La phrase

"Extirper le sionisme de Palestine" (Al Faraby)


vendredi 30 septembre 2016

Des Jordaniens manifestent à Amman contre le gaz israélien

Des Jordaniens manifestent contre un accord d'approvisionnement en gaz israélien le 30 septembre à Amman (Afp)

Des centaines de personnes ont manifesté vendredi dans le centre de la capitale jordanienne Amman pour dénoncer un accord d'approvisionnement en gaz israélien signé cette semaine par le royaume.
"Non au financement de l'entité sioniste de la poche du citoyen jordanien", "non à l'importation du gaz de l'ennemi sioniste", lit-on sur des banderoles et pancartes.
La manifestation a été organisée à l'appel de syndicats professionnels et partis politiques qui ont appelé aussi à l'annulation du traité de paix avec Israël signé en 1994.
"Le peuple jordanien est libre, le gaz des sionistes est une honte", ont scandé les manifestants, parmi lesquels Salah al-Armouti, un avocat et député islamiste fraîchement élu.
"Le peuple avec toutes ses composantes condamne et dénonce cet accord anticonstitutionnel qui provoque des pertes à la caisse d'Etat. Les traités et accords qui touchent aux droits privés et collectifs des Jordaniens doivent être ratifiés par le Parlement. Ceci (l'accord) est un crime et un service (offert) au projet sioniste et au terrorisme", s'est révolté Me Armouti dans une déclaration à l'AFP.
L'accord a été signé en effet avant le début des travaux du nouveau Parlement élu le 20 septembre.
En Jordanie, où la moitié de la population est d'origine palestinienne, l'opinion publique reste majoritairement hostile à toute normalisation avec l'Etat hébreu, en dépit de l'accord de paix liant les deux pays.
Un consortium américano-israélien développant les réserves israéliennes de gaz en mer Méditerranée avait annoncé lundi la signature d'un premier accord de fourniture de gaz à la Jordanie à partir du gisement de Leviathan.
L'Américain Noble, principal partenaire du consortium, a indiqué dans un communiqué que l'accord signé lundi avec la National Electric Power Company of Jordan (NEPCO) portait sur 8,4 millions de mètres cubes de gaz par jour sur une période de 15 ans, avec une option de 1,4 million de mètres cubes supplémentaires.


(30-09-2016 - Avec les agences de presse)

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"C'est un grand plaisir..."



Mahmoud Abbas a demandé à Benjamin Netanyahu l'autorisation de venir. Le Premier ministre israélien a dit oui. C'est un geste personnel d'Abbas qui va à l'encontre de l'état d'esprit du peuple palestinien. La presse de Ramallah et même l'agence de presse officielle palestinienne ont publié des articles très critiques de Shimon Peres. Mieux, les députés arabes israéliens ont décidé de boycotter les obsèques du bourreau de Cana.
"C'est un grand plaisir de vous rencontrer... ça fait bien longtemps que nous ne sommes pas vus" a dit Abbas à Netanyahu.

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Au diable


- Mahmoud Abbas assistera aux obsèques de Shimon Peres
- qu'il aille au diable
- Peres?
- lui... il y est déjà
- ...!?

Al Faraby
Vendredi, 30 septembre 2016

Mahmoud Abbas a demandé à Benjamin Netanyahu l'autorisation de venir. Le Premier ministre israélien a dit oui, et Abbas fera le trajet depuis Ramallah. C'est un geste personnel du président de l'Autorité autonome qui va à l'encontre de l'état d'esprit du peuple palestinien. La presse de Ramallah et même l'agence de presse officielle palestinienne ont publié des articles très critiques de Shimon Peres. Mieux, les députés arabes israéliens ont décidé de boycotter les obsèques du bourreau de Cana.

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Quand Shimon Peres achetait en France la bombe nucléaire


La mort de Shimon Peres voit disparaître le dernier grand témoin de l'un des épisodes les moins connus du XXe siècle : la fourniture à Israël par la France des moyens de fabriquer l'arme atomique. Nous sommes à la fin des années 1950. La IVe République soutient avec vigueur le jeune État, en acceptant de lui fournir des quantités d'armements. Cette aide portera dans un premier temps sur des armes conventionnelles. Dès 1952, alors que Shimon Peres est directeur au ministère de la Défense israélien, il est envoyé à Paris pour acheter des armes. Il doit convaincre tous les échelons de l'administration et s'y emploie avec son acolyte Joseph Nahmias, représentant permanent du ministère israélien de la Défense dans la capitale française, raconte l'historien Michel Bar Zohar dans sa thèse de 1963 sur les relations franco-israéliennes. « Ils parcouraient l'armée française, nouaient des liens d'amitié avec de nombreux officiers, tant supérieurs que subalternes, avec l'espoir d'obtenir leur aide, le jour venu. Ils s'attaquaient aussi aux hommes politiques, aux partis au pouvoir et à ceux de l'opposition, à leurs chefs et aux jeunes cadres. Les fonctionnaires des divers ministères, de la présidence du Conseil, du ministère de la Défense, de l'Intérieur et même du quai d'Orsay n'étaient pas épargnés non plus. Les années 1954-1955 devenaient le cadre d'un immense effort presque clandestin, où aucune possibilité, aucune chance ne devait être négligée ».

Shopping list
La shopping list israélienne, que Shimon Peres tend alors à ses interlocuteurs français, est un long catalogue des armements les plus modernes. Il veut pratiquement acheter tout ce que l'industrie française produit, dont mille lance-roquettes, cent chars AMX 13, quarante obusiers automoteurs de 105 mm ainsi que les premiers avions à réaction produits par Dassault : soixante Mystère IV-A autant de biplaces Mystère IV-B, vingt-quatre Ouragan. Et encore douze Vautour fabriqués par la SNCASO, etc.
Représentant du ministère de la Défense au comité restreint mis en place par le gouvernement de Guy Mollet pour soutenir militairement Israël, Abel Thomas, directeur de cabinet du ministre de la défense Maurice Bourgès-Maunoury, évoque dans ses mémoires Comment Israël fut sauvé (1978) la journée du 24 avril 1956. Shimon Peres entre dans son bureau « par une porte dérobée comme un discret ami personnel pour ne pas alerter gendarmes mobiles et aides de camp de la rue Saint-Dominique. J'étais en mesure de lui donner des informations optimistes sur le sort qui pouvait être réservé à ses demandes. (…) Nous prîmes alors le temps, les principes étant réglés, d'évoquer des perspectives plus précises. On sentait que Shimon Peres cherchait ce qui pourrait nous être agréable en échange des certitudes d'armement, donc de la sauvegarde de l'existence d'Israël, que nous venions de lui promettre. »

La promesse
Ce qu'Abel Thomas ne précise pas, c'est que cette « promesse » française, ce ne sont pas des armements classiques mais bien la bombe atomique. Le secret est alors total et ne sera évoqué précisément qu'en 1983 par le journaliste Pierre Péan dans son ouvrage Les Deux Bombes. Dès avant l'échec de l'opération Mousquetaire visant à reprendre le contrôle du canal de Suez et associant Français, Britanniques et Israéliens, Paris et Tel-Aviv ont formellement conclu un accord de coopération nucléaire, mis au point par Shimon Peres. C'est l'époque où Guy Mollet déclare, rapporte Péan : « Je leur dois la bombe… Il faut faire contrepoids à l'Égypte. La masse qui fait contrepoids, c'est Israël avec la bombe… »
Dès cette époque, Israël va bénéficier d'un soutien nucléaire total de la France pour mettre en œuvre sa centrale nucléaire de Dimona. La coopération est scellée en présence de David Ben Gourion et de Shimon Peres lors d'une conférence secrète tenue à Sèvres du 22 au 24 octobre 1956, pour peaufiner l'accord opérationnel sur Suez. Shimon Peres précise dans ses mémoires (1995) : « Avant la signature finale, j'ai demandé à Ben Gourion une brève suspension de séance, durant laquelle j'ai parlé seul avec Mollet et Bourgès-Maunoury. C'est alors que j'ai finalisé avec ces deux leaders un accord pour la construction d'un réacteur nucléaire à Dimona, et pour la fourniture de l'uranium pour le faire fonctionner. » Une douzaine d'années plus tard, la bombe nucléaire israélienne était prête. Pour la tirer, il fallait un vecteur. À la demande du général de Gaulle, c'est la société Dassault qui s'en chargera. Elle fournira à Israël le missile MD 620 Jericho, d'une portée de 500 kilomètres. Shimon Peres pouvait alors dire : mission accomplie.

