La phrase

"Extirper le sionisme de Palestine" (Al Faraby)


lundi 31 octobre 2016

Le nouveau président veut protéger le Liban de la guerre en Syrie

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L'ex-général chrétien Michel Aoun est devenu lundi le nouveau président libanais, mettant fin à un vide institutionnel de deux ans et demi en raison des profondes divisions liées notamment à la guerre en Syrie.
Cette forte personnalité de la politique libanaise âgé de 81 ans a insisté dans son discours d'intronisation sur l'impérieuse nécessité de préserver son petit pays du conflit qui dévaste la Syrie voisine.
"Le Liban est épargné jusqu'à présent par les incendies qui consument la région, et notre priorité est d'empêcher qu'une étincelle atteigne (le Liban). Il est donc nécessaire d'éloigner le Liban des conflits régionaux", a-t-il déclaré.
Il a affiché son désir de se distancier de la guerre en Syrie alors que son principal allié, le mouvement chiite du Hezbollah, combat depuis trois ans dans le pays voisin aux côtés des forces du régime de Bachar al-Assad.
Michel Aoun a été élu au second tour par 83 voix à la Chambre des députés où siégeaient 127 élus.
Son élection avait été actée à la suite d'un laborieux compromis entre les principales factions politiques, habituellement promptes à s'affronter sur tous les dossiers.
Elle met fin à 29 mois de vide institutionnel, car le Liban n'avait plus de président depuis la fin du mandat, en mai 2014, de Michel Sleimane.
Outre le Hezbollah, il a été élu grâce à l'appui inopiné de deux de ses adversaires politiques: le chef chrétien maronite des Forces libanaises (FL) Samir Geagea et l'ancien Premier ministre musulman sunnite Saad Hariri. Tous deux sont hostiles au Hezbollah et au président Assad.
Au Liban, les trois principaux postes de l'État sont dévolus aux trois plus importantes communautés religieuses: la présidence de la République à un chrétien maronite, celle du Parlement à un musulman chiite et le poste de Premier ministre à un musulman sunnite.
M. Aoun, qui devient le troisième général à accéder à la magistrature suprême, rejoint pour six ans non-renouvelable le palais présidentiel de Baabda, d'où il avait été chassé il y a 26 ans par l'armée syrienne.
En 1988, le président Amine Gemayel, quittant le pouvoir sans successeur, l'avait en effet nommé à la tête d'un gouvernement militaire et installé au palais présidentiel. Il y était resté deux ans.
"Je jure devant Dieu, que je respecterai la Constitution et ses lois et que je préserverai l'indépendance de la nation libanaise et l'intégrité territoriale", a-t-il affirmé devant les députés.
Dans son discours, il s'est particulièrement inquiété de la présence de plus d'un million de réfugiés syriens au Liban. "Nous devons nous assurer du retour rapide dans leur pays des déplacés syriens et oeuvrer pour que les camps de déplacés ne se transforment pas en zones hors de contrôle".
"Il ne peut y avoir de solution en Syrie qui ne comprennent pas, ou ne commencent pas, par le retour des déplacés", a-t-il souligné.
Dans le contexte de blocage des institutions publiques, M. Aoun a également souligné la nécessité d'entreprendre des réformes économiques et d'assurer la stabilité politique.
Les autorités, minées par la corruption, s'avèrent incapables d'offrir à la population les services de base comme le ramassage des ordures la distribution électrique et de l'eau potable.
Le président joue un rôle d'arbitre mais ses prérogatives ont été fortement rognées depuis la fin de la guerre civile (1975-1990).
L'élection de M. Aoun devrait permettre à M. Hariri de redevenir Premier ministre, un poste qu'il avait déjà occupé entre 2009 et 2011.
- Damas et Téhéran applaudissent -
La victoire de M. Aoun a été célébrée par des feux d'artifice dans le quartier chrétien d'Achrafié de Beyrouth. A Jedidé, dans la banlieue est de la capitale où il habite, des milliers de voitures klaxonnaient, ses partisans brandissaient son portrait et d'autres sablaient le champagne.
"Je suis très heureuse: après 25 ans on a réalisé le rêve, je n'arrive pas à y croire", a déclaré Gisèle Tamam, une comptable de 33 ans.
La Syrie exultait aussi. Le quotidien proche du pouvoir Al-Watan publie à la une la photo de Michel Aoun, avec ce commentaire: "C'est le triomphe de la résistance, de la Syrie et de ses alliés. C'est le triomphe de Michel Aoun. C'est la victoire pour l'option nationale".
L'Iran a "félicité" le peuple libanais, voyant dans l'élection de Aoun "un pas important pour enraciner la démocratie et assurer la stabilité du Liban".
Trapu et rondouillard, Michel Aoun est décrit par ses détracteurs comme un homme colérique, capable d'audacieuses volte-face politiques.
Sur les réseaux sociaux, des internautes partagent ainsi depuis plusieurs jours des vidéos de l'ancien militaire dénonçant comme "illégitime" ce même Parlement qui doit aujourd'hui l'élire, l'institution ayant prolongé à deux reprises son mandat.

