La phrase

"Extirper le sionisme de Palestine" (Al Faraby)


mardi 31 mai 2016

République arabe sahraouie démocratique (RASD):
Le Front Polisario annonce la mort de son chef Mohamed Abdelaziz

Le chef du Front Polisario qui lutte pour l'indépendance du Sahara occidental, Mohamed Abdelaziz, lors d'un entretien avec l'AFP à Madrid, le 14 novembre 2014 (Afp)

Le front Polisario, qui se bat depuis 40 ans ans contre le Maroc pour l'indépendance du Sahara occidental, a perdu mardi son dirigeant historique Mohamed Abdelaziz, décédé à l'âge de 69 ans des "suites d'une longue" maladie.
Le mouvement indépendantiste, qui a annoncé la mort de son chef, n'a pas fourni de précisions sur les circonstances de ce décès. Ses responsables étaient réunis "en conclave" en fin d'après-midi.
Mohamed Abdelaziz devrait être inhumé dans ce que les Sahraouis appellent les "territoires libérés", situés derrière le mur de défense érigé par le Maroc, selon un dirigeant du Polisario. "La date dépendra des préparatifs qui sont en cours", a ajouté ce dirigeant.
En février dernier, Mohamed Abdelaziz était apparu affaibli en recevant le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon dans un camp de réfugiés à Tindouf, en territoire algérien.
Le Polisario a décrété un deuil de 45 jours pour rendre hommage à son chef.
"C'est une grande perte pour le peuple sahraoui", a déclaré à l'AFP, un responsable du Polisario, Mohamed Keddad. "Il a sacrifié sa vie pour la libération du Sahara occidental. Il incarnait la sagesse, la pondération, l'engagement sincère et ferme pour la libération du Sahara occidental", a-t-il ajouté.
Mohamed Abdelaziz, dirigeant historique du mouvement indépendantiste et militant intransigeant, était depuis 1976 à la tête du Polisario, qui avait été fondé trois ans auparavant pour défendre avec le soutien de l'Algérie l'indépendance de l'ancienne colonie espagnole, annexée par le Maroc en 1975.
En Algérie, le président Abdelaziz Bouteflika a décrété un deuil de huit jours et ouvert la réunion d'un Conseil des ministres par une minute de silence en hommage au dirigeant indépendantiste, a annoncé la télévision.
Un plan de l'ONU pour un référendum d'autodétermination de ce territoire est bloqué depuis 1992 par le Maroc qui milite en faveur d'une large autonomie sous sa propre souveraineté.
Une Mission des Nations unies pour le référendum au Sahara Occidental (Minurso) y supervise depuis un cessez-le-feu formellement proclamé par le Polisario en septembre 1991.
Né en 1946 dans la ville marocaine de Marrakech, Mohamed Abdelaziz est un Reguibi, une des trois grandes tribus sahraouies, de la fraction des Fokra.
Il a fait ses études primaires et secondaires dans le sud marocain, où ses parents se sont installés au milieu des années 1950. Son père était un ancien sous-officer de l'armée royale marocaine.
A la fin des années 1960, il est à Rabat et Casablanca, où il rencontre les premiers militants nationalistes sahraouis, qui fréquentaient alors les universités marocaines. Dans ces milieux très activistes, il fait ses premières armes dans la politique, avant de passer à la lutte clandestine puis ouverte.
Aux côtés de Mustapha Sayed el-Ouali, il participe à la création du Front Polisario en mai 1973, et en devient un des principaux chefs militaires. Avec Brahim Ghali, il organise les premiers raids contre les garnisons espagnoles.
Il participe lui-même aux opérations, et continuera de le faire pendant quelques années lorsqu'il devient le "numéro un" sahraoui, en 1976.
A la tête du Polisario, ce militant intransigeant abandonne progressivement l'anonymat militaire pour acquérir la stature d'homme d'Etat. Mais il mène méthodiquement l'action militaire, sur laquelle il s'appuiera pour en tirer les bénéfices politiques et diplomatiques.
"Le peuple sahraoui poursuivra le combat", a promis Mohamed Keddad. "Les qualités de Mohamed Abdelaziz vont illuminer la voie vers le parachèvement de la libération du Sahara occidental", a poursuivi ce dirigeant.
Parmi les dirigeants historiques du Polisario encore en vie, figurent Mohamed Lamine Ould Ahmed, ancien Premier ministre de la RASD, Brahim Ghali, ancien ambassadeur en Algérie, ou encore Mohamed Lamine Bouhali, ex ministre de la Défense.

(31-05-2016 - Avec les agences de presse)

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Les intentions de Netanyahu, diversion ou nouvelle chance pour la paix?

Benjamin Netanyahu, désormais à la tête du gouvernement le plus à droite d'Israël, martèle sa volonté de paix avec les Palestiniens, laissant perplexe sur ses intentions: nouvel effort de solution négociée ou écran de fumée avant des semaines qui s'annoncent difficiles?
M. Netanyahu a achevé lundi l'accouchement dans la douleur d'un gouvernement élargi à l'ultranationaliste Avigdor Lieberman, appelé en tant que nouveau ministre de Défense à superviser l'action de l'armée dans les Territoires palestiniens occupés.
MM. Netanyahu et Lieberman ont tout fait pour dissiper les interrogations devant le retour au gouvernement d'un homme connu pour ses diatribes antiarabes et son populisme belliqueux.
Ils ont solennellement affirmé leur engagement envers une "solution à deux Etats" - la création d'un Etat palestinien qui coexisterait en paix avec Israël, alors que les négociations de paix sont au point mort depuis 2014.
"Mon engagement à faire la paix avec les Palestiniens et avec tous nos voisins reste le même", a proclamé M. Netanyahu. Il a remis sur la table l'initiative de paix arabe en se disant "prêt à négocier" avec les Etats arabes ce plan endossé par la Ligue arabe en 2002, mais qui devrait être révisé pour prendre en compte les évolutions régionales depuis lors.
Ces propos ainsi que la référence à une déclaration inattendue du président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi appelant Israéliens et Palestiniens à se saisir d'une "réelle opportunité" pour mettre fin à leur conflit, ont suscité les conjectures: Israéliens, Egyptiens, Arabes et d'autres mènent-ils une entreprise discrète pour sortir de l'impasse ?
Des diplomates et experts ont dit à l'AFP ne pas avoir connaissance d'une telle initiative et se demandent si M. Netanyahu ne joue pas la montre.
Certains spéculent que la sortie de M. Sissi, à la tête du premier pays arabe à avoir fait la paix avec Israël en 1979, aurait été coordonnée pour convaincre les travaillistes israéliens au moment où ils négociaient leur entrée dans le gouvernement Netanyahu. Ces tractations ont capoté au profit de M. Lieberman.
"Au bureau du Premier ministre, on est inquiet", dit Jonathan Rynhold, du Centre Begin-Sadate pour les études stratégiques: de la possibilité qu'après des années à faire barrage, les Etats-Unis ne laissent passer une résolution de l'ONU défavorable à Israël; du risque que le président Barack Obama, dans ses derniers mois à la présidence, ne laisse libre cours aux frustrations causées par M. Netanyahu.
Inquiet aussi d'une initiative française visant à réunir une conférence internationale à laquelle M. Netanyahu est fermement opposé. La première étape vers cette conférence est prévue vendredi à Paris avec la réunion d'une vingtaine de parties impliquées.
"Il faut contrer tout ça du côté israélien en délivrant des signes de bonne volonté", dit M. Rynhold, "mais j'ai l'impression qu'aucun des deux (MM. Netanyahu et Lieberman) n'est très pressé d'aller de l'avant".
En ressortant l'initiative arabe, M. Netanyahu cherche à "contourner" l'initiative française, écrit le quotidien Jérusalem Post. "C'était comme s'il répondait à un appel vieux de 14 ans lancé par le monde arabe, mais entre amis/ennemis, 14 ans, qu'est-ce que c'est?"
Cette initiative arabe, "c'est une vieille idée", dit Robbie Sabel, ancien négociateur avec les Palestiniens, "la position israélienne a toujours consisté à dire: nous sommes prêts à en discuter, mais pas à l'accepter en tant que telle".
M. Sabel et un autre analyste, Shmuel Sandler, professeur à l'université de Bar Ilan, notent cependant que les discussions de paix menant à l'accord de paix historique entre Israël et l'Egypte avaient commencé dans un contexte de pressions américano-soviétiques.
"Il y a une opportunité", dit M. Sandler, d'autant que M. Netanyahu, avec une majorité élargie grâce à M. Lieberman, n'a plus "à se préoccuper d'élections pendant deux ans". "La question, c'est de savoir si l'autre partie va faire un pas en avant".
L'Autorité palestinienne n'en a pas donné l'air. "L'initiative arabe et la solution à deux Etats ne sont pas négociables", a répondu à M. Netanyahu, Nabil Abou Roudeina, porte-parole de la présidence palestinienne.
"Si le gouvernement israélien est sérieux, il doit prendre des mesures sur le terrain pour prouver son engagement vis-à-vis de la solution à deux Etats et la première de ces mesures, c'est l'arrêt de la colonisation des Territoires palestiniens", a-t-il dit à l'AFP.

(31-05-2016 - Avec les agences de presse)

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Intifada al-Quds en Palestine : poursuivre le chemin de la libération

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« Ce que nous avons donné jusque là est minime, en tant que sacrifice pour la Palestine. Au jour de la Résurrection, nous devrons payer pour le sang et le martyre moins cher que pour l’humiliation et le mépris. » (Sheikh Khodr Adnane, en réponse à la menace d’exécution des prisonniers, lancée par le sioniste Liberman).