Israël ne fut pas un partenaire ingrat. L'institut Weizmann, très avancé en matière informatique, fournit à Paris le calculateur permettant de définir les paramètres techniques de la bombe française, que les États-Unis refusaient de lui vendre.


(30-09-2016 - Par Jean Guisnel)

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jeudi 29 septembre 2016

Opep: un accord "historique" trouvé à la surprise générale


Coup de théâtre à Alger: les pays de l'Opep sont parvenus mercredi soir, à la surprise générale, à un accord "historique" pour réduire leur production d'or noir afin de soutenir des prix durablement affaiblis par une offre excédentaire.
Au terme d'une réunion de près de six heures et de plusieurs semaines de tractations, l'Opep a annoncé avoir décidé de ramener sa production à un niveau de 32,5 à 33 millions de barils par jour, contre 33,47 mbj en août selon l'Agence internationale de l'Energie (AIE).
Il s'agit de la plus grosse réduction de production depuis celle décidée après la chute des cours durant la crise de 2008.
"C'était une très longue réunion, mais historique", a déclaré le ministre qatari de l'Energie et président de la réunion, Mohamed Saleh Al-Sada, lors d'une conférence de presse.
Bien que le marché montre "des signes positifs", avec notamment une reflux des stocks et une demande résistante, "nous devons accélérer le rééquilibrage du marché", a-t-il ajouté.
Les modalités de mises en oeuvre de cet accord seront discutées lors du sommet de l'Opep à Vienne, le 30 novembre.
Un comité de haut niveau va notamment être mis en place pour déterminer les niveaux de production applicables à chacun des pays.
Ce dernier va également engager le dialogue avec les pays non membres, principalement la Russie, deuxième producteur mondial de brut, pour participer aux efforts du rééquilibrage.
Moscou s'est déjà dit favorable à un gel de sa production à son niveau record de septembre.
"Aujourd'hui, l'Opep vient de prendre une décision historique", s'est félicité le ministre algérien de l'Energie, Noureddine Boutarfa. "L'Opep revient à sa fonction de monitoring du marché. C'est une fonction qu'elle avait perdue depuis plusieurs années".
"C'est une décision à l'unanimité et sans réserve qui a été prise", a-t-il ajouté, précisant que la réunion informelle avait été transformée en séance extraordinaire pour permettre une prise de décision.
Face au boom des hydrocarbures de schiste américains, le cartel de 14 pays avait abandonné son rôle de régulateur du marché pour adopter une stratégie de défense des parts de marché, en ouvrant à fond les robinets aux dépens des prix.
Le niveau de production visé par l'Opep correspond peu ou prou au nombre de barils qui étaient pompés en mars dernier par le cartel pétrolier (32,47 mbj), d'après des chiffres de l'AIE.
La réduction reste toutefois inférieure à la hausse de la production observée sur un an au sein de l'Organisation: en août, le cartel a pompé 930.000 barils de plus sur un an.
Il n'empêche, cette nouvelle a immédiatement fait s'envoler les cours du brut de 5%, alors que les marchés s'attendaient au contraire à ce que la réunion d'Alger débouche sur un désaccord.
Pourtant, estiment des analystes, un tel accord ne change rien aux fondamentaux du marché.
"Même si un accord était conclu, ce serait insuffisant pour soutenir les prix au-delà d'une hausse temporaire due à un sentiment positif", estime le groupe d'analyse économique Capital Economics dans une note publiée avant l'accord.
Les analystes de BMO Capital Markets font remarquer que les quotas de production mis en place par l'Opep n'ont pas toujours été respectés par ses membres.
Les analystes jugeaient un accord d'autant plus improbable que dès la veille de la réunion, l'Arabie saoudite et l'Iran, grands rivaux au Moyen-Orient, avaient dit douter de la possibilité de trouver un terrain d'entente.
Leur rivalité avait déjà fait capoter une précédente tentative de gel concerté en avril, à Doha.
Mais le ministre qatari a assuré que la réunion s'était déroulée dans "une atmosphère très positive, reflétant la forte cohérence de l'Opep".
Le ministre iranien du Pétrole, Bijan Namdar Zanganeh, s'est dit "très heureux".
Il avait auparavant répété que Téhéran souhaitait avant tout rétablir ses niveaux de production antérieurs aux sanctions internationales liées à son programme nucléaire, soit environ 4 millions de barils par jour (mbj), voire un peu plus, contre 3,6 mbj aujourd'hui.
L'Arabie saoudite, premier producteur de l'Opep, conditionnait dans un premier temps toute réduction de sa production à une mesure similaire de ses pairs.
Mais Ryad a fini par assouplir sa position, affecté économiquement comme les autres par la dégringolade des cours, qui ont perdu plus de la moitié de leur valeur.
Le puissant ministre saoudien de l'Energie, Khaled al-Faleh, avait déclaré mardi soir que son pays consentirait à ce que l'Iran, mais aussi la Libye et le Nigeria, soient autorisés à "produire aux niveaux maximum qui fassent sens".
Ces deux derniers pays, fragilisés par des conflits internes, pompent actuellement très en deçà de leur capacité et ne voulaient pas renoncer à des exportations génératrices de devises.

(29-09-2016 - Avec les agences de presse)

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L'autre partie...

Shimon Peres avec une unité d'élite de l'armée israélienne en février 2011 (Apa)

- A l'occasion de la disparition du bourreau de Cana, Israël se prépare à recevoir une partie du monde
- eeuuhh...
- quoi?
- nous saluons l'autre partie
- c'est qui "vous"?
- les habitants du village de Cana
- ...!?

Al Faraby
Jeudi, 29 septembre 2016



Massacre à Cana, ordonné par Shimon Peres:
51 morts dont 22 enfants (30, juillet 2006)

Le bombardement de Cana est intervenu alors qu'une dizaine de villages de la région de Tyr, essentiellement du sud de la ville portuaire, étaient soumis à un pilonnage de la marine, de l'aviation et de l'artillerie des forces d'occupation israélienne.
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Au moins 51 civils, dont 22 enfants, ont été tués dimanche 30 juillet dans le pilonnage du village de Cana, au Liban sud, notamment dans un abri qui s'est effondré, a indiqué le responsable de la Défense civile pour la région, Salam Daher.
Dans le seul abri, 12 enfants, cinq femmes et quatre hommes ont été dégagés, a-t-il précisé. "Il reste encore entre 15 et vingt personnes bloquées dans les décombres. La majorité d'entre elles sont présumées mortes mais nous avons entendu quelques gémissements", a ajouté M. Daher.
Les opérations de secours se poursuivaient dans la matinée pour tenter de dégager d'autres victimes de ce qui est déjà la frappe la plus meurtrière depuis le début de l'offensive lancée le 12 juillet par Israël contre le Liban.
Dans le même temps, l'aviation israélienne a continué à bombarder les abords de Cana, et un missile est tombé sur la route, à quelques centaines de mètres de ce village de l'est de la ville côtière de Tyr.
Le bilan devrait s'alourdir, 63 personnes se trouvant dans l'abri lors du bombardement selon un survivant, et des dizaines de bâtiments ayant été détruits lors du pilonnage opéré pendant deux heures dimanche avant l'aube.
Les secouristes travaillaient à mains nues pour dégager les corps et des femmes ont été vues enlaçant leurs enfants en pyjamas quand ils ont été surpris par la mort.
Déjà, le 18 avril 1996, 105 civils avaient été tués dans le
bombardement israélien d'une position du contingent fidjien des casques bleus de la Force intérimaire de l'Onu au Liban (Finul), où ils avaient trouvé refuge pour échapper aux violences de l'agression israélienne "les Raisins de la colère".
Cana a été totalement dévasté par les frappes israéliennes qui ont commencé avant l'aube dimanche 30 juillet, et le pilonnage, par air, mer et terre, a duré deux heures, a indiqué la police. Les bombes ont visé trois zones, à l'entrée, au centre et sur un flanc du village. Des dizaines de bâtiments sont effondrés, éventrés ou détruits. L'abri frappé se trouve sous un immeuble de trois étages, bâti sur un flanc de colline.
"Il y a eu un premier bombardement à 01h00 du matin (samedi 22H00 GMT)", raconte Ghazi Aïdibi, un survivant.
"Quelques personnes sont sorties de l'abri et une dizaine de minutes plus tard, un deuxième bombardement l'a réduit en ruines", ajoute-t-il.
"Après le bombardement, il y avait de la poussière partout", a déclaré un autre habitant, complètement hagard.
"Nous ne voyions plus rien. J'ai réussi à sortir et tout s'est effondré. J'ai plusieurs membres de ma famille à l'intérieur, je pense qu'il n'y a plus aucun survivant".
"Le pilonnage était tellement intense que personne ne pouvait bouger. Les secours n'ont commencé que ce matin", ajoute-t-il. "J'ai sorti mon fils et mon mari, cheikh Mohammad, qui avait le genou cassé. Mais quand je suis venue pour sortir ma fille qui était restée dans l'abri, il était trop tard, l'immeuble s'est effondré", raconte, éplorée, Rabab. Naïm Rakka, chef de l'équipe de secours de la Défense civile sur les lieux, âgé d'une cinquantaine d'années, qui venait de retirer le corps de deux enfants morts dans ses bras, a laissé éclater sa colère:
"Je ne veux plus que vous me demandiez des chiffres. C'est bien connu, nous servons de cobayes à leurs armes, les bombes à implosion, on ne voit plus que ça", dit-il en pleurs.
Le bombardement de Cana est intervenu alors qu'une dizaine de villages de la région de Tyr, essentiellement du sud de la ville portuaire, étaient soumis à un pilonnage de la marine, de l'aviation et de l'artillerie des forces d'occupation israélienne.

