'est totalement gagné. Il reste deux étapes essentielles pour faire reconnaître la légitimité de la nouvelle équipe. La première est d'ordre pratique. Ils doivent avoir l'accord des politiques et des milices de Tripoli qui tiennent la ville, y compris l'aéroport, s'ils veulent quitter la base de la marine et rejoindre leurs bureaux.
La seconde étape est d'ordre politique. L'accord inter-libyen signé après la conférence de Skhirat prévoit que c'est au Parlement de Tobrouk, dont la légitimité a été reconnue par la communauté internationale, qu'il revient de voter en faveur du gouvernement d'union nationale. Dans l'immédiat, il s'y refuse. A l'origine du désaccord, la place qui sera accordée dans le nouvel exécutif au général Khalifa Haftar, actuel chef de la Défense du gouvernement de Tobrouk. Cet ex-proche de Kadhafi qui avait fait défection, anti-islamiste soutenu financièrement et militairement par l'Égypte et les Émirats arabes, entend conserver son poste de chef de l'armée. Il est rejeté par Tripoli qui voit en lui le retour des kadhafistes très anti-islamistes. Dans un premier temps, les Occidentaux semblaient prêts à le sacrifier. Ils veulent aujourd'hui lui trouver un autre poste.
Les pressions s'accentuent sur les parlementaires réticents au vote. Ils sont menacés de se voir privés de visas pour l'Europe et du gel de leurs avoirs. Des arguments de poids pour certains. Restera ensuite à tenter de rebâtir une armée, avec l'aide de l'Otan, qui devra intégrer les milices. Celles-ci se disent capables de battre et d'éliminer Daech si les Occidentaux leur en donnent les moyens financiers et militaires. Mais la majorité d'entre eux refuse une intervention extérieure, qui, disent-ils, relancerait la guerre civile. C'est la grande crainte des Libyens.

(28-04-2016 - Avec les agences de presse)

Deux adresses pour vous inscrire à "Assawra",
la liste de diffusion du Mouvement démocratique arabe:

1 - Assawra3-subscribe@yahoogroupes.fr
ou
2 - as-sawra+subscribe@googlegroups.com
     

Israël renouvelle ses objections à une initiative française pour la paix


Le gouvernement israélien a réaffirmé jeudi ses fortes objections à un projet français de conférence internationale pour relancer l'effort de paix avec les Palestiniens, et a offert à la place une reprise immédiate de négociations bilatérales sans condition préalable.
"Israël reste fidèle à sa position selon laquelle la meilleure voie de parvenir à une solution du conflit entre Israël et les Palestiniens passe par des négociations directes et bilatérales", a dit le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu dans un communiqué.
"Israël est disposé à les engager immédiatement sans condition préalable. Toute autre initiative politique éloigne les Palestiniens de la table des négociations directes", a-t-il dit.
Cette déclaration intervient une semaine après l'annonce par le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault que Paris organiserait le 30 mai une réunion ministérielle qui pourrait, en cas de succès, préluder à une conférence internationale.
La dernière initiative de paix, américaine a capoté en avril 2014, Israéliens et Palestiniens se rejetant la faute de cet échec. Les perspectives de paix ont rarement paru plus bouchées. Une nouvelle vague de violences a fait plus de 200 morts en sept mois.
Devant le vide diplomatique laissé par l'échec américain et la perspective apparemment de plus en plus lointaine de création d'un Etat palestinien indépendant, la France a relancé en janvier le projet d'une conférence internationale. A cette fin, Paris organisera le 30 mai une réunion ministérielle qui réunira une vingtaine de pays, plus l'Union européenne et l'ONU, mais pas les Israéliens ni les Palestiniens, a dit M. Ayrault.
En cas de succès, un sommet international aurait lieu au deuxième semestre 2016, en présence cette fois des dirigeants israélien et palestinien.
La direction palestinienne a salué l'initiative française dès le départ. Elle a indiqué que, pour lui donner sa chance, elle retiendrait le projet de résolution qu'elle voulait faire adopter contre la colonisation israélienne par le Conseil de sécurité des Nations unies.
Le gouvernement israélien a en revanche toujours exprimé ses plus vives réserves sur l'initiative française qui, selon lui, dispense les Palestiniens de tout effort. Pour autant, il n'a pas à ce stade exclu formellement toute participation à une conférence internationale. La question ne se pose pas encore, indique-t-on côté israélien où on dit attendre de voir le projet français prendre corps.
Le communiqué publié jeudi par le bureau de M. Netanyahu réaffirme les positions israéliennes et coïncide avec la préparation par la France des invitations à adresser aux participants à la réunion du 30 mai, dit-on de sources diplomatiques.
La question d'un rejet ou non israélien devrait véritablement se poser après cette réunion si celle-ci réussit, ajoute-t-on.