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Liban: l'ex-général Michel Aoun élu président


L'ex-général Michel Aoun, âgé de 81 ans, a été élu lundi président du Liban par un vote du Parlement qui met fin à un vide institutionnel de 29 mois.
Il a été élu par 83 voix, 36 vote blancs et 8 annulés, a annoncé le président de la chambre des députés Nabih Berri.

(31-10-2016 - Avec les agences de presse)

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Maroc - Mort de Mouhcine Fikri : attention au théorème de Bouazizi


Une étincelle avait suffi pour embraser la Tunisie. Celle de l'allumette grattée par Mohamed Bouazizi dans la ville de Sidi Bouzid le petit matin du 17 décembre 2010. Ce vendeur occasionnel de fruits et légumes, unique moyen de subsistance pour sa famille, s'était vu confisquer sa maigrelette marchandise par la police. Après s'être fait éconduire de la mairie, l'homme avait acheté de l'essence, s'en était aspergé pour se transformer en torche humaine. Cette immolation, une de plus dans la dictature de Ben Ali rongée par l'injustice et la corruption, a causé la chute du dictateur. Les réseaux sociaux – cadenassés par l'État policier – ont fait savoir ce geste de désespoir qui a entraîné la révolte de ceux qui n'avaient plus rien à perdre. Depuis ce décès, le nom de Mohamed Bouazizi est devenu le théorème du sans-grade, persécuté par les pandores et sans espoir d'obtenir justice. Et on sait qu'un geste similaire peut embraser les pays voisins.

La mort de Fikri : dramatique et pleine de symboles
Jeudi, à Al Hoceïma, une opération de police a viré au cauchemar pour la royauté. Un vendeur de poissons, Mouhcine Fikri, est mort broyé par les mâchoires d'une benne à ordures. L'homme refusait la saisie de sa marchandise de poissons, illégale, par les forces de l'ordre. La scène, filmée via un téléphone portable, a provoqué une colère populaire qui s'est traduite par des manifestations dans tout le pays. Ravivant le spectre du 20 février 2011.
Dans la foulée et à l'identique de ce qui s'est passé durant la révolution tunisienne, partis et société civile avaient demandé des avancées démocratiques. Des manifestations se sont déroulées dans 53 préfectures. Dans la ville de Mouhcine Fikri, on avait dénombré cinq morts. De quoi contraindre le roi Mohamed VI à réagir le 9 mars. Dans un discours clé, le monarque s'est alors engagé à rendre la justice indépendante, le Parlement libre… Une réaction politique qui a réussi à pacifier les rues.
Mais les ministères régaliens (Intérieur, Défense notamment) dépendent toujours du palais. Le roi a demandé à son ministre de l'Intérieur de se rendre dans le Rif pour y visiter la famille du défunt et faire le nécessaire pour élucider les conditions de ce qui peut être un accident ou une bavure policière. Le théorème de Bouazizi hante bien les dirigeants de la région.

Les inégalités, une épée de Damoclès sociale sur le pays
Plus que le manque de libertés, ce sont les inégalités sociales et les injustices à répétition qui minent le Maroc, l'Algérie et encore la Tunisie malgré sa mue en démocratie. Facebook, qui est le premier média du Maghreb, peut transformer le plus infime fait en fait majeur. La vidéo de la mort de Fikri ne sera pas sans conséquence. Si Rabat donne, à raison, l'impression d'un dynamisme économique (forte attractivité pour les entrepreneurs, politique volontariste à l'égard des pays africains), il n'en demeure pas moins que 40 % des jeunes sont au chômage dans les zones urbaines. Un potentiel de frustration tempéré par le système D.
La mort de Fikri contraste avec l'annonce de l'installation de grandes usines. En septembre, Boeing a annoncé la création de 8 700 emplois dans la région de Tanger. Comme en Tunisie, il y a deux Maroc. Celui qui avance et l'autre, celui qui souffre, qui pratique la débrouille illégale pour tenter de survivre. Mohamed Bouazizi appartenait à la Tunisie de l'intérieur, celle qui est méprisée par Tunis depuis trop longtemps. Mouhcine Fikri appartenait au Rif. Sa mort atroce a de tristes résonnances avec l'allumette grattée en décembre 2010 par Mohamed Bouazizi.