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mercredi 28 septembre 2016

La mort précède la mort

Un enfant Palestinien sur les décombres de sa maison familiale démolie le 27 septembre 2016 par les forces d'occupation à Jérusalme-Est. (Afp)
Cliquez pour agrandir

- Dis papy...
- oui fiston?
- c'est quoi un Nobel de la paix?
- où c'est que t'as entendu ça?
- à la télé?
- qu'ont-ils dit d'autre?
- que Shimon Peres est mort
- ont-ils dit quand la paix est morte?
- ...!?

Al Faraby
Mercredi, 28 septembre 2016


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Irak: au moins 17 morts dans des attentats à la bombe de l'EI à Bagdad

Les forces de sécurité irakiennes quadrillent les lieux d'une attaque à la bombe, à Bagdad, le 27 septembre 2016 (Afp)

Au moins 17 personnes ont été tuées et plus de 50 blessées mardi dans des attentats à la bombe revendiqués par le groupe Etat islamique (EI) ayant visé plusieurs quartiers chiites de Bagdad, selon des sources médicales et de sécurité.
L'EI a revendiqué des attaques à la bombe dans le quartier al-Jadida, dans l'est de la capitale, et dans celui de Bayaa, dans le sud la ville, précisant qu'elles avaient été menées par des kamikazes portant des ceintures explosives.
L'attentat à al-Jadida a fait au moins huit morts et 29 blessés, selon des responsables. Certains ont fait état d'un attentat suicide mené par un kamikaze alors que d'autres parlaient de l'explosion d'une bombe au bord d'une route. La confusion qui règne après ce genre d'attaque donne souvent lieu à des versions contradictoires.
Dans une attaque distincte, un kamikaze s'est fait exploser dans le quartier de Bayaa, dans le sud de Bagdad, faisant au moins 9 morts et 30 blessés, ont rapporté des responsables.
Le groupe ultraradical a notamment revendiqué ces derniers jours une série d'attentats à Bagdad et dans la ville de Tikrit, au nord de la capitale irakienne ayant fait au moins 18 morts.
Avec l'aide de la coalition internationale antijihadistes menée par Washington, les forces armées irakiennes ont regagné beaucoup du terrain perdu face à l'EI en 2014 et cherchent désormais à reprendre Mossoul (nord), deuxième ville d'Irak et principal bastion des jihadistes.
Malgré ses revers, le groupe jihadiste a continué à commettre des attentats sanglants visant notamment la communauté chiite, majoritaire en Irak, qu'il considère comme hérétique.

(28-09-2016 - Avec les agences de presse)

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Shimon Peres est mort


L'ancien président israélien Shimon Peres est décédé dans la nuit de mardi à mercredi à l'âge de 93 ans des suites d'un accident vasculaire cérébral, a indiqué à l'AFP son médecin personnel Rafi Walden.
"Oui, en effet", a répondu Rafi Walden, également gendre de M. Peres, joint au téléphone par l'AFP. Il s'est éteint dans son sommeil "à 03H00 du matin" (00H00 GMT), a-t-il dit.
M. Peres a succombé entouré des membres de sa famille, a indiqué un proche sous le couvert de l'anonymat. Ses proches devaient faire une déclaration à la presse vers 07H00 (04H00 GMT) à l'hôpital Tel-Hashomer de Ramat Gan, proche de Tel-Aviv, où il avait été admis il y a deux semaines.
Avec Shimon Peres disparaît une figure historique, dernier survivant de la génération des pères fondateurs de l'Etat d'Israël et l'un des principaux artisans des accords d'Oslo qui ont jeté les bases d'une autonomie palestinienne dans les années 1990.
M. Peres était le seul encore vivant des trois hommes à avoir été distingués du Nobel de la paix en 1994 "pour leurs efforts en faveur de la paix au Moyen-Orient", après la disparition de l'Israélien Yitzhak Rabin et du Palestinien Yasser Arafat.
M. Peres avait été victime le 13 septembre d'un accident vasculaire cérébral (AVC) majeur accompagné d'une hémorragie interne. Il avait alors été placé sous respirateur et sédatifs en soins intensifs à l'hôpital Tel-Hashomer.
Ses médecins avaient immédiatement présenté son état comme critique, mais avaient ensuite évoqué une stabilisation puis une petite amélioration.
Ils avaient dit leur intention de diminuer l'assistance respiratoire et la sédation pour évaluer sa réaction.
Mais son état s'était dégradé depuis lundi, a dit à l'AFP une source dans son entourage sous le couvert de l'anonymat.
"Le président est entre la vie et la mort", reconnaissait-elle mardi.
Ses enfants et petits-enfants ont été appelés à l'hôpital, a-t-elle dit.
Des dizaines de journalistes se sont installés dans le hall de Tel-Hashomer, tendant leurs câbles de transmission, alors que déambulaient des patients en pyjama, curieux ou indifférents à cette agitation.
Depuis son hospitalisation, le pape François, les présidents américain Barack Obama et russe Vladimir Poutine, les Clinton et Donald Trump avaient envoyé des messages de soutien.
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon lui avait souhaité "un prompt et complet rétablissement", ajoutant que M. Peres avait été "infatigable dans sa quête de la paix entre les Israéliens et les Palestiniens".
Barack Obama, rencontrant le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu la semaine passée à New Yoavait, avait adressé ses pensées à M. Peres, "un grand ami, un héros et un géant de l'histoire d'Israël".
Les responsables israéliens ont défilé depuis deux semaines à l'hôpital: M. Netanyahu ou le président Reuven Rivlin il y a deux semaines, le chef de l'opposition travailliste Isaac Herzog ou le ministre ultra-orthodoxe de l'Intérieur Arye Deri mardi.
Premier ministre à deux reprises, entre 1984 et 1986 et en 1995-1996, puis président de 2007 à 2014, M. Peres avait occupé pendant plus de 50 ans de vie publique de nombreux postes à responsabilité: Défense, Affaires étrangères, Finances...
Entré en politique à 25 ans grâce à David Ben Gourion, fondateur d'Israël, M. Peres était aussi considéré comme le père du programme nucléaire israélien.
Malgré les accords d'Oslo et malgré la conversion à la paix de l'ancien faucon travailliste, les Palestiniens ont une vision bien plus noire de celui qui a cautionné les premières colonies juives de Cisjordanie occupée et qui était Premier ministre quand l'aviation israélienne a bombardé le village libanais de Cana, tuant 106 civils en avril 1996.


