La phrase

"Extirper le sionisme de Palestine" (Al Faraby)


mercredi 31 août 2016

Premier vol régulier Etats-Unis-Cuba depuis plus de 50 ans

L'avion de JetBlue Airways décolle à Fort Lauderdale, aux États-Unis, à destination de Cuba, le 31 août 2016 (Afp)

La compagnie américaine JetBlue a lancé mercredi depuis la Floride le premier vol commercial régulier entre les États-Unis et Cuba depuis plus de 50 ans, ouvrant un nouveau chapitre dans les relations entre les deux anciens ennemis de la Guerre froide.
Le vol 387 de JetBlue Airways, parti de l'aéroport de Fort Lauderdale (Floride), dans le sud-est des Etats-Unis, est arrivé à 10H57 (14H57 GMT) à Santa Clara, dans le centre de l'île cubaine.
L'embarquement de ces premiers passagers d'un vol commercial régulier entre les deux pays en cinq décennies s'est fait dans une ambiance festive, sous les applaudissements et en musique, un groupe de salsa chantant des classiques de la musique cubaine comme "Guantanamera" pour les accompagner, a constaté une journaliste de l'AFP.
Le vol de JetBlue fait partie des 110 vols quotidiens prévus par l'accord conclu en février entre Washington et La Havane, après le réchauffement de leurs relations.
Ce premier vol effectué mercredi fait partie "des grands moments de l'Histoire", s'est réjoui Mark Wales, directeur de l'aéroport de Floride, comparant l'événement à la chute du mur de Berlin ou aux premiers pas de l'Homme sur la Lune.
"Ceci est un petit avion pour les passagers, mais un énorme progrès pour la reconnexion de l'humanité", a-t-il confié à l'AFP.



Cela ouvre une "nouvelle ère" pour les voyageurs cubains et les déplacements vers l'île communiste en général, s'est de son côté enthousiasmé le vice-président de JetBlue Airways, Marty St. George, à l'évocation du départ mercredi du vol 387 de sa compagnie.
"Il s'agit d'une étape importante dans les relations entre les deux pays", a également déclaré à l'AFP Jorge Duany, directeur de l'institut de recherche cubaine à l'université internationale de Floride.
Les États-Unis et Cuba ont conclu en février un accord pour la reprise des vols commerciaux réguliers suspendus depuis 1961. Sur les 110 prévus par l'accord, quelque 90 vols sont déjà autorisés par La Havane et Washington à destination de neuf aéroports cubains.
Seule une vingtaine de vols charters, autorisés depuis le milieu des années 1970, effectuaient jusque là quotidiennement la liaison sous certaines conditions.
Depuis l'annonce choc de leur rapprochement fin 2014, les deux pays ont concrétisé plusieurs avancées, notamment diplomatique.



Les États-Unis ont retiré Cuba de leur liste des pays soutenant le terrorisme, ouvrant la voie à la reprise officielle des relations entre les ex-ennemis, le 20 juillet 2015. Depuis, La Havane et Washington ont notamment rétabli un service postal direct, et les hôteliers et croisiéristes américains ont commencé à revenir à Cuba.

(31-08-2016 - Avec les agences de presse)

Deux adresses pour vous inscrire à "Assawra",
la liste de diffusion du Mouvement démocratique arabe:

1 - Assawra3-subscribe@yahoogroupes.fr
ou
2 - as-sawra+subscribe@googlegroups.com
     

Cisjordanie occupée: Israël approuve 466 logements dans des colonies

Logements en construction dans la colonie de Maale Adumim, (est de Jérusalem), le 4 juillet 2016 (Afp)

Israël a approuvé mercredi la construction de 466 logements dans des colonies de Cisjordanie, territoire palestinien occupé depuis près de 50 ans, a indiqué l'organisation anticolonisation israélienne la Paix maintenant.
Cinquante logements ont reçu une approbation finale de la part de la commission compétente de l'administration civile, et 237 un feu vert initial, a dit à l'AFP Hagit Ofran, une porte-parole de la Paix maintenant. En outre, 179 logements déjà construits dans la colonie d'Ofarim ont été validés rétroactivement, a-t-elle dit.
Ces programmes "sont tous problématiques, ce n'est pas comme si l'un d'eux se distinguait", a-t-elle dit. Les Israéliens "continuent à planifier et à faire avancer la planification, et de manière générale, c'est mauvais pour la solution à deux États et pour Israël", a-t-elle dit.
La solution à deux États - la création d'un État palestinien coexistant en paix avec Israël - est la clé de voûte des grands projets internationaux de règlement du conflit israélo-palestinien, l'un des plus vieux au monde.
La colonisation, c'est-à-dire la construction d'implantations civiles sur des terres occupées par Israël depuis 1967, passe pour un obstacle majeur à la paix. Elle est considérée comme illégale par la communauté internationale, mais s'est poursuivie sous tous les gouvernements israéliens.

(31-08-2016 - Avec les agences de presse)

"Non au terrorisme d’État d’Israël" :
http://www.petitions24.net/non_au_terrorisme_de_letat_disrael

Deux adresses pour vous inscrire à "Assawra",
la liste de diffusion du Mouvement démocratique arabe:

1 - Assawra3-subscribe@yahoogroupes.fr
ou
2 - as-sawra+subscribe@googlegroups.com
     

Israël : quand le chef de la police discrimine les Israéliens d'origine éthiopienne

Les leaders religieux de la communauté juive éthiopienne en Israël. (Afp)

Le ministre israélien de la Sécurité intérieure Gilad Erdan a volé mercredi au secours du chef de la police Roni Alsheich, au cœur d'une controverse pour avoir jugé « naturel » que les policiers soupçonnent davantage un Israélien d'origine éthiopienne qu'un autre. Les propos de Roni Alsheich ont touché une corde sensible chez les Israéliens d'origine éthiopienne et au-delà. Originaires ou descendants de juifs d'Éthiopie, ils forment une communauté forte de 135 000 membres (sur une population d'environ huit millions) qui se plaint de discrimination et dénonce les abus de la police à son encontre.
« Toutes les études de criminologie à travers le monde, sans exception, prouvent que les immigrés sont davantage impliqués dans la criminalité que d'autres », a dit le chef de la police mardi à Tel-Aviv devant l'association des avocats. Elles montrent aussi que les taux de criminalité sont plus élevés chez les jeunes, a-t-il dit. Quand les deux facteurs se recoupent et qu'un « policier croise un suspect, de manière naturelle son cerveau le soupçonne davantage », a-t-il dit. Il répondait à une question sur les violences policières contre les Israéliens d'origine éthiopienne. Il a ajouté que cela était vrai aussi pour les Arabes ayant la citoyenneté israélienne et les habitants palestiniens de Jérusalem-Est, annexée et occupée par Israël (qui ne sont cependant pas des immigrés).
L'Association israélienne pour les Éthiopiens juifs exige « la démission immédiate du chef de la police », a dit sa porte-parole, Hanna Elazar. « Ces déclarations sont intolérables. Non seulement nous ne sommes pas des immigrés, mais en plus il ne fait que renforcer les préjugés qui présentent tous les jeunes de notre communauté comme des délinquants et des criminels », a-t-elle dit. Plus de 50 000 des Israéliens d'origine éthiopienne sont nés en Israël.
Face à l'avalanche de critiques, le ministre de la Sécurité intérieure, en charge de la police, a pris la défense de M. Alsheich. Il « n'a pas cautionné une sur-répression visant les Israéliens d'origine éthiopienne. Il a fait exactement le contraire et dit avec courage qu'il y avait un problème et que la police travaillait à le résoudre », a dit Gilad Erdan dans un communiqué.
Roni Alsheich a en effet admis que cette « sur-répression » était problématique, et ajouté que la police et la communauté coopéraient pour la réduire. La porte-parole de la police, la commissaire Meirav Lapidot, a ramené la polémique à un choix de mots malheureux de la part de Roni Alsheich.
Les Israéliens d'origine éthiopienne proviennent de communautés restées coupées des autres juifs pendant des siècles et que les autorités religieuses d'Israël ont tardivement reconnues. Cette reconnaissance a entraîné la mise en place de deux ponts aériens, en 1984 et 1991, et l'émigration vers Israël de 80 000 Éthiopiens, qui ont dû franchir un énorme fossé culturel pour s'intégrer.

(31-08-2016 - Avec les agences de presse)

"Non au terrorisme d’État d’Israël" :
http://www.petitions24.net/non_au_terrorisme_de_letat_disrael

Deux adresses pour vous inscrire à "Assawra",
la liste de diffusion du Mouvement démocratique arabe:

1 - Assawra3-subscribe@yahoogroupes.fr
ou
2 - as-sawra+subscribe@googlegroups.com
     

Dissuader

Des Palestiniens sur les décombres de la maison de Mohammed El-Amaira.
(Photo Afp)
Cliquez pour agrandir

- Dans la nuit de lundi à mardi, dans le village de Dura près d'Hébron, les soldats de la force d'occupation ont démoli la maison de Mohammed El-Amaira
- du coup il se retrouve sans maison
- pas lui mais sa famille
- pourquoi?
- parce que lui... ils l'ont tué un mois auparavant
- ont-ils restitué son corps à sa famille?
- ...!?

Al Faraby
Mercredi, 31 août 2016

Le gouvernement israélien défend l'effet dissuasif de ces démolitions pour ceux qui seraient tentés de résister contre l'occupation.