(31-10-2016 - Benoît Delmas )

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Maroc : "Personne n'avait le droit de le traiter ainsi"

Des milliers de personnes ont manifesté dimanche au Maroc après la mort vendredi d'un poissonnier écrasé dans une benne à ordures

La mort tragique de ce jeune trentenaire, vendeur de poisson, broyé par une benne à ordures, a suscité une vague d'indignation et de manifestations au Maroc, où les autorités ont affiché leur volonté de « punir » les responsables de ce drame.

Images choquantes
Les circonstances effroyables de sa mort, filmée sur un téléphone portable et diffusée sur internet, ont choqué la population. Une photo de la victime inanimée, la tête et un bras dépassant du mécanisme de compactage, a été largement diffusée sur les réseaux sociaux, qui ont relayé des appels à manifester dans tout le pays. Dimanche, des milliers de personnes ont participé aux funérailles du jeune homme, rendant hommage au « martyr Mouhcine » et marchant pendant plusieurs heures dans le calme du centre-ville d'Al-Hoceima jusqu'à la localité d'Imzouren, où la dépouille a été inhumée.

Marée humaine
Le soir même, une marée humaine a envahi le centre-ville d'Al-Hoceima, a constaté un journaliste de l'AFP. « Criminels, assassins », scandaient notamment les milliers de manifestants, « Arrêtez la hogra (l'arbitraire) », ou encore « Écoute makhzen (palais royal), on n'humilie pas le peuple du Rif ! » Le rassemblement, au fort accent identitaire berbère et revendiquant l'héritage rebelle de la région, s'est déroulé jusqu'à 21 h 30 (locales et GMT) sans incident.
Des manifestations de moindre ampleur ont eu lieu dans plusieurs autres villes du Rif, mais aussi – fait peu ordinaire – à Casablanca, Marrakech et Rabat, où plus d'un millier de personnes ont défilé au cri de « Nous sommes tous Mouhcine ! », brandissant la photo de la victime ou une pancarte provocatrice « Bienvenue à la COP22, ici on broie les gens ».

Enquête
Actuellement en Tanzanie, au terme d'une tournée diplomatique en Afrique de l'Est, le roi Mohammed VI a dépêché dimanche à Al-Hoceima son ministre de l'Intérieur Mohammed Hassad qui est venu « présenter les condoléances et la compassion du souverain à la famille du défunt ». Le roi a donné des instructions « pour qu'une enquête minutieuse et approfondie soit diligentée (...) », alors que l'Intérieur avait déjà annoncé l'ouverture d'une enquête, conjointement avec le parquet local, au lendemain du drame.
Les circonstances exactes de la mort de Mouhcine Fikri restent à établir, et le ministre Hassad s'est dit, dans un entretien à l'AFP, « déterminé à établir les circonstances exactes du drame et à en punir les responsables ». La victime avait refusé d'obtempérer à un barrage de police, et avait en suite été interceptée, avec dans sa voiture « une quantité importante d'espadon, une espèce interdite à la pêche », a récapitulé le ministre. « Décision a été prise de détruire la marchandise illégale. Toutes les questions se posent après ça », a-t-il expliqué.

Conclusions d'ici quelques jours
« Personne n'avait le droit de le traiter ainsi », a déploré M. Hassad. « On ne peut pas accepter que des responsables agissent dans la précipitation, sous la colère, ou dans des conditions qui ne respectent pas le droits des gens », a-t-il souligné, promettant les conclusions de l'enquête d'ici « quelques jours ». La ville côtière d'Al-Hoceima, comptant environ 55 000 habitants, fut le cœur de la révolte contre le colonisateur espagnol dans les années 1920, puis le théâtre d'une insurrection populaire en 1958.
Longtemps délaissée sous le règne de Hassan II, la région du Rif a une réputation de frondeuse et entretient des relations difficiles avec le pouvoir central. Elle fut aussi l'un des principaux foyers de la contestation lors du mouvement du 20 Février, la version marocaine des Printemps arabes en 2011. Le suicide d'un vendeur ambulant fin 2010 en Tunisie est souvent vu comme l'un des éléments déclencheurs de ces Printemps arabes. L'homme s'était immolé par le feu en réaction à la saisie de sa marchandise par les autorités.
En pointe dans les manifestations de 2011, l'Association marocaine des droits humains (AMDH) a « dénoncé » le rôle de l'État qui « foule aux pieds la dignité des citoyens » et mis en garde contre « une possible répétition » du mouvement du 20 Février. Un scénario particulièrement délicat pour les autorités alors que s'ouvre dans une semaine à Marrakech la conférence internationale sur le climat, la COP22, dont Rabat entend faire une vitrine internationale.