(28-04-2016 - Avec les agences de presse)

"Non au terrorisme d’État d’Israël" :
http://www.petitions24.net/non_au_terrorisme_de_letat_disrael

Deux adresses pour vous inscrire à "Assawra",
la liste de diffusion du Mouvement démocratique arabe:

1 - Assawra3-subscribe@yahoogroupes.fr
ou
2 - as-sawra+subscribe@googlegroups.com
     

Israël: rapport inquiétant sur le vieillissement d'un réacteur nucléaire

Vue partielle de la centrale nucléaire de Dimona en Israël, le 8 septembre 2002 (Afp)

Un nouveau rapport révélant plus de 1.500 défauts sur le coeur du principal et vieillissant réacteur israélien a provoqué l'inquiétude et soulevé des interrogations sur les limites de "l'ambiguïté nucléaire" pratiquée par Israël quant à ses activités atomiques civiles et militaires.
Le coeur du réacteur de Dimona, dédié officiellement à la recherche nucléaire et vieux de plus de 50 ans, accuse 1.537 défauts, dévoilait mardi le quotidien Haaretz.
Telles sont les conclusions d'un examen, rendues publiques lors d'un récent forum scientifique à Tel-Aviv, de l'installation à l'aide de techniques innovantes aux ultrason, écrivait le journal.
La question du vieillissement du réacteur, livré par la France à la fin des années 50 et entré en service en 1963, est posée depuis des années. La durée de vie théorique de tels réacteurs est de 40 ans.
La commission de l'énergie atomique n'a pas démenti les conclusions, tout en laissant entendre qu'il n'y avait pas de risque de fuite radioactive et de contamination de l'environnement ou de la population dans le désert du Néguev (sud) où se trouve le réacteur.
"Le niveau de sécurité respecte les normes internationales les plus strictes", a dit un porte-parole.
Même dans la période de la Pâque juive où Israël est à l'arrêt, les informations du Haaretz ont suscité des appels à la fermeture du réacteur. Des députés d'opposition ont réclamé une réunion parlementaire d'urgence.
"On ne peut pas attendre qu'un désastre se produise", a écrit Michal Rozin, députée du parti de gauche Meretz. Comme d'autres, elle s'alarme de l'opacité entourant le site soumis à aucune inspection indépendante.
Outre les inquiétudes quant à la sécurité des équipements, les anomalies, dont on ignore la nature, ont généré tout un questionnement: faut-il remplacer le réacteur de Dimona ? Israël en est-il capable sans participation internationale ?
Non-signataire du Traité de non-prolifération, comment pourrait-il faire appel à l'aide étrangère tout en persistant dans sa politique "d'ambiguïté nucléaire" consistant à ne confirmer ni démentir qu'il détient la bombe atomique ?
"L'heure de vérité approche pour la politique nucléaire israélienne", a résumé dans le quotidien Maariv Yossi Melman, journaliste respecté sur les questions de sécurité. Israël devra résoudre à l'avenir un "énorme dilemme en ce qui concerne sa vieille stratégie de dissuasion", dit-il.
Les estimations varient selon les sources, mais Israël possèderait 115 bombes nucléaires, estimait récemment l'Institut pour la science et la sécurité internationale basé aux Etats-Unis.
La dissuasion nucléaire est un élément central de la stratégie d'Israël dans une région hostile. Israël fait tout son possible pour empêcher que d'autres puissances régionales, à commencer par l'Iran, se dote de l'arme atomique.
Dimona a servi à produire le plutonium et l'uranium pouvant entrer dans la fabrication de la bombe, selon des informations venues de l'étranger. Dans les années 80, Mordehaï Vanunu, un ancien technicien qui travaillait à Dimona, avait affirmé que la plus grande partie de l'arsenal nucléaire israélien avait été développé à Dimona.
Membre de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA, organisation de promotion de l'énergie nucléaire et de lutte contre la prolifération), Israël adhère à certaines de ses conventions, comme celle sur la notification précoce des accidents nucléaires.
Mais il n'a pas ratifié celle sur la sûreté nucléaire, important accord rédigé après Tchernobyl. L'AFP a retrouvé la trace d'une inspection par une équipe d'experts internationaux du centre de recherche nucléaire de Soreq en 2013, mais aucune de Dimona.
L'AIEA n'a pas réagi aux informations du Haaretz.
Uzi Even, universitaire de Tel-Aviv impliqué dans la construction du réacteur et aujourd'hui avocat de sa fermeture, estime qu'Israël n'est pas en mesure de construire seul un nouveau réacteur. "Et personne ne nous vendra un réacteur avant que nous ayons signé le Traité de non-prolifération", dit-il à l'AFP.
Les experts soulignent cependant qu'Israël a du temps pour soi. Le grand âge de Dimona n'est pas exceptionnel dans un parc mondial dont le vieillissement est source de préoccupation.
La commission atomique israélienne a fait valoir qu'il "n'y (avait) plus aujourd'hui dans le monde de limite à 40 ans" pour des centrales dont la durée de vie peut être prolongée "de manière significative". Uzi Even a souligné les nombreuses raisons politiques de maintenir Dimona en activité, ne serait-ce que les milliers d'emplois en jeu.