"Non au terrorisme d’État d’Israël" : http://www.petitions24.net/non_au_terrorisme_de_letat_disrael

Deux adresses pour vous inscrire à "Assawra",
la liste de diffusion du Mouvement démocratique arabe:

1 - Assawra3-subscribe@yahoogroupes.fr
ou
2 - as-sawra+subscribe@googlegroups.com
     

mardi 30 août 2016

Chantage macabre

Enterrement d'un jeune Palestinien
(Photo archives Assawra)
Cliquez pour agrandir

- Les forces d'occupation nous ont rendu le corps de Thaer et nous l'avons enterré
- pourquoi vous ne nous avez rien dit?
- il fallait que nous soyons au maximum 25 pour la cérémonie
- pourquoi?
- c'était une condition des forces d'occupation pour nous rendre son corps
- que ce serait-il passé si nous étions tous venus?
- c'est qu'ils détiennent des dizaines d'autres corps et menacent de ne pas les restituer aux familles
- ...!?

Al Faraby
Mardi, 30 août 2016

La dépouille de Thaer Abou Ghazaleh, Palestinien de 19 ans tué le 8 octobre a été restituée à ses proches à Jérusalem-Est dans la nuit de lundi à mardi, après plus de dix mois.
Il a été immédiatement enterré. Les proches ont accepté les conditions israéliennes pour rendre le corps, notamment la présence d'au maximum 25 personnes aux funérailles, a indiqué une porte-parole de la police.

"Non au terrorisme d’État d’Israël" : http://www.petitions24.net/non_au_terrorisme_de_letat_disrael

Deux adresses pour vous inscrire à "Assawra",
la liste de diffusion du Mouvement démocratique arabe:

1 - Assawra3-subscribe@yahoogroupes.fr
ou
2 - as-sawra+subscribe@googlegroups.com
     

Israël démolit la maison d'un Palestinien impliqué dans une attaque

La maison de Mohammed El-Amaira détruite par l'armée israélienne, le 30 août 2016 près de Hébron (Afp)

L'armée israélienne a détruit dans la nuit de lundi à mardi près de Hébron en Cisjordanie occupée la maison d'un Palestinien impliqué dans une attaque qui avait coûté la vie à un Israélien, ont indiqué des responsables palestiniens.
Les militaires israéliens ont détruit à l'explosif dans le village de Dura la maison de Mohammed El-Amaira, un membre des services de sécurité de l'Autorité palestinienne, accusé d'avoir transporté les auteurs d'une attaque à l'arme à feu commise le 1er juillet contre une voiture israélienne près de Hébron, ont précisé des responsables des services de sécurité palestiniens et l'armée israélienne.
A la suite de ces tirs, la voiture du rabbin Michael Mark, qui dirigeait un séminaire talmudique dans la colonie israélienne d'Otniel proche de Hébron, s'était renversée et il avait été tué tandis que deux des membres de sa famille avaient été blessés, selon l'armée israélienne.
Un Palestinien identifié comme Mohammed Faqih et accusé par les autorités israéliennes d'être l'un des responsables de l'attaque a été tué fin juillet lors d'échanges de tirs avec des soldats israéliens.
Mohammed El-Amaira avait été arrêté par les Israéliens.
Israël détruit fréquemment les maisons d'auteurs palestiniens d'attaques.
Les détracteurs de cette mesure la dénoncent comme relevant du châtiment collectif affectant des familles qui se retrouvent à la rue. Le gouvernement israélien défend l'effet dissuasif de ces démolitions pour ceux qui seraient tentés de passer à l'acte.
Les violences qui secouent depuis début octobre 2015 les Territoires palestiniens, Israël et Jérusalem ont coûté la vie à 222 Palestiniens, 34 Israéliens, deux Américains, un Erythréen et un Soudanais, selon un décompte de l'AFP.
La plupart des Palestiniens tués sont des auteurs ou auteurs présumés d'attaques.
Outre les démolitions, Israël se sert de la non restitution des corps d'auteurs d'attentats comme moyen de pression et de dissuasion. L'Etat hébreu a ainsi retenu plusieurs dizaines de dépouilles au plus fort de ces confiscations de corps qui divisent l'establishment sécuritaire.
La dépouille de Thaer Abou Ghazaleh, Palestinien de 19 ans tué le 8 octobre après avoir blessé quatre personnes avec un tournevis à Tel-Aviv, a été restituée à ses proches à Jérusalem-Est dans la nuit de lundi à mardi, après plus de dix mois, a indiqué Salwa Hamad, porte-parole d'une campagne palestinienne pour la restitution des corps.
Il a été immédiatement enterré. Les proches ont accepté les conditions israéliennes pour rendre le corps, notamment la présence d'au maximum 25 personnes aux funérailles, a indiqué une porte-parole de la police.
Jérusalem-Est, partie palestinienne de Jérusalem annexée et occupée, est sous l'autorité du ministère de la sécurité intérieure. Les autorités ne détiennent plus que trois corps de Jérusalem-Est, a dit Mme Hamad.
En revanche, elles retiennent toujours dix corps de Cisjordanie, territoire occupé où le ministère israélien de la Défense a autorité, a-t-elle dit.
L'armée ne restitue plus de corps depuis l'arrivée au ministère de la Défense de l'ultranationaliste Avigdor Lieberman fin mai, a dit Issam al-Arouri, qui dirige un centre d'aide légale aux Palestiniens.
M. Lieberman a ordonné le 9 juin la confiscation des corps des auteurs d'attentat, au lendemain d'une attaque au cours de laquelle deux Palestiniens avaient tué quatre Israéliens à Tel-Aviv. M. Lieberman a ainsi rompu avec son prédécesseur Moshé Yaalon, partisan de la restitution des dépouilles pour ne pas aviver les tensions.

(30-08-2016 - Avec les agences de presse)

"Non au terrorisme d’État d’Israël" :
http://www.petitions24.net/non_au_terrorisme_de_letat_disrael

Deux adresses pour vous inscrire à "Assawra",
la liste de diffusion du Mouvement démocratique arabe:

1 - Assawra3-subscribe@yahoogroupes.fr
ou
2 - as-sawra+subscribe@googlegroups.com
     

Burkini : l'ONU épingle la France


Les arrêtés anti-burkini ont suscité un débat passionné en France, mais aussi à l'international. Le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme a salué mardi la décision prise par la justice française de mettre un coup d'arrêt à l'interdiction du burkini, estimant que les arrêtés pris contre cette tenue vestimentaire alimentaient la « stigmatisation » des musulmans.
« Ces décrets n'améliorent pas la situation sécuritaire ; ils tendent au contraire à alimenter l'intolérance religieuse et la stigmatisation des personnes de confession musulmane en France, en particulier les femmes », a indiqué le bureau du haut-commissaire dans un communiqué. « Les codes vestimentaires, tels que les décrets anti-burkini, affectent de manière disproportionnée les femmes et les filles et sapent leur autonomie en niant leur aptitude à prendre des décisions indépendantes sur leur manière de se vêtir », a-t-il encore jugé.
D'après l'agence onusienne, selon les standards internationaux des droits de l'homme, les limites à la liberté de toute personne de manifester sa religion ou ses convictions, y compris par le choix de tenues vestimentaires, « ne sont autorisées que dans des circonstances très limitées, y compris pour la protection de la sécurité publique, l'ordre public, la santé publique ou la morale ». De plus, en vertu du droit international des droits de l'homme, les mesures adoptées au nom de l'ordre public doivent être appropriées, nécessaires et proportionnées, rappelle le communiqué. Une trentaine de villes du littoral, notamment sur la Côte d'Azur, ont interdit cet été le maillot de bain intégral musulman ou « burkini », certains y voyant une provocation après l'attentat islamiste qui a fait 86 morts le 14 juillet à Nice. Vendredi dernier, la plus haute juridiction administrative française, le Conseil d'État, a toutefois suspendu l'un de ces arrêtés municipaux et a averti les maires que toute interdiction du burkini devait s'appuyer sur des « risques avérés » pour l'ordre public.

(30-08-2016 - Avec les agences de presse)

Deux adresses pour vous inscrire à "Assawra",
la liste de diffusion du Mouvement démocratique arabe:

1 - Assawra3-subscribe@yahoogroupes.fr
ou
2 - as-sawra+subscribe@googlegroups.com
     

Libye: les derniers stocks d'armes chimiques transportés hors du pays

Des armes chimiques détruites le 11 novembre 2012 à Tripoli sous la surveillance d'experts de l'Onu (Afp)

Les derniers stocks d'armes chimiques héritées du régime de l'ex-président libyen Mouammar Kadhafi ont été transportés samedi en Allemagne par un bateau danois sous la supervision de l'ONU, a indiqué mardi un haut responsable de la sécurité en Libye.
23 réservoirs d'armes chimiques ont quitté le port de Misrata, sur la côte libyenne, a précisé ce responsable, en saluant le fait que son pays était dorénavant débarrassé des armes chimiques.

(30-08-2016 - Avec les agences de presse)

Deux adresses pour vous inscrire à "Assawra",
la liste de diffusion du Mouvement démocratique arabe:

1 - Assawra3-subscribe@yahoogroupes.fr
ou
2 - as-sawra+subscribe@googlegroups.com
     

Le musée d’histoire naturelle en Palestine



Le musée d’histoire naturelle en Palestine, développé par l’Institut palestinien de la biodiversité et du développement durable, de l’université de Bethléem, est un oasis abritant hommes et nature, en pleine zone de conflit a mutation rapide.
Grâce aux investissements des donateurs et au travail fourni par les nombreux bénévoles, le musée et l’institut mènent des recherches sur la nature environnante, et partagent ce savoir auprès des autres, depuis les territoires voisins occupes, jusqu’aux collectivités tout autour du globe.

