La phrase

"Extirper le sionisme de Palestine" (Al Faraby)


jeudi 30 juin 2016

Israël : des attaques au couteau font 3 victimes


Un Palestinien a blessé jeudi à coups de couteau un homme et une femme dans la ville côtière israélienne de Netanya près de Tel-Aviv avant d'être tué par un passant, a annoncé la police israélienne. L'une des victimes a été grièvement blessée et l'autre modérément, a-t-on ajouté, sans préciser la nationalité des victimes blessées dans cette ville touristique. L'assaillant a été identifié par la police comme un Palestinien originaire de Tulkarem en Cisjordanie, un territoire palestinien occupé par Israël depuis près d'un demi-siècle. Tulkarem est située à environ 16 kilomètres de Netanya. Il s'agit de la deuxième attaque au couteau commise par un Palestinien jeudi.
Plus tôt, un Palestinien s'est infiltré jeudi dans une colonie de Cisjordanie occupée où il a tué à coups de couteau une jeune colon. Il a été abattu par des gardes. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a dénoncé un meurtre « horrible » et « les appels à la violence » qui poussent, selon lui, à ce genre d'attaque, au cours de laquelle un garde a également été gravement blessé.
La victime était de nationalité américaine, a annoncé le département d'Etat, condamnant "un acte brutal de terrorisme". "Nous avons désormais confirmé qu'il s'agit d'une citoyenne américaine", a déclaré le porte-parole du département d'Etat John Kirby lors d'un point de presse, sans préciser si la jeune fille, identifiée comme Alel Yafa Ariel avait la double nationalité israélienne. "Cet acte brutal de terrorisme est tout simplement inexcusable", a-t-il ajouté.
Alors que des violences meurtrières secouent Israël, Jérusalem et la Cisjordanie depuis octobre, les attaques de jeudi sont les premières à l'intérieur d'une colonie contre des civils israéliens depuis l'assassinat de Dafna Meïr, une infirmière de 38 ans tuée en présence de ses six enfants dans la colonie d'Otniel en janvier dernier. Le Palestinien s'est infiltré à Kyriat Arba, en franchissant la clôture de la colonie, située près de Hébron, dans le sud de la Cisjordanie occupée, a indiqué l'armée.
Le rapport du Quartette sur le Proche-Orient demande à Israël de cesser « d'urgence » sa politique de colonisation en Cisjordanie, a indiqué jeudi l'envoyé spécial de l'ONU au Proche-Orient, Nickolay Mladenov. Le Quartette dénonce aussi du côté palestinien « la violence, le terrorisme et l'incitation à la violence » ainsi que « le manque de contrôle de l'Autorité palestinienne sur Gaza », a-t-il indiqué devant le Conseil de sécurité.
« Ces tendances négatives peuvent et doivent être inversées d'urgence », car elles « minent gravement les chances de paix », a poursuivi Nickolay Mladenov. Il s'agit, a-t-il énuméré, de « la poursuite de la violence, du terrorisme et de l'incitation à la violence », de la « poursuite de la politique d'expansion des implantations » israéliennes en Cisjordanie , de « la situation à Gaza et du manque de contrôle de l'Autorité palestinienne sur Gaza », aux mains du Hamas.
Dans tous ces domaines, le rapport adresse des « recommandations » aux deux camps afin de « faire progresser sur le terrain la solution à deux États », c'est-à-dire Israël et un État palestinien coexistant pacifiquement. « Mais soyons clairs sur un point également, a-t-il ajouté, un accord sur le statut permanent (des territoires palestiniens) mettant fin au conflit ne pourra être réalisé que par des négociations directes et bilatérales (entre Israéliens et Palestiniens), dont l'issue ne peut pas être déterminée d'avance par des mesures unilatérales qui ne seraient pas reconnues par la communauté internationale ».

(30-06-2016 - Avec les agences de presse)

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Egypte: un prêtre copte tué par le groupe Etat islamique dans le Nord-Sinaï

Un prêtre copte égyptien a été tué jeudi par balles dans le nord de la péninsule du Sinaï, dans l'est de l'Egypte, une attaque revendiquée par le groupe Etat islamique (EI).
Raphaël Moussa, 46 ans, a été atteint mortellement lorsqu'un homme non identifié lui a tiré dans la tête dans la localité d'al-Arich, a indiqué Boulos Halim, un porte-parole de l'Eglise. La victime venait d'assister à une messe à l'église et se trouvait près de sa voiture au moment de la fusillade.
Le ministère de l'Intérieur a indiqué dans un communiqué que le prêtre avait été tué par un inconnu après s'être rendu auprès d'un mécanicien pour réparer sa voiture.
Dans un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux, la branche égyptienne de l'EI a revendiqué l'attaque, en affirmant que ses hommes avaient tiré sur le prêtre accusé de "combattre l'islam".
L'EI a commis de nombreux attentats visant policiers et soldats dans son bastion du nord du Sinaï.
En juillet 2013, un autre prêtre copte avait été tué par balles dans la même localité, trois jours après la destitution par l'armée du président islamiste Mohamed Morsi, dont les partisans ont été ensuite réprimés par les nouvelles autorités.
Des pro-islamistes avaient ensuite attaqué et incendié des dizaines d'églises et de maisons chrétiennes, accusant la minorité copte d'avoir soutenu le renversement de Morsi.
Les organisations jihadistes dont la branche égyptienne de l'EI ont elles aussi ciblé des chrétiens ainsi que des musulmans accusés de collaborer avec le pouvoir.
"La situation générale à Al-Arich et dans le Nord-Sinaï est menacée", a dit M. Halim. "Beaucoup de gens (chrétiens) sont partis".
La minorité copte, qui représente moins de 10% de la population égyptienne, se plaint depuis plus de vingt ans de discriminations et de harcèlement systématique.

(30-06-2016 - Avec les agences de presse)

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Tunisie: Les couacs de l'union nationale


Il est 16 h 45 au ministère du Développement. Au 5e étage d'un bâtiment déserté, ramadan oblige, Yassine Brahim est en forme. Le ministre ne sera interrompu que par un seul coup de fil : celui du Premier ministre Habib Essid qui veut s'assurer que celui qui est aussi le leader du parti Afek Tounes (libéral social) est prêt pour la réunion du lendemain. On doit discuter entre partis de la future feuille de route du futur gouvernement. Une semaine auparavant, à son domicile, Rached Ghannouchi philosophait sur les délais nécessaires pour sa mise en place. Le leader d'Ennahda, première force au Parlement, jugeait que ça prendrait le temps que ça prendrait. À la présidence de la République, par la voix d'une de ses conseillères, on estimait il y a huit jours que la fumée blanche sortirait avant l'Aïd-El-Fitr (6 juillet). Ghannouchi évoque le 25 juillet désormais. De tous les bords politiques, hormis le Front populaire, on explique qu'il faut « aller vite, frapper fort, accélérer les réformes, remettre le pays au travail ». Depuis vingt-huit jours, il semble cependant urgent de discuter. L'actuel Premier ministre vit des jours difficiles. Les islamistes, devenus parti civil depuis leur congrès national, le soutiennent faute d'un remplaçant jugé satisfaisant. Chez Nidaa Tounes, le parti de Béji Caïd Essebsi, les voix sont de plus en plus discordantes. Certains optent pour Essid comme la corde soutient le pendu. Ce haut fonctionnaire qui dirige la Kasbah depuis 2015 est soumis à une situation intenable. Les rumeurs toxiques n'aident pas. La radio Mosaïque FM, la plus importante du pays, annonçait son hospitalisation. Un démenti a suivi. Ambiance…

La quadrature du cercle
Un proche des pouvoirs indique que le choix du futur patron du gouvernement nécessite plusieurs curseurs : « Il doit être Nidaa-compatible, Ennahda-compatible, UGTT-compatible, société civile-compatible, etc. » L'union sera à ce prix. Quelques noms ont fuité, des fuites orchestrées ou alimentées par Carthage. Parmi eux : Slim Chaker, ministre des Finances, Néji Jalloul, ministre de l'Éducation nationale, Chedly Ayari, gouverneur de la Banque centrale, Mustafa Kamel Nébli, ancien gouverneur de la BCT… D'autres ont spontanément fait acte de candidature : Ahmed Néjib Chebbi principalement. Les réunions se succèdent entre partis, autour de BCE. Bilatéral, trilatéral, octolatéral… Les principaux leaders doivent se mettre d'accord sur l'action que devra mener ce gouvernement. Et choisir l'un d'entre eux. Beaucoup estiment que BCE a déjà fait son choix, mais qu'« il ne carbonisera pas sa principale carte ».

BCE a mis la classe politique au pied du mur
En fin politique, le président Essebsi a contraint tous les dirigeants à se positionner et à accepter sa proposition. « Ils ont tous compris qu'un nouvel échec serait collectif, il n'y aura ni bons ni méchants, ils seront tous comptables aux yeux des Tunisiens », analyse un conseiller d'un chef de parti. Autour de la table des négociations : Nidaa Tounes, Ennahda, Afek Tounes, Mohsen Marzouk, ex-SG de Nidaa ayant fait sécession à l'automne avec 26 députés, le syndicat UGTT sans qui aucune réforme (notamment l'augmentation de l'âge de la retraite) ne peut se faire. Avec ses 500 000 adhérents, la centrale syndicale a le pouvoir de bloquer le pays. Le patronat se fait plus discret, mais milite en coulisses pour une remise en marche de l'économie au plus vite. Le ramadan a mis l'économie au ralenti, un peu plus encore. Si les négociations politiques ont occupé les quatre dernières semaines, l'économie devra reprendre ses droits au plus vite.