(28-04-2016 - Avec les agences de presse)

"Non au terrorisme d’État d’Israël" :
http://www.petitions24.net/non_au_terrorisme_de_letat_disrael

Deux adresses pour vous inscrire à "Assawra",
la liste de diffusion du Mouvement démocratique arabe:

1 - Assawra3-subscribe@yahoogroupes.fr
ou
2 - as-sawra+subscribe@googlegroups.com
     

Le principe

"Travailleurs de tous les pays, unissez-vous"
(Manifeste du Parti communiste - Karl Marx)
Cliquez pour agrandir

- Dimanche... c'est le 1er mai
- et alors?
- c'est la fête du travail
- non... des travailleurs
- des chômeurs aussi
- ceux de quelles catégories?
- ...!?


Al Faraby
Jeudi, 28 avril 2016

Dans son livre
Die mollussische Katakombe [La Catacombe de Molussie], Günther Anders énonce le principe de la dictature ainsi: "si tu veux un esclave fidèle, offre lui un sous-esclave !"

Deux adresses pour vous inscrire à "Assawra",
la liste de diffusion du Mouvement démocratique arabe:

1 - Assawra3-subscribe@yahoogroupes.fr
ou
2 - as-sawra+subscribe@googlegroups.com
     

Syrie: De Mistura veut "revitaliser" le cessez-le-feu en grave danger


L'envoyé spécial de l'ONU sur la Syrie veut "revitaliser" avec l'aide de Washington et Moscou le cessez-le-feu "en grave danger" dans ce pays, avec notamment l'intensification des bombardements sanglants dans la région d'Alep (nord).
Les Etats-Unis et à la Russie sont les deux initiateurs du cessez-le-feu introduit le 27 février pour faciliter les pourparlers de paix entre régime et rebelles pour trouver une solution à une guerre ayant déjà tué plus de 270.000 personnes en cinq ans.
Le 3e round de négociations qui avait commencé le 13 avril s'est achevé mercredi à Genève sans aucun progrès puisque les principaux représentants de l'opposition ont quitté la table des négociations pour protester contre la dégradation de la situation humanitaire et les violations de la trêve.
Au cours d'une conférence de presse donnée dans la nuit de mercredi à jeudi à Genève, M. de Mistura a indiqué qu'il avait recommandé au Conseil de sécurité d'organiser dans un futur proche une rencontre du GISS (Groupe international de soutien à la Syrie composé de 17 pays et co-présidé par la Russie et les Etats-Unis, ndlr).
"Nous voulons obtenir cette réunion du GISS avant de lancer le nouveau round (de négociations de paix intersyriennes) au cours du mois de mai", a-t-il dit. "Mon but est de continuer les entretiens, avec au moins un ou deux autres rounds d'ici juillet", a-t-il ajouté.
Alors que les grandes puissances affirment que la trêve tient toujours, pour les habitants d'Alep, dans le nord de la Syrie, le cessez-le-feu décrété il y a deux mois est bel et bien mort avec l'intensification des bombardements sanglants.