"Non au terrorisme d’État d’Israël" :
http://www.petitions24.net/non_au_terrorisme_de_letat_disrael

Deux adresses pour vous inscrire à "Assawra",
la liste de diffusion du Mouvement démocratique arabe:

1 - Assawra3-subscribe@yahoogroupes.fr
ou
2 - as-sawra+subscribe@googlegroups.com
     

lundi 29 août 2016

Irak : une attaque-suicide fait 18 morts


Nouvel attentat en Irak. Dix-huit personnes ont été tuées dans une attaque-suicide menée par cinq assaillants armés d'explosifs et de grenades dans la ville de Ain al-Tamer, une oasis au sud-ouest de Bagdad, ont indiqué lundi des responsables locaux.
« Ils portaient des kalachnikovs et des grenades. L'un d'eux s'est fait exploser et les autres ont été tués par les forces de sécurité », a indiqué Qais Khalaf, un responsable de la sécurité de la région. Au moins 26 personnes ont été blessées dans cette attaque survenue dimanche soir à partir de 18 h 30 GMT. Elle n'a pas été revendiquée dans l'immédiat, mais le groupe sunnite ultra-radical État islamique (EI) a endossé la responsabilité d'une série d'attentats perpétrés ces derniers mois contre la communauté chiite.
Cinq membres d'une même famille font partie des morts, a précisé un responsable des services de santé. Ain al-Tamer est situé à une cinquantaine de kilomètres à l'ouest de la ville sainte chiite de Kerbala, à proximité de la frontière avec la province d'al-Anbar, d'où seraient venus les assaillants. Les forces de sécurité ont réussi ces derniers mois à chasser l'EI d'une grande partie de cette province, notamment en reprenant les villes de Falloujah et de Ramadi.

(29-08-2016 - Avec les agences de presse)

Deux adresses pour vous inscrire à "Assawra",
la liste de diffusion du Mouvement démocratique arabe:

1 - Assawra3-subscribe@yahoogroupes.fr
ou
2 - as-sawra+subscribe@googlegroups.com
     

L'Union, dite nationale

Photo fournie par le service de presse présidentiel tunisien le 27 août 2016, montrant le nouveau premier ministre tunisien Youssef Chahed et les membres féminins de son gouvernement à Carthage.

- Dis-moi...
- oui?
- combien y a-t-il de femmes dans le nouveau gouvernement tunisien?
- huit
- pourquoi?
- le nouveau premier ministre a voulu un gouvernement d'union nationale
- et combien y a-t-il de chômeurs?
- ...!?

Al Faraby
Lundi, 29 août 2016

Malgré l'appellation de son gouvernement "d'union nationale", Youssef Chahed sera loin de pouvoir s'appuyer sur un climat de concorde.
L'opposition a déjà annoncé la couleur. "Vous obtiendrez la confiance de l'Assemblée des représentants du peuple mais pas celle des chômeurs et des pauvres!", a déclaré vendredi le député du Front populaire, Ammar Amroussia.

Deux adresses pour vous inscrire à "Assawra",
la liste de diffusion du Mouvement démocratique arabe:

1 - Assawra3-subscribe@yahoogroupes.fr
ou
2 - as-sawra+subscribe@googlegroups.com
     

Tunisie: jour J pour le gouvernement d'union de Youssef Chahed


Le gouvernement d'union tunisien de Youssef Chahed prend ses fonctions lundi et devra rapidement donner des gages sur sa capacité à redresser un pays au bord de l'asphyxie économique cinq ans après la révolution.
La cérémonie de passation entre le plus jeune Premier ministre de l'histoire moderne de la Tunisie (40 ans) et son prédécesseur Habib Essid est prévue à partir de 11H00 (10H00 GMT) à Carthage, près de la capitale.
Issu du parti Nidaa Tounes fondé par le président Béji Caïd Essebsi, M. Chahed, un libéral, dispose pour mener sa mission de plusieurs atouts, outre sa jeunesse.
Féminisé et rajeuni, son gouvernement a confortablement obtenu la confiance de l'Assemblée des représentants du peuple (ARP), vendredi soir, avec 168 voix sur un total de 217 députés.
Surtout, le discours offensif du nouveau Premier ministre a reçu un écho favorable, laissant entrevoir un frémissement positif.
En résistant la semaine dernière aux pressions des partis alliés qui lui demandaient de revoir la composition de son équipe, Youssef Chahed a par ailleurs envoyé un message d'autorité.
Mais le septième Premier ministre de l'après-révolution va devoir combattre le sentiment de désenchantement d'une population lasse des crises à répétition depuis 2011.
De nombreux Tunisiens ont relevé que le sombre diagnostic économique et social livré aux députés avait déjà été établi par certains de ses prédécesseurs, sans que cela ne change le cours des choses.
Les priorités sont notamment la lutte contre le chômage, la corruption et le terrorisme.
Sur ce dernier point, Youssef Chahed a choisi la continuité en confirmant les titulaires de l'Intérieur (Hédi Majdoub) et de la Défense (Farhat Horchani). Après une série d'attaques jihadistes sanglantes qui ont ravagé le secteur touristique, ces deux ministres ont pu se prévaloir de l'accalmie actuelle.
Pour le reste, "ce gouvernement c'est celui de +minuit moins le quart+. Difficile de dire s'il va avoir le temps de prouver son efficacité", dit à l'AFP le politologue Slaheddine Jourchi, selon qui "les indicateurs actuels donnent l'impression que l'échec est plus proche que la réussite".
"Est-ce que M. Chahed pourra mettre en place une trêve sociale?", s'interroge-t-il notamment.
La première des tâches du cabinet Chahed sera effectivement de s'atteler à la relance de l'appareil productif tunisien, notamment l'industrie du phosphate, miné par les conflits sociaux.
A la faveur des larges négociations menées cet été, le gouvernement "d'union nationale" compte en son sein deux anciens membres du puissant syndicat UGTT... ce qui à lui seul n'est toutefois pas un gage de réussite.
Car malgré l'appellation de son gouvernement "d'union nationale", Youssef Chahed sera loin de pouvoir s'appuyer sur un climat de concorde.
L'opposition a déjà annoncé la couleur. "Vous obtiendrez la confiance de l'ARP mais pas celle des chômeurs et des pauvres!", a asséné vendredi le député du Front populaire (FP), Ammar Amroussia.
Au sein même du gouvernement, M. Chahed devra gérer une coalition hétéroclite dont l'une des marques de fabrique reste l'alliance contre-nature entre Nidaa et les islamistes d'Ennahda, première force au Parlement.
Faute d'embellie rapide -- les prévisions de croissance pour 2016 restent inférieures à 2% --, le gouvernement s'oriente en outre vers un délicat programme d'austérité, alors que le pays a dû recourir au printemps à un nouveau prêt du Fonds monétaire international (2,8 milliards de dollars sur 4 ans).
"Nous serons tous amenés à faire des sacrifices. Si rien ne change d'ici 2017, nous procéderons à l'austérité", a prévenu Youssef Chahed.
Autre défi à court terme: la réussite de la grande conférence des bailleurs et investisseurs, prévue en novembre à Tunis, à laquelle 70 pays participeront.
Si le pays jouit d'une sympathie certaine, notamment en Europe, depuis qu'il s'est engagé sur la voie de la démocratie, il n'est pas parvenu jusque-là à attirer les investisseurs. Les projets de coopération, eux, se concrétisent au compte-goutte.
Enfin, Youssef Chahed, jusque-là ministre des Affaires locales, devra vite améliorer le quotidien des 11 millions de Tunisiens, confrontés aux infrastructures déficientes et au manque global d'entretien de l'espace public.
L'une des clés réside dans la tenue des premières municipales de l'après-révolution, les villes étant gérées depuis 2011 par de simples "délégations spéciales", en charge des affaires courantes.
La date de mars 2017 semblait se dégager, mais l'instance électorale a indiqué début août que ce délai serait impossible à tenir: la loi devant régir le scrutin est toujours en attente d'adoption.