(30-06-2016 - Benoît Delmas)

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Cisjordanie occupée: Attaque dans la colonie de Kyriat Arba


La jeune colon poignardée jeudi par un Palestinien dans une colonie de la Cisjordanie occupée a succombé à ses blessures peu de temps après son transfert à l'hôpital, a indiqué l'armée.
Un Palestinien s'est infiltré dans la colonie de Kyriat Arba, a pénétré dans le domicile de la jeune-fille et l'a poignardée dans sa chambre, a précisé l'armée.
Après l'attaque, des gardes de sécurité sont arrivés sur place, ont tiré sur l'assaillant qui a réussi à blesser un des gardes au couteau avant d'être tué, selon cette même source.
Le ministère de la Santé palestinien a identifié le Palestinien auteur de l'attaque, qui a été tué par les gardes de sécurité de Kyriat Arba, comme Mohammad Nasser Tarayra, âgé de 19 ans, et originaire de Bani Naïm, un village palestinien proche de Hébron.

(30-06-2016 - Avec les agences de presse)

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Libye: trois mois après, le gouvernement d'union a perdu son élan


Trois mois après son installation à Tripoli, le gouvernement libyen d'union nationale (GNA) semble incapable de faire avancer ses projets faute d'avoir réussi à asseoir son autorité sur l'ensemble du territoire.

Qu'a obtenu le GNA?
Arrivé par la mer à Tripoli le 30 mars, le Premier ministre désigné et homme d'affaires tripolitain Fayez al-Sarraj s'était fixé pour objectif de réconcilier les Libyens en stabilisant un pays en plein chaos sur les plans politique, économique et sécuritaire.
Les premières semaines sont encourageantes puisqu'il rallie les principales institutions économiques ainsi que les villes et les groupes armés de l'ouest libyen. Il reçoit aussi le soutien de l'ONU, des pays voisins et de l'Europe avec la visite à Tripoli des chefs de la diplomatie italien, français ou britannique.
M. Sarraj "rencontre les acteurs politiques de tous bords" et "facilite un rapprochement" entre les institutions rivales, comme les deux Banques centrales et les deux branches de la compagnie nationale de pétrole (NOC), "l'épine dorsale de l'économie libyenne", souligne Karima Munir, spécialiste indépendante des questions libyennes.
Il ordonne aussi aux ministres désignés de gérer les affaires courantes malgré le peu de ressources disponibles et sans attendre le vote de confiance du Parlement basé à Tobrouk (est) qui lui est pourtant nécessaire.
L'initiative la plus notable est le lancement, le 12 mai, de l'opération militaire visant à reprendre la ville de Syrte, à 450 km à l'est de Tripoli, au groupe jihadiste Etat islamique (EI). Les forces soutenant le GNA ont rapidement encerclé les jihadistes à l'intérieur de la ville côtière, où ils résistent depuis.

Quels sont ses échecs?
Sur le plan politique, le GNA n'a pas su obtenir le soutien des autorités parallèles basées en Cyrénaïque, la grande région de l'est, qui refusent de lui céder le pouvoir. Elles s'appuient sur les forces loyales au général controversé Khalifa Haftar, critique virulent du GNA.
"La division entre l'est et l'ouest s'est creusée", estime Karima Munir. "A son arrivée à Tripoli, M. Sarraj aurait dû (...) continuer à faire pression sur le Parlement pour lui arracher un vote" de confiance, selon elle.
D'autre part, en dépit du soutien affiché par de nombreux pays, aucun d'entre eux n'a rouvert son ambassade à Tripoli ou son espace aérien aux avions libyens tandis qu'aucune compagnie aérienne étrangère n'a rétabli ses liaisons avec la Libye.
Pour de nombreux Libyens, la situation sécuritaire s'est détériorée en l'absence de forces de l'ordre dans les rues alors que les armes prolifèrent. Le nombre d'enlèvements pour rançons a augmenté.
Le bilan est sombre aussi sur le plan économique car les prix des marchandises de base continuent à augmenter tandis que le dinar libyen dégringole. Le dollar, dont le taux officiel est de 1,38 dinar, a atteint 4,55 dinars sur le marché parallèle. Il s'échangeait entre 3 et 3,50 dinars fin février.
"La crise de liquidités est probablement l'échec le plus grave qui montre l'incapacité du GNA à contrôler l'économie", a indiqué à l'AFP l'expert Mattia Toaldo, du groupe de réflexion European Council on Foreign Relations.
Les coupures d'électricité sont toujours aussi fréquentes, longues et sans préavis, interrompant parfois le ravitaillement en eau.
"Non seulement leur vie quotidienne s'est détériorée (...) mais les Libyens se sentent comme des mendiants qui quémandent ce qui leur revient de droit", résume Karima Munir.

Quel avenir pour le GNA?
Dans un entretien à l'AFP, M. Sarraj a reconnu dimanche qu'il n'avait "pas de baguette magique" pour "sortir la Libye de ses crises". "Je suis confiant que nous allons surmonter cette épreuve, mais si un jour je perds cette foi, je ne resterai pas une minute", a-t-il averti.
Le patriotisme et la bonne volonté affichés par le GNA ne suffiront pas si sa légitimité politique n'est pas prochainement confortée par le Parlement.
Et ses efforts seront vains si la sécurité ne s'améliore pas. Or les milices sont toujours là. Elles changent d'étiquettes mais continuent à dicter la loi. "Sarraj tient une épée à double tranchant: il a besoin (des milices) pour assurer la sécurité alors qu'elles sont la cause même de l'insécurité", selon Mme Munir.
La reprise de Syrte à l'EI serait un succès pour le GNA qui pourrait lui permettre de renforcer sa crédibilité. Mais, en supprimant la menace d'un ennemi commun, il laisserait face à face l'est et l'ouest avec le risque d'un affrontement si une solution politique viable n'émerge pas.

(30-06-2016 - Avec les agences de presse)

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Califat... an 3

Jean Goder - Hollande
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- L’État islamique entame sa troisième année
- quel est le bilan?
- ce n'est pas fini
- jusqu'à quand ça va durer?
- tant que ce sera utile
- à qui?
- ...!?

Al Faraby
Jeudi, 30 juin 2016

L'État islamique, abrégé en EI, est une organisation terroriste, militaire et politique, d'idéologie salafiste djihadiste, qui a proclamé le 29 juin 2014 l'instauration d'un califat sur les territoires qu'il contrôle. Depuis 2014, il est considéré comme un proto-État de type totalitaire. Son essor est notamment lié aux déstabilisations géopolitiques causées par les guerres en Irak puis en Syrie.

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mercredi 29 juin 2016

Des Palestiniens blessés à vie par des balles en caoutchouc

Ahmed Abou al-Homs gardera à vie les séquelles des blessures infligées par les balles en caoutchouc tirées par des policiers israéliens à Jérusalem. (Afp)
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Avec son crâne couvert de points de suture, Ahmed Abou al-Homs gardera à vie les séquelles des blessures infligées par les balles en caoutchouc tirées par des policiers israéliens à Jérusalem.
Cet adolescent de 13 ans est l'un des nombreux Palestiniens à porter les traces irréversibles d'un nouveau type de projectiles utilisés depuis environ deux ans en cas d'émeutes ou de heurts à Jérusalem-Est, la partie palestinienne de la ville annexée et occupée par Israël.
Le 6 janvier dernier, Ahmed Abou al-Homs rend visite à sa soeur lorsqu'il se retrouve pris dans des affrontements entre Palestiniens et policiers israéliens. Il est atteint par une balle en pleine tête.
Lorsqu'il se réveille de 45 jours de coma, un bout de son crâne a disparu et, avec lui, une partie de ses capacités.
"Avant, Ahmed était un garçon intelligent, vif et dynamique", se rappelle son oncle Mehdi. "Aujourd'hui, il peut seulement marcher, et pas très longtemps. Il a du mal à s'exprimer et à se souvenir des choses".
Quant à lire et écrire, il n'en est plus capable. Trop faible pour sortir jouer avec ses amis, il passe le plus clair de son temps assis dans sa maison d'Essaouiya, un des quartiers agités de Jérusalem-Est.
Les forces israéliennes ont l'autorisation depuis le 1er janvier 2015 de recourir, à Jérusalem-Est seulement, à des balles de modèle 4557, selon Nesrine Aliane, avocate auprès de l'Association pour les droits civiques en Israël (ACRI). Dans les faits, elles ont commencé à en faire usage dès juillet 2014 dans un contexte d'escalade qui devait culminer avec la guerre dans la bande de Gaza, précise-t-elle.
Plus lourd que le précédent modèle utilisé, ce projectile ressemble à un champignon rond et noir d'environ six centimètres de haut et trois de diamètre, formé d'un coeur en plastique dur.
Plus d'une trentaine de Palestiniens ont été blessés par des balles 4557 et 14 d'entre eux ont perdu un oeil, selon Me Aliane.
En septembre 2014, Mohammed Sonoqrot, 16 ans, a succombé aux blessures infligées le 31 août par une de ces balles, pourtant supposées être non-létales. "Il est mort parce que la balle avait été tirée de très près et dans la tête", souligne Nesrine Aliane. La police a refermé le dossier faute de preuves, selon l'ACRI.
Les organisations de défense des droits de l'Homme mettent en cause les conditions dans lesquelles sont utilisées ces balles, pourtant censées limiter les dégâts humains.
Tirées à au moins 10 mètres dans les jambes, elles provoquent une douleur violente et dissuasive, mais sans laisser a priori de traumatisme irréparable.
"Leur usage est extrêmement encadré", souligne Sari Bashi, de l'ONG Human Rights Watch. "Il est interdit d'en tirer sur des personnes âgées, des femmes enceintes ou des enfants. On ne peut presser la détente qu'après avoir visé et identifié la personne visée, et en direction des jambes, jamais plus haut".
Mais, dans les faits, "elles sont utilisées de manière irresponsable", assure-t-elle. "A Jérusalem-Est, nous constatons que la police a recours à la force quand ce n'est pas nécessaire ou alors en fait un usage excessif". De plus, "elle ne prend pas les précautions nécessaires pour protéger les enfants".
Luba Samri, porte-parole de la police israélienne, justifie l'emploi de ces balles par "le devoir qui est celui de la police de protéger la vie et l'intégrité physique des citoyens" face à des "menaces pouvant tout à fait provoquer la mort", comme les jets de pierres ou d'engins incendiaires. Elle invoque aussi la nécessité pour les policiers de se protéger eux-mêmes.