« Admire la beauté du ciel et des étoiles. Imagine-toi que tu te trouves sur la plage de Yafa. » (le martyr Iyad Sajdieh, quelques minutes avant son martyre, dans le camp de Qalandia)

A l’approche du mois de Ramadan, les occupants sionistes craignent l’intensification de l’Intifada al-Quds. Des déclarations de leurs dirigeants et des analyses de leur presse mettent en garde contre la recrudescence des opérations de la résistance à l’occupation, au cours de ce mois. Même si les opérations individuelles ou les manifestations collectives contre l’occupation ont baissé en intensité au cours de ces derniers mois, rien ne permet d’affirmer que l’Intifada a cessé, puisque ses causes sont toujours présentes. Mais la répression sauvage, les exécutions sommaires, les arrestations, les barrages, les menaces contre la résistance à Gaza, sans compter la participation de l’Autorité palestinienne à l’étouffement de l’Intifada, tout cela concourt à un recul momentané des opérations et des manifestations.
Craignant que l’Intifada se développe, notamment à cause de l’intensification de la colonisation, de la judaïsation galopante de la ville d’al-Quds et des menaces qui pèsent sur la résistance à Gaza, des parties internationales et arabes se sont données la main pour présenter des initiatives de règlement du conflit arabo-sioniste, rêvant toujours d’une région dominée par l’entité coloniale pouvant s’allier à des Arabes « modérés » et faire des affaires avec eux. C’est le sens des récentes initiatives de règlement présentées par Paris d’une part et par le régime saoudien, d’autre part. Quant à l’initiative du régime égyptien, elle concerne surtout la mise en place d’une équipe palestinienne unifiée pour participer à des conférences et des pourparlers futurs, avec la bénédiction de l’anglais Tony Blair. Il semble bien que les initiatives ignorent les droits des Palestiniens, la France reculant chaque fois que Netanyhau aboit, de telle sorte que son initiative balaie d’un coup le droit des réfugiés palestiniens à retourner à leur terre et leurs propriétés, et réclame la reconnaissance par l’Autorité palestinienne de la « judéité » de l’entité coloniale, tout en entérinant la présence coloniale dans al-Quds et la Cisjordanie, en acceptant un « échange de terres » (échange de terres palestiniennes occupées en 48 contre des terres palestiniennes occupées en 67).
De leur côté, les régimes saoudien, émirati et jordanien préparent l’après Mahmoud Abbas, en poussant leur poulain Mohammad Dahlan, récemment mis en cause pour ses trafics concernant la vente de terrain maqdissis aux sionistes, par le biais d’une compagnie émiratie. Si ces derniers sont impliqués dans ce trafic visant la vie des Palestiniens dans leur ville et capitale, le régime saoudien s’apprête, lui, à normaliser ses relations avec l’entité coloniale, publiquement, et non plus secrètement, au moment où Netanyahu nomme Liberman au ministère de la guerre. Côté régime turc, les pourpalers pour normaliser les relations avec l’entité sioniste et revenir à l’avant-Marmara se heurtent à la condition posée par le régime turc concernant le blocus contre la bande de Gaza. C’est pourquoi la résistance palestinienne appelle à l’unité des forces  palestiniennes, à l’arrêt de la coordination sécuritaire avec l’occupant, car seule l’unité des Palestiniens et l’intensification de l’Intifada al-Quds sont capables de freiner les plans de liquidation de la cause palestinienne  en cours, et de ramener les peuples arabes autour de la Palestine et d’al-Quds. La Nakba se poursuit, comme l’a récemment affirmé le représentant au Liban du Jihad Islamique en Palestine, et les scénarios qui ont vu la chute de la Palestine en  1948 sont en train de se répéter, avec la participation de la communauté internationale et de puissances européennes, et surtout de régimes arabes. La seule différence, et de taille, est que la résistance palestinienne s’est développée depuis, elle a mis en échec les sionistes plusieurs fois depuis l’an 2000, et que, sur le plan régional, elle est soutenue par la république islamique en Iran.

Martyrs palestiniens tombés en mai 2016 :
214 – Ahmad Shehada (36 ans), Camp de Qalandia 3/5. 215 - Sawsan Mansour (17 ans), Biddu, Ramallah 23/5 -

Scènes de l’Intifada al-Quds

A - L’entité coloniale et la confiscation des corps des martyrs : au cours de ce mois, plusieurs corps de martyrs confisqués par l’entité sioniste ont été remis à leurs familles. Les corps des martyrs Hassan Manasra (15 ans) et Alaa Abu Jamal (22 ans) de la ville d’al-Quds ont été finalement remis aux familles, qui ont procédé à leur enterrement dans le cimetière situé dans Bab al-Asbat, dans la vieille ville d’al-Quds, et dans Jabal al-Mukabbir. Les corps des martyrs Maram et Ibrahim Taha, exécutés le 28 avril, ont également été remis à la famille et enterrés dans le cimetière de Qatana, au cours de funérailles populaires imposantes. Le corps du martyr Fouad Abu Rajab, exécuté le 8 mars, a été remis à la famille qui a été expulsée de la ville d’al-Quds. Les corps des martyrs Bashar Masalha et Abdel Rahman Raddad, de Qalqylia et la région de Selfit, ont été remis aux familles. Masalha et Raddad avaient été assassinés le 8 mars. Le corps du martyr Abdel Fattah Sharif (21 ans) exécuté froidement par un soldat sioniste dans la ville d’al-Khalil, au mois de mars dernier, a été remis à la famille et enterré dans la ville d’al-Khalil, lors de funérailles imposantes.

B - Les examens de fin d’année commencent en Palestine, en l’absence de 16 lycéens froidement exécutés par les sionistes. Il s’agit de : Mustafa al-Khatib, lycéen dans al-Kulliya al-Ibrahimiya, al-Quds ; Dania Arshid, al-Khalil ; Ahmad Abu Rabb, lycée de Qabatia, Jénine ; Ahmad Kamil, Qabatia ; Noureddine Saba’na, lycée de Qabatia ; Ashraqat Qatnani, camp de Askar ; Adnane Michni, lycée d’al-Khalil ; Mohammad Halbiye, Abu Diss ; Kalzar Awawi, lycée d’al-Khalil ; Mahmoud Shalalda, lycée de Sa’ir, al-Khalil ; Mohammad Zaghlouan, lycée de Qariout, Nablus ; Labib Azem, lycée de Qariout ; Ahmad Kawazba, lycée de Sa’ir ; Ahmad Amer, lycée de Massha, Silfit ; Youssef Tarayra, lycée de Bani Na’im, al-Khalil ; Sawsan Mansour, lycée de Biddu, al-Quds.

C - Le camp de Qalandia à la pointe de la lutte : Les incursions de l’occupant dans le camp de Qalandia, aux portes de Ramallah, ne se comptent plus. Des forces spéciales de l’armée ont décidé de mettre au pas ce camp et ses réfugiés. Tous les soirs, et pendant plusieurs mois, ces forces spéciales pénètrent dans le camp pour arrêter des Palestiniens, soupçonnés de mener la résistance. Ils témoignent aux caméras de leurs chaînes de télévision qu’ils ont peur, ils avancent par groupes, et qu’ils cherchent avant tout à se protéger des coups qui peuvent pleuvoir sur eux. Ils arrêtent cependant des militants, ils ont récemment arrêté deux membres du FPLP, et parfois, ils s’engagent dans de vraies batailles contre les jeunes résistants, qui refusent leur présence et les attaquent.

Résistance

Un soldat sioniste a été blessé dans la colonie Tel Aviv, le 30 mai, par un coup de poignard. Un jeune Palestinien de 17 ans a été arrêté. Deux soldats sionistes ont été blessés par des tirs de pierres, le 17 mai, au cours d’affrontements dans al-Issawiya. Des affrontements ont eu lieu dans Selwan le 19 mai, suite  une incursion provocatrice menée par les sionistes dans ce quartier. A Kfar Qaddum, dont la population manifeste tous les vendredis contre l’occupation, réclamant l’ouverture d’une route fermée par l’occupant il y a 13 ans, des affrontements ont eu lieu et les sionistes ont asphyxié la population en lançant des gaz, à l’intérieur des maisons.

Le 13 mai, de violents affrontements ont opposé les jeunes de Abu Diss aux forces de l’occupation. Le 4 mai, 11 Palestiniens ont été blessés lors des affrontements à Abu Diss, dont deux secouristes. Le 7 mai, un véhicule appartenant à des colons de « Nahgot » a été ciblé par des bouteilles incendiaires, sans faire de victimes. Le 3 mai, une charge explosive a explosé près d’un groupement de l’armée sioniste au barrage qui sépare la Palestine occupée de la bande de Gaza.

Le 3 mai, un Palestinien parvient à poignarder un rabbin et à le blesser, avant de s’enfuir. Le rabbin a été transporté à l’hôpital pour être soigné. Le résistant a été arrêté. Il s’agit de Muhannad al-Muhtasib, de la ville d’al-Khalil. Il a 18 ans, et est le cousin du martyr Mahdi al-Muhtasib, exécuté par l’occupant le 29 octobre dernier. Il est détenu et son « procès » est prévu pour le 17 juillet. Le 30 mai, les sionistes prétendent avoir arrêté les résistants qui ont mené une opération –poignard dans al-Quds, blessant deux colons dans la zone de la colonie « Armon Hatzaf ». 3 jeunes âgés de 16 et 17 ans ont été arrêtés à Jabal al-Mukabbir.
Le résistant Ahmad Shehade a tenté d’écraser des soldats sionistes près du barrage à Betunia, à l’ouest de Ramallah. Il a été assassiné par les soldats. Cette opération intervient après l’écrasement de trois soldats sionistes près de la colonie « Doliv » implantée sur les terres de Deir Bazigh. Le 8 mai, trois colons ont été attaqués au couteau près de la colonie « Amon Hanatsif » près de Jabal al-Mukabbir, dans al-Quds.