(31-10-2016 - Par Idriss Elram)

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Liban: Michel Aoun assuré d'être le prochain président

Un portrait géant du prochain président libanais Michel Aoun apposé contre une façade dans le centre de Beyrouth, le 28 octobre 2016 (Afp)

Le Parlement libanais doit élire lundi à la présidence l'ex-général de l'armée Michel Aoun, mettant fin à un vide institutionnel qui s'éternise depuis deux ans et demi en raison des profondes divisions politiques notamment liées à la guerre en Syrie.
Alors que le Liban est sans président depuis mai 2014, l'élection de M. Aoun, 81 ans, est le fruit d'un laborieux compromis entre les principales factions politiques, habituellement promptes à s'affronter sur tous les dossiers.
Des marches et des rassemblements de célébration sont prévus notamment à Beyrouth, et la plupart des écoles et des universités seront fermées à l'occasion de l'élection présidentielle.
Cette percée intervient dans un contexte de paralysie des institutions publiques à cause d'un malaise politique généralisé dans ce pays voisin de la Syrie en guerre.
Les autorités, minées par la corruption, s'avèrent également incapables d'offrir à la population les services de base comme le ramassage des ordures, le courant électrique, l'eau potable ou l'épuration des eaux usées.
Sauf surprise de dernière minute, c'est donc l'ex-chef de l'armée Michel Aoun qui devrait accéder à la magistrature suprême, pour un mandat de six ans non-renouvelable.
La séance du Parlement doit débuter à midi (10H00 GMT) et il s'agit de la 46e réunion organisée pour élire un président.
Petit, rondouillard, ce militaire chrétien maronite adulé comme chef charismatique par ses partisans et haï par ses adversaires peut compter sur le soutien du Hezbollah, le puissant mouvement islamiste chiite qui soutient le régime de Damas.
Mais il a aussi obtenu l'appui inopiné de deux de ses adversaires politiques: le chef chrétien maronite des Forces libanaises (FL) Samir Geagea et l'ancien Premier ministre musulman sunnite Saad Hariri. Tous deux sont pourtant hostiles au Hezbollah et au président syrien Bachar al-Assad.
Au Liban, les trois principaux postes de l'État sont dévolus aux trois plus importantes communautés religieuses: la présidence de la République à un chrétien maronite, celle du Parlement à un musulman chiite et le poste de Premier ministre à un musulman sunnite.
Le président joue un rôle d'arbitre mais ses prérogatives ont été fortement réduites depuis la fin de la guerre civile (1975-1990), dans un système politique bâti sur un délicat équilibre entre les différentes communautés.
Jusqu'à maintenant, toutes les tentatives d'élire un chef de l'Etat s'étaient avérées infructueuses. A 45 reprises, le Parlement a essayé d'atteindre le quorum des deux tiers nécessaire pour organiser le vote, soit 86 des 128 députés (répartis à parts égales entre chrétiens et musulmans): sans succès.
Car à chaque fois, les 20 élus du bloc parlementaire de M. Aoun et les 13 députés du Hezbollah ont boycotté les séances.
Le chef de l'État est élu par la Chambre des députés, convoquée par son président Nabih Berri, qui a fixé la date du 31 octobre. Il doit être élu à bulletin secret, à la majorité des deux tiers des députés au premier tour, et à la majorité absolue aux tours suivants (soit 65 voix).
Selon un sondage du quotidien libanais Assafir, l'ancien militaire, toujours appelé "le général" au Liban, pourrait remporter l'élection dès le premier tour, avec 94 voix.
Dans certaines régions, les partisans de Aoun ont déjà érigé des bannières vantant les mérites "d'un président fort" qui peut "faire des miracles".
Pour le député Alain Aoun, qui vante "la santé de fer" et la "mémoire d'éléphant" de son oncle, "le général" est un homme "patient, têtu et persévérant".
Mais ses détracteurs le décrivent comme un homme colérique, capable d'audacieuses volte-face politiques.
Sur les réseaux sociaux, des internautes partagent ainsi depuis plusieurs jours des vidéos de l'ancien militaire dénonçant comme "illégitime" ce même Parlement qui doit aujourd'hui l'élire, l'institution ayant prolongé à deux reprises son mandat.
L'élection de M. Aoun devrait permettre à M. Hariri de devenir Premier ministre, un poste qu'il avait déjà occupé entre 2009 et 2011.
En annonçant son soutien à M. Aoun, M. Hariri expliquait son choix par la nécessité de "préserver le système politique, renforcer l'Etat, relancer l'économie, prendre nos distances avec la crise syrienne".