(29-08-2016 - Avec les agences de presse)

Deux adresses pour vous inscrire à "Assawra",
la liste de diffusion du Mouvement démocratique arabe:

1 - Assawra3-subscribe@yahoogroupes.fr
ou
2 - as-sawra+subscribe@googlegroups.com
     

Yémen: au moins 60 morts dans un attentat suicide à Aden


Le bilan ne cesse de s'alourdir. De sources médicales, 60 personnes ont été tuées dans un attentat-suicide lundi matin contre un centre de recrutement de l'armée à Aden, grande ville du sud du Yémen. Le kamikaze a fait exploser sa voiture au milieu d'un rassemblement de nouvelles recrues devant une école du nord de la ville, a indiqué un responsable des services de sécurité à l'AFP. Après avoir donné un premier bilan de 11 morts, il a indiqué que 40 personnes au total avaient péri dans l'attentat et que de nombreuses autres ont été blessées. Des sources médicales ont revu ce terrible bilan à la hausse : 60 personnes seraient mortes. L'EI revendique l'attaque. « Une soixantaine de tués dans une opération martyre d'un combattant de l'État islamique contre un centre de recrutement de l'armée à Aden », écrit l'agence Amaq, organe de propagande du groupe djihadiste.
Le responsable de la sécurité a ajouté que l'explosion s'était produite devant l'école Sanafir du quartier Muammar Kadhafi, du nom de l'ancien dirigeant libyen, à la sortie nord de la ville d'Aden. Aden, reprise en juillet 2015 aux rebelles chiites houthis et déclarée « capitale provisoire » du Yémen, a connu depuis de nombreux attentats contre les forces de l'ordre et des responsables politiques, dont certains ont été revendiqués par les groupes djihadistes comme Al-Qaïda ou le groupe État islamique (EI). Le dernier de ces attentats s'était produit le 20 juillet. Il avait coûté la vie à quatre policiers et avait été revendiqué par l'EI.
Le 6 juillet, les forces gouvernementales, soutenues par une coalition militaire arabe, avaient délogé des djihadistes d'une base militaire d'Aden contre laquelle ils avaient perpétré un double attentat, puis lancé un assaut. Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa) avait revendiqué le double attentat-suicide et le raid qui avait suivi contre la base jouxtant l'aéroport international, tuant dix soldats. En mai, l'EI avait revendiqué des attentats particulièrement meurtriers : une double attaque contre des recrues de l'armée et une base militaire à Aden (41 morts) et un attentat-suicide contre de jeunes recrues de la police dans le Sud-Est, à Moukalla (41 morts).
Profitant du conflit armé opposant depuis mars 2015 les forces gouvernementales à des rebelles chiites, les djihadistes d'Al-Qaïda et leurs rivaux de l'EI ont renforcé leur influence dans le sud et le sud-est du Yémen. Les rebelles chiites houthis, soutenus par l'Iran, contrôlent la capitale Sanaa et de larges portions du nord du Yémen, alors que les forces gouvernementales sont présentes dans le Sud et sont appuyées par une coalition conduite par l'Arabie saoudite. Dans le Sud en général, les forces gouvernementales ont mené depuis mars des opérations qui ont permis de reprendre de nombreuses villes et localités aux djihadistes.
Les États-Unis considèrent Aqpa comme la branche la plus dangereuse d'Al-Qaïda et mènent régulièrement des frappes aériennes, souvent par drones, contre ses chefs et ses combattants au Yémen.

(29-08-2016 - Avec les agences de presse)

Deux adresses pour vous inscrire à "Assawra",
la liste de diffusion du Mouvement démocratique arabe:

1 - Assawra3-subscribe@yahoogroupes.fr
ou
2 - as-sawra+subscribe@googlegroups.com
     



dimanche 28 août 2016

Les choses de la vie

"Mes enfants de 5 et de 3 ans ont été surpris de voir des tomates, c'était la première fois qu'ils en voyaient", affirme cette femme de 30 ans. "Nous mangions des herbes...", dit-elle.
(Photo Afp)
Cliquez pour agrandir

- Pourquoi pleures-tu Amina?
- je suis heureuse pour Yazan, mon enfant de 4 ans... enfin, il découvre les choses de la vie
- comme lesquelles?
- tout à l'heure, il a embrassé un morceau de pain
- faut donc pas pleurer
- c'est la première fois depuis 4 ans
- ...!?

Al Faraby
Dimanche, 28 août 2016

Outre le souvenir de la faim, l'impact psychologique des enfants syriens soumis aux bombardements n'est pas négligeable.
"Mon fils a développé une phobie des avions", explique Adnane Naccache, 47 ans. "A chaque fois qu'il entend le bruit d'un avion il court se cacher, et c'est le cas pour la majorité des enfants syriens".

(28-08-2016 - Avec les agences de presse)

Deux adresses pour vous inscrire à "Assawra",
la liste de diffusion du Mouvement démocratique arabe:

1 - Assawra3-subscribe@yahoogroupes.fr
ou
2 - as-sawra+subscribe@googlegroups.com
     

Après le siège, les enfants syriens de Daraya découvrent biscuits et glaces

Une famille syrienne évacuée de la ville de Daraya, reprise par le régime, partage un petit déjeuner à son arrivée à Hrajela le 27 août 2016 (Afp)

Yazan, un petit Syrien de 4 ans, n'a connu que les pénuries depuis sa naissance. Comme tous les enfants sortis cette semaine de l'enfer du siège de Daraya, reprise par le régime, il découvre pour la première fois pain et sucreries.
Une des premières villes à s'être soulevée contre le régime de Bachar-Assad, Daraya a été reprise totalement samedi par l'armée après la sortie de milliers de rebelles et de civils soumis pendant quatre ans à un siège impitoyable et à des bombardements incessants.
Une partie des civils, dont la famille de Yazan, a été transférée à Hrajela, une localité tenue par le régime à une vingtaine de km au sud-est de Daraya, dans la province de Damas.
"A chaque fois que Yazan découvre une nouvelle sucrerie, il s'extasie", affirme à l'AFP sa mère Amina Kamel en référence au benjamin de ses cinq enfants, rassemblés, comme le reste des familles évacuées, dans le centre d'accueil installé par les autorités.
"Il n'a jamais goûté à des friandises. Il était fou de joie quand il a vu des biscuits", raconte cette femme de 38 ans, vêtue d'un manteau noir usé, le visage pâle.
A l'entrée du centre d'accueil, composé de 300 unités de logements, des enfants jouent sous un soleil brûlant, tandis que des volontaires du Croissant rouge, qui a participé à l'évacuation, distribuent des matelas, des couvertures et de la nourriture.
Au cours de l'interview, le garçonnet se précipite vers sa mère avec dans les mains une assiette de houmous (purée de pois chiche très répandue dans la gastronomie levantine): "Maman, maman, c'est quoi ça?"
Le souvenir des affres du siège est encore vif. "Nous ne mangions qu'une portion de soupe au coucher du soleil et nous restions à jeûne jusqu'au coucher de soleil suivant", se souvient Amina.
"Nous n'avions ni gaz ni électricité (...) mon coeur se brisait et je pleurais à la vue de mon fils affamé, je n'avais rien à lui donner. Il allait demander à manger aux voisins", poursuit-elle, précisant que "tout à l'heure, Yazan a embrassé un morceau de pain".
Passant le plus clair de son temps dans les abris à cause des bombes qui pleuvaient sur la ville, elle n'osait pas envoyer ses enfants à l'école.
Comme Yazan, les enfants de Houda découvrent des aliments qui, avant la guerre et le siège, étaient disponibles en quantité dans la province agricole de Damas.
"Mes enfants de 5 et de 3 ans ont été surpris de voir des tomates, c'était la première fois qu'ils en voyaient", affirme cette femme de 30 ans. "Nous mangions des herbes...", dit-elle.
Sa ville a fini par céder après plus de quatre ans de malnutrition et de maladies.
"Nous n'avons plus le choix: soit nous partons, soit nous vivons sous les bombardements", soupire la jeune femme qui confie avoir emporté avec elle des cailloux, "en souvenir de l'odeur de la ville".
Outre le souvenir de la faim, l'impact psychologique des enfants syriens soumis aux bombardements n'est pas négligeable.
"Mon fils a développé une phobie des avions", explique Adnane Naccache, 47 ans. "A chaque fois qu'il entend le bruit d'un avion il court se cacher, et c'est le cas pour la majorité des enfants syriens".
"Une fois, nous avons creusé un trou sur un terrain vague qui était rarement bombardé et nous y passions la nuit, à huit, accroupis et serrés les uns contre les autres, sans oser s'endormir par peur des bombardements", se souvient Adnane, le visage triste.
Sa famille et lui ont vécu ainsi pendant plus de quatre mois.
"La vie était un enfer, nous avons perdu nos nerfs. Nous en sommes arrivés à souhaiter la mort pour ne plus avoir à subir le manque de nourriture et de médicaments", dit encore cet homme.
"Nous envions ceux qui mourraient", affirme-t-il, indiquant que son poids est passé de 86 à 68 kg.
A Hrajela, il y aussi ceux qui sont venus retrouver leurs familles après une séparation de quatre ans.
"C'est comme un rêve, ma joie est indescriptible", affirme Walaa Moussa, 29 ans, en caressant la main de son père Hamid, sorti vendredi du siège.