(29-06-2016 - Avec les agences de presse)

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Trois ans après la chute de Morsi, main de fer et désenchantement en Egypte

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi lors d'une conférence de presse au Caire, le 17 avril 2016 (Afp)

Trois ans après la forte mobilisation ayant entraîné la chute du président islamiste Mohamed Morsi, les espoirs de démocratie se sont évanouis en Egypte face à une répression tout azimut menée au nom de la stabilité.
Le 30 juin 2013, des millions d'Egyptiens défilaient dans les rues du Caire et d'autres villes du pays pour exiger le départ d'un président jugé autoritaire et source de divisions.
Quatre jours plus tard, pour la seconde fois en moins de trois ans, l'armée entre en scène et destitue le président Morsi démocratiquement élu un an plus tôt.
Le chef de l'armée de l'époque, Abdel Fatah al-Sissi, prendra ensuite la tête du pays et sera élu en mai 2014 avec près de 97% des voix lors d'un scrutin boycotté à la fois par l'opposition islamiste et libérale.
"Lorsque je repense au 30 juin 2013, je crois que nous avons été manipulés et mobilisés par une partie de l'Etat lui-même", regrette l'avocat Gamal Eid, défenseur des droits de l'Homme.
Les manifestants ont été utilisés "non pas pour faire tomber les Frères musulmans et instaurer la démocratie, mais pour que l'armée - maillon du régime Moubarak - s'empare du pouvoir", déplore le directeur du Réseau arabe pour l?information sur les droits humains.
Durant l'été 2013, une implacable répression s'abat sur les partisans du président islamiste issu de la confrérie des Frères musulmans, dont les principaux cadres - Morsi le premier - sont arrêtés.
Elle atteint son paroxysme le 14 août lorsque les forces de sécurité tuent en quelques heures des centaines de pro-Morsi au Caire. Plus de 40 policiers ont également été tués ce jour-là à travers le pays.
La répression s'est ensuite élargie aux militants pro-démocratie fers de lance de la révolte contre Hosni Moubarak en 2011.
Des centaines d'islamistes, dont M. Morsi, ont été condamnés à mort dans des procès de masse expéditifs qualifiés par l'ONU de "sans précédent dans l?Histoire récente" du monde.
Comme plusieurs défenseurs des droits de l'Homme, M. Eid a été accusé d'avoir reçu des financements étrangers illégaux et est soumis à une interdiction de quitter le territoire.
Appeler à manifester peut conduire en prison, comme partager sur Facebook une vidéo qui se moque du président ou porter un tee shirt contre la torture.
"Sans exagérer, la situation actuelle des droits de l'Homme est la pire que l'Egypte ait connue dans l'histoire contemporaine" affirme M. Eid, dont l'organisation estime à quelque 60.000 le nombre de prisonniers politiques, en majorité des islamistes.
Le gouvernement nie pour sa part l'existence de prisonniers "politiques", affirmant que les personnes détenues - notamment des journalistes - ont tous commis des crimes.
"90% de ceux qui sont en prison, c'est pour des affaires criminelles" a déclaré M. Sissi début juin, en promettant d'étudier le cas des 10% restant.
Le président ne cesse d'affirmer que l'instauration d'une démocratie en Egypte prendra des décennies, tout en assurant que son pays jouissait d'une liberté d'expression sans précédent.
"Ma priorité c'est de faire vivre les gens, les 90 millions d'Egyptiens. Et je ne les empêche pas d'exprimer leur opinion, je ne pourrais pas faire ça", a-t-il récemment déclaré.
Mais défenseurs des droits de l'Homme et journalistes affirment voir leurs marges de manoeuvre se réduire de jour en jour. Comme l'a illustrée l'arrestation le mois dernier de trois membres du syndicat des journalistes, dont son président Yehya Kallache, accusés d'avoir abrité deux reporters recherchés par la police pour avoir appelé à manifester.
A la réduction significative des libertés, s'ajoutent pour les Egyptiens d'autres motifs de frustration: l'incapacité des autorités à surmonter la crise économique et à mettre fin à l'insurrection jihadiste ayant causé depuis 2013 la mort de centaines de policiers et de soldats dans la péninsule du Sinaï.
"Il y a chez une majorité de citoyens une certaine rancoeur concernant la politique économique" du gouvernement, souligne Mustafa Kamel Al-Sayyed, professeur de sciences politiques à l'Université du Caire.

(29-06-2016 - Avec les agences de presse)

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Capteur de position

Un Palestinien porte la dépouille de son enfant tué lors d'un raid israélien sur Gaza en 2014.
(Photo archives Assawra)
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- Dis-moi...
- oui?
- c'est qui Exxelia Group?
- un concepteur et fabricant français de solutions électroniques et électromécaniques très performants
- c'est-à-dire?
- des condensateurs, des filtres, des mécanique de précision, des capteurs de position, des collecteurs tournants, des composants magnétique bobinés
- c'est quoi un capteur de position?
- il sert à indiquer sa position à l'engin auquel il est affecté
- même si l'engin est un missile?
- surtout
- et si la position du missile est un toit d'une maison où jouent des enfants?
- alors c'est un crime de guerre
- même si la maison est à Gaza?
- ...!?

Al Faraby
Mercredi, 29 juin 2016

Une famille palestinienne ayant perdu trois enfants en 2014 lors d’une frappe israélienne va porter plainte mercredi pour «complicité de crimes de guerre» et «homicide involontaire» contre un fabricant français de composants électroniques pouvant avoir des usages militaires, a annoncé une association qui l’assiste.
Il s’agit de la société Exxelia Technologies, a précisé l’ACAT (Action des chrétiens pour l’abolition de la torture) dans un communiqué détaillant cette initiative. L’ACAT soutient la famille Shuheibar, dont trois enfants âgés de 8, 9 et 10 ans ont été tués le 17 juillet 2014, lorsqu’un missile s’est abattu sur le toit de leur maison de Gaza, où ils nourrissaient des oiseaux.

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Crimes de guerre : une famille palestinienne va porter plainte contre une entreprise française

Trois enfants de la famille Shuheibar ont été tués le 17 juillet 2014, lorsqu’un missile s’est abattu sur le toit de leur maison de Gaza, où ils nourrissaient des oiseaux.
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Une famille palestinienne ayant perdu trois enfants en 2014 lors d’une frappe israélienne va porter plainte mercredi pour «complicité de crimes de guerre» et «homicide involontaire» contre un fabricant français de composants électroniques pouvant avoir des usages militaires, a annoncé une association qui l’assiste.
Il s’agit de la société Exxelia Technologies, a précisé l’ACAT (Action des chrétiens pour l’abolition de la torture) dans un communiqué détaillant cette initiative. L’ACAT soutient la famille Shuheibar, dont trois enfants âgés de 8, 9 et 10 ans ont été tués le 17 juillet 2014, lorsqu’un missile s’est abattu sur le toit de leur maison de Gaza, où ils nourrissaient des oiseaux.
C’est dans les débris de ce missile qu’a été retrouvé un petit capteur, portant l’inscription «Eurofarad - Paris - France», selon l’ACAT. L’entreprise française Eurofarad, rattachée au groupe Exxelia, a été récemment rebaptisée Exxelia Technologies. C’est cette découverte qui permet selon l’association et ses avocats de porter l’affaire devant la justice française.
Par ailleurs, toujours selon les plaignants et leurs soutiens, l’attaque du 17 juillet 2014 contre la maison, survenue pendant l’opération «Bordure protectrice» de l’armée israélienne, relève du «crime de guerre» puisqu'«aucune cible militaire n’était visée». Pour l’ACAT, au-delà de la plainte, il s’agit de dénoncer «l’impunité criante des crimes de guerre commis à Gaza», mais aussi de lancer un «appel à la responsabilisation de l’industrie militaire.»
«S’ils portent plainte en Israël, cela ne servira à rien. Nous avons trouvé une voie de droit pour contourner le blocage», a expliqué à l’AFP Me Joseph Breham, qui conseille la famille. Pour les plaignants, il faudra déterminer si le composant d’Exxelia Technologies, qui peut aussi avoir un usage civil, a été vendu directement et en toute connaissance de cause à un fabricant d’armes israélien et si oui, à quelle date.
«Il est incontestable que dès 2009, au plus tard, le grand public était informé de ce que les forces armées israéliennes étaient soupçonnées de commettre des crimes de guerre», peut-on lire dans la plainte, que l’AFP a consultée. «La question est donc de savoir si la société Exxelia Technologies a mis en place des procédures lui permettant de limiter le risque de vendre du matériel entrant dans la composition d’armes à l’origine de crimes de guerre (...). A défaut de mise en place de tels processus d’évaluation des risques, il semble incontestable que la société (...) aurait fait preuve d’une indifférence coupable à la vie», lit-on encore.