(31-10-2016 - Avec les agences de presse)

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Syrie : les rebelles utilisent-ils du "gaz toxique" pour briser le siège à Alep-Ouest ?

Troisième jour d'affrontements entre les rebelles et le régime syrien. De violents combats faisaient rage dimanche à la périphérie ouest d'Alep. Les groupes rebelles qui cherchent à briser le siège imposé par le régime, alors que 38 civils ont été tués dans les tirs de roquettes de l'opposition.
Les médias officiels syriens ont accusé dimanche des groupes rebelles d'avoir utilisé du "gaz toxique" dans leur offensive à la périphérie ouest d'Alep, en rapportant 35 cas de suffocation dans un quartier tenu par le gouvernement. De son côté, le directeur de l'hôpital universitaire d'Alep, Ibrahim Hadid, interrogé par la télévision publique syrienne, a confirmé 36 cas de suffocation "parmi les civils et les militaires", accusant lui aussi les "terroristes", terminologie utilisée par le régime de Damas pour parler des rebelles, d'avoir utilisé "du gaz de chlore toxique".
Une coalition de rebelles islamistes et de djihadistes a lancé vendredi une vaste offensive partie de l'extérieur de la ville, côté ouest, pour mettre fin au siège imposé par le régime de Bachar el-Assad aux quartiers de l'opposition. Le contrôle d'Alep - divisée entre des secteurs est tenus par les rebelles et des quartiers ouest aux mains du régime - est déterminant aux yeux des belligérants pour asseoir leur pouvoir dans le nord de la Syrie, ravagée depuis 2011 par une guerre civile qui a fait plus de 300 000 morts.
Les combats, rythmés par les frappes aériennes du régime et de son allié russe, les salves de roquettes tirées par les rebelles et l'explosion de voitures piégées, se concentrent à la périphérie ouest d'Alep, attaquée par plus de 1 500 combattants venus des provinces d'Alep et d'Idleb (nord-ouest) sur un front de 15 kilomètres. Depuis le début de l'offensive, "38 civils ont été tués et 250 blessés par les centaines de roquettes et d'obus tirés par les rebelles sur les quartiers ouest d'Alep", a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Plus de 50 rebelles ont été tués dans les violences qui ont fait pas moins de 30 morts parmi les forces du régime et les combattants engagés à ses côtés, selon l'OSDH. L'intensité des combats était telle qu'ils étaient entendus jusque dans les quartiers est de la ville, pourtant relativement éloignés de la ligne de front, a constaté un correspondant présent dans ce secteur et qui pouvait voir des colonnes de fumée s'élever au-dessus de la ville.
Selon l'OSDH, "les combats ont atteint leur paroxysme" à Dahiyet al-Assad, un quartier gouvernemental au sud-ouest d'Alep, où les rebelles ont effectué une avancée vendredi et se sont emparés de la majorité du secteur, avant une contre-offensive du régime qui les a fait partiellement reculer. "Les rebelles tirent des dizaines de roquettes sur les position de l'armée" tandis que les deux camps ont "renforcé leurs effectifs et leur armement", a souligné l'ONG. L'objectif pour les rebelles est de progresser vers le quartier voisin de Hamdaniyé, situé en bordure des quartiers rebelles : la prise de Hamdaniyé permettrait véritablement de briser le siège imposé aux zones rebelles en établissant un passage vers les territoires contrôlés par les insurgés, à l'extérieur d'Alep.
"Depuis Dahiyet al-Assad, on va avancer vers Hamdaniyé", a confirmé Yasser Al-Youssef, un responsable du groupe rebelle Noureddine Zinki. Les quartiers est d'Alep, où vivent au moins 250 000 habitants, sont en état de siège depuis juillet, privés d'aide humanitaire et menacés de pénurie alimentaire, selon l'ONU. Le régime syrien avait lancé le 22 septembre une offensive majeure pour reprendre ce secteur. Mais ses succès avaient été limités, malgré l'appui de l'aviation russe et des bombardements meurtriers qui ont fait plus de 500 morts selon l'ONU et entraîné la destruction d'infrastructures civiles, notamment des hôpitaux. Une source militaire pro-régime a reconnu que l'offensive rebelle était "massive et coordonnée", tout en affirmant que les combattants n'avaient réussi aucune avancée à l'exception du quartier de Dahiyet al-Assad. "Ils utilisent des missiles GRAD et des voitures piégées, et sont soutenus par des combattants étrangers", a-t-il précisé.
L'offensive est menée par Jaich al-Fatah, une coalition regroupant des groupes rebelles islamistes comme Ahrar al-Sham, mais aussi des djihadistes du front Fateh al-Cham, ex-Front al-Nosra, ancienne branche syrienne d'Al-Qaïda. En réaction à l'offensive rebelle, l'armée russe avait annoncé vouloir reprendre ses raids aériens, mais le président russe Vladimir Poutine a estimé vendredi que ce n'était "pas opportun".