Le 10 mai, un officier et deux soldats de l’armée d’occupation ont été gravement blessés par une charge explosive à l’entrée du village de Hazma, à l’est d’al-Quds. Peu avant, deux colons avaient été poignardées dans al-Quds. Les militaires sionistes pensent que la charge explosive à Hazma a été déposée par « un professionnel », qui est parvenu à faire des leurres avec d’autres charges, dans le but de causer beaucoup de dégâts parmi les occupants. Les spécialistes militaires considèrent que l’opération à Hazma a été préparée d’avance et qu’elle n’est pas le fait d’un seul résistant, mais d’un groupe, et que les sionistes n’étaient pas préparés à y faire face.
Le tram colonial circulant dans al-Quds a été la cible plusieurs fois, au cours de ce mois, de jets de pierre lancés en plusieurs endroits de son passage. Ce tram fut construit par une compagnie française qui a refusé de respecter le droit international, qui considère al-Quds comme une ville occupée. Pour le construire, des milliers de dunums de terrains appartenant aux Palestiniens ont été confisqués et des maisons ont été démolies.
Au cours de la dernière semaine du mois de mai, 77 points d’affrontements entre les Palestiniens et les sionistes ont été recensés, situs dans al-Quds, al-Khalil, Beit Laham, Ramallah, Nablus et les territoires occupés en 48. Des bouteilles incendiaires ont été lancées au cours de la semaine sur les véhicules de l’armée sioniste et en direction de la colonie Betar Ilit.
De nombreux points d’affrontements ont eu lieu entre les Palestiniens et les occupants, à l’occasion de la commémoration de la Nakba, que ce soit à Bayt Lahem ou à Nablus. Des soldats de l’occupation ont été ciblés par des jeunes près du village Ba’el Hassour, au centre de la Cisjordanie. Des affrontements ont eu lieu le 28 mai lors d’une incursion des forces de l’occupation dans le camp de Dhayshé. Un jeune de 21 ans a été blessé. D’autres affrontements se sont déroulés dans le camp de Ayda, et dans le village de Bayt Fujjar, après l’arrestation de jeunes.
Les familles maqdissies résidant dans l’ancienne ville ont appelé à un rassemblement populaire pour dénoncer la vente des propriétés palestiniennes aux sionistes, le 31 mai. Elles ont l’intention de faire signer le document d’engagement envers al-Quds affirmant le refus des ventes des propriétés maqdissies, et l’attachement à la terre palestinienne, et de consacrer tous leurs efforts « pour protéger nos propriétés, malgré toutes les pressions exercées sur nous », car ces propriétés « appartiennent à tous les musulmans, et Dieu nous demandera des comptes à leur propos ». Le communiqué des familles appelle l’Autorité palestinienne, les Awqaf, les organisations et les institutions palestiniennes à prendre tous les moyens pour poursuivre les agents des sionistes qui font passer les propriétés aux sionistes. Il réclame la mise en place de plans pour protéger les propriétés maqdissies face à la judaïsation.

Répression et purification ethnico-religieuse

Le village de Hazma, au nord est de la ville d’al-Quds, a subi un blocus de plusieurs jours, suite à une opération menée par les résistants contre l’occupant. Les entrées du village ont été bloquées par des barbelés puis par des blocs de béton, et le village a été encerclé par des patrouilles sionistes. Les unités spéciales de l’armée d’occupation ont arrêté des dizaines de jeunes du village,
Les forces d’occupation sionistes installées aux barrages dans la Cisjordanie ont arrêté des dizaines de jeunes, au cours du mois de mai, alléguant qu’ils voulaient mener des opérations contre l’occupant. Elles ont arrêté deux jeunes du village de Qabatia, Abdallah Malahla (20 ans) et de la ville de Qalqylia, Na’el Walid Hajj, le 20 mai.
Sheikh Raed Salah, président du Mouvement islamique, tendance du nord, a été arrêté et condamné à 9 mois de prison ferme. Il a été placé en isolement dans la prison de Ramon. Son avocat et ses amis affirment que les sionistes cherchent à l’assassiner en prison.
L’occupation arrête les pêcheurs de Gaza et confisque leurs bateaux. Le 22 mai, les sionistes ont arrêté 10 pêcheurs de Gaza. Selon le centre « al-Mizan », les sionistes ont arrêté depuis le début de l’année 65 pêcheurs, certains ont été relâchés après quelques jours de détention.
Plus de 2000 Palestiniens arrêtés depuis le début de l’année, au cours d’incursions menées par les forces de l’occupation dans les villes, villages, bourgs et camps palestiniens de la Cisjordanie, mais aussi dans les villes et bourgs situés en Palestine occupée en 48. Le 29 mai, 9 Palestiniens ont été arrêtés dans les provinces de Ramallah et de Bayt Lahem, dont un enfant de 14 ans,  Mohammad Thawabta. Au cours des deux jours précédents, 18 Maqdissis avaient été arrêtés. La mère d’un martyr, Wafa’ Suyuri, 45 ans, a été arrêtée dans la ville d’l-Khalil. Le tribunal de l’occupant a condamné Youssef Rajabi, 19 ans, de la vieille ville d’al-Quds, à 9 ans de prison. Arrêté le 24 novembre dernier, il est accusé d’avoir planifié une opération de résistance. La mère de Muhannad Halabi, le résistant qui a déclenché l’Intifada en menant une opération poignard début octobre, a été convoqué par le poste militaire de Salem.
Les sionistes menacent  la présence musulmane dans la ville d’al-Lid. Le maire sioniste de cette ville occupée en 48 s’en prend aux appels à la prière à partir des minarets des mosquées. Le village de Ramieh, situé aux abords de la colonie sioniste « Karma’il » est menacé de disparition, dans la région de Galilée. La colonie s’agrandit aux dépends du village, mais les Palestiniens se sont organisés depuis plus d’un an pour arrêter le processus de leur extinction.
Avant d’être nommé ministre de la guerre, le sioniste Liberman menace d’exécuter les prisonniers palestiniens, « coupables » de mener des opérations de résistance à l’occupation de leur pays. Il a promis de mettre en place une loi au service de son plan. La répression sioniste contre les prisonniers palestiniens s’est accentuée ces derniers mois. De nombreux témoignages, notamment d’enfants, dénoncent les tortures physiques et morales. Les familles des prisonniers sont malmenées et humiliées, lors des visites, rares et pénibles. Les prisonniers sont assaillis par des unités formées spécialement pour les réprimer, dans plusieurs prisons.