(28-08-2016 - Avec les agences de presse)

Deux adresses pour vous inscrire à "Assawra",
la liste de diffusion du Mouvement démocratique arabe:

1 - Assawra3-subscribe@yahoogroupes.fr
ou
2 - as-sawra+subscribe@googlegroups.com
     

Peinture du dimanche

Nour Bahjat - Syrie
Cliquez pour agrandir

Deux adresses pour vous inscrire à "Assawra",
la liste de diffusion du Mouvement démocratique arabe:

1 - Assawra3-subscribe@yahoogroupes.fr
ou
2 - as-sawra+subscribe@googlegroups.com
     

الشاعر تميم البرغوثي - قصيدة باسمك يا أمي ( كاملة)



"Non au terrorisme d’État d’Israël" :
http://www.petitions24.net/non_au_terrorisme_de_letat_disrael

Deux adresses pour vous inscrire à "Assawra",
la liste de diffusion du Mouvement démocratique arabe:

1 - Assawra3-subscribe@yahoogroupes.fr
ou
2 - as-sawra+subscribe@googlegroups.com
     


samedi 27 août 2016

L’aveuglement

Des civils évacués de la ville syrienne de Daraya le 26 août 2016
(Photo Afp)
Cliquez pour agrandir

Désormais, la Syrie constitue une mesure éthique à l’échelle universelle, tout autant que la Palestine qui, à l’époque de la nakba, a dû faire face aux consciences sourdes, feintes et perfides.
Aujourd’hui, la Syrie témoigne de l’extinction de la conscience humaine et de la danse des valeurs dans un labyrinthe de décadence qui se manifeste, d’un côté, par un racisme anti arabe et anti musulman et de l’autre, par la propension du capitalisme à métamorphoser l’être humain en barbare, en objet, ou en simple marchandise.
Mon propos n’a rien de politique. Le peuple palestinien possède des valeurs éthiques authentiques, il n’a jamais cessé de résister ou de consentir des sacrifices et ce, malgré la politique déficiente et honteuse que les dirigeants palestiniens n’ont cessé de mener avec force jongleries, entourloupes, corruptions et recours à la religion visant à masquer la juste cause de la lutte du peuple palestinien et sa supériorité morale.
Le peuple syrien qui s’est soulevé pour revendiquer sa dignité, représente aussi une valeur éthique universelle et ce, malgré la politique menée par les diverses factions de l’opposition, incapables d’élaborer un cadre national qui mettrait à leur véritable place les sacrifices énormes consentis par les Syriens dans leur combat pour la liberté de l’être humain, pour son droit à la justice et pour sa dignité individuelle et collective.
Aujourd’hui, le monde ne commémore pas avec les Syriens l’anniversaire du massacre barbare perpétré par les armes chimiques, tout comme il ne commémore pas avec les Palestiniens le souvenir de leur nakba.
Quelle a été la réaction du monde qui n’a jamais cessé de laver le sang juif sur ses mains avec du sang palestinien ? Quelle a été la réaction du monde face à l’infâme transaction qui a suivi le massacre chimique d’août 2013, quand Russes et Américains ont réussi à faire des cadavres des Syriens un terrain d’entente afin de détruire l’arsenal chimique du régime syrien despotique et barbare et à offrir ce service gratuit à Israël ? Ne sommes-nous pas toujours dans le contexte du sang juif lavé par le sang arabe ?
Certains ont réussi à inventer des excuses pour justifier le silence suspect face à la nakba palestinienne, à se montrer tolérant envers l’attitude aveugle affichée par le grand philosophe Jean-Paul Sartre vis-à-vis de la question palestinienne. Cette attitude était erronée malgré l’argument « moral » qui reliait de manière factice le projet raciste et colonialiste aux victimes des camps nazis.
Comment la conscience universelle a-t-elle pu avaler la couleuvre de l’accord sur le chimique ? Comment le monde s’est-il incliné devant le despote prédateur en fermant les yeux devant l’un des plus grands massacres perpétrés depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale ?
Il a fallu que Jean Genet, le grand écrivain français, se dresse contre l’aveuglement occidental pour dévoiler la profondeur de la tragédie palestinienne, pour transformer l’attitude et l’hésitation de Sartre en un objet de honte indélébile. Il a fallu que la littérature palestinienne, que les travaux des historiens palestiniens et ceux des nouveaux historiens israéliens dévoilent le grand mensonge qui a masqué le silence de la victime palestinienne et étouffé ses gémissements.
Malgré tout ce qui a été écrit sur la confrontation de l’éthique avec l’infamie – qui est par ailleurs une abjection arabe concoctée par les régimes despotiques en vue de se partager la Palestine avec les sionistes puis, après maintes défaites militaires honteuses, de se constituer en couverture qui ne blâme que la victime – il faut clamer haut et fort que la victime syrienne affronte aujourd’hui une infamie plus grave, une ignorance délibérée et un opportunisme moral singulier.
En 1948, le monde entier, y compris le Monde arabe, a prétendu l’ignorance, or le monde mentait. Aujourd’hui, personne ne peut prétendre ignorer ce qui se passe en Syrie. Les photos des enfants syriens sont devenues des icônes de la honte dans notre univers, la mort syrienne est devenue familière jusqu’à l’indifférence et les souffrances de millions de réfugiés, de sans-logis, de malades et d’affamés sont entrées dans nos foyers et malgré cela, personne ne semble s’en soucier. Le gouffre moral est universel.
En alléguant de Daech et de ses semblables, on justifie les bombardements, les assassinats et les destructions, on avance des arguments moraux qui permettent aux avions russes et aux milices iraniennes de spolier le territoire syrien.
Les forcenés des deux parties adverses ont dépouillé la Syrie et, d’une manière ou d’une autre, ils protègent le régime barbare qui a ouvert les portes du pays à la mort et leur a procuré les arguments pour se rassembler autour d’un objectif, celui de détruire la Syrie, transformer son peuple en hordes de réfugiés et de paumés. Or tous ces arguments ne valent pas la larme d’un seul enfant, le gémissement d’une seule femme ou le râle d’un seul homme sous les décombres.
Aujourd’hui, la parole politique va à l’encontre des principes qui doivent gérer le comportement humain, car la vie de l’homme et sa dignité sont le fondement et l’objectif mêmes de la politique.
Mon propos ne constitue pas une critique envers l’Occident uniquement, il est aussi une critique de la culture arabe qui est désormais un outil entre les mains des divers fondamentalismes, une serpillière pour le régime despotique ainsi que pour les régimes pétroliers.
Aujourd’hui, nous avons besoin d’un éveil moral qui restructure notre âme et nous évite d’être les témoins vénaux de l’immense massacre qui se déroule sous nos regards.
Aujourd’hui, la Syrie est la mesure éthique et humaine généralisée et toute tentative de se détourner des souffrances du peuple syrien ou de légitimer le crime est également condamnable.

Elias Khoury
Al-Quds al-Arabi, le 23 août 2016
Traduit de l’arabe par Rania Samara

Deux adresses pour vous inscrire à "Assawra",
la liste de diffusion du Mouvement démocratique arabe:

1 - Assawra3-subscribe@yahoogroupes.fr
ou
2 - as-sawra+subscribe@googlegroups.com
     

Évaluation

Centre-ville de Daraya... (Afp)
Cliquez pour agrandir

- Dis-moi...
- oui?
- comment les choses évoluent-elles en Syrie?
- à l'intérieur ou à l'extérieur?
- ...!?

Al Faraby
Samedi, 27 août 2016

Des rebelles et des civils, souvent en larmes, ont commencé vendredi à abandonner Daraya, près de Damas, après avoir défendu becs et ongles durant quatre ans cette ville qui fut l'un des berceaux de la révolte contre le régime syrien.
Réputé pour la saveur de son raisin, Daraya était symbolique à plus d'un titre: elle a été l'une des premières villes à se soulever contre le régime et lors des manifestations pacifiques de mars 2011, ses habitants avaient offert des roses aux soldats chargés de les réprimer.

Deux adresses pour vous inscrire à "Assawra",
la liste de diffusion du Mouvement démocratique arabe:

1 - Assawra3-subscribe@yahoogroupes.fr
ou
2 - as-sawra+subscribe@googlegroups.com
     

Syrie: en larmes, rebelles et civils évacuent Daraya

Des soldats de l'armée syrienne se reposent à Daraya, près de Damas, dans la partie de la ville contrôlée par le gouvernement, le 26 août 2016 (Afp)

Des rebelles et des civils, souvent en larmes, ont commencé vendredi à abandonner Daraya, près de Damas, après avoir défendu becs et ongles durant quatre ans cette ville qui fut l'un des berceaux de la révolte contre le régime syrien.
"C'est un moment très difficile. Jeunes ou vieux, chacun pleure", a témoigné un rebelle.
Des femmes, des personnes âgées et des enfants sont montés dans le premier car qui a quitté dans l'après-midi la ville située au sud-ouest de la capitale syrienne, a constaté une journaliste de l'AFP. Puis quatre autres véhicules ont suivi avec à bord des hommes portant leurs armes individuelles et leurs familles.
A leur passage, les soldats ont brandi leurs kalachnikovs et scandé des slogans de soutien au président Bachar al-Assad, bête noire des rebelles.
Le convoi a quitté la rue principale, au milieu des immeubles en ruine, calcinés et déserts, et franchi une fortification de terre derrière laquelle se protégeaient les rebelles durant les combats.
Une source militaire a affirmé à l'AFP que 300 insurgés avec leurs familles devaient quitter vendredi Daraya dans le cadre de l'accord annoncé la veille.
Au total, selon l'agence officielle Sana, 4.000 civils vont être dirigés vers des centres d'hébergement. Escortés par le Croissant rouge, au moins 700 rebelles doivent se rendre à Idleb (nord-ouest), une ville contrôlée par l'Armée de la conquête, une alliance de rebelles, et le Front Fateh al-Cham (ex-Front al-Nosra qui a renoncé à son rattachement à Al-Qaïda).
L'évacuation totale pourrait prendre quatre jours puis selon une source militaire, l'armée pénétrera dans la ville.
Le conseil local de Daraya a indiqué que les civils seront transférés à Hrajela, une localité tenue par le régime à une vingtaine de km au sud-est de Daraya. "De là, ils pourront se rendre dans les régions de leur choix".
Le départ a donné lieu à des scènes déchirantes. "Les gens se saluaient mutuellement et des enfants disaient adieu à leurs écoles tandis que les mères saluaient sur les tombes la mémoire de leurs martyrs", a rapporté un insurgé. "Ceux qui partaient rassemblaient leurs souvenirs et quelques objets pour garder vivante la mémoire de quatre ans de siège, de faim et de bombardements".
Le rebelle a expliqué que la douloureuse décision d'évacuer Daraya avait été prise en raison de la détérioration des conditions humanitaires. "La ville était devenue inhabitable. Elle a été complètement détruite", selon lui.
Réputé pour la saveur de son raisin, Daraya était symbolique à plus d'un titre: elle a été l'une des premières villes à se soulever contre le régime et lors des manifestations pacifiques de mars 2011, ses habitants avaient offert des roses aux soldats chargés de les réprimer.
En août 2012, à l'issue d'un assaut de six jours de l'armée sur la ville, les rebelles avaient accusé le régime d'y avoir tué 500 personnes.
Les insurgés qui contrôlaient la ville appartenaient à deux groupes islamistes locaux: Ajnad Al-Sham et les Martyrs de l'Islam.
L'évacuation de la ville a provoqué colère et amertume parmi les partisans de l'opposition.
En revanche, le régime se retire une épine dans son flanc, car Daraya est très proche de la base aérienne de Mazzé, siège des services de renseignements de l'armée de l'air et de leur prison.
"L'étape suivante sera l'entrée de l'armée dans la localité", a indiqué à l'AFP une source militaire.
L'ONU a indiqué ne pas avoir été impliqué dans les négociations de l'accord et le Comité International de la Croix Rouge (CICR) a précisé qu'il n'avait pas pris part aux opérations de transfert.
"C'est tragique que les appels répétés à lever le siège de Daraya, en place depuis novembre 2012, et à l'arrêt des combats n'aient jamais été entendus", a regretté à Genève l'émissaire de l'ONU pour la Syrie Staffan de Mistura.