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Un attentat fait 36 morts à l'aéroport d'Istanbul, l'EI suspecté

Des passagères à l'extérieur de l'aéroport Ataturk visé par un triple attentat suicide le 28 juin 2016 à Istanbul (Afp)

Trois kamikazes se sont fait exploser à l'entrée de l'aéroport international d'Istanbul-Atatürk, mardi soir, après avoir ouvert le feu dans le hall des départs, tuant au moins 36 personnes et en blessant près de 150 autres.
Les premiers indices impliquent l'organisation djihadiste Etat islamique (EI), a déclaré dans la nuit le Premier ministre turc, Binali Yildirim.
Parmi les blessés, qui seraient près de 150 selon un bilan obtenu par le groupe de presse HaberTurk, un petit nombre est dans un état grave, a précisé le chef du gouvernement, ajoutant qu'il était probable que des ressortissants étrangers comptent parmi les tués.
L'attaque, qui n'a pas été revendiquée à ce stade, a débuté vers 21h50. Les trois kamikazes sont arrivés en taxi à l'aéroport. "Les premiers indices montrent que chacun des trois kamikazes s'est fait exploser après avoir ouvert le feu", a précisé Binali Yildirim.
Les policiers en faction à l'entrée de l'aéroport ont tiré sur les assaillants juste avant qu'ils atteignent les contrôles de sécurité du terminal des arrivées et ceux-ci ont riposté et actionné leurs charges explosives.
L'attentat comporte des similarités avec les attaques du 22 mars à Bruxelles, où 16 personnes ont été tuées à l'aéroport de Zaventem dans des explosions déclenchées par des kamikazes de l'EI. Seize autres personnes furent tuées dans un attentat-suicide à la station de métro Maelbeek, dans le centre de Bruxelles.
A l'issue d'une réunion de crise, le président Recep Tayyip Erdogan a vivement condamné dans un communiqué un attentat visant selon lui à "déstabiliser la Turquie en faisant couler le sang des innocents".
Pour le Premier ministre, qui a dénoncé un acte "abject", "il est devenu clair (...) que le terrorisme est une menace mondiale". Il a ajouté que ce n'était pas une coïncidence que la Turquie soit frappée alors qu'elle connaît des succès dans son combat contre le terrorisme
"Il y a eu une énorme explosion, très forte. Le toit s'est effondré. A l'intérieur de l'aéroport, c'est terrible, les dégâts sont énormes", a raconté Ali Tekin, qui attendait un passager dans le hall quand l'explosion a eu lieu.
Duygu, une ressortissante allemande qui arrivait en Turquie, a dit que tout le monde s'était mis à courir. "Il y avait du sang et des morceaux de corps partout. J'ai vu des impacts de balle sur les portes", a-t-elle ajouté.
Paul Roos, un Sud-Africain âgé de 77 ans, décrit l'un des kamikazes qui "tirait au hasard" dans le hall des départs du terminal international. "Il tirait sur tous les gens qui se trouvaient sur son chemin. Il était entièrement habillé de noir. Son visage n'était pas masqué. J'étais à 50 mètres de lui", raconte-t-il.
"Nous nous sommes réfugiés derrière un comptoir mais je me suis relevé et je l'ai vu. Deux explosions ont retenti à peu d'intervalle. A ce moment-là, il avait arrêté de tirer", a-t-il dit à Reuters.
"Il s'est retourné et a commencé à avancer vers nous. Il tenait son arme à l'intérieur de sa veste. Il a regardé nerveusement autour de lui pour voir si quelqu'un allait l'arrêter et puis il a descendu l'escalator (...) On a entendu de nouveaux coups de feu puis une autre explosion, et après c'était fini."
Un autre témoin de l'attaque a déclaré à la chaîne de télévision NBC qu'il avait vu un policier ceinturer un des kamikazes et le plaquer au sol avant que celui-ci ne fasse exploser sa bombe.
D'après un témoin cité par CNN Türk, des blessés ont été transportés à bord de taxis vers les hôpitaux de la ville.
Le trafic aérien a repris à l'aéroport international.
La Turquie a été le théâtre de nombreuses attaques cette année, dont deux attentats suicides attribués à l'EI dans les quartiers touristiques d'Istanbul et deux attentats à la voiture piégée dans la capitale Ankara, revendiqués par un groupe kurde.
L'attentat a été condamné "dans les termes les plus forts" par la Maison blanche. En France, le Prmeier mihnistre, Manuel Valls, s'est dit "horrifié par l'attentat barbare à l'aéroport d'Istanbul" sur son compte Twitter.
De Bruxelles, où il participait au Conseil européen, François Hollande a condamné l'attaque et souhaité "qu'ensemble nous puissions faire tout ce qu'il est possible d'engager contre le terrorisme, notamment dans cette région".
"Il est à craindre que ces actes terroristes qui viennent après d'autres n'aient comme conséquence que de rendre encore plus difficile la situation en Turquie", a-t-il ajouté.

(29-06-2016 - Avec les agences de presse)

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État islamique : Washington espère achever rapidement la campagne militaire

L'objectif est clair. Selon un haut responsable, l'administration américaine espère avoir achevé la campagne militaire contre le groupe Etat islamique avant la fin de l'été 2017. Au début de l'intervention internationale, en août 2014, en Irak, elle avait affiché un objectif de trois ans pour en finir avec le groupe djihadiste. L'opération a été étendue à la Syrie quelques semaines plus tard. Mais « je veux que la campagne aille beaucoup plus vite que cela », a déclaré, mardi 28 juin, devant une Commission du Sénat américain Brett McGurk, envoyé spécial du président des États-Unis Barack Obama auprès de la coalition anti-djihadiste.
Le diplomate américain a notamment expliqué qu'il s'était rendu en Irak la semaine dernière pour discuter avec le gouvernement irakien de l'offensive sur Mossoul, la deuxième ville du pays, qui est le grand objectif désormais de la coalition. « Nous ne voulons pas afficher d'échéance » pour reprendre la ville, mais « nous voulons y arriver le plus tôt possible », a-t-il déclaré devant la commission des Affaires étrangères du Sénat. Les forces irakiennes viennent de reconquérir la ville de Falloujah, à l'ouest de Bagdad, et se rapprochent de Mossoul vers le nord.
« Le territoire de l'EI se réduit », a indiqué Brett McGurk, soulignant que les djihadistes ont perdu en dix-huit mois « 50 % du territoire » qu'ils avaient conquis en Irak et « 20 % » en Syrie. Le diplomate a aussi souligné que la coalition éliminait des responsables djihadistes au rythme de « un tous les trois jours ». Les États-Unis et la coalition d'environ 65 pays qu'ils dirigent ont intensifié à l'automne la pression contre le groupe État islamique. Washington a envoyé des forces spéciales et des conseillers militaires supplémentaires, portant le contingent américain en Irak à plus de 4 000 hommes. Les Américains ont aussi récemment engagé des hélicoptères Apache pour la première fois dans les combats, en appui de l'armée irakienne.

(29-06-2016 - Avec les agences de presse)