Dans la ville d’al-Quds et la mosquée al-Aqsa

La profanation de la mosquée al-Aqsa, dans la ville d’al-Quds, se poursuit, du fait de la non-assistance des musulmans dans le monde aux Palestiniens et maqdissis qui continuent à la protéger, malgré le rapport de forces défavorable pour les Palestiniens. La profanation est un acte quotidien mené par les sionistes, qu’ils appartiennent aux bandes de colons ou aux forces sécuritaires. Par leur profanation quotidienne, les sionistes veulent entériner un mythe, celui de la présence d’un temple juif à l’emplacement même de la mosquée. Un chef d’une bande de colons, Yehuda Glick, blessé par un résistant palestinien il y a plusieurs mois, a repris ses incursions dans la mosquée al-Aqsa, protégé par des dizaines de policiers et d’hommes des services de renseignement. Ces incursions profanatrices à l’intérieur de la mosquée sont dénoncées et parfois repoussées par les fidèles palestiniens qui continuent à défendre la mosquée, jour et nuit. Aux cris de « Allah Akbar », les fidèles palestiniens de tout âge parviennent parfois à déstabiliser les colons profanateurs. Mais les militaires et policiers sionistes se jettent sur eux et les pourchassent. Certains sont arrêtés et conduits au poste de police sioniste, d’autres reçoivent des convocations. Il est évident que les sionistes sont en train d’instaurer une présence permanente des juifs dans la mosquée, en vue de réduire au moins une partie de la mosquée en lieu de culte pour les juifs, comme ils l’ont fait pour la mosquée al-Ibrahimi dans la ville d’al-Khalil.
Plusieurs des mourabitun dans la mosquée ont été arrêtés ou interdits de présence dans la mosquée ou même dans la ville d’al-Quds. Ali Abu Sabitan et son épouse ont été convoqués à la prison Moskobiyya et Hanadi Helwani, enseignante maqdissie, a été arrêtée. Jamal Amru et son épouse Zeina, ont été interdits de voyage au motif de soutenir la mosquée al-Aqsa et les mourabitoun.
Au cours de ce mois, a été révélé par le quotidien al-Akhbar (son correspondant dans al-Quds) le réseau arabe composé de Palestiniens liés à Mohammad Dahlan et d’Emiratis qui aident à faire passer les propriétés palestiniennes dans la ville aux mains des colons sionistes. Les Arabes achètent les propriétés (que les Palestiniens ne veulent pas vendre aux sionistes), qui passent par une compagnie émiratie (al-Thuraya) pour être revendus aux sionistes. C’est de cette manière que plusieurs propriétés palestiniennes situées dans Selwan et dans la vieille ville sont passées aux mains des colons. Mais les sionistes utilisent d’autres moyens pour arracher les propriétés aux Palestiniens avant de les expulser. L’entité coloniale a promulgué quantité de lois pour exproprier les Palestiniens, le dernier en date est appelé « la loi de la troisième génération », selon laquelle les sionistes peuvent expulser de leurs maisons les familles vivant en location, depuis 1968. Selon cette loi, la troisième génération ne serait plus protégée par la loi sioniste des locations et pourrait être expulsée. D’autre part, les sionistes trafiquent des actes de vente à l’aide d’avocats véreux, vivant en Europe ou dans l’entité coloniale. Le but étant de judaïser toute la Palestine et d’expulser les Palestiniens de leur patrie.
Le recensement comme moyen d’oppression à l’encontre des Maqdissis : c’est au cours de la nuit que la police et l’armée sionistes mènent leurs enquêtes, soi-disant de recensement, dans les quartiers palestiniens de la ville d’al-Quds. Réveiller les membres de la famille en pleine nuit, frapper aux portes, rassembler la famille, poser des questions sur les enfants, leurs écoles, sur les jeunes et leur travail, photographier les cartes d’identité, harceler les vieillards…  Des centaines de maisons situées dans les quartiers Issawiya, At-Tour, Sawaneh ont subi ce traitement, au cours de ce mois, traitement en vue de futures arrestations et expulsions.
Tous les jours, les sionistes démolissent des maisons et des constructions diverses appartenant à des maqdissis, dans l’espoir de les chasser de leur ville. Le 18 mai, une maison appartenant à Rajeh Sabbar a été démolie dans le quartier de She’fat, sous le prétexte qu’elle a été construite sans autorisation. Mais le but est d’agrandir la route coloniale reliant deux colonies, « Ramot Shlomo » et « Pesgar Zeev ». Le 23 mai, c’est un lieu de prière dans le quartier Mosrara qui a été démoli. Le 24 mai, deux bâtiments situés dans al-Issawiya sont détruits au moment où un dépôt appartenant à un Palestinien dans Selwan a subi le même sort. Début mai, une famille de Selwan a été obligée de démolir un dépôt et à la fin du mois, c’est un citoyen de Selwan, Mohammad Abu Tayeh, qui a été obligé de démolir sa maison.
Les arrestations de Maqdissis de tout âge et pour plusieurs motifs se poursuivent presque quotidiennement. Le 20 mai, le jeune Mohammad Samir Mashahra (16 ans) est arrêté dans Jabal al-Mukabbir. Le 23 mai, les forces de l’occupation arrêtent Mohammad Abu Homs, Adam Mahmoud, dans al-Issawiya et le jeune Mohammad Abu Hamam (17 ans) et Shadi Abu Hamam (19 ans) dans Ayn Lawzé, à Selwan. Asma’ Moghrabi (23 ans), épouse du prisonnier Nasser Moghrabi a également été arrêtée.
Une association de colons s’active pour judaïser le quartier de Sheikh Jarrah dans al-Quds. Elle a déposé son intention de construire 38 unités de logement colonial dans le lieu dit « Qubbaniat Um Haroun », dont la propriété revient à la famille Hijazi. La municipalité coloniale prévoit la construction d’une colonie pour les colons de « Atirat Cohonim » au cœur du quartier Selwan.

La presse palestinienne

La revue al-Istiqlal, qui paraît à Gaza, se demande, dans son numéro daté du 26 mai, et son éditorial « une fois encore » à quoi sert l’initiative française, mais aussi à quoi servent les protestations internationales concernant la poursuite de la colonisation en Cisjordanie, si celles-ci ne sont pas accompagnées de pressions pour arrêter le processus colonial. « Les Etats-Unis dénoncent la colonisation mais cela n’a aucun effet sur les relations entre elles et l’entité sioniste ». Et « les parties internationales dénoncent la colonisation et évoquent son rôle négatif sur le processus de règlement, en bouchant l’horizon à la solution de deux Etats, mais elles ne prennent aucune décision capable d’arrêter la colonisation. »

Communiqués et déclarations

Sheikh Khodr Adnane, cadre dirigeant au Mouvement du Jihad islamique en Palestine, a dénoncé la campagne d’arrestations des militants en Cisjordanie menée par les services sécuritaires de l’Autorité palestinienne. Il a déclaré que l’appareil sécuritaire de l’Autorité a intensifié les arrestations des cadres du mouvement au cours des dernières semaines. Il a arrêté Nidal Musa’ed, cadre ayant été emprisonné pendant 9 ans dans les prisons de l’occupation, et Yousse Mushar, et Ahmad Nasr (58 ans) qui avait été expulsé en 1992 vers le Liban (Marj al-Zuhur) par l’occupation. Le mouvement du Jihad islamique a dénoncé cette campagne d’arrestations, menée pour justifier le retour de l’Autorité palestinienne au choix des négociations avec les sionistes et confirmer sa volonté de poursuivre la liaison sécuritaire avec l’occupant pour étouffer l’Intifada al-Quds.
Professeur Abdel Sattar Qassem, de l’Université al-Najah à Nablus, a déclaré que les efforts en cours pour un règlement servent en premier l’entité sioniste, leur but n’étant pas de mettre fin au conflit, mais de détourner la colère des Palestiniens en leur offrant des illusions et une vie économiquement valable. « Chaque fois que les Palestiniens sont au bord de l’explosion, un Etat arrive et proclame une initiative pour la « paix » et le règlement. »
Daoud Shehab, responsable de l’Information au Mouvement du Jihad Islamique, a dénoncé la presse « jaune » (Sharq al-Awsat, Londres, affiliée au régime saoudien) qui diffuse de fausses informations sur le mouvement, et notamment concernant la dernière visite de ses dirigeants à Téhéran. Daoud Shehab a placé cette campagne contre le mouvement dans le cadre de la volonté de certains d’empêcher les efforts du mouvement du Jihad islamique de parvenir à une réconciliation inter-palestinienne et d’ouvrir enfin le poste-frontière de Rafah, avec l’Egypte, pour alléger les souffrances des Palestiniens de Gaza.
Sami Abu Zuhri, porte-parole du mouvement Hamas, a déclaré, concernant la nomination de Liberman au ministère sioniste de la guerre, que ce dernier « et tous les membres du gouvernement, ainsi que les dirigeants de l’entité israélienne sont des criminels et des tueurs…   Mais la nomination de Liberman indique clairement que le fascisme dans les rangs de l’entité est en hausse. Nous sommes à présent face à une entité raciste dans tout le sens du terme ». Il a ajouté que les menaces de Liberman contre son mouvement ne font pas peur au peuple palestinien. Quant à Khaled al-Batch, dirigeant au mouvement du Jihad islamique, il a déclaré, après cette nomination, qu’il était temps de revenir au début et de retirer toutes les concessions scandaleuses que l’Autorité a faites, à commencer par la reconnaissance de l’occupation sur 78% de la terre palestinienne, jusqu’à la dépendance économique et sécuritaire, et la normalisation des relations, le refus de la résistance et son rejet, et l’acceptation du principe de « l’échange des terres », et la question des réfugiés.
Le député Hassan Khrayshé a déclaré début mai que les déclarations de l’Autorité palestinienne concernant l’arrêt de la coordination sécuritaire avec l’occupant ne sont pas sérieuses, mais qu’elles ont été faites sous la pression du peuple palestinien.
Lors de la commémoration de la Nakba, le 15 mai 1948, le représentant au Liban du Mouvement du Jihad islamique en Palestine, Abu Imad Rifa’î a affirmé que « la Nakba se poursuit sous toutes ses formes. La souffrance du peuple palestinien augmente de jour en jour, mais cela ne fait que consolider sa détermination à revenir à sa terre, et à affronter l’occupant et à s’attacher à la résistance. Dans l’exil, il y a une détermination forte et sérieuse pour le retour à la terre. » Il a ajouté qu’il est vain de compter sur la communauté internationale pour récupérer ses droits, car cette dernière exerce toujours des pressions sur les Palestiniens pour qu’ils concèdent leurs droits. « L’occident n’intervient que lorsque les « Israéliens » reçoivent des coups », a-t-il ajouté.

Dans la presse sioniste

Selon la presse sioniste, les quelques opérations de résistance menées au cours de ce mois ne prévoient rien de bon pour l’entité coloniale. Elles signifient d’abord que la coordination sécuritaire avec l’Autorité palestinienne et les mesures répressives de l’occupant ne peuvent arrêter la résistance, et ensuite, que ces opérations risquent de s’intensifier au cours du mois prochain, pendant le mois de Ramadan. Le site des services de renseignements de l’occupation, Walla, a signalé que les forces de l’occupation ont arrêté au cours des derniers mois plus de 2000 Palestiniens, la plupart résidant dans les villes de la Cisjordanie, pour éviter précisément la poursuite de l’Intifada. Selon le site, l’Autorité palestinienne a intensifié sa répression envers les militants du Hamas et du Jihad islamique, non seulement pour étouffer la révolte, mais par crainte pour son propre avenir, menacé selon elle par les organisations de la résistance.

CIREPAL
Centre d'information sur la Résistance en Palestine
N°11 - Juin 2016

La tête sur les épaules

Patrouille de la force d'occupation dans Hébron. (Afp)
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- Ça y est, c'est fait...
- qu'est-ce qui est fait?
- Avigdor Lieberman est ministre
- de quoi?
- de la défense... et ce n'est pas tout
- qu'y a-t-il d'autre?
- Sofa Landver -membre de la même formation que Lieberman- est au poste de ministre de l'Intégration
- intégrer qui?
- les nouveaux colons
- où ai-je la tête... évidemment
- ...!?