(31-10-2016 - Avec les agences de presse)

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Colère au Maroc après la mort tragique d'un vendeur de poisson


Des milliers de personnes ont manifesté dimanche au Maroc, dans une vague d'indignation suscitée par la mort tragique d'un vendeur de poisson, broyé par une benne à ordures. Mouhcine Fikri, un marchand de poisson d'une trentaine d'années, est décédé vendredi soir à Al-Hoceima, dans le Rif, happé par une benne à ordures alors qu'il tentait apparemment de s'opposer à la saisie et à la destruction de sa marchandise par des agents de la ville.
Les circonstances effroyables de sa mort, filmée sur un téléphone portable et diffusée sur Internet, ont choqué la population. Une photo de la victime inanimée, la tête et un bras dépassant du mécanisme de compactage, a été largement diffusée sur les réseaux sociaux, qui ont relayé plusieurs appels à manifester dans tout le pays. Dimanche, des milliers de personnes ont participé aux funérailles du jeune homme. Parti dans la matinée du centre-ville d'Al-Hoceima, le cortège, avec à sa tête le corps du défunt transporté dans une ambulance, s'est rendu jusqu'à la localité voisine d'Imzouren. La dépouille a été inhumée vers 16 heures, au terme d'une marche de plusieurs heures qui s'est déroulée sans incident.

"Nous sommes tous Mouhcine !"
Des marcheurs ont brandi en tête du cortège un drapeau berbère, tandis que des dizaines de taxis et de voitures ont ouvert la marche où les slogans rendaient hommage au "martyr Mouhcine" et exigeaient "la vérité". Le soir même, des milliers de personnes se sont de nouveau rassemblées, cette fois dans le centre-ville d'Al-Hoceima, a constaté un journaliste de l'Agence France-Presse. "Criminels, assassins, terroristes", scandaient notamment les manifestants, ou encore "Écoute, makhzen (palais royal), on n'humilie pas le peuple du Rif !".
Des rassemblements de moindre ampleur ont eu lieu dans plusieurs autres villes du Rif mais aussi à Marrakech et Rabat, où plus d'un millier de personnes, dont de nombreux militants de la cause berbère, ont défilé au cri de "Nous sommes tous Mouhcine !". En villégiature à Zanzibar (Tanzanie) au terme d'une importante tournée diplomatique en Afrique de l'Est, le roi Mohammed VI a dépêché à Al-Hoceima son ministre de l'Intérieur Mohammed Hassad pour "présenter ses condoléances et sa compassion à la famille du défunt", selon un communiqué officiel. Le ministre a rencontré la famille dans la journée, selon des images de la télévision publique. Le roi a donné des instructions "pour qu'une enquête minutieuse et approfondie soit diligentée (...)", alors que le ministère de l'Intérieur avait déjà annoncé l'ouverture d'une enquête, conjointement avec le parquet
local, au lendemain du drame.

Le Rif, foyer du mouvement du 20-Février
Les circonstances exactes de la mort de Mouhcine Fikri restent à établir. Les autorités l'ont forcé à se débarrasser de plusieurs caisses d'espadon, une espèce dont la pêche est interdite ; le vendeur s'est jeté pour sauver ses poissons et a été broyé dans la benne, a expliqué le représentant local d'une association de défense des droits de l'homme. La ville côtière d'Al-Hoceima, comptant environ 55 000 habitants, fut le cœur de la révolte contre le colonisateur espagnol dans les années 1920, puis le théâtre d'une insurrection populaire en 1958.
Longtemps délaissée sous le règne de Hassan II, la région du Rif a une réputation de frondeuse et entretient des relations difficiles avec le pouvoir central marocain. Elle fut aussi l'un des principaux foyers de la contestation lors du mouvement du 20-Février, la version marocaine des Printemps arabes en 2011. Le suicide d'un vendeur ambulant fin 2010 en Tunisie est souvent vu comme l'un des éléments déclencheurs de ces Printemps arabes. L'homme s'était immolé par le feu en réaction à la saisie de sa marchandise par les autorités.
Dans un communiqué, l'Association marocaine des droits humains (AMDH) a "condamné" l'État marocain qui "foule aux pieds la dignité des citoyens depuis la répression féroce du mouvement du 20-Février", et mis en garde contre "une possible répétition" de ces manifestations. Un tel scénario serait particulièrement délicat pour les autorités alors que s'ouvre dans une semaine la conférence internationale sur le climat, à laquelle sont attendus des milliers de délégués venus de toute la planète et dont Rabat entend faire une vitrine internationale.