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mardi 28 juin 2016

Yémen : 80 morts, dont 37 civils, dans des raids aériens

Des raids aériens et des combats ont fait en moins de vingt-quatre heures 80 morts, dont 37 civils, au Yémen sur fond de blocages persistants dans des pourparlers de paix organisés sous l'égide de l'ONU. Ces 80 morts s'ajoutent à 42 personnes tuées lundi dans une série d'attentats contre des militaires, revendiqués par le groupe djihadiste État islamique dans un ancien bastion de son rival Al-Qaïda dans le sud-est.
La situation militaire s'est gravement détériorée depuis la semaine dernière au Yémen alors que des négociations depuis le 21 avril à Koweït entre le gouvernement yéménite et les rebelles chiites houthis devraient être suspendues la semaine prochaine pour l'Aïd el-Fitr marquant la fin du ramadan, le mois de jeûne musulman. En visite dimanche à Koweït, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon avait exhorté les protagonistes du conflit à travailler avec son émissaire au Yémen pour « convenir d'une feuille de route de principes et parvenir rapidement à un accord global » pour mettre fin à quinze mois de guerre.
Mais, sur le terrain, l'aviation de la coalition arabe sous commandement saoudien, qui intervient au Yémen en soutien aux forces gouvernementales, a lancé dans la nuit de lundi à mardi des raids contre les rebelles dans le sud de la province de Taëz (sud-ouest), selon des sources militaires. Les raids, qui ont visé un véhicule chargé d'armes à un croisement de routes très fréquenté, ont fait 34 morts, dont 15 rebelles, ont indiqué ces sources.
« Parmi les morts figurent 19 civils, dont 4 femmes », a précisé à l'Agence France-Presse un responsable provincial, indiquant que le véhicule militaire a été détruit dans les raids survenus peu après minuit mardi. Dans la ville de Taëz, chef-lieu de la province éponyme, 11 civils et un soldat ont été tués par des tirs rebelles contre des quartiers résidentiels, a rapporté une source militaire, ajoutant que 9 militaires loyalistes ont été blessés dans le bombardement.
Plus au sud, des renforts militaires ont été acheminés dans la province de Lahj par les forces gouvernementales qui cherchent à reprendre des positions, conquises ces derniers jours par les rebelles autour de la base aérienne d'Al-Anad, la plus grande du Yémen, ont indiqué des sources militaires. Douze rebelles et trois soldats ont aussi péri dans des combats sur le front de Nahm, au nord-est de la capitale Sanaa, alors que six autres rebelles et deux militaires ont été tués dans des affrontements à Marib, à l'est de Sanaa, a-t-on ajouté.
Dans ce secteur, un avion de combat de la coalition a bombardé « par erreur » un véhicule des forces gouvernementales, tuant quatre soldats et en blessant quatre autres, selon un responsable de la troisième région militaire. Dans le sud, au moins sept civils ont été tués mardi dans deux raids aériens contre des djihadistes d'Al-Qaïda, qui ont touché « par erreur » une maison, selon un responsable et des sources tribales.
Les raids ont été menés à l'aube, « probablement par un drone », dans la région d'Al-Mahfed, contrôlée par des combattants d'Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa), a indiqué à l'Agence France-Presse un responsable local. « Les raids ont touché par erreur une maison de la famille Lachaab, tuant sept membres de cette famille, dont deux femmes, une adolescente et deux fillettes », a ajouté le responsable. Entre vendredi et dimanche dernier, des combats et des raids aériens avaient déjà fait 74 morts sur différents fronts yéménites.
La coalition sous commandement saoudien opère au Yémen depuis mars 2015 en soutien aux forces gouvernementales, alors que les États-Unis mènent campagne avec des drones contre les djihadistes d'Al-Qaïda, notamment dans le sud et le sud-est du Yémen. Ces développements sont intervenus après une série d'attentats contre l'armée yéménite lundi à Moukalla (sud-est), ayant fait 42 morts et qui ont été revendiqués par l'EI. Moukalla, chef-lieu du Hadramout, est un ancien bastion d'Al-Qaïda d'où le réseau extrémiste a été chassé en avril sous la pression de la coalition arabe, après l'avoir administré pendant un an.

(28-06-2016 - Avec les agences de presse)

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Liban : l'armée recherche des kamikazes dans les camps de réfugiés


L'armée libanaise ratissait mardi les camps de fortune où vivent des réfugiés syriens près d'un village chrétien, théâtre la veille de huit attentats suicides dans cette région limitrophe de la Syrie en guerre. Le ministre de l'Intérieur libanais Nouhad al-Machnouk a toutefois estimé qu'il était "plus probable que les kamikazes soient venus de Syrie, plutôt que des camps de réfugiés". Il s'exprimait lors d'une visite au village d'Al-Qaa, situé dans la Bekaa à quelques kilomètres de la frontière syrienne, où huit kamikazes ont fait exploser leur ceinture d'explosifs lors de deux attaques, lundi à l'aube et dans la soirée, faisant au total 5 morts et 28 blessés.
"Nous craignons qu'il y ait d'autres terroristes", a indiqué Bachir Matar, le maire d'Al-Qaa. "Les unités de l'armée ratissent la zone à la recherche de suspects". "On n'a jamais eu aussi peur de toute notre vie", a confié à l'Agence France-Presse Yola Saad, une habitante d'Al-Qaa contactée par téléphone. "Les jeunes ont pris les armes pour garder leur quartier, personne ne sort sauf en cas de nécessité. Tout est fermé, à l'exception des magasins d'alimentation", a-t-elle ajouté.
"Tous les habitants restent chez eux, par peur de nouveaux attentats, les jeunes patrouillent dans les rues avec leurs armes", a indiqué de son côté Danny Naous. Al-Qaa est situé sur le principal axe routier reliant la ville syrienne de Qousseir à la Bekaa libanaise. Majoritairement chrétien, le village d'environ 3 000 habitants compte un quartier de musulmans sunnites et quelque 30 000 réfugiés syriens sont établis à sa périphérie. "L'armée a déployé des effectifs importants dans le secteur de Macharii al-Qaa", à la périphérie du village, "menant des opérations dans les camps de réfugiés à la recherche d'armes et de suspects", a indiqué l'agence nationale libanaise Ani.
Le mode opératoire des attaques de lundi - kamikazes et attentats simultanés - est typique des organisations djihadistes très actives en Syrie, à l'instar du groupe État islamique et Al-Qaïda. Des chars de l'armée étaient déployés dans les rues d'Al-Qaa, où des habitants ont pris les armes pour se protéger, a constaté un photographe de l'Agence France-Presse. Des femmes posaient en armes devant les photographes.
Le Premier ministre Tammam Salam a toutefois invité, lors du conseil des ministres, les civils à ne pas prendre les armes. Le Hezbollah, très présent dans la Bekaa et dont les hommes combattent aux côtés du régime syrien de Bachar el-Assad, a déployé ses hommes sur la route reliant Baalbeck à la région semi désertique du Hermel "pour fouiller les véhicules", a indiqué un responsable de l'organisation. À Baalbeck, les militaires ont également mené "des opérations de ratissage dans des camps de réfugiés (...), interpellant 103 Syriens en situation irrégulière", selon un communiqué de l'armée. Le Liban accueille plus de 1,1 million de réfugiés syriens, soit le quart de sa population.
Par ailleurs, la mairie de la ville de Hermel, au nord-ouest d'Al-Qaa, a interdit de circulation pendant 72 heures les réfugiés syriens, selon un communiqué. La zone frontalière a été le théâtre de multiples affrontements entre l'armée libanaise et des groupes djihadistes comme le Front Al-Nosra, la branche syrienne d'Al-Qaïda, ou l'EI. La tension a culminé en août 2014, lorsque les deux groupes djihadistes ont enlevé une trentaine de soldats et policiers libanais, à Aarsal, dans l'est du pays. 16 d'entre eux ont été libérés fin 2015 à l'issue de longues négociations menées par Beyrouth.

(28-06-2016 - Avec les agences de presse)

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Sykes-Picot - 2

Le Proche-Orient est découpé, malgré les promesses d'indépendance faites aux Arabes, en cinq zones :
1.zone bleue française, d'administration directe formée du Liban actuel et de la Cilicie ;
2.zone arabe A, d'influence française comportant le nord de la Syrie actuelle et la province de Mossoul ;
3.zone rouge britannique, d'administration directe formée du Koweït actuel et de la Mésopotamie ;
4.zone arabe B, d'influence britannique, comprenant le sud de la Syrie actuelle, la region de Palestine, dont 80% deviendront la Jordanie actuelle et la future Palestine mandataire.
5.zone brune, d'administration internationale comprenant Saint-Jean-d'Acre, Haïfa et Jérusalem. La Grande-Bretagne obtiendra le contrôle des ports d'Haifa et d'Acre.
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- Israël et la Turquie ont trouvé un accord pour normaliser leurs relations
- qu'en est-il de la Syrie?
- la situation va pouvoir évoluer
- c'est-à-dire?
- la mise en place du Grand Moyen-Orient va pouvoir s'accélérer
- ...!?

Al Faraby
Mardi, 28 juin 2016

Les accords Sykes-Picot sont des accords secrets signés le 16 mai 1916, après négociations entre novembre 1915 et mars 1916, entre la France et le Royaume-Uni (avec l'aval de l'Empire russe et du royaume d'Italie), prévoyant le partage du Proche-Orient à la fin de la guerre (espace compris entre la mer Noire, la mer Méditerranée, la mer Rouge, l'océan Indien et la mer Caspienne) en plusieurs zones d'influence au profit de ces puissances, ce qui revenait à dépecer l'Empire ottoman. Ces accords secrets n'ont été finalement révélés au grand public que le 23 novembre 1917 dans un article des Izvestia et de la Pravda et le 26 novembre 1917 dans un article du Manchester Guardian.

"Non au terrorisme d’État d’Israël" :
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lundi 27 juin 2016

Normalisation du blocus

Famille Palestinienne de Gaza sous les décombres de leur maison détruite par les raids de l'aviation israélienne.
(Photo archives Assawra)
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- Israël et la Turquie ont trouvé un accord pour normaliser leurs relations
- qu'en est-il de la levée du blocus de Gaza?
- l'acheminement de l'aide turque se fera via le port israélien d'Ashdod
- le blocus est donc maintenu
- oui mais... il sera humanitaire
- ...!?

Al Faraby
Lundi, 27 juin 2016

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu est actuellement dans la capitale italienne pour des entretiens avec le secrétaire d'Etat américain John Kerry.
Le Premier ministre turc Binali Yildirim s'exprimera lundi sur les termes de l'accord à 13h heure turque (10H00 GMT), a de son côté indiqué une source officielle turque.
L'accord prévoit le retour des ambassadeurs à Ankara et Tel-Aviv.
 M. Erdogan avait déclaré récemment que "les Palestiniens, Israël et nous avons beaucoup à gagner à ce processus de normalisation".