Al Faraby
Mardi, 31 mai 2016

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Tunisie : le grand chantier des municipales

Le doigt noirci, preuve du vote. (Afp)

A voté. Et revotera ! Le Tunisien connaît désormais la date des élections municipales : 26 mars 2017. Depuis l'instauration de la démocratie, ce sera le quatrième scrutin libre, organisé par l'ISIE, la haute instance indépendante en charge des élections. Un vote qui pourrait bénéficier du facteur proximité. Et qui pourrait réconcilier les Tunisiens avec la vie politique. Sur huit millions en âge de voter, seuls cinq millions s'étaient inscrits sur les registres électoraux et trois millions seulement s'étaient rendus aux urnes pour les présidentielles de 2014.

Création de 85 nouvelles communes
3,5 millions de Tunisiens vivaient en dehors du milieu communal. Et ne disposaient pas des prestations dispensées par les mairies. Youssef Chahed, ministre des Affaires locales et étoile montante de la vie politique, a procédé à un maillage complet du territoire, créant 85 municipalités. Le pays en compte désormais 350. Le nouveau découpage territorial fait que tout Tunisien est rattaché à une mairie.

En finir avec le « Tout remonte à Tunis »
Un conflit au sein d'une école ? « Ça remonte à Tunis pour décision. » Une décision à prendre au sein d'un gouvernorat ? « Ça part à Tunis ! » Ce sont les ministres eux-mêmes qui se plaignent de devoir intervenir dans des dossiers qui relèvent « au mieux d'un sous-directeur régional » selon le ministre de l'Emploi. Conséquences, la taille des parapheurs ressemble au ventre d'un accordéon. Après discussions à l'ARP, les pouvoirs des municipalités devraient être élargis. À elles de régler un certain nombre de désagréments qui polluent la vie des Tunisiens. Constructions anarchiques, amoncellement des déchets, respect des règles de l'urbanisme, transparence de la gestion : les dossiers fourmillent. Le projet de loi organique sera examiné à l'ARP dès mardi. Selon le nombre d'habitants de la commune, le nombre de sièges du conseil oscillera entre dix et soixante.

Un pays démocratique qui se structure petit à petit
Au président de la République, les affaires étrangères. Au Premier ministre, la gouvernance du pays. À l'ARP (le parlement), les lois. Aux mairies, la gestion des problèmes quotidiens. Les différents échelons politiques seront en 2017 pourvus par des personnalités choisies par le peuple. La jeune démocratie tunisienne évoluera alors sur des bases légitimées par le vote.

Les forces politiques en présence
Deux partis s'affronteront, les deux alliés que sont Nidaa Tounes et Ennahda. Le parti de Rached Ghannouchi vient de procéder à sa refonte idéologique en séparant l'action politique de la prédication. Disposant d'un solide réseau de militants à travers tout le pays, il avancera en rangs serrés. Ce qui n'est pas le cas du parti fondé pour BCE. Des luttes intestines ont fait voler en éclats son groupe parlementaire. Son ancien secrétaire général, Mohsen Marzouk, a créé son propre bloc, Al-Horra, qui compte plus de vingt-cinq députés. Son Mouvement pour le projet de la Tunisie est actuellement en cours de structuration dans le pays. L'homme affiche une ligne anti-Ennahda. Quand Nidaa préconise la coalition afin de stabiliser le pays. Les militants de Nidaa Tounes sont pour le moins désarçonnés à neuf mois des élections. Du côté de l'extrême gauche, le Front populaire d'Hamma Hammami aura-t-il la capacité de se frayer un chemin ? Et de proposer une alternative économique, sociale, à l'échelle locale ? Cette élection dévoilera la physionomie politique du pays de façon très précise le 27 mars prochain.

Municipales 2017 : chiffres clés
350 communes éliront leurs maires. 8 millions de Tunisiens sont en âge de voter. Population de la Tunisie : 10,9 millions d'habitants.

Propos recueillis par  Benoît Delmas à Tunis.

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Gaza: le Hamas exécute trois condamnés à mort


Trois hommes condamnés à la peine capitale ont été exécutés mardi dans la bande de Gaza, a indiqué le procureur général nommé par le Hamas, au pouvoir dans l'enclave palestinienne.
Les trois hommes, condamnés pour des crimes de droit commun, ont été exécutés à l'aube dans le secret, sans que le procureur Ismaïl Jaber ne précise de quelle manière.
Ce dernier avait récemment plaidé pour que les criminels de droit commun soient tués en place publique, un traitement habituellement réservé aux Palestiniens accusés d'avoir collaboré avec l'ennemi israélien.
Les trois hommes ont tous été condamnés pour meurtre et le Hamas faisait valoir que les familles de leurs victimes réclamaient l'exécution des sentences.
Plusieurs dirigeants du Hamas avaient récemment appelé les autorités judiciaires, aux mains du mouvement islamiste depuis sa prise de pouvoir par la force à Gaza en 2007, à exécuter treize hommes actuellement dans le couloir de la mort pour des crimes de droit commun.
Cet appel avait déclenché une levée de boucliers, des défenseurs des droits de l'Homme et des organisations internationales appelant le Hamas à renoncer à ces exécutions.
Mais le procureur a de nouveau laissé entendre mardi que d'autres exécutions pourraient suivre.
"Mettre à exécution toutes les décisions judiciaires est un devoir légal pour protéger la société", a prévenu son bureau dans un communiqué qui a défendu la légalité des condamnations, affirmant que "toutes les étapes juridiques" et les "garanties légales des accusés ont été respectées" lors de la procédure.


(31-05-2016 - Avec les agences de presse)

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lundi 30 mai 2016

Israël: l'ultranationaliste Lieberman investi ministre de la Défense par le Parlement

Avigdor Lieberman au Parlement israélien, le 30 mai 2016 à Jérusalem (Afp)

L'ultranationaliste Avigdor Lieberman a été investi lundi par le Parlement israélien comme ministre de la Défense, un poste où il supervisera l'action dans les Territoires palestiniens et où il a promis de se montrer "raisonnable" après des années de rhétorique agressive.
La nomination du chef du parti Israel Beiteinou, ainsi que celle de Sofa Landver -membre du même parti- au poste de ministre de l'Intégration, a été approuvée par 55 voix (sur 120) contre 43 et une abstention, les autres députés n'ayant pas pris part au vote.

(30-05-2016 - Avec les agences de presse)

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Alep, la ville aux vitres brisées


Dans la ville syrienne d'Alep ravagée par la guerre, les habitants ne sont plus à l'abri des intempéries ou des regards indiscrets, les bombardements ayant brisé leurs vitres désormais remplacées par des bâches ou du plastique.
Dans la deuxième ville de Syrie, presqu'aucune fenêtre n'a été épargnée. Remplacer les vitres brisées est devenu un fardeau trop lourd pour les résidents comme pour les commerçants des deux côtés de cette métropole divisée depuis 2012 entre quartiers rebelles et prorégime.
"Toutes les vitres chez nous ont volé en éclats en raison des bombardements", raconte à l'AFP Ammar Wattar, un professeur d'anglais, en posant du plexiglas sur le cadre d'une fenêtre de son appartement à Midane, un quartier contrôlé par le régime du président Bachar el-Assad.
"Nous les avons remplacées une première fois, puis une deuxième et une troisième fois. Par la suite, nous y avons renoncé", explique-t-il.
Une trêve dans cette guerre sanglante mise en place le 27 février a été violée à plusieurs reprises par les deux camps, le régime larguant des barils d'explosifs meurtriers sur les quartiers rebelles dans l'est d'Alep, et les insurgés ripostant avec de violents tirs de roquettes sur le secteur ouest.
Ceux qui ont la chance d'échapper à la mort sont toutefois menacés par les éclats des vitres brisées. "Ma fille a été blessée à la jambe par des fragments de verre lors d'un tir de roquettes", raconte Asra al-Masri, institutrice dans un quartier sous contrôle gouvernemental.
Du côté rebelle, Ali Makansi, 32 ans, était assis un jour dans son épicerie lorsqu'un tir au mortier a éventré le toit d'un immeuble proche.
"L'explosion était si puissante que toute l'embrasure de ma fenêtre s'est effondrée. J'ai eu une profonde blessure à la main droite. Il m'a fallu un an pour guérir", confie à l'AFP ce commerçant du quartier de Chaar.
Vu le rythme des bombardements qui se poursuivent dans la ville, "toutes les maisons et échoppes à Alep utilisent des bâches en nylon au lieu de vitres", assure-t-il.
"Le nylon ne blesse personne en cas d'explosion et en plus, il est bon marché," souligne-t-il, alors que l'ancienne capitale économique du pays connaît depuis plusieurs mois une flambée des prix et du chômage.
Avant le début de la guerre en Syrie en 2011, une plaque de verre coûtait 425 livres syriennes (63 centimes d'euro) contre 3.300 (5,4 euros) actuellement. Le mètre carré de nylon ne coûte lui que 500 livres au plus (80 centimes d'euro).
Dans de nombreux quartiers, on peut apercevoir des enfants se faufiler à travers des encadrements de portes couverts de rideaux de nylon.
Mais l'absence de vitres cause aux habitants son lot de nuisances, en plus des affres de la guerre.
"Les insectes, la poussière, la suie et l'odeur âcre des générateurs, portent non seulement atteinte à notre santé mais perturbent aussi nos enfants qui font leurs devoirs", déplore Asra.
Dans le quartier rebelle de Boustane al-Qasr, Mohammad Jokhdar, un enseignant d'arabe de 29 ans, se plaint du fait que le nylon "ne protège pas des intempéries". "Il y a des fuites et la maison est très bruyante. J'ai l'impression de vivre dans la rue".
Pour Oum Mohammad, mère de famille, l'absence de vraies fenêtres signifie que le privé n'a plus sa place dans la vie des Alépins.
Ses filles ne se changent plus dans leurs chambres mais "dans les couloirs à l'abri des regards des voisins", affirme cette femme de 52 ans.
Abou Omar qui habite le quartier rebelle de Tariq al-Bab, estime que les chats des rues constituent le principal problème.
"Ils déchirent le nylon et s'introduisent dans ma maison à la recherche de nourriture".