"Durant ces dernières 48 heures, un Syrien est mort toutes les 25 minutes, le dernier pédiatre d'Alep aurait été tué lors des bombardements survenus" dans la soirée, a déploré M. de Mistura. "Le cessez-le-feu est toujours vivant, mais il est en grand danger", a-t-il encore dit.
Pour la première fois, M. de Mistura a également publié un résumé en 7 pages des entretiens menés lors du dernier round de pourparlers intersyriens, et qui ont porté sur l'agenda d'une transition politique en Syrie et la mise en place "d'une gouvernance" de transition "inclusive".
"Les parties syriennes ont à présent accepté la nécessité d'une transition politique" qui sera chapeautée par une "nouvelle et inclusive gouvernance, qui remplacera la gouvernance actuelle en Syrie", a indiqué M. de Mistura.

- ' Pas de trêve ici' -
Il a cependant ajouté qu'il y avait toujours des fossés "substantiels" concernant les représentations de cette transition et il a dressé une liste des problèmes "fondamentaux" qui doivent être réglés en vue d'instaurer une transition "politique viable" en Syrie. Cette liste, a-t-il dit, n'est pas figée et peut être modifiée au fur et à mesure des discussions.
M. de Mistura a également indiqué que le round qui vient de se terminer avait été fortement influencé par la dégradation de la situation sur le terrain en Syrie. Il a demandé notamment un accès pour l'aide humanitaire dans des villes telles que Douma, Darraya, Madamiyet Elsham et East Harasta.
"Je ne sais pas de quelle trêve ils parlent. Il n'y a pas de trêve ici", affirme Abou Mohammed, qui réside dans la partie est de la ville d'Alep contrôlée par les rebelles.
"Les bombardements et les tirs de roquettes ne s'arrêtent jamais. C'est comme si on était en pleine guerre mondiale", raconte ce propriétaire d'une échoppe, père de quatre enfants.
Ces derniers jours, les bombardements dans la province d'Alep, notamment dans la ville éponyme, se sont multipliés, provoquant la mort de plus d'une centaine de civils depuis vendredi.
Mercredi soir, au moins 20 civils ont été tués lors d'un raid aérien des forces gouvernementales syriennes contre un hôpital et un immeuble résidentiel contrôlés par la rébellion à Alep.
En fait, "si la trêve tient c'est entre les Etats-Unis et la Russie, pas entre l'opposition et le régime", résume Abou Mohammed.
Washington et Moscou, les deux parrains du cessez-le-feu, ne cessent en effet d'assurer que la cessation des combats tient en majeure partie.
"Nous ne sommes pas prêts à la déclarer morte", a dit le département d'Etat. "Celle-ci tient en dehors d'Alep. Nous reconnaissons que, dans et autour d'Alep, il y a de multiples incidents qui nous préoccupent sérieusement".