(28-09-2016 - Avec les agences de presse)

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Les colons (1/2)
Documentaire, réalisé en 2016 par Shimon Dotan


Une exploration en profondeur de l'histoire des communautés de colons, qui exercent une influence déterminante et controversée sur le futur d'Israël. Premier volet : la prophétie. En 1967, la victoire d'Israël lors de la guerre des Six Jours et sa mainmise sur Jérusalem-Est et la Cisjordanie offrent de nouvelles perspectives à ceux qui rêvent de retrouver la "Judée-Samarie" biblique.

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Les colons (2/2)
Documentaire, réalisé en 2016 par Shimon Dotan



Une exploration en profondeur de l'histoire des communautés de colons, qui exercent une influence déterminante et controversée sur le futur d'Israël. Second volet : la rédemption. Les années 1990 voient les colons, un temps freinés dans leur essor, accroître leur présence et renforcer leur rôle auprès de la classe politique.

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mardi 27 septembre 2016

Les colons



Les colons
Arte - 20h55
le mardi, 27 septembre 2016

Documentaire, réalisé en 2016 par Shimon Dotan


« Le rôle du peuple d'Israël est de conquérir la Terre. Pour la transmettre et bannir les non-juifs. Les Arabes n'ont rien à faire ici, je suis raciste »

Depuis la victoire de l'Etat hébreu lors de la guerre des Six-Jours, en 1967, des centaines de milliers d'Israéliens se sont installés dans les territoires occupés de Cisjordanie. Au nombre de 4 000 en 1977, les colons sont aujourd'hui 400 000 — sans compter ceux de Jérusalem-Est. Un processus d'implantation de près de cinquante ans mis en oeuvre par les gouvernements successifs — de gauche comme de droite —, qui conduit à une situation tragique et inextricable, condamnant tout à la fois le processus de paix d'Oslo et la perspective d'un Etat palestinien.
Tandis que de nombreux films abordent les répercussions de la colonisation sur la population palestinienne, peu ont choisi de raconter l'histoire du mouvement des colons, leur stratégie du fait accompli, leur impact grandissant sur la société israélienne. Mêlant analyse historique et investigation, le film étudie le substrat idéologique des promoteurs d'une inlassable colonisation, pointe le danger qu'elle fait courir à tout le Proche-Orient.
Fort de rares archives audiovisuelles, le film alterne éclairages de spécialistes — l'universitaire Moshe Halbertal, le journaliste Akiva Eldar... — et propos de colons, dont il explore les différents groupes (messianiques fanatiques, exaltés américains, opportunistes économiques...). Des séquences tournées dans divers avant-postes disent la haine qui anime certains d'entre eux : « Le rôle du peuple d'Israël est de conquérir la Terre. Pour la transmettre et bannir les non-juifs. Les Arabes n'ont rien à faire ici, je suis raciste », affiche tranquillement l'un d'eux. Tandis qu'un autre promet à son mouflet que « lorsqu'il sera grand, il viendra avec lui battre les Arabes ». Inexorablement, le film déroule le canevas d'une impasse explosive, à quelques encablures des fronts syrien et irakien, de la menace de l'Etat islamique.

(Par Marie Cailletet -Télérama)

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L'armée syrienne avance dans Alep

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a averti mardi que les installations médicales dans l'est d'Alep étaient au bord d'« une destruction totale ». (Afp)
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L'armée syrienne a pris mardi le contrôle d'un quartier rebelle du centre d'Alep après plusieurs jours d'intenses bombardements aériens ayant fait de nombreux morts et provoqué l'indignation des pays occidentaux. Des soldats syriens ont pénétré à la mi-journée dans le quartier Farafira, situé en bordure de la vieille ville à proximité de l'imposante citadelle qui domine la deuxième agglomération de Syrie. Une source militaire à Damas a précisé que l'armée en avait « repris complètement le contrôle » après « avoir neutralisé plusieurs terroristes », le terme utilisé par le régime pour désigner tous ceux qui combattent le régime, djihadistes ou rebelles.
Cette avancée a été confirmée par l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), qui a toutefois précisé qu'elle se résumait à la reprise de « quelques bâtiments » dans le « petit quartier de Farafira ». Ce secteur est situé sur « la ligne de front » qui sépare depuis 2012 les quartiers tenus par le gouvernement à l'ouest et ceux contrôlés par les rebelles à l'est.
C'est pour reconquérir l'ensemble d'Alep que le régime de Bachar el-Assad a lancé jeudi soir une vaste offensive avec le soutien actif de son allié russe. Cette opération comprend « un volet aérien et un volet terrestre avec utilisation de l'artillerie », a précisé le responsable militaire. Les aviations syrienne et russe ont multiplié les raids sur les quartiers rebelles, tuant au moins 150 personnes, pour la plupart des civils, selon l'OSDH, et provoquant d'énormes destructions.
Mardi, le nombre de frappes a d'abord été nettement plus faible que les jours précédents avant de reprendre dans l'après-midi, selon le correspondant de l'AFP. Elles ont fait au moins 11 morts, a rapporté l'OSDH. Parmi ces victimes figurait une fillette de cinq ans environ, dont le corps a été découvert coincé dans les décombres d'un immeuble, a constaté le correspondant. Lorsque les sauveteurs ont réussi à le dégager, son père s'est effondré, a pris la dépouille et a refusé de la rendre en répétant : « Elle est juste en train de dormir, elle est juste en train de dormir. » À ses côtés, un homme regardait les ruines d'un air hébété. Il vivait au deuxième étage et ne sait pas ce qu'est devenue sa famille.
Les pays occidentaux ont continué mardi à dénoncer avec force l'offensive lancée après l'échec de la trêve des combats initiée par Moscou et Washington, qui n'a finalement duré qu'une semaine. « Les effroyables attaques sur Alep sont moralement totalement inacceptables et une violation flagrante du droit international », a déclaré le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg, en marge d'une réunion des ministres de la Défense de l'UE à Bratislava. La chancelière allemande Angela Merkel a pour sa part regretté « l'énorme pas en arrière de ces derniers jours » avec la violence « très, très brutale » qui est « clairement dirigée contre la population civile » à Alep. « C'est clairement au régime Assad et à la Russie de prendre une initiative pour redonner une chance au cessez-le-feu et à l'aide humanitaire », a-t-elle ajouté.
Moscou avait vivement critiqué lundi le « ton et la rhétorique inadmissibles » des Occidentaux. Ces derniers ont notamment lancé des accusations de « crimes de guerre » à l'encontre de la Russie en raison de l'utilisation présumée à Alep d'armes sophistiquées, normalement destinées à viser des cibles militaires, contre des zones densément peuplées, comme des bombes antibunker, incendiaires et à fragmentation.
Cette offensive a encore aggravé les conditions de vie des quelque 250 000 habitants qui sont totalement assiégés dans les quartiers rebelles d'Alep. Ils ne reçoivent plus d'aide de l'extérieur depuis pratiquement deux mois et sont privés d'eau depuis samedi. Les hôpitaux de campagne sont débordés en raison du grand nombre de blessés et manquent cruellement de médicaments et de réserves de sang. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a averti mardi que les installations médicales dans l'est d'Alep étaient au bord d'« une destruction totale ». Elle a appelé « à l'établissement immédiat de couloirs humanitaires pour évacuer les malades et les blessés ».