(27-08-2016 - Avec les agences de presse)

Deux adresses pour vous inscrire à "Assawra",
la liste de diffusion du Mouvement démocratique arabe:

1 - Assawra3-subscribe@yahoogroupes.fr
ou
2 - as-sawra+subscribe@googlegroups.com
     

vendredi 26 août 2016

Tunisie : l'électrochoc Youssef Chahed


« Nous devons dire la vérité au peuple et je suis là pour le faire. » Le plus jeune chef de gouvernement que la Tunisie n'ait jamais eu n'a pas mâché son diagnostic dans l'hémicycle du palais du Bardo. Avant de demander la confiance aux élus de la nation, l'homme a asséné une série de faits économiques. Celui qui sera, après le vote des parlementaires, le septième chef de gouvernement depuis 2011 a laminé le bilan économique de ses six prédécesseurs. Croissance atone (1,5 % en 2016), dette publique qui a doublé en cinq ans, masse salariale de la fonction publique qui monopolise 13,4 milliards de dinars du budget de l'État, quelque 112 000 recrutements depuis 2011 (plus de 600 000 fonctionnaires au total ), des caisses sociales dans le rouge, la production du phosphate qui ne tourne qu'à 60 % de ses capacités… Chahed a également insisté sur l'incivilité qui transforme les routes en cimetière et le pays en une vaste décharge à ciel ouvert. « La liberté, ce n'est pas de griller le feu rouge ou de jeter des saletés dans la rue », a-t-il souligné. Une façon explicite de dire que l'État a sa part de responsabilité dans la crise, mais que la population est également responsable de l'espace public. Il a également précisé que la liberté ne signifie pas qu'on doit s'abstenir « de payer ses factures d'électricité ou d'eau ».
« Nous avons fait une révolution, nous avons rédigé une Constitution, nous avons reçu le prix Nobel de la paix, mais cinq ans après la révolution, notre pays vit une crise qui menace d'étouffer les rêves de la jeunesse qui a perdu espoir », a dit le quadra aux députés. Selon lui, l'austérité guette et si la Tunisie s'est tournée vers le FMI c'est qu'elle n'avait pas d'autre choix. Son gouvernement affiche plusieurs priorités. La lutte contre le terrorisme, la lutte contre l'endettement, la lutte contre la corruption. Il a demandé aux députés de ne pas simplement lui accorder la confiance, mais d'adhérer à sa vision. Sur le fond comme sur la forme, ce membre de Nidaa Tounes (le parti fondé pour Béji Caïd Essebsi) a réussi son entrée en scène. Peu expérimenté en politique, il a su, pendant son discours à l'Assemblée, imposer un ton et trouver les mots (en dialecte tunisien) pour nommer les maux qui rongent les fondations de la République tunisienne. Sans reprendre la fameuse formule de Churchill, qui promettait en 1940 « du sang et des larmes », Chahed n'a pas enjolivé la situation. Au contraire. Il a énoncé les vérités économiques, tracé les lignes de force de son action future et mis les citoyens face à leurs responsabilités. Il est assuré d'obtenir le vote de confiance. Les principaux partis ont annoncé qu'ils la lui accorderont.

(26-08-2016 - Benoît Delmas)

Deux adresses pour vous inscrire à "Assawra",
la liste de diffusion du Mouvement démocratique arabe:

1 - Assawra3-subscribe@yahoogroupes.fr
ou
2 - as-sawra+subscribe@googlegroups.com
     


Libye : le gouvernement d'union nationale suscite toujours la méfiance


Le Parlement libyen a refusé le 22 août d'accorder sa confiance au gouvernement d'union nationale (GNA), tout en donnant au Premier ministre Fayez el-Sarraj une « dernière chance » pour qu'il propose un nouveau cabinet. « La majorité des députés présents à la séance du Parlement aujourd'hui ont refusé d'accorder leur confiance au gouvernement », a déclaré à l'AFP Adam Boussakhra, porte-parole du Parlement, à l'issue de ce vote qui n'avait pas été annoncé.
Ce GNA nommé le 30 mars dernier n'avait toujours pas fait l'objet d'un vote, car le Parlement, très divisé, peinait à rassembler le nombre de députés nécessaire pour procéder à un scrutin. Le 13 juin dernier, le vote avait donc encore été reporté. À ce moment, Fares Al Labidi pressentait déjà l'issue de ce suffrage : « Je pense que cela prendra plus de temps et que le Parlement n'est pas encore prêt à donner sa confiance au gouvernement. » Le vote de lundi lui a donné raison : sur les 101 membres du Parlement présents (sur un total de 198), 61 députés ainsi que le président de cette instance, Aguila Saleh, ont voté contre la motion de confiance, un seul en faveur et 39 se sont abstenus, selon un communiqué paru sur le site du Parlement. Selon Libya Channel, une télévision privée, les députés proches du GNA n'étaient pas présents lors du vote.

Le GNA de Tripoli concurrencé par un gouvernement à Baïda
Issu d'un accord interlibyen parrainé par l'ONU et signé en décembre 2015 au Maroc, le GNA gère les affaires courantes, mais peine à asseoir son autorité à l'échelle de tout le pays. Selon l'accord de décembre, le GNA devait obtenir, pour entrer en fonction, un vote de confiance de la part du Parlement. Ce dernier avait rejeté le 25 janvier une première version du gouvernement d'union.
Selon RFI, la majorité des parlementaires trouvent que le GNA a échoué dans sa mission. Il a montré son « incapacité à gérer le pays », indique le député Rida Omran, avant d'ajouter que ce gouvernement, « né faible », a déjà perdu quatre de ses membres. Le 30 juin, les ministres de la Justice, de l'Économie et de l'Industrie, des Finances et de la Réconciliation nationale ont en effet été limogés, car ils n'avaient toujours pas investi leur fonction au sein du GNA. Le GNA peine donc à retrouver des politiques originaires de l'est du pays qui lui soient favorables. « Dans l'est de la Libye, il n'y a que rejet et méfiance pour le GNA », expliquait à l'AFP Mohamed Eljarh, du centre de réflexion Atlantic Council basé à Washington. « Chacun de ces ministres [démissionnaires, NDLR] a dû subir des pressions pour ne pas rejoindre le GNA », supposait-il.
Le Parlement, qui avait dû déménager à Tobrouk (Est) après la prise de Tripoli par une coalition de milices il y a deux ans, est reconnu par la communauté internationale, mais soutient un exécutif rival au GNA, basé à Baïda, également dans la même région. S'il peine à asseoir son autorité, c'est donc en grande partie en raison de l'opposition de cette autorité politique de l'Est. Cependant,  l'existence de ce second organe n'est pas l'unique cause du désaveu du GNA. Lorsque le cabinet dirigé par le Premier ministre Fayez el-Sarraj s'était formé avec le soutien de l'ONU, l'émissaire de l'ONU Martin Kobler estimait que 95 % des Libyens lui étaient favorables, selon ZamanFrance.
« C'était en avril. Il y avait alors beaucoup de bonne volonté en faveur du gouvernement d'union », explique le diplomate allemand dans les colonnes de la Neue Zürcher Zeitung. « Il a depuis perdu une partie de son soutien. » Selon lui, le gouvernement d'accord national (GNA) peine à imposer son autorité dans un pays confronté à de profondes rivalités politiques et militaires ainsi qu'à la multiplication des coupures d'électricité et à une chute de la monnaie qui pénalise les importations de biens indispensables.