(28-04-2016 - Avec les agences de presse)

Deux adresses pour vous inscrire à "Assawra",
la liste de diffusion du Mouvement démocratique arabe:

1 - Assawra3-subscribe@yahoogroupes.fr
ou
2 - as-sawra+subscribe@googlegroups.com
     

mercredi 27 avril 2016

Syrie: pour les habitants d'Alep, la trêve est enterrée

Des Syriens évacuent le quartier rebelle d'Hayy Aqyul à Alep, frappé par un raid aérien le 22 avril 2016 (Afp)

Pour les habitants d'Alep, le cessez-le-feu décrété il y a deux mois en Syrie est bel et bien mort avec l'intensification des combats ces derniers jours, mais les grandes puissances affirment que la trêve tient toujours.
"Je ne sais pas de quelle trêve ils parlent. Il n'y a pas de trêve ici", s'écrit Abou Mohammed, qui réside dans la partie est de la ville d'Alep contrôlée par les rebelles.
"Les bombardements et les tirs de roquette ne s'arrêtent jamais. C'est comme si on était en pleine guerre mondiale", poursuit ce propriétaire d'une échoppe, père de quatre enfants.
Les grandes puissances avaient espéré que le cessez-le-feu entré en vigueur le 27 février facilite les pourparlers de paix entre régime et rebelles pour trouver une solution à une guerre ayant déjà tué plus de 270.000 personnes en cinq ans.
Mais à Genève, le troisième round de négociations parrainées par l'ONU s'achève mercredi sans aucun progrès puisque les principaux représentants de l'opposition ont quitté la table des négociations pour protester contre la dégradation de la situation humanitaire et les violations de la trêve.
Ces derniers jours, les bombardements dans la province d'Alep, notamment dans la ville éponyme, se sont multipliés, provoquant la mort de plus d'une centaine de civils depuis vendredi.
"Les personnes tuées sont des habitants, des femmes et des enfants pour la plupart: où est donc la trêve?", s'indigne Mohammed Kahil, médecin légiste dans la partie est d'Alep, ville coupée en deux depuis 2012.
Les habitants de la partie ouest contrôlée par le régime sont tout aussi irrités d'entendre les grandes puissances parler d'une cessation des hostilités.
"Trêve! C'est devenu un mot provocateur que les habitants d'Alep ne peuvent plus supporter", lance Saad Aliya, un chauffeur de taxi de 27 ans. "Je ne crois pas qu'un seul des combattants à Alep veuille la trêve. Ce sont tous des assassins et ils sont en train de nous assassiner!"
"Si c'est ça la trêve, je vous en conjure, ramenez-nous la guerre!", explose-t-il.
En fait, "si la trêve tient c'est entre les Etats-Unis et la Russie, pas entre l'opposition et le régime", résume Abou Mohammed.
Washington et Moscou, les deux parrains du cessez-le-feu, ne cessent en effet d'assurer que la cessation des combats tient en majeure partie.
"Nous ne sommes pas prêts à la déclarer morte", a déclaré mardi le porte-parole du département d'Etat Mark Toner. "Nous croyons que celle-ci tient en dehors d'Alep. Nous reconnaissons que, à l'intérieur et autour d'Alep, il y a de multiples incidents qui nous préoccupent sérieusement", a-t-il ajouté.
"La situation sur le terrain ainsi que sur le plan politique provoque une grande inquiétude", a déclaré pour sa part la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova. "Le cessez-le-feu résiste mais il est sérieusement mis au défi, presque quotidiennement."
Riad Hijab, coordinateur général du Haut comité des négociations (HCN) qui a suspendu sa participation à Genève, a évoqué de son côté de "graves violations de la trêve de la part du régime et de ses alliés", et de leur "tentative de faire échouer le processus politique".
Pour Thomas Pierret, spécialiste de la Syrie, "les rebelles et l'opposition politique ne cessent de dénoncer les violations de la trêve mais ne peuvent unilatéralement déclarer formellement la fin du cessez-le-feu (...) parce que Russes et Américains entretiennent l'illusion que la trêve reste en vigueur".
Selon lui, une des explications pourrait être que les Américains "sont tellement désespérés de maintenir en vie le processus politique qu'ils sont prêts à travestir la réalité de l'effondrement du cessez-le-feu".
Mais l'expert avance également une autre interprétation. Les Américains "ne s'opposent pas fondamentalement à une opération loyaliste contre Alep, qui aurait -de leur point de vue- l'avantage de contraindre l'opposition à transiger sur le départ d'Assad".
Le principal point d'achoppement qui paralyse toute avancée dans les pourparlers reste en effet le sort du président Bachar al-Assad dont l'opposition réclame le départ. Pour les représentants du régime, cette question est "une ligne rouge" non-négociable.
Les négociations de paix doivent reprendre le 10 mai, a annoncé mercredi le ministre russe des Affaires étrangères Mikhail Bogdanov.