(30-05-2016 - Avec les agences de presse)

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Bahreïn: 9 ans de prison en appel pour le chef de l'opposition chiite

Un Bahraini tient un portrait d'Ali Salmane, leader d'opposition, à Manama le 29 mai 2016 (Afp)

Le chef de l'opposition chiite à Bahreïn, cheikh Ali Salmane, jugé notamment pour incitation à la désobéissance, a été condamné en appel lundi à neuf ans de prison, une peine qualifiée "d'inacceptable et provocatrice" par son mouvement Al-Wafaq.
Al-Wefaq est le principal animateur de la contestation qui a débuté en février 2011 à Bahreïn où la majorité chiite réclame à la dynastie sunnite au pouvoir des réformes politiques et une vraie monarchie constitutionnelle.
La première Haute cour d'appel criminelle de Bahreïn a fortement alourdi lundi la peine de quatre ans de prison infligée à Ali Salmane en juin 2015 en première instance, selon une source judiciaire.
A l'époque, le juge n'avait pas retenu le chef d'accusation de complot contre le régime.
Mais cheikh Salmane avait été condamné pour avoir "incité publiquement à la haine contre les adeptes d'une confession", en référence aux sunnites, "incité à la désobéissance" et porté atteinte au ministère de l'Intérieur en qualifiant ses employés de "mercenaires", selon les autorités.
Al-Wefaq, le mouvement de cheikh Ali Salmane, a rapidement dénoncé le verdict en appel, le qualifiant "d'inacceptable et provocateur" dans un pays secoué par des troubles récurrents.
Ce verdict témoigne de "l'insistance du régime à ignorer les appels à une solution et à exacerber la crise politique à Bahreïn", a ajouté Al-Wefaq dans un communiqué.
L'arrestation fin décembre 2014 du leader chiite, âgé de 51 ans, avait provoqué des manifestations et avait été condamnée par des organisations de défense des droits de l'Homme.

(30-05-2016 - Avec les agences de presse)

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État guerrier

Guerre contre Gaza de 2008-2009 (Archives Assawra)

Au soir du 18 janvier 2009, selon le bilan provisoire rapporté par le chef des services d'urgence à Gaza Mouawiya Hassanein et selon les chiffres communiqués par le Hamas, 1 315 Palestiniens ont été tués dans l'offensive israélienne, dont 410 enfants et plus de 100 femmes, tandis que 5 285 autres ont été blessés ; selon le Centre palestinien pour les droits de l'homme, les civils composent 65 % des tués. Côté israélien, 3 civils et 10 soldats israéliens ont perdu la vie, et 113 soldats ont été blessés ainsi que plus de 84 civils, selon B'Tselem.

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- Je ne comprends pas
- quoi?
- qui, en Israël, déclenche une guerre?
- la commission ministérielle pour la sécurité nationale
- eeuuhh...
- quoi encore?
- et qui la décide?
- pas besoin de la décider... elle est inhérente à cet État
- ...!?

Al Faraby
Lundi, 30 mai 2016

Inhérent: Du latin inhaerens participe présent du verbe inhaerere. Nécessaire et inséparable d’un autre objet ou d'un autre sujet.

Naftali Bennett, chef du Foyer juif et ministre de l’Éducation, exige la nomination d'un attaché militaire au cabinet de sécurité, organe habilité à déclencher une guerre et composé d'un tiers des ministres.

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Les forces irakiennes entrent dans Falloujah

Les forces du contre-terrorisme irakiennes se dirigent le 28 mai 2016 vers al-Sejar près de Fallouja (Afp)

Les forces irakiennes sont entrées dans Falloujah, bastion du groupe djihadiste État islamique (EI). La reprise de Falloujah est, avec celle de Mossoul et de Raqqa en Syrie, le grand objectif de la coalition internationale antijihadistes. Cet assaut ravive les craintes pour le sort de civils bloqués par les combats dans les deux pays. Falloujah est située dans la province occidentale d'Al-Anbar, à 50 kilomètres à l'ouest de Bagdad. Alors que l'ONU et les ONG s'inquiètent pour le sort des civils pris au piège de combats, quelque 50 000 habitants étaient bloqués à Falloujah, manquant de nourriture, d'eau potable et de médicaments.
En Irak, outre l'offensive sur Falloujah, l'EI fait face dans le Nord à un assaut des forces kurdes irakiennes soutenues par l'aviation de la coalition internationale menée par les États-Unis, qui lui ont repris des secteurs à l'est de la ville septentrionale de Mossoul, principal bastion djihadiste en Irak. Les forces d'élite ont dirigé les assauts sur plusieurs villes d'Irak reprises aux djihadistes ces deux dernières années.
À Mossoul, avant un éventuel assaut sur la ville même, les forces kurdes irakiennes ont lancé dimanche avant l'aube une offensive à une trentaine de kilomètres à l'est de la cité, afin d'« augmenter la pression sur l'EI », selon un communiqué militaire kurde. Par ailleurs, le négociateur en chef de l'opposition syrienne, Mohammed Allouche, a annoncé sa démission, invoquant l'échec des négociations et la poursuite des bombardements des forces du président Bachar el-Assad sur les zones rebelles.

(30-05-2016 - Avec les agences de presse)

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Syrie: démission du négociateur en chef de l'opposition aux pourparlers de paix

Le négociateur en chef de l'opposition syrienne, Mohammed Allouche, à Genève le 19 avril 2016 (Afp)

Le négociateur en chef de l'opposition syrienne, Mohammed Allouche, a annoncé dimanche soir sa démission, invoquant l'échec des négociations et la poursuite des bombardements du régime de Bachar al-Assad sur les zones rebelles.
Sa démission intervient trois jours après que l'émissaire de l'ONU en Syrie Staffan de Mistura ait indiqué au Conseil de sécurité qu'il n'envisageait pas de nouveaux pourparlers de paix concernant la Syrie "avant deux ou trois semaines".
"Les trois rounds de négociations (à Genève sous l'égide de l'ONU, ndlr) ont été sans succès en raison de l'entêtement du régime, la poursuite de ses bombardements et son agression contre le peuple syrien", a affirmé M. Allouche dans un communiqué publié sur son compte Twitter tard en soirée.
Il a également dénoncé "l'incapacité de la communauté internationale à faire appliquer ses résolutions notamment en ce qui concerne le côté humanitaire, la levée des sièges, l'entrée des aides, la libération des prisonniers et le respect de la trêve".
Il faisait référence à l'accord russo-américain sur une cessation des hostilités entre régime et rebelles entré en vigueur le 27 février mais violé depuis à plusieurs reprises.
"Les négociations sans fin portent atteinte au sort du peuple, j'annonce donc mon retrait de la délégation et la remise de ma démission" au Haut comité des négociations (HCN), qui regroupe les principaux représentants de l'opposition et de la rébellion syriennes, a-t-il ajouté.
M. Allouche dirige le mouvement armé d'inspiration salafiste Jaich al-Islam (L'armée de l'islam), un des plus influents mouvements rebelles en Syrie et qui fait partie de la centaine de groupes insurgés ayant approuvé la trêve du 27 février.
"Je proteste contre la communauté internationale, en espérant qu'elle prenne au sérieux le sang des Syriens qui est versé en raison du régime et de ses alliés", a-t-il poursuivi dans le communiqué, en référence notamment à la Russie et l'Iran.
Les bombardements mutuels se poursuivent par intermittence dans des villes comme la métropole d'Alep, et près de Damas. Et le régime syrien refuse de faire rentrer de l'aide humanitaire dans des villes comme Daraya, assiégée depuis 2012.
Des diplomates avaient déjà estimé qu'il y avait peu de chances que l'opposition syrienne revienne à la table des négociations si la trêve n'était pas mieux respectée et si l'aide humanitaire restait bloquée, notamment dans des villes assiégées.
Les négociations indirectes, dont trois rounds se sont tenues cette année à Genève et qui sont censés trouver une issue à la guerre qui ravage la Syrie depuis cinq ans, ont notamment buté sur la question cruciale du sort du président Assad, dont le départ est la principale revendication de l'opposition.
Le dernier round, en avril, avait été interrompu après le retrait de la délégation des rebelles. Depuis le début de la révolte contre le régime de Damas en mars 2011, la guerre en Syrie a fait plus de 280.000 morts et jeté sur les routes des millions de personnes.

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يا مال الشام

Sabah Fakhri - Syrie
يا مال الشام - صباح فخري



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dimanche 29 mai 2016

Irak : les Kurdes marchent sur la banlieue chrétienne de Mossoul

Véhicules de l'armée du Kurdistan d'Irak, entre la base de Hasan Shami et le village de Muftia, repris à l'Etat islamique le 29 mai 2015.