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Liban: cinq morts et 15 blessés dans une série d'attentats suicide

Photo correspondant Assawra
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Cinq personnes sont mortes et 15 ont été blessées tôt lundi matin dans une série d'attentats suicide dans un village de l'est du Liban proche de la frontière syrienne, ont annoncé des responsables.
Une série d'explosions a frappé le village d'Al-Qaa, a déclaré un responsable libanais de la sécurité. Selon Georges Kettaneh, le secrétaire général de la Croix-Rouge libanaise, au moins huit personnes dont trois kamikazes ont été tuées et quinze ont été blessées.

(27-06-2016 - Avec les agences de presse)

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Quelles conditions pour le changement ?
Les leçons de la bataille de la loi sur le travail en France


Le slogan « Le changement, c’est maintenant » que le président français François Hollande avait posé au début de son mandat, il y de cela quatre ans, n’a pas dépassé le stade de la surenchère électorale. C’est la raison pour laquelle il a vite disparu, remplacé par une série de lois, de projets de lois et de mesures qui ont mis la barre à « tribord toute », ce qui eut pour effet de mettre en miettes l’alliance qui le mena au pouvoir et de pousser en avant les forces d’extrême droite qui ont su profiter des échecs répétés sur plus d’un plan. Et, si nous voulons, aujourd’hui, donner un aperçu rapide du bilan des quatre années d’un pouvoir venu, en principe, changer la situation créée par dix-neuf ans d’une gouvernance de droite, nous ne pouvons que dire : « ce furent des années maigres » durant lesquelles le chômage prit des allures galopantes tandis que les gouvernements successifs bafouillaient quant aux mesures à prendre concernant les impôts sur les gros salaires et les grosses fortunes. En même temps, les politiques économiques et financières - dont en particulier celles mises au point par le nouveau ministre de l’économie Emmanuel Macron - n’ont fait qu’aggraver le recul du pouvoir politique devant les diktats du grand capital… ce qui eut pour conséquence logique de disperser la majorité qui mit François Hollande à la tête de la république française et de faire descendre la cote de sa popularité à quelques dix-sept pour cent, selon les derniers sondages.

L’exemple le plus flagrant de cette politique de droite réside, sans aucun doute, dans ce qui se passe actuellement autour du projet sur la loi du travail présenté, le 8 mars passé, par la ministre Myriam El Khomri. Ce projet fit beaucoup de remous tant au sein du gouvernement que, surtout, dans les milieux politiques de gauche et les syndicats. Des centaines d’amendements furent proposées sur ses différents articles avant que les centrales syndicales, la CGT en premier lieu, ne décidèrent de s’y opposer, appelant à des grèves et des manifestations dont l’ampleur dépassa tous les mouvements de masses organisés durant les trente ans passés. Face à de telles protestations, le premier ministre Manuel Valls opposa tantôt la répression et tantôt la menace de recourir à l’article 49-3 de la Constitution qui dispose que « Le premier ministre peut, après délibération du conseil des ministres, engager la responsabilité du gouvernement devant l’Assemblée nationale sur le vote d’un projet de loi de finances ou de financement de la Sécurité sociale. Dans ce cas, ce projet est considéré comme adopté, sauf si une motion de censure, déposée dans les vingt-quatre heures qui suivent, est votée dans les conditions prévues à l’alinéa précédent. Le premier ministre peut, en outre, recourir à cette procédure pour un autre projet ou une proposition de loi par session. ».
Pourquoi cette insistance à vouloir faire passer le projet El Khomri sans prendre en considération les propositions d’amendements présentées par les syndicats ?
La réponse n’a rien d’ambigu.  De par ses directives et nombre de ses articles, ce projet donne au grand capital une liberté de manœuvre très claire. Une liberté qui permet au patronat d’imposer ses conditions et de diriger les entreprises comme bon leur semble, sans prendre en considération ni le rôle des syndicats ni celui de l’Etat quand il s’agit d’augmenter leurs gains… Tout cela sous le titre de « la flexibilité » qui donnerait, peut-être, aux industries françaises la possibilité d’« être plus compétitives » ?!

De l’article 2… aux licenciements

Entrons dans les détails du projet de loi et commençons par « l’article 2 » qui constitue le problème majeur. Cet article prévoit qu'un accord négocié au sein de l'entreprise (accord d'entreprise) peut remplacer les dispositions d'un accord de branche, même si ces dispositions sont plus favorables pour les salariés. En d’autres termes, chaque patron d’entreprise pourra imposer ses conditions sur tout : heures de travail, salaires, heures supplémentaires, congés annuels et autres, faisant ainsi perdre aux syndicats leur rôle dans la défense des salariés, d’une part, mais aussi dans la précision des conditions du travail dans les branches de la production ; ce qui enlèverait les derniers obstacles placés devant le capital dans sa recherche du plus grand taux de profit.
Mais ce n’est pas tout. En effet, et en plus de l’article 2, d’autres facilités sont accordées au patronat, surtout en ce qui concerne les conditions de licenciement, telle la suppression des « conditions économiques » le permettant, ou encore celle du rôle et des prérogatives des prud’hommes dans la fixation des indemnités de fin de service, surtout s’il s’agit de licenciement arbitraire/ A tout cela, n’oublions pas d’ajouter la suppression de la visite médicale obligatoire et la diminution des conditions se rapportant à la santé et à la sécurité…

Une loi au service des patrons

Et si nous ajoutons à la loi El Khomri les tentatives déjà faites afin de changer la loi sur les retraites et contre la sécurité sociale, nous pouvons dire que les différents gouvernements, tant de gauche que de droite, qui se sont succédés durant les vingt dernières années œuvrent, tous, dans le même sens ; leur slogan est « travailler plus, toucher moins, se reposer moins ».

Le second gouvernement, « socialiste », de Manuel Valls ne déroge pas à cette règle de la prétendue flexibilité, même si la société française est, aujourd’hui, placée sous haute tension et vit dans l’insécurité créée par un gouvernement qui lui impose une loi dont la finalité consiste à porter atteinte au mouvement syndical militant et à faire des concessions gratuites aux grands capitalistes tant sur le plan de la direction de l’économie nationale que sur celui de la définition des nouveaux objectifs de la politique sociale… faits auxquels les gouvernements de la droite libérale durant le mandat de Nicolas Sarkozy n’ont pas osé s’attaquer, comme ils n’ont pas osé s’attaquer au droit de grève que les autorités violent sans vergogne. Enfin, il nous faut dire que cette loi constitue un dangereux précédent, puisqu’elle  ne tient pas compte de la situation des PME et TPE ni des droits des millions de salariés qu’elles regroupent.

Certains milieux politiques et médiatiques disent que les politiques du gouvernement viennent du fait que le premier ministre tente de préparer la voie qui lui permette d’accéder en 2022 à la présidence de la république et que cette voie passe par la MEDEF qui pourrait tout aussi bien assurer la réélection de François Hollande en 2017 et la sienne propre cinq ans après. D’où la nécessité de retirer à la gauche syndicaliste une des cartes maitresses qu’elle possède, même si cela va augmenter la précarité et le chômage et profiter tout aussi bien aux groupes terroristes qu’à l’extrême droite dont le danger grandit à vue d’œil, surtout à la suite des dernières élections municipales et régionales qui ont montré le succès remporté par le Front national parmi les jeunes marginalisés.

Cette course à la présidence est, selon toute évidence, la raison majeure du refus du gouvernement de céder devant le mouvement social, malgré les dizaines de manifestations à Paris et dans les autres villes françaises et aussi les journées nationales de grèves générales auxquelles participèrent ouvriers, cadres et enseignants ; et, tandis que Myriam El Khomri se montre de plus en plus intransigeante face aux réclamations des représentants des travailleurs, le mutisme du président français est très expressif ainsi que les positions prises par les centrales syndicales affiliées au PS qui arguent que le progrès social se basent sur le progrès économique et que ce dernier exige aujourd’hui une grande flexibilité afin de faire de l’économie française une économie compétitive !!!

Tout cela nous mène à dire que les politiques de la social-démocratie ont déposé le bilan en France, tout comme elles l’avaient fait dans d’autres pays européens où des partis socialistes ont fait le jeu de la bourgeoisie en faisant face aux revendications et aux aspirations des forces ouvrières et syndicales. Ces politiques ont abouti, contrairement à ce que leurs instigateurs attendaient, à ce que les forces syndicales radicales, telle la CGT, reviennent sur l’avant-scène de la lutte pour le changement avec un programme et des tâches à court terme, sur le plan des lois, mais aussi un programme stratégique dans le domaine du dépassement du système capitaliste afin de sortir leur pays de la crise complexe vécue depuis 2008.