(27-09-2016 - Avec les agences de presse)

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Arabie saoudite : une pétition contre la tutelle des femmes

Nassima al-Sadah est une activiste dans la province Orientale. (Afp)

Ils veulent faire changer les choses. Des milliers de Saoudiens ont signé une pétition appelant à l'abolition du système de tutelle dans le royaume ultraconservateur où les femmes ont besoin de l'autorisation d'un tuteur pour travailler, étudier ou voyager, selon des militants. La pétition, qui s'adresse au roi Salmane au pouvoir depuis vingt mois, a recueilli au moins 14 700 signatures, a indiqué mardi à l'AFP l'activiste Aziza Youssef. Les promoteurs de cette initiative réclament que les 10 millions de femmes du royaume soient traitées comme « des citoyens à part entière » et que soit fixé « un âge pour la majorité des femmes à partir duquel elles sont adultes et responsables de leurs propres actes », a-t-elle ajouté.
Cette universitaire à la retraite a indiqué que la pétition serait transmise par e-mail au cabinet royal après avoir tenté en vain lundi de la remettre directement au cabinet. En Arabie saoudite, pays du Golfe qui applique strictement la loi islamique, les femmes ont besoin de l'autorisation d'un tuteur pour « travailler, voyager, se faire soigner, se doter d'une carte d'identité ou d'un passeport » ou encore se marier, rappellent les signataires. Le royaume est aussi le seul pays au monde où les femmes n'ont pas le droit de conduire.
Le tuteur est en principe le père ou le mari, mais il peut être aussi entre autres un frère, un fils ou un neveu. Des activistes relèvent que même une ex-prisonnière doit être remise à un tuteur lors de sa libération, ce qui signifie qu'une détenue peut être maintenue en prison si son tuteur refuse de l'accueillir. « Nous souffrons de ce système de tutelle », a déclaré Nassima al-Sadah, une activiste dans la province Orientale. La campagne a été lancée il y a deux mois sur Twitter sous un hashtag en langue arabe, appelant à l'abolition de la tutelle. « L'élan s'est particulièrement accéléré après la création du hashtag » et la publication d'un rapport de Human Rights Watch (HRW), a expliqué Aziza Youssef.
« Le système de tutelle masculine en Arabie saoudite reste l'entrave la plus importante aux droits des femmes dans le pays, malgré les réformes limitées de la dernière décennie », a prévenu l'organisation de défense des droits de l'homme. « Assez d'humiliation [...], je veux ma liberté », écrit une internaute dans un tweet. Des militantes notent qu'obtenir l'autorisation d'un tuteur éclairé ne pose pas de problème, mais la difficulté, c'est qu'il est tenu de donner son accord par écrit. « C'est une directive du gouvernement », en vigueur depuis une trentaine d'années, a déploré Nassima al-Sadah.
Pour des activistes, mettre fin au système de tutelle aidera les Saoudiennes à travailler au moment où le royaume cherche à renforcer l'emploi des femmes. « Cela ne peut pas se faire avec la moitié de la population paralysée », selon Aziza Youssef. En avril, le vice-prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a annoncé un ambitieux plan, appelé « Vision 2030 », pour diversifier l'économie et réduire la dépendance du pétrole.
En vertu du programme de transformation nationale qui fixe des objectifs pour la mise en oeuvre de « Vision 2030 », la part des femmes sur le marché de l'emploi devrait passer de 23 % à 28 % en 2020. Le taux de chômage des femmes saoudiennes s'est encore aggravé l'an dernier à 33,8 %, selon des statistiques citées par la firme Jadwa Investment. En mars 2014, une initiative similaire avait été lancée par des militantes saoudiennes. Elles avaient appelé dans une pétition le Majlis Al-Choura, un Conseil consultatif, à agir pour promulguer un code de statut personnel et prévenir le mariage des mineures, la répudiation et le harcèlement sexuel.

(27-09-2016 - Avec les agences de presse)

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Chose dite

Trump précise qu'il a aussi discuté avec M. Netanyahu de "l'aide militaire, de la sécurité et de la stabilité régionale"

- S'il est élu, Trump reconnaîtra Jérusalem comme capitale indivisible d'Israël
- l'a-t-il dit à Clinton?
- mieux... eeuuhh... je veux dire pire
- comment ça?
- il l'a dit à Netanyahu
- ...!?

Al Faraby
Mardi, 27 septembre 2016

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L'archevêque d'Alep : "Si crimes de guerre il y a, ils sont perpétrés des deux côtés"


Comment vivez-vous actuellement à Alep ?
Nous arrivons à nous ravitailler, grâce aux organisations humanitaires, par exemple l'Unicef. Mais nous n'avons pas d'électricité, l'eau est souvent coupée, le travail devient impossible. Il n'y a plus d'emplois. Nous sommes terrorisés par ce qui se passe. La situation n'a jamais été aussi préoccupante. Ce que nous espérions avec la dernière trêve malheureusement n'a pas eu lieu. Qu'allons-nous devenir ? Depuis cinq ans nous vivons sous les bombes. Notre ville, naguère, était prospère, hyperactive, cosmopolite ; tout le monde pouvait y vivre ensemble, main dans la main. Et maintenant ?  Tout cela est réduit à néant. On dirait qu'Alep subit le même sort qu'Hiroshima ou Nagasaki. Allons-nous pouvoir un jour reconstruire tout cela ? Nous sommes terrassés, mais nous gardons espoir.

Partagez-vous les condamnations devant l'ONU des représentants français, américains et anglais dénonçant les bombardements russes et syriens comme « crimes de guerre » ?
Avant d'incriminer, il faut vérifier. Beaucoup d'informations arrivent de façon faussée. Je vois toutes ces violences, toutes ces batailles, mais je ne sais pas quelle conclusion en tirer… Si crimes de guerre il y a, ils sont perpétrés des deux côtés. Toute guerre est un crime. Je condamne la guerre d'où qu'elle vienne. Je vous dis cela en toute bonne foi. Je ne me couvre pas les yeux, je n'ai pas peur que l'on m'arrête. Je demande qu'une seule chose : que toutes les parties s'assoient autour d'une table, et on trouvera une solution. Mais si certains refusent le dialogue, qu'ils sortent ! Pour vivre ensemble, il faut d'abord respecter l'autre. Ce pays appartient à tous les Syriens. Personne ne peut prétendre à un droit exclusif sur cette terre. Arrêtons cette folie ! Que cherchez-vous ? Vous voulez détruire ce pays et vous le partager comme des loups ? C'est une guerre pleine de sang, d'argent, de corruption, de mensonges. Arrêtez de jouer en dessous de la table ! Laissez-nous tranquilles ! Qu'avons-nous fait pour mériter cela ? Je parle en homme d'Église, avec sa conscience et son cœur. Chaque jour qui passe, je souffre comme si je perdais un frère ou une sœur.

Quand nous nous étions vus à Paris il y a quelques mois vous imploriez les chrétiens de ne pas fuir Alep.  Est-ce toujours votre état d'esprit ?
Oui, et plus que jamais, car, sans prétention, je pense que notre société a besoin des chrétiens parce qu'ils œuvrent pour la convivialité, l'acceptation de l'autre, la gratuité. Ici, les chrétiens ont souvent été à l'avant-garde, en médecine, en sciences et en urbanisme, notamment. La Syrie, qui a vu naître le christianisme et des centaines de millions de chrétiens qui ont contribué à son édification, est ma terre autant que celle des autres. Nous devons rester ici parce que nous y sommes enracinés, autant religieusement que socialement. En moins de deux ans, nous avons restauré 250 maisons pour que leurs habitants restent, nous avons fourni des prêts gratuits à 70 jeunes, nous avons proposé des bourses d'études pour 1 200 élèves, nous avons créé un centre de formation aux métiers du bâtiment, un centre de promotion pour les femmes, une coopérative alimentaire… Nous avons lancé un mouvement qui s'appelle Bâtir pour rester. Nous attendons avec impatience la paix, qui sera le salut de tout le monde. Le 6 octobre, nous rassemblerons plus de mille enfants chrétiens et musulmans de sept à douze ans pour prier ensemble pour la réconciliation et la paix.

Propos recueillis par Jérôme Cordelier

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dimanche 25 septembre 2016

Jérusalem, capitale indivisible d'Israël selon Trump

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu repart après sa rencontre avec Donald Trump, le 25 septembre 2016 à New York (Afp)