(27-04-2016 - Avec les agences de presse)

Deux adresses pour vous inscrire à "Assawra",
la liste de diffusion du Mouvement démocratique arabe:

1 - Assawra3-subscribe@yahoogroupes.fr
ou
2 - as-sawra+subscribe@googlegroups.com
     

Cisjordanie occupée: 2 Palestiniens armés de couteaux tués à un checkpoint

Palestiniens et soldats israéliens s'invectivent au point de passage de Qalandia, après la mort de deux Palestiniens, le 27 avril 2016. (Afp)

Les policiers israéliens ont tué mercredi matin deux Palestiniens qui s'approchaient d'eux armés de couteau et ont refusé de s'arrêter malgré des injonctions répétées au point de passage de Qalandia entre Jérusalem et la Cisjordanie occupée, a indiqué la police israélienne.
Malgré ces injonctions réitérées, l'homme et la femme ont continué à se diriger rapidement vers les policiers, a déclaré une porte-parole de la police. Ces derniers ont ouvert le feu quand la femme a sorti un couteau de son sac et l'a lancé vers les policiers, a-t-elle dit.
Un couteau identique à celui de la femme ainsi qu'un couteau papillon (à lame repliable) ont été retrouvés dans la ceinture de l'homme, a-t-elle ajouté.
Les Territoires palestiniens, Jérusalem et Israël sont en proie à une vague de violences qui a coûté la vie à 203 Palestiniens, 28 Israéliens, deux Américains, un Erythréen et un Soudanais depuis le 1er octobre, selon un décompte de l'AFP. La plupart des Palestiniens tués sont les auteurs ou auteurs présumés d'attaques, commises au couteau pour une grande part.
Les violences se sont considérablement espacées ces dernières semaines.

(27-04-2016 - Avec les agences de presse)

"Non au terrorisme d’État d’Israël" :
http://www.petitions24.net/non_au_terrorisme_de_letat_disrael

Deux adresses pour vous inscrire à "Assawra",
la liste de diffusion du Mouvement démocratique arabe:

1 - Assawra3-subscribe@yahoogroupes.fr
ou
2 - as-sawra+subscribe@googlegroups.com
     

La construction

Khaled Hdadeh, ancien Secrétaire général du Parti communiste libanais félicite son camarade Hanna Ghrayb qui le remplace à l'issue des travaux du 11ème Congrès tenu du 22 au 24 avril 2016.

- C'est comme dans la nature
- quoi?
- le printemps pousse l'hiver
- pas du tout
- c'est quoi alors?
- dans la nature, l'hiver prépare le printemps... alors que là, c'est encore plus compliqué...
- c'est comment?
- l'ancien et le nouveau construisent l'avenir
- ...!?

Al Faraby
Mercredi, 27 avril 2017

Deux adresses pour vous inscrire à "Assawra",
la liste de diffusion du Mouvement démocratique arabe:

1 - Assawra3-subscribe@yahoogroupes.fr
ou
2 - as-sawra+subscribe@googlegroups.com

"Une nuit sur le mont Chauve"

Modeste Petrovitch Moussorgski, né le 21 mars 1839 à Karevo et mort le 28 mars 1881 à Saint-Pétersbourg, est un compositeur russe. Il est d'abord célèbre par son opéra Boris Godounov, et par la suite pour piano Tableaux d'une exposition (1874) — orchestrée par Maurice Ravel en 1922.