Le hameau de Muftia, à seulement 35 km de Mossoul, vient d'être repris à l'État islamique avec quatre autres villages, ce dimanche à 10 heures du matin. Au milieu d'une large tâche noire exhalant la poudre et le sang, un peshmerga attrape ce qu'il reste de la tête d'un combattant de l'EI et la jette derrière un muret. A côté, ses frères d'armes chargent un pick-up avec des bombes prises à l'ennemi, les désarmant d'un tour de main, puis les entassant en vrac.
Dans une maison en ruine, Sorsh Mohamad, un autre soldat kurde de la division des Zeravani, les héros du jour, suit du doigt des dessins à la craie blanche sur un mur noir : « 300 mètres… », murmure-t-il. C'était le plan de défense des vaincus, écrasés en une demi-journée par une attaque surprise massive de l'armée du Kurdistan d'Irak. Ils vivaient terrés dans des souterrains de cinq mètres de profondeur.
À travers jachères et tranchées du no man's land, des tracto-pelles et des bulldozers ont improvisé une route sur deux kilomètres, où se croisent désormais convois de renforts et humvees criblés de balles. « Il n'y a pas eu beaucoup de résistance », assure le colonel Mahmoud, 52 ans - dont 35 sous l'uniforme Peshmergas - qui se repose à l'orée du village. « En trois heures, c'était fini. Mes hommes ont tué une quinzaine d'hommes de Daesh. Nous avons arrêté trois voitures piégées. »
Soutenus par des frappes de la coalition, 5500 hommes ont donné l'assaut à 4h30 du matin sur la plaine de Ninive, aux abords de Mossoul, 2 millions d'habitants avant 2014, la plus grande ville contrôlée par Daesh (acronyme arabe de l'État islamique). Une attaque déclenchée dans le plus grand secret : la veille encore, le général Sirwan Barzani, chef du secteur 6 que nous rencontrions dans son quartier général du camp Black Tiger, parlait de cette « première étape » de la reconquête de Mossoul en refusant catégoriquement d'en préciser la date.
Le but de cette offensive : libérer Qaraqosh, cité symbole du martyre des chrétiens d'Irak, désertée depuis près de deux ans par ses 75 000 habitants. Le 7 août 2014, Daesh s'était emparé de ce chef-lieu d'Hamdaniyah, le district qui borde Mossoul à l'est où se trouve Muftia. « C'était l'apocalypse ! », se souvient Anis Benham, chrétien de Qaraqosh et professeur à l'Université d'Hamdaniyah, aujourd'hui déplacée à Erbil. « J'y ai laissé ce que j'ai de plus précieux : les tombes de mon père et de ma mère. » Mais les chrétiens ne sont pas les seuls à avoir été chassé par l'organisation terroriste : Muftia était un village peuplé par des Kakaï, une minorité religieuse kurdes perpétuant de traditions pré-islamiques, et donc persécutés eux-aussi par Daesh.
Plusieurs des élèves du professeur Anis sont kakai et viennent de ces villages libérés, d'où ils ont fui en 2014 en même temps que les Chrétiens. « Bien sûr, c'est une excellente nouvelle », se réjouit Alaa Wardaki, arborant comme tous les Kakai une extravagante moustache. « Mais nous sommes étudiants, et nous avons nos examens ces jours-ci. Pas le temps de penser à ça. » Avant d'entrer dans la salle de cours, ses révisions à la main, un autre de ces jeunes kakaï raconte comment il s'est fait réveiller à 4 heures du matin par un coup de téléphone : son frère, peshmerga, lui annonçait partir pour l'offensive.
« Le plan est de libérer d'abord certains villages qui appartiennent aux Kurdes shabaks et kakaï », confirme Bahyat Taymes, major-général et membre de l'état-major d'Aziz Weysi, commandant en chef des Zeravani. « C'est une petite partie de la libération de Mossoul. Notre but est de détruire l'Etat islamique. Le Kurdistan ne sera jamais sûr tant qu'il existera. » L'officier est basé au camp de Hasan Shami, sur la route entre Erbil et Mossoul, d'où l'opération a été lancée. Derrière lui, des « conseillers militaires » étrangers font le ménage dans leur véhicule blindé. Les douilles vides pleuvent de la plateforme de la tourelle. Photos interdites, vient nous rappeler fermement l'un d'eux.
Cette première étape est d'ores et déjà un succès, selon les forces kurdes : au soir, quatre villages sont entièrement libérés, les combats continuent seulement dans celui de Talaban. Un général de brigade, Rizgar Agha, est tout de même mort au combat. Le président du Kurdistan d'Irak, Massoud Barzani, était lui-même sur place pour superviser les opérations.
Car ce mouvement audacieux des kurdes est aussi politiquement risqué. Le district d'Hamdaniyah était avant 2014 territoire du gouvernement central d'Irak. Les Kurdes le rendront-ils à Bagdad après la guerre ? « La politique du président est claire », analyse Ano Jawhar Abdoka, directeur de l'organisation Shlama, qui rassemble des représentants de des chrétiens du Kurdistan. « Ces régions reconquises sont ce que l'on appelle des « zones disputées » entre le gouvernement central et le Kurdistan. Leurs populations devront se prononcer avec un référendum, pour savoir si elles restent irakiennes, ou si elles deviennent kurdes. »
Des référendums locaux qui pourraient être organisés à l'occasion du référendum sur l'indépendance qu'a appelé de ses voeux Massoud Barzani en février 2016. Le vote pourrait être organisé à l'automne, selon une source du bureau du premier ministre. Reste à achever les opérations militaires d'ici là. D'après Ano Abdoka, « quand ils commenceront l'étape numéro deux, de nombreux villages chrétiens seront libérés, comme Karamlish ou Batlaya. Qaraqosh est une troisième étape, c'est une grosse ville, cela prendra plus de temps. Le programme est de la libérer ce mois-ci ou le prochain. »

(29-05-2016 - Avec les agences de presse)

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Israël : le couple Netanyahu dans la tourmente


La police israélienne a annoncé dimanche avoir transmis aux procureurs les résultats d'une enquête visant le Premier ministre Benjamin Netanyahu et sa femme au sujet de l'utilisation présumée de fonds publics à des fins privées. La police n'a donné aucun détail sur les résultats de l'enquête mais les médias israéliens assurent qu'elle recommande des poursuites contre Sara Netanyahu. L'annonce intervient quelques jours après la publication d'un rapport officiel distinct examinant à la loupe les voyages en avion de Benjamin Netanyahu et de sa famille et pointant du doigt de possibles conflits d'intérêts.
Sara Netanyahu avait été interrogée par les enquêteurs l'année dernière après des allégations accusant le couple d'avoir dépensé l'argent des contribuables pour des meubles de jardin et des réparations électriques dans leur villa personnelle de Césarée (ouest). Dans un communiqué publié dimanche, la police a indiqué que cette enquête, entamée en février 2015, avait examiné les "soupçons de perpétration d'actes criminels, y compris pour obtention frauduleuse d'avantage, fraude et abus de confiance."
Les Netanyahu réfutent ces allégations
"Toutes les preuves (...) ont été transmises au procureur du district de Jérusalem qui a suivi l'enquête, afin qu'il puisse étudier le dossier et prendre une décision (de poursuivre ou non)", a poursuivi la police. Elle n'a pas fait davantage de commentaire mais selon les médias israéliens, la police a recommandé au procureur d'entamer des poursuites contre Sara Netanyahu et d'autres, mais pas contre son mari.
Un des accusations lancées dans cette affaire porte sur les bouteilles consignées bues à la résidence du Premier ministre. Sara Netanyahu a été accusée d'avoir empoché entre 2009 et 2013 le produit de ces consignes alors que l'argent aurait dû revenir au Trésor public. En 2013, le Premier ministre avait remboursé 1.000 dollars (921 euros) à l'Etat mais selon l'ancien majordome du couple, ces consignes auraient rapporté six fois plus.
Les Netanyahu ont toujours réfuté ces allégations. Mardi, le contrôleur de l'État israélien a publié un rapport sur les voyages à l'étranger de M. Netanyahu, dont certains avec sa femme et ses enfants, entre 2003 et 2005, quand il était ministre des Finances. "Des voyages de Benjamin Netanyahu et sa famille, financés par des organisation externes (au gouvernement) pendant la période où il était ministre des Finances, ont contrevenu aux règles en vigueur en la matière et pourraient ainsi donner l'impression qu'il en a tiré bénéfice ou qu'il s'agit d'un conflit d'intérêts", indique le rapport.

(29-05-2016 - Avec les agences de presse)

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Il était une fois...

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- Papy...
- oui fiston?
- raconte-moi l'histoire de la Palestine
- il y a fort longtemps, un peuple vivait sur une terre...
- un seul?
- c'était aux origines
- ...!?