Une présidence Trump reconnaîtra Jérusalem comme capitale indivisible de l'Etat d'Israël, a déclaré dimanche le candidat républicain à la Maison Blanche, lors d'une rencontre avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à New York, selon sa campagne.
Cette rencontre privée de plus d'une heure s'est tenue chez M. Trump, dans la tour Trump à New York, a précisé sa campagne, et a permis d'aborder "de nombreux sujets importants pour les deux pays".
"M. Trump a reconnu que Jérusalem est la capitale éternelle du peuple juif depuis plus de 3.000 ans, et que les Etats-Unis, sous une administration Trump, accepteront finalement le mandat de longue date du Congrès de reconnaître Jérusalem comme la capitale indivisible de l'Etat d'Israël", a précisé la campagne du candidat républicain dans un communiqué.
Jérusalem est au coeur du conflit israélo-palestinien. Israël a annexé la partie palestinienne de la ville et a proclamé tout Jérusalem comme sa capitale indivisible. L'ONU a condamné cette annexion et les Palestiniens veulent faire eux de Jérusalem-Est la capitale de leur futur Etat.
Le communiqué de la campagne Trump précise qu'il a aussi discuté avec M. Netanyahu de "l'aide militaire, de la sécurité et de la stabilité régionale".
M. Trump "a reconnu Israël comme un partenaire essentiel des Etats-Unis dans la guerre mondiale contre le terrorisme islamiste radical. Ils ont discuté longuement de l'accord nucléaire avec l'Iran, de la bataille contre (le groupe) Etat islamique, et de nombreuses autres questions de sécurité régionale".
Les deux hommes ont également discuté de "l'expérience réussie d'Israël d'une barrière de sécurité qui a aidé à sécuriser ses frontières".
"M. Trump a reconnu qu'Israël et ses citoyens ont souffert beaucoup trop longtemps sur les lignes de front du terrorisme islamique. Il s'est dit d'accord avec le Premier ministre Netanyahu que le peuple israélien veut une paix juste et durable avec ses voisins, mais que cette paix ne viendra que lorsque les Palestiniens renonceront à la haine et la violence et accepteront l'Etat d'Israël comme un Etat juif", ajoute aussi le communiqué.
Benjamin Netanyahu a de son côté remercié Donald Trump pour "son amitié et son soutien à Israël", selon un communiqué de son bureau, qui précise que les deux hommes se sont vus plus d'une heure et ont évoqué "les sujets concernant la sécurité d'Israël et ses efforts pour arriver à la paix et à la stabilité".
M. Netanyahu devait également rencontrer dimanche la candidate démocrate à la Maison Blanche Hillary Clinton. Il s'était rendu à New York pour participer à l'Assemblée générale des Nations unies.

(25-09-2016 - Avec les agences de presse)

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Jordanie: l'écrivain Nahed Hattar assassiné devant un tribunal

Des policiers à l'endroit où un écrivain controversé, Nahed Hattar, a été assassiné le 25 septembre 2016 devant un tribunal d'Amman (Afp)

Un écrivain jordanien controversé, Nahed Hattar, a été tué par balles dimanche devant un tribunal d'Amman où il était jugé pour avoir publié une caricature considérée comme offensante envers de l'islam, un assassinat qualifié de "crime odieux" par le gouvernement.
Selon une source des services de sécurité, l'assassin est un habitant d'Amman de 49 ans. Il a tiré trois balles sur Hattar au moment où ce dernier montait l'escalier du tribunal à Abdali (centre d'Amman), où il devait comparaître devant les juges.
Touché à la tête, Hattar, 56 ans, est décédé à son arrivée à l'hôpital, selon la même source.
Selon des témoins, l'assassin présumé, un homme barbu, portait une thobe (tunique traditionnelle) de couleur grise. Il a tiré sur la victime avant de se rendre aux policiers présents devant le tribunal.
Le chroniqueur chrétien avait été arrêté le 13 août après avoir partagé sur son compte Facebook une caricature montrant un jihadiste barbu sur un lit au paradis entouré de deux femmes s'adressant à Dieu comme un simple serviteur. Il lui demandait d'apporter un verre de vin, des noix de cajou et l'ordonnant d'emmener quelqu'un pour nettoyer la chambre, avant de lui faire remarquer qu'il devait frapper à la porte avant d'entrer.
La caricature avait pour titre: "Dieu des Dawaech", en allusion aux jihadistes de Daech (acronyme en arabe du groupe Etat islamique).
Hattar a été accusé par les autorités d'"incitation aux dissensions confessionnelles" et d'"insulte" à l'égard de l'islam qui interdit toute représentation de Dieu.
Hattar, un opposant de gauche connu aussi pour son soutien au régime syrien de Bachar al-Assad, avait été libéré début septembre sous caution et le procureur général jordanien avait imposé un black-out sur cette affaire.
Après avoir provoqué un tollé sur les réseaux sociaux, l'écrivain avait supprimé la caricature, dont il n'est pas l'auteur, de son compte.
Hattar avait expliqué sur sa page Facebook que la caricature se moquait des "terroristes et de la manière dont ils imaginent Dieu et le paradis, et qu'elle ne porte en aucun cas atteinte à Dieu".
Le Premier ministre, Hani al-Malki avait ordonné au ministre de l'Intérieur Salam Hammad, de convoquer l'écrivain et d'engager des procédures judiciaires à son encontre après la publication de cette caricature.
Selon un proche de la victime, la famille compte refuser la dépouille de Nahed Hattar, exigeant au préalable que la lumière soit faite sur son assassinat.
Le gouvernement jordanien a dénoncé un "crime odieux" promettant de poursuivre et juger l'assassin.
"La loi sera appliquée fermement sur celui qui a commis ce crime et le gouvernement frappera avec une main de fer toute personne qui osera profiter de ce crime pour répandre un discours de la haine", a déclaré le porte-parole du gouvernement et ministre de l'Information Mohamad Momani.
Les Frères musulmans, la première force d'opposition en Jordanie, et Dar al-Ifta, la plus haute autorité religieuse du pays, ont condamné l'assassinat de Hattar.
"La religion musulmane est innocente de ce crime odieux", a indiqué Dar al-Ifta dans un communiqué, appelant les Jordaniens à l'unité et à combattre "le terrorisme et la sédition".
Son assassinat est intervenu quelques jours après la tenue dans le royaume d'élections législatives, marquées par le retour au Parlement des Frères musulmans.
La Jordanie est membre actif de la coalition internationale conduite par les Etats-Unis, qui combat le groupe EI en Irak et en Syrie.
Le royaume qui craint depuis plusieurs années une contagion de la menace jihadiste sur son territoire, a été le théâtre cet été de deux attentats, l'un contre les services de renseignement (5 morts) et l'autre, revendiqué par l'EI, contre les gardes-frontières (7 morts).

(25-09-2016 - Avec les agences de presse)

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Urgence

Une rue d'Alep... (Afp)
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- Dis papy...
- oui fiston?
- c'est quand qu'on sort d'Alep?
- d'abord... ils nous apportent à manger
- ...!?

Al Faraby
Dimanche, 25 septembre 2016

Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunit dimanche, à la demande des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne et de la France, qui pressent la Russie de sauver la trêve en Syrie et d'enrayer l'escalade de la violence à Alep.

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Peinture du dimanche

Bachar Issa - Syrie
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samedi 24 septembre 2016

Déluge de feu sur la partie rebelle d'Alep

Alep, le 23 septembre. Malgré les risques, le photographe indépendant Ameer Alhabi est resté à Alep, sa ville, depuis le début du conflit. « Je crois que la guerre en Syrie ne se terminera jamais. […] Mon but, c’est de montrer au monde extérieur toutes les souffrances qu’endurent les Syriens », écrivait-il sur le blog de l'AFP le 28 avril. (Afp)

Un déluge de feu s'abat depuis vendredi sur les quartiers d'Alep tenus par les rebelles. Selon l'OSDH, une ONG basée à Londres, au moins 25 civils ont été tués samedi dans des raids aériens au deuxième jour de cette offensive du régime. Parmi les victimes figurent sept personnes tuées alors qu'elles faisaient la queue pour acheter du yaourt dans un marché du quartier de Boustane al-Qasr, d'après l'OSDH. « Le régime frappe durement cette zone parce qu'il veut pousser les gens à partir pour les secteurs d'Alep tenus par le gouvernement », a déclaré Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH.
Vendredi, au moins 47 civils dont sept enfants avaient été tués dans des bombardements d'une intensité inouïe, selon l'ONG. L'OSDH a également fait état de combats entre forces rebelles et gouvernementales dans un secteur autour des quartiers d'Amiriya et de Cheikh Saïd, dans le sud d'Alep. Le correspondant de l'AFP dans les zones rebelles, situées dans l'est de l'ancienne capitale économique syrienne, a constaté des destructions massives, notamment dans les quartiers d'Al-Kalasseh et Boustan al-Qasr, dont certaines rues ont quasiment disparu en raison de l'effondrement des bâtiments.
Les « Casques blancs », les secouristes en zone rebelle, étaient totalement dépassés par l'ampleur des bombardements. Ils ont indiqué qu'il ne leur restait désormais que deux camions de pompiers pour l'ensemble des quartiers rebelles. Selon Le Monde, ces « Casques blancs » volontaires, qui secourent les victimes des bombardements, sont devenus une cible privilégiée du régime. Les ambulances rencontrent en outre de plus en plus de difficultés pour circuler en raison notamment du manque de lumière – dû aux coupures de courant –, et de carburant, ainsi que du volume de gravats dans les rues qui rendent inaccessibles certains secteurs.
Dans la nuit, des habitants et des militants ont décrit l'utilisation d'un nouveau type de roquettes qui secoue le sol comme un tremblement de terre et assez puissant pour qu'un immeuble de plusieurs étages s'écroule comme un château de cartes. L'explosion, qui provoque d'énormes cratères, d'environ cinq mètres par cinq, détruit également le sous-sol du bâtiment, où les habitants trouvent habituellement refuge.
Malgré une série de rencontres cette semaine à New York entre Américains et Russes, qui soutiennent des camps opposés, la diplomatie est dans l'impasse, incapable d'arrêter ce conflit qui a déjà fait plus de 300 000 morts et engendré la pire crise humanitaire depuis la Seconde Guerre mondiale.