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Limite d'un système


- Sans surprise, Michel Aoun sera élu aujourd'hui président de la république libanaise
- il désignera donc un premier ministre de son parti
- impossible
- pourquoi?
- le premier ministre doit obligatoirement être musulman sunnite
- c'est quoi le parti du président?
- chrétien maronite
- ...!?

Al Faraby
Lundi, 31 octobre 2016

Au Liban, les trois principaux postes de l'État sont dévolus aux trois plus importantes communautés religieuses: la présidence de la République à un chrétien maronite, celle du Parlement à un musulman chiite et le poste de Premier ministre à un musulman sunnite.
Le chef de l'État est élu par la Chambre des députés, convoquée par son président Nabih Berri, qui a fixé la date du 31 octobre. Il doit être élu à bulletin secret, à la majorité des deux tiers des députés au premier tour, et à la majorité absolue aux tours suivants (soit 65 voix).

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Eleonora Capocasa et les ondes gravitationnelles


Lauréate d’une bourse L’Oréal-UNESCO « Pour les Femmes et la Science » 2016, Eleonora Capocasa, doctorante au laboratoire Astroparticule et cosmologie de l’université Paris-Diderot, a recours à des technologies de pointe dans le domaine de l’interférométrie optique pour améliorer la détection des ondes gravitationnelles et avoir accès aux informations qu’elles contiennent. Pour cette jeune chercheuse, la révolution de l’astronomie gravitationnelle est en marche !

Accès au document:
http://www.universcience.tv/index.php/player-html5-8aeed26778a2a5a12e4e455142e241fe.html



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dimanche 30 octobre 2016

Yémen: 60 morts dans des raids contre un centre de détention

Destructions après un raid aérien de la coalition arabe le 27 octobre 2016 à Khamis Bani Saad (Afp)

Soixante personnes, en majorité des détenus, ont été tués dans l'ouest du Yémen dans des raids aériens attribués à la coalition arabe sous commandement saoudien, contre des bâtiments des services de sécurité contrôlés par les rebelles Houthis, selon un nouveau bilan dimanche.
"Les blessés (dans les frappes de samedi) se comptent par dizaines", a indiqué le responsable des services de santé de la province de Hodeïda.
La majorité des victimes sont des opposants aux Houthis ou des détenus de droit commun qui étaient emprisonnés dans deux chambrées d'un centre de détention, a précisé ce responsable sous couvert de l'anonymat. Il avait fait état auparavant de 38 morts.
Selon lui, plus de cent détenus étaient enfermés dans les chambrées au moment de l'attaque aérienne survenue dans la localité de Zaidia, au nord de la ville de Hodeïda.
"Nous nous apprêtions à nous coucher lorsqu'une frappe nous a visé. Nous avons fui et une deuxième frappe nous a touché à nouveau, au même endroit", a déclaré un blessé à l'AFP.

(30-10-2016 - Avec les agences de presse)

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Près de Mossoul, des civils chassent les djihadistes

Des combattants des Unités de la mobilisation populaire, font le signe de la victoire dans un village du sud de Mossoul à Ayn Nasir, le 29 octobre 2016 (Afp)