Une possible crise institutionnelle
Depuis des mois, les puissances étrangères mettent la pression pour que les deux camps se rapprochent afin, notamment, de mieux coordonner la lutte contre le groupe djihadiste État islamique (EI), actif dans ce pays proche des côtes européennes. « Reste à savoir si M. Sarraj et les députés qui le soutiennent vont reconnaître la légitimité de ce vote », a indiqué à l'AFP Mattia Toaldo, expert au sein du groupe de réflexion European Council on Foreign Relations. Selon lui, « il est possible que ce vote [...] finisse par faire tomber le Conseil présidentiel (CP) », un organe composé de neuf membres, dont le Premier ministre, des vice-Premiers ministres et des ministres, et qui désigne les membres du cabinet. « Cela pourrait donner lieu à une nouvelle crise institutionnelle en minant la légitimité du GNA et ramenant le processus [politique] à la case départ », a ajouté M. Toaldo. Par ailleurs, selon lui, des pourparlers impliquant des acteurs « à la fois libyens et étrangers » ont eu lieu cet été sur un éventuel remplacement du gouvernement et même du CP.
Après avoir rejeté la confiance au GNA, le Parlement a réclamé au CP la formation d'un « gouvernement restreint » en lui donnant « un délai de 10 jours » pour soumettre de nouveaux candidats, selon un texte obtenu par l'AFP auprès de M. Boussakhra. Selon cette déclaration, acceptée par les députés présents, selon M. Boussakhra, « il s'agit de la dernière chance » pour le CP pour former un gouvernement susceptible d'obtenir l'aval du Parlement. En attendant, le Parlement a affirmé que toutes les décisions adoptées par le CP étaient considérées comme « nulles et non avenues ».
Si le GNA ne parvient pas à contrôler l'ensemble du pays, il a toutefois réussi à rassembler des forces en vue de chasser l'EI de Syrte, une ville située à 450 kilomètres à l'est de Tripoli et place forte des djihadistes. Les forces progouvernementales ont réussi à s'emparer d'une grande partie de cette ville depuis le début du mois d'août, disposant notamment du soutien de l'aviation américaine. « Nos forces ont pris le quartier al-Naga et un ancien bâtiment de la Sécurité intérieure que l'EI utilisait comme prison », dans le centre-ville, a indiqué lundi le centre de presse de ces forces. D'après la même source, des combats se sont déroulés au sud du quartier résidentiel n° 1 situé dans le nord de la ville en bord de mer, l'un des derniers, avec le quartier n° 3, à ne pas avoir encore été « libéré ».
Sur le plan économique, le GNA tente également de relancer les exportations de pétrole, qui pourrait redevenir une grande source de revenus, étant donné que la Libye dispose des plus grandes réserves de pétrole en Afrique. Selon Impact 24, cette activité rapportait entre 45 et 50 milliards de dollars en 2010, contre 4 milliards de dollars aujourd'hui. Pour relancer ce commerce, le GNA a ainsi conclu un accord avec la milice des Gardes des installations pétrolières qui monopolise les sites pétroliers. Les efforts de ce gouvernement n'auront pourtant pas suffi à convaincre. Reste à voir la nouvelle formation que proposera le conseil présidentiel.

(26-08-2016 - Par Oksanna Le Rallec)

Deux adresses pour vous inscrire à "Assawra",
la liste de diffusion du Mouvement démocratique arabe:

1 - Assawra3-subscribe@yahoogroupes.fr
ou
2 - as-sawra+subscribe@googlegroups.com
     

Meurtres en série...

Soldats de la force d'occupation visent des manifestants Palestiniens contre la colonisation.
(Photo archives Assawra)
Cliquez pour agrandir

...
...
216 - Arif Sharif Jaradat (22 ans, Sa’îr), 19 juin ;
217 - Mahmoud Ra’fat Badrane (15 ans, Bayt Or, Ramallah), 21 juin ;
218 - Mohammad Tarayra (19 ans, Bani Na’im al-Khalil), 30 juin;
219 -  Wael Abu Saleh (46 ans, Tulkarm), 30/6 ;
220 - Sara Tarayra (27 ans, Bani Na’im -al-Khalil), 1er juillet ; 
221 – Jamal Dwaykat (20 ans, Nablus) (mi-juin) ;
222 - Tayseer Mohammad Habach (63 ans, Assira), 1er juillet ;
223 - Anwar Salayme (Al-Ram, 22 ans), 13 juillet ;
224 – Mohieddine Tabakhi (12 ans, Al-Ram), 19 juillet ;
225 – Mustafa Baradhia (50 ans, Bayt Fujjar), 19 juillet ;
226 – Mohammad al-Faqih (29 ans, al-Khalil) 27 juillet ;
227 – Rami Awartani (31 ans, Nablus), 31 juillet ;
228 – Moussa Salman (83 ans, Talfit, Nablus) 10 août ;
229 - Mohammad Abu Hash-hash (Camp al-Fuwwar, 17 ans) ;
...
...
- C'est quoi?
- le décompte de nos martyrs tombés depuis le 15 juin sous les balles de l'occupant
- quelle date sommes-nous aujourd'hui?
- ...!?

Al Faraby
Vendredi, 26 août 2016

"Non au terrorisme d’État d’Israël" :
http://www.petitions24.net/non_au_terrorisme_de_letat_disrael

Deux adresses pour vous inscrire à "Assawra",
la liste de diffusion du Mouvement démocratique arabe:

1 - Assawra3-subscribe@yahoogroupes.fr
ou
2 - as-sawra+subscribe@googlegroups.com
     

jeudi 25 août 2016

Syrie: accord sur l'évacuation de milliers de rebelles et civils de Daraya, près de Damas

Des jeunes filles tiennent des pancartes dans la ville rebelle de Daraya, assiégée depuis 2012, le 23 mai 2016 (Afp)

Un accord est intervenu jeudi pour l'évacuation de milliers d'insurgés et civils de Daraya, ville rebelle proche de Damas assiégée depuis 2012, selon l'agence officielle syrienne Sana.
"Selon un accord, 700 hommes armés avec leurs armes individuelles vont sortir de Daraya pour se rendre dans la ville d'Idleb (nord-ouest) alors que 4.000 hommes, femmes et leurs familles seront dirigés vers des centres d'hébergement", a précisé l'agence. Les rebelles devront rendre leurs armes lourdes, moyennes et légères à l'armée.
"L'étape suivante sera l'entrée de l'armée dans la localité", a indiqué à une source militaire à l'AFP.
Un responsable rebelle dans la ville a confirmé qu'il y avait un accord "pour vider la ville en faisant sortir les civils et les combattants dès vendredi".
"Les civils iront dans des régions sous contrôle du régime autour de Damas alors que les rebelles devront se rendre à Idleb ou bien régler leur situation avec le régime", a-t-il ajouté.
Fief rebelle très symbolique, Daraya a été l'une des premières villes à se soulever contre le régime en 2012, et l'une des premières aussi à être assiégées.
Le 1er juin, un convoi d'aide humanitaire était entré dans la ville pour la première fois, mais sans nourriture, au grand désespoir de la population affamée.
Le gouvernement de Damas a toujours refusé de laisser entrer de l'aide à Daraya, alors qu'il l'a autorisé dans plusieurs autres localités.
Le régime tente depuis quatre ans de reprendre la localité, très proche de la base aérienne de Mazzé, siège des services de renseignements de l'armée de l'air et de leur prison.

(25-08-2016 - Avec les agences de presse)

Deux adresses pour vous inscrire à "Assawra",
la liste de diffusion du Mouvement démocratique arabe:

1 - Assawra3-subscribe@yahoogroupes.fr
ou
2 - as-sawra+subscribe@googlegroups.com
     

Yémen: Kerry annonce une nouvelle initiative de paix

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry et le roi Salmane d'Arabie saoudite, à Jeddah le 25 août 2016 (Afp)

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a affirmé jeudi en Arabie saoudite que la guerre devait s'arrêter au Yémen et a annoncé une nouvelle initiative de paix "approuvée" par les pays du Golfe, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne.
"Nous sommes tombés d'accord sur une nouvelle approche pour les négociations (entre le gouvernement yéménite et les rebelles Houthis) afin de parvenir à un règlement d'ensemble" d'un conflit qui a fait plus de 6.600 morts, a dit M. Kerry lors d'une conférence de presse commune avec son homologue saoudien Adel al-Jubeir à Jeddah.
En mars 2015, Ryad a pris la tête d'une coalition militaire arabe pour enrayer l'avancée des rebelles Houthis qui, alliés aux partisans de l'ancien président déchu Ali Abdallah Saleh, étendaient leur emprise sur le pays après avoir conquis la capitale Sanaa et poussé à la fuite le président Abd Rabbo Mansour Hadi.
Les Houthis sont issus de l'importante minorité zaïdite, concentrée dans le nord du Yémen, et accusés de liens avec l'Iran.
En l'absence de tout progrès dans les pourparlers de paix, l'émissaire de l'ONU avait annoncé le 6 août leur suspension durant un mois. Les combats avaient ensuite repris de plus belle.
M. Kerry a par ailleurs accusé l'Iran d'envoyer des missiles et d'autres armements sophistiqués au Yémen, ce qui constitue selon lui une menace non seulement pour l'Arabie saoudite et la région, mais aussi pour les Etats-Unis.
"La menace potentiellement posée par l'envoi de missiles et d'autres armements sophistiqués au Yémen depuis l'Iran s'étend bien au-delà du Yémen et n'est pas seulement une menace pour l'Arabie saoudite et la région. C'est une menace pour les Etats-Unis et ne peut pas continuer", a prévenu le secrétaire d'Etat américain.