"Une nuit sur le mont Chauve"
Modeste Moussorgski
Par le Chicago Symphony Orchestra

mardi 26 avril 2016

Bon vent !


Hanna Ghrayb, élu secrétaire général du Parti communiste libanais.
Le Bureau politique sera formé dans une semaine.
(26 avril 2016 - Beyrouth)

Cliquez pour agrandir

Deux adresses pour vous inscrire à "Assawra",
la liste de diffusion du Mouvement démocratique arabe:

1 - Assawra3-subscribe@yahoogroupes.fr
ou
2 - as-sawra+subscribe@googlegroups.com

Une chienne de garde de l'apartheid à Al Khalil (Hébron)

Photo, volontairement modifiée pour protéger notre petit ami palestinien et attestant notre rencontre avec Nisreen.
Cliquez pour agrandir

Anath Cohen, israélienne sioniste, gifle en plein Shuadat Street une femme française de cinquante ans participant à un voyage de découverte de la Palestine. Nous sommes accompagnés du fils de notre hôte palestinien, un enfant de onze ans. La sioniste sauvage refuse sa présence.
Après avoir sillonné la Palestine pendant deux semaines et rencontré chaque jour les horreurs que fait subir Israël aux Palestiniens, notre séjour se termine à Al Khalil où nous souhaitons aller rendre visite à Nisreen Azzeh, la veuve d'Ashem mort quelques mois plus tôt sous les gaz lacrymogènes de l'occupant. (Ashem était assigné à résidence depuis 2012 par les autorités israéliennes. Il avait assisté quelques jours plus tôt à une réunion où il s'était opposé publiquement au Président de l'Autorité Palestinienne).
A 10h30, le check-point de Tell Rumeida, à cinq minutes de la maison de Nisreen, me refuse le passage sans raison. J'imagine que nous sommes vendredi, proche du sabbat, et que l'armée ne souhaite pas la présence d'étrangers dans ce quartier. Nous faisons le tour par la vieille ville : les rues du souk, un café ou limon-nana pris dans un nouvel "espace vert"... Le check-point au niveau de la Mosquée d'Abraham est lui traversé sans problème. En attendant deux de nos amis entrés à la Mosquée d'Abraham pour la prière du vendredi, nous descendons l'esplanade et tentons de prendre la direction du quartier où de magnifiques maisons anciennes ont été confisquées et restaurées par les colons.

Stop !
Deux soldats nous demandent si nous sommes chrétiens – Oui – All of you ? Tout le monde ? Je pense alors à notre petit ami à côté de moi, tremblant. Le soldat lui pose durement des questions auxquelles il ne comprend rien, en hébreu sans doute. Je demande alors au soldat ce qu'il lui demande. "Cet endroit est interdit aux musulmans" ! Avant de repartir de l'autre côté, celui autorisé aux Palestiniens, je lui lance durement "Shame on you - C'est honteux !" Nous passons alors devant l'école primaire publique palestinienne fréquentée par les petits palestiniens qui sont contrôlés, chaque matin et soir, dans un check-point par des soldats armés jusqu'aux dents.(le centre d'Al- Khalil est cadenassé par une multitude de ces points de contrôle d'un autre âge).
La maison de Nisreen se trouve au bout de Shuadat Street, à 800 mètres.
Nous croisons à plusieurs reprises des soldats qui patrouillent dans cette rue fantôme interdite aux palestiniens. Mais aucun panneau ne mentionne cette interdiction, pas de barrière, rien. Tout ça s’exécute sous forme de non-dits, tacitement. La sécurité de ce quartier devait être assurée conjointement par les forces israéliennes et palestiniennes. Mais en 2002, l'armée israélienne viole le protocole et prend le contrôle total de cette partie de la ville. Toutes les échoppes des Palestiniens sont fermées et plombées depuis longtemps ; c'était le coeur marchand du souk d'Hébron : double peine après le massacre de 29 Palestiniens par Baruch Goldstein, médecin sioniste israélo-américain à l'intérieur de la mosquée d'Abraham en 1994 !
Nous arrivons quasiment aux trois quarts de la rue, presque à la limite à partir de laquelle les palestiniens venant dans l'autre sens sont obligés d'utiliser un escalier sur la droite permettant de rejoindre un chemin de terre contournant la partie de la rue que nous venons d'emprunter et qui leur est totalement interdite.
Une voiture de l'armée ou de la police israélienne arrive alors précipitamment et nous demande pourquoi nous sommes ici. Je réponds qu'avant hier nous avons utilisé cette rue sans être inquiétés. Le soldat chauffeur me dit qu'un Palestinien est avec nous, un enfant, demande qui il est, d'où il est. C'est alors qu'une colon israélienne en furie arrive en hurlant, fait "non" du doigt au soldat qui s'arrête d'écrire sur son portable ce qu'il voulait me traduire et me dit de nous en retourner par là où nous sommes venus (sans emprunter le petit escalier réservé aux Palestiniens !!!). Nous tournons les talons avec notre petit ami.