(24-09-2016 - Avec les agences de presse)

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Irak: douze personnes tuées dans deux attaques

Des soldats pro-gouvernementaux après une attaque menée par le groupe EI le 12 mai 2016 à Tikrit (Afp)

Douze personnes ont été tuées samedi dans deux attaques commises dans la ville irakienne de Tikrit, au nord de Bagdad, reprise l'année dernière aux jihadistes du groupe Etat islamique (EI), ont indiqué des policiers irakiens.
Dans la première attaque, des hommes armés ont tiré sur des personnes à un checkpoint dans la partie ouest de la ville tuant quatre personnes.
Ils ont poursuivi leur périple meurtrier vers le nord et fait exploser un véhicule bourré d'explosifs à un autre checkpoint, causant la mort de huit personnes, ont indiqué deux responsables de la police.
Au moins 23 personnes ont également été blessées dans ces attaques, selon les mêmes sources.
Tikrit, ville majoritairement sunnite située à 160 kilomètres au nord de Bagdad, avait été conquise par les extrémistes de l'EI en juin 2014. Elle a été reprise le 31 mars 2015 par les forces progouvernementales irakiennes dans leur campagne pour regagner les territoires conquis par les jihadistes.

(24-09-2016 - Avec les agences de presse)

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Deux styles


- Abbas et Netanyahu ont croisé le fer jeudi sur la colonisation en Cisjordanie devant l'Assemblée générale de l'ONU
- et alors?
- ils ont adopté deux styles opposés... ferme mais posé pour l'un, assuré et cinglant pour l'autre
- qui est l'un... qui est l'autre?
- ...!?

Al Faraby
Samedi, 24 septembre 2016

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vendredi 23 septembre 2016

Déluge de feu sur Alep en prélude à une offensive terrestre du régime syrien

Un Syrien porte le corps d'un enfant mort dans un bombardement aérien, le 23 septembre 2016, dans le secteur al-Muasalat, à Alep (Afp)
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Un véritable déluge de feu s'est abattu vendredi sur les quartiers rebelles d'Alep soumis à des raids d'une violence inouïe du régime syrien et de son allié russe, prélude à une opération terrestre d'envergure sur la partie de la ville où vivent 250.000 habitants.
Cette intensification des bombardements survient alors que l'incertitude demeure sur une nouvelle rencontre à New York pour un rétablissement du cessez-le-feu en Syrie entre les chefs de la diplomatie de la Russie et des Etats-Unis, dont les pays soutiennent des camps opposés dans le conflit et les échanges diplomatiques ont été acrimonieux depuis que la trêve a volé en éclats lundi.
Selon le journaliste de l'AFP dans la partie rebelle d'Alep, les bombardements se succèdent sans discontinuité, les destructions sont considérables et les services de secours totalement impuissants.
Des avions de reconnaissance survolent la zone avant que les bombardiers viennent tirer leurs missiles.
Des immeubles sont entièrement rasés et des habitants se trouvent sous les décombres. Dans le quartier Al-Kallasé, les secouristes, avec seulement un bulldozer et leurs mains, fouillent de manière dérisoire dans les gigantesques amas de décombres engendrés par l'effondrement de trois bâtiments.
Deux centres des "Casques blancs" (les secouristes de l'opposition syrienne) ont été touchés par les bombardements. L'un d'eux est complètement dévasté et une ambulance ainsi qu'une voiture de pompiers sont hors d'usage.
Selon l'Observatoire des droits de l'Homme (OSDH), au moins 27 civils, dont trois enfants ont été tuées dans les bombardements, un bilan qui risque de s'alourdir de nombreuses personnes se trouvant encore sous les décombres.
Dans l'ouest de la province d'Alep, 12 personnes ont été tuées par un raid russe sur le village rebelle de Bechkatine, selon l'OSDH qui fait état aussi état de bombardements aériens ayant fait 11 morts à al-Bab, fief du groupe Etat islamique (EI) dans la province, sans pouvoir déterminer la nationalité des avions.
Alep est un objectif stratégique crucial dans un conflit qui a fait 300.000 morts en plus de cinq ans et engendré la pire crise humanitaire depuis la Seconde Guerre mondiale.
L'armée du régime de Bachar al-Assad, qui assiège la partie rebelle de la ville divisée d'Alep quasiment en continu depuis deux mois, veut reconquérir la totalité de l'ancienne capitale économique de Syrie.
Elle a ainsi annoncé tard jeudi le début d'une offensive dans le secteur tenu par les insurgés.
L'armée a appelé les habitants à s'éloigner des positions rebelles et assuré que les civils qui voudraient partir rejoindre le secteur gouvernemental ne seraient pas arrêtés. Des avions ont largué des tracts pour appeler les rebelles à se rendre.
"Nous avons commencé des opérations de reconnaissance et de bombardements aériens et d'artillerie", a affirmé une source militaire de haut niveau. "Elles peuvent durer des heures ou des jours avant une opération terrestre."
"Nous avons frappé dès hier (jeudi) les QG des commandements des terroristes", a précisé cette source, utilisant la rhétorique du régime pour désigner tous ceux qui ont pris les armes contre lui.
Une autre source militaire à Damas a assuré que "le nombre de combattants (du régime) permettait très bien de commencer une opération terrestre car de nombreux renforts sont arrivés à Alep".
"Ce qui se passe, c'est qu'Alep est attaquée et que tout le monde a repris les armes", a déploré jeudi à New York l'émissaire de l'ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura.
Une trêve initiée par Moscou et Washington a pris fin lundi et n'a pas permis de livrer de l'aide humanitaire dans la partie d'Alep assiégée par le régime.
L'ONU a annoncé vendredi envisager une route alternative pour envoyer une aide aux quartiers rebelles d'Alep, affamés et violemment bombardés, alors que 40 camions d'aide humanitaire restent bloqués à la frontière entre la Turquie et la Syrie.
Sur le plan diplomatique, la réunion du Groupe international de soutien à la Syrie (GISS) à New York n'a pas permis de rétablir la trêve des combats, avait déploré jeudi M. Kerry en annonçant qu'il reverrait vendredi son homologue russe.
Mais la tenue d'une nouvelle rencontre entre les deux hommes semblait incertaine.
Interrogé vendredi par les journalistes sur un rétablissement du cessez-le-feu, M. Lavrov a répondu: "Demandez aux Américains", tandis qu'un responsable américain a indiqué à l'AFP qu'aucune rencontre n'était prévue pour le moment, mais "cela peut changer".
"Les combats ont commencé aussitôt après l'échec de la réunion du GISS. A Alep, ce sont les négociations par le feu", affirme un analyste proche du régime à Damas.
"Les Américains doivent comprendre que, tant qu'ils n'appliqueront pas leurs engagements (de l'accord de trêve), notamment le fait d'obtenir que les rebelles se distancient des jihadistes du Front Fateh al-Cham (ex-Front al-Nosra), les Russes et l'armée syrienne avanceront", a-t-il ajouté.