Il est vrai que les forces du Front de la gauche en France ne dépassent pas actuellement la barre de 12 pour cent (enregistrés lors des présidentielles de 2012 par le candidat Jean-Luc Mélenchon), mais ce pourcentage n’est pas statique ; il peut augmenter si l’on prend en considération la nécessité d’œuvrer rapidement dans le sens de l’unité de la gauche et de la classe ouvrière représentée par les forces syndicales qui mènent aujourd’hui la lutte, sur les bases d’un programme qui ne se contenterait pas des slogan d’alternance politique et de quelques progrès sociaux et sociétaux, mais qui reviendrait aux traditions révolutionnaires, à l’égalité au lieu et place du slogan de la justice sociale qui se contente de diminuer quelque peu les grandes différences entre riches et pauvres au lieu d’appeler à les éliminer complètement. Et, si certains des slogans des soulèvements arabes ont fleuri dans des mouvements de protestation au sein même des pays, tels les Etats-Unis (« Occupy Wall Street », par exemple), où règnent les oligarchies financières en dictateurs, et si, malgré et contre tout, les mouvements ouvriers et de gauche se sont propagés dans toute l’Europe durant les dix dernières années, cela veut dire que les idées révolutionnaires n’ont pas perdu de leur importance et que les slogans politiques doivent être révisés rapidement afin de regrouper dans le combat pour le changement toutes celles et  tous ceux qui, à commencer par la majorité de la classe moyenne, sont lésés par les politiques sociale-démocrates.

Marie Nassif-Debs

Article paru dans le bimensuel « An Nidaa », le 24 juin 2016

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Pour Ramadan, Gaza fait revivre les repas solidaires

Des Palestiniens préparent l'usage séculaire de la "Tekkiya" à Gaza le 13 juin 2016 (Afp)

A Gaza, face à la pauvreté grandissante, des Palestiniens ont fait revivre cette année pour le Ramadan l'usage séculaire de la "Tekkiya", une soupe populaire héritée, selon la tradition, du patriarche Abraham.
Pendant tout le mois sacré de jeûne musulman, Sahar al-Chérif, ses cinq enfants et ses petits-enfants vont pouvoir manger à leur faim tous les soirs après le coucher du soleil et avaler une collation avant l'aube.
A 40 ans, divorcée, cette matriarche remue toute l'année ciel et terre pour nourrir sa tribu: trois filles, dont deux divorcées, deux garçons au chômage qui ne trouvent pas de travail et donc pas de logement, et leurs enfants.
Avec ses maigres moyens, les repas sont plus que frugaux en temps ordinaire dans la famille Chérif. "Quand on ne vient pas à la Tekkiya, je prépare une théière, je sors deux tomates et c'est tout. On est en vie pour une seule raison: la mort ne veut pas de nous", se lamente cette femme intégralement voilée de noir.
Sahar al-Chérif est loin d'être un cas isolé dans la bande de Gaza, petite langue de terre côtière soumise à dix ans de blocus israélien et près de trois années de fermeture de la frontière égyptienne. Selon l'ONU, 72% des foyers gazaouis sont en sous-alimentation.
"On a tout le temps la tête qui tourne, on se sent mal et une de mes filles fait de l'anémie tandis qu'une autre a des problèmes rénaux", témoigne Sahar al-Chérif, en emportant son plat de riz et de poulet et une soupe qu'elle servira avant l'aube à sa famille pour tenir les 16 heures du jeûne.
"J'ai 500 shekels (environ 115 euros) de loyer et de factures d'eau et d'électricité. Je reçois des aides de 100 à 200 shekels et je suis censée payer le reste de ma poche", poursuit-elle. Elle dit avoir frappé à toutes les portes, mais "personne ne se préoccupe des pauvres" à Gaza, gouvernée sans partage par le Hamas.
Dans l'enclave palestinienne, régulièrement ravagée par la guerre, le taux de chômage (45%) est l'un des plus élevés au monde. Selon la Banque mondiale, 39% des Gazaouis vivent sous le seuil de pauvreté sur un territoire où les prix ne cessent de flamber.
L'aide humanitaire, dont dépendent huit Gazaouis sur dix, n'y suffit pas. "Chaque jour, entre 150 et 200 familles" viennent chercher à manger à la Tekkiya de Gaza, affirme Hassan al-Khatib, qui la dirige. D'autres se rendent à celle de Khan Younès, plus au sud.
Et le public est extrêmement divers, assure Dib Abdel Halim, qui fait du bénévolat caritatif depuis des années et qui est encore volontaire pour cuisiner et servir à la Tekkiya. "La cible prioritaire, ce sont les foyers qui ont perdu leur soutien de famille: les veuves, les divorcées ou les femmes dont les maris ont émigré", explique-t-il.
Mais même des salariés se mêlent aux dizaines de Gazaouis qui se pressent pour récupérer leurs repas, indique ce diplômé d'université, âgé de 24 ans, qui lui non plus ne trouve pas de travail.
Face à la crise humanitaire, le retour à la tradition s'est imposé comme une évidence. "La Tekkiya est un élément de la culture, du patrimoine et de l'histoire" palestinienne, explique M. Khatib.
La Tekkiya serait née à Hébron, dans le sud de la Cisjordanie, l'autre territoire palestinien occupé par Israël. Abraham, le patriarche enterré à Hébron avec sa femme Sarah et ses fils selon la tradition, aurait, le premier, déposé de la nourriture pour les indigents. La Tekkiya de Hébron se dresse aujourd'hui encore sur les lieux présumés de ses offrandes.
Les distributions de nourriture telles qu'elles se pratiquent encore aujourd'hui ont été relancées à Hébron au XIIIe siècle.
A Hébron, elles ont lieu toute l'année. A Gaza, en revanche, les crève-la-faim envisagent avec angoisse la fin du Ramadan début juillet. Rétablie en 2016, la Tekkiya ne devrait plus servir que deux fois par semaine, et non pas quotidiennement, et seulement aussi longtemps que dureront les dons privés qu'elle dit recevoir de l'étranger.

(27-06-2016 - Avec les agences de presse)

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dimanche 26 juin 2016

Israël et la Turquie trouvent un accord pour mettre fin à leur brouille

Israël et la Turquie ont trouvé un accord dimanche pour normaliser leurs relations après six années de brouille causée par un raid meurtrier d'un commando israélien contre un navire turc chargé d'aide pour Gaza, selon un responsable israélien.
Israël s'est notamment engagé à verser 20 millions de dollars (18 millions d'euros) dans un fonds d'indemnisation pour les familles des dix Turcs tués lors de l'assaut contre le navire Mavi Marmara en 2010 en échange de l'abandon par Ankara de poursuites judiciaires contre les militaires israéliens, a indiqué à l'AFP ce responsable sous le couvert de l'anonymat.
Il a également précisé que l'accord prévoit le retour des ambassadeurs à Ankara et Tel-Aviv.
Tous les détails seront dévoilés lors d'une conférence de presse à Rome lundi à 12H00 locale (10H00 GMT), a-t-il ajouté.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu est actuellement dans la capitale italienne pour des entretiens avec le secrétaire d'Etat américain John Kerry. Les Etats-Unis avaient poussé les deux pays à signer un accord afin de renforcer la lutte contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI).
Le Premier ministre turc Binali Yildirim s'exprimera lundi sur les termes de l'accord à 13h heure turque (10H00 GMT), a de son côté indiqué une source officielle turque.
La Turquie était une alliée régionale capitale d'Israël jusque dans les années 2000.
Leurs relations se sont ensuite progressivement détériorées, avant d'être réduites de manière drastique en 2010 en réaction à l'assaut meurtrier lancé par des commandos israéliens contre le Mavi Marmara, un navire affrété par une ONG humanitaire turque pour tenter de briser le blocus imposé par Israël à la bande de Gaza. Cette opération s'était soldée par la mort de 10 Turcs.
Le ferry faisait partie d'une flottille internationale de six bateaux chargée d'aide humanitaire.
Israël avait présenté ses excuses en 2013 mais les tensions s'étaient ravivées l'année suivante avec une nouvelle offensive israélienne dans la bande de Gaza.
Ankara avait posé trois conditions à une normalisation des relations: des excuses publiques pour l'assaut, des indemnisations financières pour les victimes et la levée du blocus de Gaza, contrôlée par le Hamas.
Israël impose un strict contrôle sur les livraisons vers l'enclave palestinienne pour empêcher le mouvement islamiste Hamas de recevoir du matériel susceptible de servir à mener des attaques contre l'Etat hébreu.
L'Etat hébreu contrôle toutes les entrées et sorties de biens et de personnes de Gaza, à l'exception du terminal de Rafah, vers l'Egypte, que Le Caire tient fermé en quasi-permanence.
Les deux premières conditions ont été partiellement satisfaites et un compromis semble avoir été trouvé sur l'acheminement de l'aide turque aux habitants de Gaza via le port israélien d'Ashdod plutôt que de l'envoyer directement à cette enclave palestinienne, selon Ankara.
Selon les médias israéliens, Ankara se serait engagée à empêcher le Hamas au pouvoir à Gaza de mener des activités anti-israéliennes à partir de son territoire, mais il pourra continuer à avoir des activités diplomatiques en Turquie.
M. Netanyahu était soumis à des pressions en Israël pour ne pas signer cet accord sans que le Hamas s'engage à restituer les corps de deux soldats israéliens tués à Gaza en 2014 mais aussi à libérer deux Israéliens présumés vivants et détenus par le mouvement islamiste.
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a accepté, selon le responsable israélien, d'apporter son aide sur cette question.
Au cours des dernières semaines, les deux ex-alliés régionaux s'étaient rapprochés.
Israël a renforcé ses relations avec l'Otan en ouvrant une représentation permanente auprès du siège de l'Alliance à Bruxelles en mai, grâce à une décision turque de ne plus s'y opposer.
M. Erdogan avait déclaré récemment que "les Palestiniens, Israël et nous avons beaucoup à gagner à ce processus de normalisation".
"C'est l'intérêt des deux pays" de normaliser leurs relations, a affirmé à l'AFP Dror Zeevi, un universitaire spécialiste du Moyen-Orient.
"La Turquie a perdu presque tous ses contacts dans la région et Israël n'a pas beaucoup d'amis non plus", souligne M. Zeevi.