Al Faraby
Dimanche, 29 mai 2016

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Israël: la nouvelle coalition de Netanyahu menacée


Les dirigeants du Foyer juif, un parti religieux nationaliste israélien, ont menacé dimanche de faire tomber le gouvernement dans sa nouvelle composition que le Premier ministre Benjamin Netanyahu projette de présenter lundi au Parlement.
Le conflit porte sur l'exigence de Naftali Bennett, chef du Foyer juif et ministre de l'Education, de nommer un attaché militaire au cabinet de sécurité, organe habilité à déclencher une guerre et composé d'un tiers des ministres.
M. Bennett a présenté cette demande avant le vote prévu lundi au Parlement sur la nomination de l'ultranationaliste Avigdor Lieberman au poste clé de ministre de la Défense.
Sans les huit députés du Foyer juif, M. Netanyahu ne disposerait plus d'une majorité.
"Nous voterons contre (la nomination de Lieberman) si la question (du cabinet) n'est pas résolue", a prévenu dimanche à la radio militaire la ministre de la Justice Ayelet Shaked, membre du Foyer juif et du cabinet de sécurité. Interrogée sur de possibles élections anticipées que pourrait provoquer un tel vote, elle a répondu qu'il s'agissait effectivement d'une "possibilité".
Naftali Bennett a pour sa part proclamé sur les réseaux sociaux : "Je ne suis pas prêt à ce que des soldats meurent parce que le cabinet de sécurité reste aveugle à cause de l'égo de quelqu'un".
Selon les commentateurs, il faisait allusion à M. Netanyahu qu'il a déjà accusé d'avoir dissimulé des informations aux membres du cabinet de sécurité durant la dernière guerre de Gaza à l'été 2014.
M. Netanyahu a tenté de désamorcer la crise en proposant la création d'une commission de trois experts dirigée par un ancien conseiller à la sécurité nationale, qui rendrait d'ici trois semaines ses conclusions sur une éventuelle réforme du cabinet.
Mais cette solution a été rejetée pour le moment par Naftali Bennett.
"Contrairement aux Etats-Unis où c'est le président qui décide d'une guerre, la législation israélienne stipule que c'est la commission ministérielle pour la sécurité nationale, autrement dit le cabinet et non le Premier ministre, qui est seul responsable du lancement d'une guerre", souligne Dan Meridor, un ancien ministre du parti Likoud de M. Netanyahu qui a été membre du cabinet de sécurité.
L'arrivée dans la coalition de M. Lieberman a provoqué la démission du précédent ministre de la Défense Moshé Yaalon et celle du ministre de l'Environnement Avi Gabay.
L'entrée au gouvernement de M. Lieberman et de son parti Israël Beiteinou devait permettre à M. Netanyahu de porter sa majorité de 61 à 66 députés.

(29-05-2016 - Avec les agences de presse)

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Peinture du dimanche

Mourad Sbaïgh - Yémen
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بعدك على بالي

Fayrouz - Liban
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samedi 28 mai 2016

Enterrement d'Abdel Fattah al-Chérif achevé par un soldat franco-israélien

Funérailles le 28 mai 2016 à Hebron de Abdel Fattah al-Chérif, tué par un soldat israélien en mars (Afp)
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Des dizaines de Palestiniens ont enterré samedi en Cisjordanie occupée Abdel Fattah al-Chérif, sa famille plaidant pour "une sentence juste" contre le soldat accusé de lui avoir tiré une balle dans la tête fin mars alors qu'il ne posait apparemment plus de danger.
Après avoir gardé son corps pendant deux mois, les autorités israéliennes l'ont rendu vendredi soir à sa famille à Hébron, dans le sud du territoire palestinien, occupé depuis près d'un demi-siècle par Israël.
Des dizaines de personnes ont accompagné sa dépouille jusqu'au cimetière, tandis que son père Yousri al-Chérif disait espérer "une sentence juste" à l'encontre du soldat.
"De la même façon qu'ils jugent les Palestiniens, (les Israéliens) doivent juger les leurs. Imaginons que ce soit le contraire: qu'un Palestinien ait tué quelqu'un, ils le condamneraient à la perpétuité. Il faut que ce soit la même chose dans l'autre sens", a-t-il affirmé à l'AFP.
Le sergent Elor Azaria, Franco-Israélien de 19 ans, est accusé d'avoir achevé le 24 mars Abdel Fattah al-Chérif, 21 ans, alors qu'il gisait dans son sang atteint par des balles israéliennes, à quelques mètres du corps de son complice d'attaque présumée au couteau, apparemment déjà mort.
Depuis début mai, il comparaît devant un tribunal militaire israélien pour homicide, les charges plus graves d'assassinat n'ayant pas été retenues. Son cas, l'un des plus flagrants d'usage excessif de la force dont sont constamment accusées les forces israéliennes vis-à-vis des Palestiniens, divise profondément l'opinion israélienne.
Les appels à la plus grande fermeté se sont multipliés face à la récente vague d'attaques, majoritairement au couteau, menées par des Palestiniens isolés s'en prenant à des militaires ou des civils israéliens. L'une des mesures de rétorsion adoptée par les autorités israéliennes a été la confiscation des corps.
Celui d'Abdel Fattah al-Chérif est ainsi resté deux mois dans une morgue israélienne. "A chaque minute, je me disais qu'on pouvait m'appeler pour me le rendre", raconte sa mère Raja al-Chérif à l'AFP.
"Ils nous ont contacté en nous proposant de nous le rendre sous certaines conditions, nous avons refusé. Nous voulions le récupérer sans conditions et l'enterrer comme n'importe quel martyr", renchérit son mari.

(28-05-2016 - Avec les agences de presse)

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Craintes pour les civils pris au piège des combats en Syrie et en Irak

Des familles irakiennes près du village d'al-Sejar après avoir fui les combats le 27 mai 2016 à Fallouja (Afp)

Des dizaines de milliers de civils étaient pris au piège des combats samedi dans des régions de Syrie et d'Irak, des ONG et des militants tirant la sonnette d'alarme et appelant la communauté internationale à agir d'urgence.
Dans la province syrienne d'Alep, près de la frontière turque, des déplacés, au nombre de quelque 165.000 selon l'ONU, sont menacés par une offensive du groupe jihadiste Etat islamique (EI) qui a réussi à progresser et à s'emparer de localités rebelles.
Cette avancée de l'EI intervient alors que le groupe jihadiste est la cible depuis mardi d'une offensive des forces arabo-kurdes appuyées par les Etats-Unis dans la province voisine syrienne de Raqa, où les civils cherchent eux aussi à se rendre dans des lieux sûrs.
De l'autre côté de la frontière, en Irak, des dizaines de milliers de civils sont coincés dans la ville de Fallouja contrôlée par l'EI, que les forces irakiennes, avec l'appui aérien crucial des Etats-Unis, cherchent à reprendre depuis lundi.
Dans ce contexte de violence accrue, le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR), les ONG Human Rights Watch et Médecins sans Frontières, ainsi que l'opposition et les militants syriens ont exprimé leurs craintes notamment pour les déplacés dans la région d'Azaz, dans le nord de la province d'Alep.
C'est cette ville ainsi que celle proche de Marea que l'EI veut prendre aux rebelles syriens. Les jihadistes sont déjà parvenus aux abords de Marea, à 30 km au sud-est d'Azaz, où les violents combats se poursuivent, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
"Ils y sont arrivés à bord de chars", a dit à l'AFP le militant Maamoun Khateeb opposé au régime de Bachar al-Assad. Quinze mille habitants y résident encore.
"La situation dans les camps des déplacés dans Azaz est très mauvaise. Leurs souffrances ne cesseront pas tant que la frontière turque restera fermée et que les combats auront lieu à proximité", a-t-il poursuivi.
Le HCR s'est déclaré inquiet pour "les milliers de civils vulnérables affectés par les combats" en mentionnant les 165.000 déplacés d'Azaz. Il a dit avoir alerté les autorités turques, qui refusent depuis des mois d'ouvrir la frontière, sur leur situation et souligné leur droit à "un passage sûr".
La province d'Alep est morcelée entre les différents protagonistes de la guerre en Syrie, avec des régions contrôlées par le régime, d'autres par les rebelles syriens ou encore par l'EI ou par les jihadistes rivaux du Front al-Nosra (branche syrienne d'Al-Qaïda).
Les grandes puissances, la Russie et les Etats-Unis, sont elles aussi impliquées dans le conflit, la première combattant au côté du régime syrien et les seconds aidant avec leur aviation et expertise les rebelles syriens dits "modérés" et les forces kurdes.
Au cinquième jour de l'offensive lancée par les Forces démocratiques syriennes (FDS) pour déloger l'EI du nord de la province de Raqa, la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis a mené des raids sur les positions jihadistes, selon l'OSDH qui a fait état de 45 jihadistes tués depuis mardi.
Les FDS, selon l'OSDH, ont pris quelques villages mais n'ont pas enregistré "d'avancée stratégique" face à l'EI, un groupe responsable de terribles exactions dans les régions sous son contrôle en Syrie et en Irak, et d'attentats meurtriers au Moyen-Orient, en Afrique et en Europe.
Dans les régions sous son contrôle dans la province de Raqa, dont le chef-lieu éponyme, l'EI interdit aux civils de partir, et depuis la dernière offensive il a renforcé ces restrictions. Mais des civils ont tenté de fuir à travers le désert en payant des passeurs.
"La violence, la peur et le dénuement forcent les Syriens à faire des choix impossibles", a déploré le patron des opérations humanitaires Stephen O'Brien, alors que le conflit en Syrie a fait plus de 280.000 morts et jeté hors de leurs foyers des millions de personnes depuis 2011.
Face à l'aide fournie au sol -entraînement et expertise- aux forces kurdes par les forces américaines dans le nord syrien, la Turquie est revenue à la charge en condamnant ce soutien à des combattants qu'elle considère comme "terroristes". Le président Recep Tayyip Erdogan a aussi accusé les Etats-Unis de manquer d'"honnêteté".
En Irak voisin, la situation dans Fallouja, à 50 km à l'ouest de Bagdad, "devient plus critique chaque jour" pour les civils, selon le Conseil norvégien pour les réfugiés pour l'Irak.
Les habitants de "quartiers entiers ont été déplacés dans la zone même des combats sans aucune issue sûre pour s'échapper", a-t-il ajouté, après la fuite de centaines de civiles des zones périphériques.
L'ONU a jugé dramatiques les conditions des quelque 50.000 civils coincés à Fallouja, qui manquent de nourriture, d'eau potable et de médicaments.

(28-05-2016 - Avec les agences de presse)

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