(23-09-2016 - Avec les agences de presse)

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Tunisie : Nidaa Tounes, le parti du président se déchire


Un restaurant prisé des expatriés et des politiques tunisiens. La conversation roule sur la vie du parti. La lassitude le dispute au sentiment de « gâchis ». Coup de blues pour les élus Nidaa. La génération triomphante de 2014 est devenue désabusée en 2016. En effet, la vie quotidienne de Nidaa Tounes a tout d'une série télévisée. Les rebondissements y sont légion, pimentent les flash infos et l'action ne cède jamais le terrain à la réflexion.
Depuis octobre 2015, le parti arrivé en tête aux législatives de 2014 (85 élus sur les 217 que compte l'Assemblée) vit une crise existentielle doublée d'une guerre de tranchées pour le contrôle de l'appareil. Crise politique car celui qui incarnait sa ligne, BCE, est désormais président de la République. Guérilla interminable car quelques caciques veulent régenter la boutique dans l'espoir d'être le candidat à la prochaine présidentielle en 2019. Voire une élection anticipée, qu'elle soit législative ou autre. Les militants, eux, se lamentent, déçus par l'alliance nouée avec les islamistes d'Ennahda, leur ennemi juré.
De la machine électorale politiquement pilotée par BCE, il ne reste qu'une direction politique divisée, une absence de cap politique clair et un combat d'égos permanent. Nidaa Tounes a déçu ses électeurs et alimente un peu plus le désarroi des citoyens à l'égard de la politique. Le bloc parlementaire a fondu comme neige au soleil : de 85 députés, Nidaa n'en compte aujourd'hui que 65, laissant les islamistes d'Ennahda les devancer avec 69 élus. Dernier départ en date : le député Ben Salem a claqué le strapontin du bloc parlementaire cette semaine.
Dimanche 18 septembre, le comité politique de Nidaa Tounes a décidé de se choisir pour président Youssef Chahed, l'actuel chef du gouvernement. Vingt-quatre heures plus tard, dix députés de Nidaa menaçaient de démissionner. Et évoquaient un complot fomenté par Hafedh Caïd Essebsi (HCE), le fils du président de la République. Il y serait question de faire main basse sur la machine Nidaa pour préparer une candidature de HCE. Tout ce tohu-bohu fait le bonheur des réseaux sociaux, alors que les problèmes s'accumulent pour la Tunisie. Départ possible du pétrolier britannique Pétrofac, épuisé par des grèves qui paralysent le site gazier de l'île de Kerkennah, extractions des phosphates au plus bas, chômage en hausse (15,6 % au niveau national, plus de 30 % dans certaines régions), colère dans la ville de Fernana après l'immolation d'un cafetier…
Une situation qui contraste sérieusement avec le statut social de la Tunisie au niveau international. Cette énième bisbille au sommet du parti intervenait alors que BCE s'envolait pour l'ONU à New York. Il y rencontrait John Kerry et Barack Obama. À deux mois de la conférence internationale pour l'investissement qui réunira le gotha mondial (présidents, ministres, investisseurs) à Tunis, la situation locale diffère de l'image répercutée à l'international. On y loue la « success-story tunisienne », selon l'expression de l'ancien président de la République Moncef Marzouki, alors que sur « zone », selon l'expression des militaires, la situation sociale s'aggrave.
Le tout nouveau chef du gouvernement se voit reprocher de se mêler des affaires internes du parti alors que sa mission à la Kasbah devrait l'accaparer 24 heures sur 24. Le report des élections municipales devient source d'inquiétudes pour les bailleurs de fonds. Prévues pour 2015 puis 2016, elles risquent d'être décalées à fin 2017 voire 2018 si les parlementaires ne votent pas les textes de loi nécessaires. De nombreux partis préfèrent ce report. Et font volontairement traîner le vote à l'ARP. Par peur d'un revers électoral ou par impréparation (listes, programmes, militants). Depuis la révolution de 2011, les mairies sont le seul pouvoir qui n'a pas été soumis à élections.
Des délégations spéciales gèrent dans l'attente d'un choix des électeurs. Une situation qui gangrène le pays. L'espace public est en proie à une saleté de plus en plus inquiétante. Si Youssef Chahed, ancien ministre des Affaires locales, avait procédé à la création du tissu municipal (un Tunisien sur trois ne relevait pas d'une mairie), il lui reste à mettre toute sa nouvelle autorité dans la balance afin que ce scrutin déterminant pour le développement du pays ait enfin lieu. La Tunisie vit une contradiction : célébrée par le Nobel, les démocraties, les grandes institutions, elle se débat au quotidien avec le quotidien. Les fins de mois commencent de plus en plus tôt pour les ménages. « Et on ne transige pas avec le quotidien », écrivait l'intellectuel Youssef Seddik.

(23-09-2016 - Benoît Delmas)

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Syrie: bombardements intenses sur Alep après l'annonce d'une offensive de l'armée

Un sauveteur syrien parcourt les ruines des bâtiments après des bombardements intenses sur les quartiers rebelles d'Alep, le 23 septembre 2016 (Afp)

Des appareils syriens et russes ont bombardé intensivement la partie rebelle d'Alep après l'annonce par l'armée d'une offensive pour reprendre ces quartiers qui échappent au contrôle du régime depuis 2012, a indiqué vendredi l'Observatoire des syrien des droits de l'Homme.
"Nous avons commencé des opérations de reconnaissance et de bombardements aériens et d'artillerie", a affirmé une source militaire de haut niveau. "Elles peuvent se poursuivre pendant des heures ou des jours avant de commencer l'opération terrestre, dont le timing dépendra du résultat des frappes et de la situation sur le terrain".
"Nous avons frappé dès hier (ndlr: jeudi) les quartiers généraux des commandements des terroristes", a précisé cette source. Le régime syrien désigne comme "terroriste" tous ceux qui ont pris les armes contre lui, qu'il s'agisse de rebelles ou de jihadistes.
"Les troupes au sol n'ont pas encore avancé sur le terrain", a par ailleurs affirmé à l'AFP un officier syrien à Alep, un front important dans la guerre qui ravage la Syrie depuis plus de cinq ans.
Selon l'OSDH, au moins une trentaine de raids ont eu lieu dans la nuit et vendredi matin et ont tué au moins trois personnes dans un des quartiers rebelles de la ville divisée.
"Nous pouvons confirmer que trois civils ont été tués et des dizaines blessés dans le quartier de Fardous mais le bilan risque de s'alourdir car des gens se trouvent toujours sous les décombres", a déclaré le directeur de l'OSDH Rami Abdel Rahmane.
"Les Syriens lâchent des barils d'explosifs et les avions russes effectuent des frappes", a-t-il précisé.
Selon un journaliste de l'AFP dans la partie rebelle d'Alep, les bombardements -à l'artillerie, par des hélicoptères et par des avions- se succèdent sans discontinuer et les services de secours sont totalement impuissants face au déluge de feu.
Il a indiqué n'avoir jamais vu autant de destruction après des frappes et a décrit des immeubles entièrement rasés et des habitants coincés sous les décombres sans pouvoir être secourus.
Deux centres des "Casques blancs" (la Défense civile de l'opposition syrienne) ont été endommagés dans les bombardements, a-t-il précisé.
Ces frappes sont intervenues après l'annonce tard jeudi par l'armée syrienne du début d'une offensive dans le secteur oriental de la ville d'Alep, que le régime assiège quasiment en continu depuis deux mois.
L'armée a notamment demandé aux habitants de "s'éloigner des positions" des groupes rebelles et assuré que les civils qui voudraient quitter les quartiers rebelles pour rejoindre le secteur gouvernemental de la ville ne seraient pas arrêtés.
"Ce qui se passe, c'est qu'Alep est attaquée et que tout le monde a repris les armes", a indiqué jeudi à New York l'émissaire de l'ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura.
La guerre qui déchire ce pays depuis 2011 a fait plus de 300.000 morts et provoqué la pire crise humanitaire depuis la Seconde guerre mondiale.
Une trêve des combats initiée par Moscou et Washington a pris fin lundi en Syrie, chaque partie s'accusant mutuellement de l'avoir rompue. Elle n'a pas permis la livraison d'aide humanitaire dans la partie d'Alep assiégée par le régime de Bachar al-Assad.
Malgré des échanges acrimonieux ces derniers jours entre Russes et Américains, qui soutiennent des camps opposés dans le conflit syrien, les chefs de la diplomatie de ces deux pays se retrouvent vendredi à New York pour de nouvelles discussions sur un rétablissement de la trêve.


(23-09-2016 - Avec les agences de presse)

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