(25-08-2016 - Avec les agences de presse)

Deux adresses pour vous inscrire à "Assawra",
la liste de diffusion du Mouvement démocratique arabe:

1 - Assawra3-subscribe@yahoogroupes.fr
ou
2 - as-sawra+subscribe@googlegroups.com
     

Les militants du NPA manifestent contre les arrêtés anti-burkini

"Non à l'interdiction du burkini", pouvait-on lire sur les drapeaux des manifestants du NPA. (Afp)
Cliquez pour agrandir

Un groupe de militants du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) a manifesté jeudi dans les rues de la station de Leucate (Aude), en marge de l'université d'été du parti, pour dénoncer les arrêtés interdisant le burkini, a constaté un photographe de l'Agence France-Presse. Le parti tient depuis mardi son rassemblement annuel dans cette commune balnéaire de la Méditerranée, dont le maire a pris le 17 août un arrêté municipal interdisant sur ses plages cette tenue couvrant le corps et la tête de certaines musulmanes.
Entre 100 (selon la police) et 350 militants et sympathisants du NPA (selon les organisateurs) ont défilé dans les rues, certains portant des pancartes « non à l'islamophobie » et « non à l'interdiction du burkini » et d'autres le drapeau du NPA. Le cortège a ensuite rejoint la plage où une partie des manifestants se sont baignés tout habillés, avant de repartir et de se rassembler devant la mairie annexe de Port-Leucate.
« Notre université d'été se tient dans une ville dans laquelle le maire a cru bon de prendre un arrêté pour interdire le burkini sur la plage. On ne pouvait pas ne pas réagir », a estimé auprès de l'Agence France-Presse Christine Poupin, porte-parole du NPA. « Cela ne correspond absolument pas à une situation, ce n'est pas pour répondre à un problème, mais pour créer un problème, créer un débat artificiel qui vise toujours la même chose, stigmatiser les musulmans », a-t-elle poursuivi, évoquant un « un acte de pur racisme. » « On voulait dire que dans tous les cas, c'est aux femmes de décider », a-t-elle conclu, appelant à une « mobilisation extrêmement large » contre ces arrêtés.
La plus haute juridiction administrative française se saisit jeudi de l'interdiction du burkini sur plusieurs plages, qui suscite la controverse en France comme à l'étranger, et révèle des divergences au sein de l'exécutif et de la gauche au pouvoir. Une trentaine de communes, principalement dans les Alpes-Maritimes et le Var, avaient pris un arrêté de ce type au 24 août.

(25-08-2016 - Avec les agences de presse)

Deux adresses pour vous inscrire à "Assawra",
la liste de diffusion du Mouvement démocratique arabe:

1 - Assawra3-subscribe@yahoogroupes.fr
ou
2 - as-sawra+subscribe@googlegroups.com
     

Yémen: l'ONU réclame une enquête sur les violations des droits de l'homme

Des Yéménites traversent les décombres d'une maison détruite par une frappe aérienne de la coalition saoudienne à Sanaa, la capitale aux mains des rebelles, le 11 août 2016 (Afp)

L'ONU a réclamé jeudi la création d'un organisme international indépendant pour enquêter sur les violations des droits de l'homme au Yémen, en proie à un conflit qui a fait plus de 6.600 morts depuis 17 mois.
"Les civils au Yémen souffrent de manière insoutenable (...) en dehors de toute forme de justice, tandis que l'impunité prévaut pour les personnes responsables de violations", a déclaré le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Zeid Ra'ad Al Hussein, en réclamant "une enquête internationale indépendante".

(25-08-2016 - Avec les agences de presse)

Deux adresses pour vous inscrire à "Assawra",
la liste de diffusion du Mouvement démocratique arabe:

1 - Assawra3-subscribe@yahoogroupes.fr
ou
2 - as-sawra+subscribe@googlegroups.com
     

Attaques chimiques en Syrie : la vérité enfin


Deux attaques ont été menées en Syrie par l'armée syrienne tandis que le groupe État islamique avait utilisé du gaz moutarde, selon un rapport de l'ONU.
Les enquêteurs ont conclu que des hélicoptères militaires syriens avaient répandu du gaz de chlore sur deux localités de la province d'Idlib (nord-ouest), à Talmenes le 21 avril 2014 et Sarmin le 16 mars 2015. L'EI a de son côté utilisé du gaz moutarde à Marea (gouvernorat d'Alep, nord de la Syrie) le 21 août 2015. Ce rapport de 95 pages, y compris des annexes techniques, est le fruit d'une année d'enquête. Il a été transmis mercredi au Conseil de sécurité qui doit en débattre le 30 août. Le groupe de 24 enquêteurs, baptisé Joint Investigative Mechanism (JIM, mission d'enquête conjointe), avait été mis en place en août 2015 après des attaques au chlore contre 3 villages syriens qui avaient fait 13 morts.
Le JIM a été créé conjointement par l'ONU et l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC). De précédents rapports de l'ONU ou de l'OIAC avaient confirmé l'utilisation d'armes chimiques dans la guerre en Syrie, mais sans attribuer de responsabilité précise. Au total, les enquêteurs se sont penchés sur neuf attaques chimiques présumées en 2014 et 2015. Mais pour six d'entre elles, attribuées par les Occidentaux au régime de Bachar el-Assad, ils n'ont pas pu recueillir des « informations suffisantes », ou celles-ci étaient contradictoires.
Le Conseil de sécurité avait menacé de prendre des sanctions une fois les responsables identifiés de manière catégorique. La Maison-Blanche a immédiatement exigé mercredi que les responsables « rendent des comptes ». « Il est maintenant impossible de nier que le régime syrien a fait usage de manière répétée de gaz de chlore comme une arme contre son propre peuple », a déclaré le porte-parole du Conseil de sécurité nationale, Ned Price. « Nous allons travailler avec nos partenaires internationaux pour qu'il rende des comptes, notamment devant le Conseil de sécurité des Nations unies. » Le chef de la diplomatie française Jean-Marc Ayrault a dénoncé jeudi l'utilisation d'armes chimiques en Syrie et le « rôle accablant » du régime de Damas, en appelant le Conseil de sécurité de l'ONU à prendre « une réaction à la hauteur de la gravité » des faits.
Le régime de Damas et le groupe État islamique « font preuve de la même abjection lorsqu'il s'agit de terroriser et massacrer la population syrienne de manière systématique », écrit Jean-Marc Ayrault dans une déclaration, au lendemain de la publication d'un rapport de l'ONU accusant le régime de Damas de deux attaques chimiques et l'EI d'une attaque au gaz moutarde en 2014 et 2015. « L'utilisation d'armes chimiques, que les autorités syriennes s'étaient engagées à proscrire (...), est une abomination qui met en lumière le rôle accablant joué par le régime de Damas dans la détérioration de la situation en Syrie », ajoute-t-il. « Il appartient au Conseil (de sécurité de l'ONU, NDLR) de prendre ses responsabilités. La France y travaille d'ores et déjà avec ses partenaires », poursuit-il. « Au-delà, cette confirmation de l'utilisation d'armes chimiques en Syrie exige une mobilisation accrue pour ouvrir enfin une perspective de paix », écrit Ayrault en réclamant une véritable cessation des hostilités, un accès de l'aide humanitaire et une reprise des négociations sur une transition politique.
À Talmenes, le 21 avril 2015, un hélicoptère des forces armées syriennes a largué un engin qui a répandu « une substance toxique », probablement du gaz de chlore contenu dans un baril explosif, ont conclu les enquêteurs. « Un grand nombre » de civils ont été affectés par cette attaque. Le même scénario s'est répété le 16 mars 2015 à Sarmin, où les six occupants d'une maison ont été tués. À Marea, le 21 août 2015, « il y a assez d'informations disponibles pour conclure que le groupe État islamique était la seule entité capable d'utiliser du gaz moutarde et motivée pour le faire », notent les enquêteurs. Pour l'ambassadeur adjoint français à l'ONU Alexis Lamek, le Conseil devra « prendre ses responsabilités », une allusion à des sanctions ciblées ou à une saisine de la Cour pénale internationale. Son homologue britannique Peter Wilson a lui aussi appelé à « faire rendre des comptes » aux responsables.
Mais la Russie et la Chine, qui protègent le régime de Bachar el-Assad, ont encore la possibilité de bloquer toute initiative du Conseil en utilisant leur droit de veto, comme ils l'ont fait à plusieurs reprises depuis le début du conflit syrien en mars 2011. Car si Paris, Londres et Washington accusent le régime syrien, celui-ci a toujours nié avoir utilisé des armes chimiques. Jusqu'à présent, Moscou a toujours affirmé qu'il n'y avait pas de preuves formelles de la culpabilité de son allié. La Russie accuse aussi l'opposition armée d'avoir mené des attaques chimiques. Ce rapport est publié trois ans presque jour pour jour après une attaque chimique qui avait tué des centaines de personnes à l'est de Damas le 21 août 2013. À la suite de ce massacre, la Syrie avait rejoint la convention sur l'interdiction des armes chimiques et accepté un plan de démantèlement de ses stocks de gaz moutarde et sarin. En janvier, l'OIAC a annoncé que cet arsenal avait été détruit. Mais le chlore, qui a des usages industriels, n'est pas répertorié comme arme chimique et l'OIAC a noté des incohérences dans la liste de son arsenal dressée par le gouvernement syrien.

(25-08-2016 - Avec les agences de presse)

Deux adresses pour vous inscrire à "Assawra",
la liste de diffusion du Mouvement démocratique arabe:

1 - Assawra3-subscribe@yahoogroupes.fr
ou
2 - as-sawra+subscribe@googlegroups.com