Dans mon dos, un hurlement.
Une des participants de notre groupe vient de se faire gifler par "la chienne de garde de l'apartheid". Anath Cohen est coutumière du fait, de nombreuses vidéos en témoignent.
La police ou l'armée, pourtant bien présente sur les lieux, ne dit mot et repart en laissant la colon faire sa loi. A Al-Khalil, 2000 soldats assurent en permanence la protection de 5 à 600 colons qui sèment la terreur dans la population palestinienne (et auprès d’internationaux en visite).
Choqués nous revenons sur nos pas; notre amie giflée par la colon s’aperçoit alors qu'elle a perdu ses lunettes ; elles ont dû voler lors du coup reçu. Je demande au groupe de m'attendre là avec le petit garçon et nous retournons à deux vers le lieu de la gifle. Bien sûr, la folle furieuse nous demande par des gestes de ficher le camp mais j'insiste et nous commençons à chercher. Cohen s'approche d'elle-même de la paire de lunettes pour que nos recherches aillent plus vite. Nous repartons sans omettre de lui lancer "Shame on you" ! Agressive, elle se redirige vers nous; nous rejoignons le groupe.
La ville d'Al-Khalil est truffée de caméras, comme toutes les autres villes de Cisjordanie. Je demande donc aux autorités israéliennes de bien vouloir conserver l'épisode filmé ce vendredi 22 avril 2016 entre 14h et 14h30 afin qu'il serve de témoignage à la plainte qui ne manquera pas d'être déposée pour demander la condamnation d'Anath Cohen et réparations.
Quant aux droits élémentaires de l'enfant ?

Affaire à suivre très sérieusement...
Une heure plus tard, nous retrouverons nos deux voitures ; après un contournement de plus de trois kilomètres dans la partie "palestinienne" non encore colonisée de la ville, deux d'entre nous réussissent à rencontrer Nisreen chez elle, après de longs palabres avec les soldats en faction non loin de chez elle ; ils "protègent" la maison d'un colon, émule de Baruch Goldstein, qui habite juste au-dessus de la maison de Nisreen. Nous restons à l'écart avec notre petit bonhomme de 11 ans sans que les soldats n'aient pu l'apercevoir. Nisreen vient à notre rencontre. Il est 16h30.

Gilles Francois-Xavier
Vendredi 22 avril 2016

"Non au terrorisme d’État d’Israël" :
http://www.petitions24.net/non_au_terrorisme_de_letat_disrael

Deux adresses pour vous inscrire à "Assawra",
la liste de diffusion du Mouvement démocratique arabe:

1 - Assawra3-subscribe@yahoogroupes.fr
ou
2 - as-sawra+subscribe@googlegroups.com