(27-06-2016 - Avec les agences de presse)

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Fayez al-Sarraj : seule une armée unifiée permettra de vaincre l'EI en Libye

Des combattants des forces gouvernementales libyennes tiennent leur position à Syrte, le 25 juin 2016 face aux jihadistes de l'EI (Afp)

Seule une armée unifiée en Libye permettra de vaincre le groupe Etat islamique (EI), a déclaré à l'AFP le chef du gouvernement d'union nationale Fayez al-Sarraj au moment où les combats contre les jihadistes font rage à Syrte.
"Nous sommes convaincus qu'il ne peut y avoir de solution pour venir à bout de cette organisation (l'EI) qu'à travers un commandement militaire unifié qui rassemble les Libyens de toutes les régions du pays", a affirmé M. Sarraj en réponse à des questions écrites.
Installé depuis le 30 mars à Tripoli, avec le soutien de l'ONU et de nombreuses puissances occidentales, le gouvernement d'union (GNA) peine à étendre son autorité à l'ensemble du territoire, notamment dans l'est du pays, en Cyrénaïque.
Dans cette partie de ce vaste pays riche en pétrole, des milices et des unités de l'armée libyenne, demeurent loyales à des autorités non reconnues, sous le commandement du controversé général Khalifa Haftar.
Malgré ces divisions, le gouvernement d'union a lancé le 12 mai une vaste offensive contre le bastion des jihadistes à Syrte, une ville côtière du centre-nord tombée aux mains de l'EI en juin 2015.
Ses forces sont soutenues par des milices de l'ouest de la Libye, formées d'anciens rebelles ayant combattu en 2011 le régime de l'ex-dictateur Mouammar Kadhafi.
Pour la première fois, M. Sarraj a également dévoilé à l'AFP que ses forces recevaient "des aides", limitées et de nature logistique de la part de pays étrangers qu'il s'est abstenu de nommer.
Cette offensive a permis aux forces pro-GNA de reprendre plusieurs localités et positions occupées par l'EI entre Misrata, siège du commandement de l'opération militaire, et Syrte, ville située à 450 km à l'est de Tripoli.
Elles sont même entrées dans Syrte le 9 juin mais leur progression vers le centre-ville où se sont retranchées les jihadistes a été ralentie ces derniers jours par les contre-offensives de l'EI, menées à coups d'attentats suicide notamment.
"Le ralentissement de la progression des forces progouvernementales est dû à notre souci pour la sécurité des civils que l'EI n'a pas hésité à utiliser comme boucliers humains", a expliqué M. Sarraj.
Il y aurait encore à Syrte quelque 30.000 civils, selon des sources militaires des forces du GNA.
Mais pour le chef du gouvernement d'union, "la victoire n'est qu'une question de temps. Espérons qu'il soit très court".
Revenant sur l'implantation rapide de l'EI en Libye, à 300 kilomètres des côtes européennes, le Premier ministre désigné a pointé "une succession d'erreurs ces cinq dernières années, notamment le renoncement de la communauté internationale à compléter son aide à la Libye face aux défis post-conflit".
Bien que l'opinion publique libyenne reste farouchement opposée à toute intervention militaire étrangère, M. Sarraj n'a pas écarté la possibilité d'une aide internationale.
"Il y a (actuellement) des aides limitées ? expertise et logistique ? et nous avons par le passé dit être prêts à accepter l'aide et le soutien des pays frères et amis tant que ce soutien demeure dans le cadre d'une demande du GNA et en coordination avec lui de manière à préserver la souveraineté nationale", a-t-il souligné.
Issu d'un accord parrainé par l'ONU signé en décembre 2015 au Maroc, le gouvernement d'union nationale s'était autoproclamé en mars sur la base d'un communiqué de soutien d'une centaine de députés du Parlement reconnu basée à Tobrouk (est). Il n'a jamais obtenu de vote officiel de ce Parlement.
Outre la lutte contre l'EI, il doit aussi tenter de redresser l'économie d'un pays miné par les conflits et les divisions.
"Tout ce que nous pouvons faire c'est oeuvrer, par tous les moyens disponibles, à sortir notre pays de ses crises mais nous n'avons pas de baguette magique, nous n'avons que notre effort", a-t-il dit.
Puis de conclure: "je suis confiant que nous allons surmonter cette épreuve mais si un jour je perds cette foi, je ne resterai pas une minute".

(26-06-2016 - Avec les agences de presse)

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En Cisjordanie occupée, le robinet d'eau est à sec et les esprits à vif

Fatma Ali, montre la fontaine de son jardin d'où aucune eau ne coule, dans son village de Salfit (nord de la Cisjordanie), le 23 juin 2016 (Afp)
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Des dizaines de milliers de Palestiniens souffrent depuis quelques jours, sous une forte chaleur, de coupures d'eau dont Israël et les dirigeants palestiniens se rejettent la faute, dernier épisode en date du conflit pour cette précieuse ressource.
A Salfit, dans le nord de la Cisjordanie, un territoire palestinien occupé par Israël, Fatma Ali reçoit dans son jardin à la terre craquelée, entre une fontaine d'où rien ne coule et un poulailler où les volailles n'ont pas vu une goutte d'eau depuis des jours.
Fatma et les sept membres de la famille n'ont plus été ravitaillés depuis le passage, il y a cinq jours, d'une citerne réquisitionnée pour approvisionner les 15.000 habitants de Salfit et des milliers d'autres des villages environnants.
"J'ai des petits-enfants qu'on ne peut pas doucher et ils ont besoin de boire", se désole-t-elle.
La chaleur avoisine les 40 degrés au plus fort de la journée. Dans une région où oliveraies et palmiers s'étendent à perte de vue à flanc de collines, une partie des réserves vont à l'irrigation.
Fatma a repoussé un repas de rupture du jeûne du ramadan pour 20 personnes prévu le soir même. "Je ne peux ni cuisiner, ni faire la vaisselle, ni servir à boire, et mes invités ne pourront pas se laver les mains".
Salfit comme toute les villes palestiniennes doit acheter son eau à Israël.
Avec la canicule, l'Etat hébreu détourne une partie de l'eau revenant aux Palestiniens au profit des colons israéliens qui se sont établis en Cisjordanie, accusent les autorités palestiniennes.
"Salfit repose sur la plus grande nappe d'eau de la Palestine historique et nous n'avons pas de quoi boire parce que notre eau est volée et détournée vers Israël ou les colonies", qui grignotent chaque année davantage de terrain en Cisjordanie, petit territoire vallonné et rocailleux, accuse le maire de Salfit, Shaher Eshtieh.
Faux, rétorque le porte-parole de l'autorité israélienne de l'eau, Uri Schor.
Israéliens et Palestiniens souffrent pareillement du manque d'eau, causé par la chaleur et l'augmentation de la consommation, soutient-il. La pénurie d'eau résulte selon lui du "refus total" de l'autorité palestinienne de l'eau de donner son feu vert au remplacement de vieilles canalisations aux capacités limitées.
Au-delà de la maîtrise de la terre, le contrôle de l'eau est un enjeu majeur du conflit israélo-palestinien, l'un des plus vieux au monde.
Selon EWASH, une coalition d'ONG travaillant sur l'eau dans les Territoires palestiniens, la consommation par habitant en Cisjordanie est de 73 litres par personne et par jour. C'est en-dessous du standard de 100 litres établi par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et plus de trois fois moins qu'en Israël, où elle atteint 240 litres.
Les colons, "eux, n'ont pas de coupure, ça ne touche que les villes et villages palestiniens. Donc, les Israéliens ne disent pas la vérité quand ils affirment que toute la région est touchée", charge Saleh Ataneh, qui dirige le département de l'eau à la mairie de Salfit.
Les Palestiniens dénoncent la mainmise qu'exercerait Israël sur le comité conjoint chargé de délivrer les permis de creuser des puits ou de construire des infrastructures. Il ne s'est plus réuni depuis des années, affirment-ils.
Le porte-parole de l'Autorité israélienne de l'eau, fait, lui, état de réunion conjointes. Entre 2013 et 2016, la fourniture d'eau à la région de Salfit-Naplouse est passée de 2,7 à 3,4 millions de m3 de janvier à mai, selon lui.
Le porte-parole des Affaires étrangères israéliennes Emmanuel Nahshon pointe du doigt le piratage des canalisations du côté palestinien. "Côté israélien, l'eau est mieux gérée et personne ne vole de l'eau directement dans le tuyau d'acheminement", dit-il.
Zaher Madi s'alarme des conséquences dramatiques pour son élevage bovin. "Des animaux sont morts et des vaches ont fait des fausses couches", raconte ce Palestinien longiligne de 49 ans. "J'ai besoin de 10 m3 par jour" or "j'en reçois actuellement 10 tous les quatre jours", dit-il, en montrant les quatre seaux qui restent du ravitaillement reçu la veille.
"Parfois, je suis obligé de ne pas nourrir les bêtes, parce que j'ai peur qu'ensuite elles réclament de l'eau". "Si ça continue, je vais tout arrêter", lâche-t-il.

(26-06-2016 - Avec les agences de presse)

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