L'un s'est soulevé contre les djihadistes, l'autre a été entièrement vidé de ses habitants : deux villages irakiens voisins ont vécu deux destins opposés peu après le lancement de l'offensive contre le "califat" du groupe État islamique.
"Nous sommes le premier village qui s'est libéré lui-même des terroristes" : en dépit d'une raideur à l'épaule, où il a été blessé par balle, Yassine Ahmed Ali sourit fièrement en désignant une voiture de djihadistes criblée d'impacts. À Tall Allazagah, dans la vallée du Tigre, à 30 km au sud de Mossoul, c'est la population qui a chassé l'EI, avant l'arrivée des forces de sécurité. "Le 17 octobre, vers 13 heures, un groupe de terroristes est arrivé avec une liste de personnes à exécuter. Chez nous, malgré deux ans d'occupation, personne n'a voulu leur prêter allégeance et ils savent que beaucoup d'habitants ont travaillé dans les services de sécurité", explique Abou Ghanim Al-Joubouri, 48 ans. "Nous avons sorti les kalachnikovs que nous avions enterrées. J'ai ouvert le feu et j'ai blessé un terroriste !", se réjouit-il.
Des impacts dans les murs témoignent de l'affrontement, ainsi qu'une veste explosive découverte sur le corps d'un combattant de l'EI, manipulée sans grande précaution. Au moins un habitant du village a été tué. "Ils ont laissé son corps au milieu de la rue, en espérant tirer sur ceux qui viendraient le chercher", assure Abou Ghanim Al-Jabouri. Après une fusillade de plusieurs heures, les djihadistes ont pris la fuite, les traînards étant abattus par les forces d'intervention rapide de la police, arrivées à la tombée de la nuit. "Maintenant, la première chose dont on a besoin, c'est la liberté. Qu'on arrête de nous dire comment porter la barbe, comment s'habiller, que nos femmes doivent toutes être en abaya noir... Après il faut que les enfants puissent aller à l'école, qu'on ait l'électricité, un hôpital", énumère en français Yassine Ahmed Ali, 52 ans, qui a jadis fait partie de la délégation irakienne aux Nations unies à Genève. Autour du village, les signes de destruction abondent : maisons endommagées, carcasses de voitures calcinées. À côté d'un vieux slogan noir à la gloire de l'EI, un graffiti rouge tout récent proclame que "Fatima aime Jassim".
Les accès sont contrôlés par des miliciens du Hachd al-chaabi (mobilisation populaire), des brigades paramilitaires majoritairement chiites, qui ont aussi établi des positions dans les villages, tous sunnites. Dans le hameau voisin de Safina, pas un bruit : la quasi-totalité de la population a été contrainte de suivre les djihadistes au moment de leur retraite. Seule Oum Saber, 83 ans, est parvenue à échapper à ce sort. "Je savais que je n'étais pas en état de marcher, mais qu'ils étaient capables de me tuer si je ne les suivais pas. Alors je me suis cachée dans cette maison, qui servait de quartier général à l'EI, et ils n'ont pas eu l'idée de venir m'y chercher. Quand les militaires sont arrivés, j'étais tellement heureuse que j'ai embrassé leurs chaussures !", témoigne la vieille femme au dos voûté, dont le front et le menton sont tatoués de symboles traditionnels.
Said Oum Sabreen, 27 ans, a elle fini par s'échapper avec son mari et ses enfants de la masse des captifs. "Le matin du 19 octobre, ils ont utilisé le haut-parleur de la mosquée pour nous ordonner d'évacuer le village. Ils nous ont rassemblés comme un troupeau et on a marché, marché, marché", se rappelle la jeune femme. "Ils ont tué les jeunes hommes et ont jeté leurs corps dans la rivière. Nous étions si fatigués que nous ne pouvions plus faire un pas, alors nous nous sommes cachés dans un entrepôt. Mais ma soeur et ses enfants sont toujours prisonniers", ajoute-t-elle avec angoisse.
L'ONU a indiqué que l'EI aurait kidnappé près de 8 000 familles autour de Mossoul et qu'au moins 250 personnes, pour la plupart des anciens membres des forces de sécurité, avaient été assassinées par les djihadistes pendant leur repli. "L'EI transfère les habitants des villages à l'intérieur de Mossoul. Ils serviront au mieux à gêner la progression des troupes, au pire de boucliers humains", craint un officier supérieur de l'armée irakienne.

(30-10-2016 - Avec les agences de presse)

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Syrie: 38 civils tués dans des tirs rebelles à Alep

De la fumée s'élève le 29 octobre 2016 au dessus du quartier de Dahiyet al-Assad à Alep où des combats font rage (Afp)

De violents combats faisaient rage dimanche entre le régime syrien et les rebelles dans les quartiers ouest d'Alep, où 38 civils ont été tués en deux jours par des tirs de roquettes de l'opposition, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Parmi les victimes figurent 14 enfants, a indiqué l'OSDH. Quelque 250 civils ont également été blessés dans des bombardements massifs de factions antigouvernementales depuis vendredi matin, a-t-il précisé.
Les rebelles syriens et leurs alliés ont lancé une offensive majeure pour briser le siège imposé par les forces du régime de Damas depuis trois mois sur les quartiers est d'Alep, où vivent 250.000 personnes.
"Les combattants rebelles ont tiré des centaines de roquettes et d'obus sur les quartiers ouest depuis des positions à l'intérieur de la ville et sur la rive ouest", a déclaré le directeur de l'Observatoire, Rami Abdel Rahmane.
Selon lui, les rebelles tentaient de progresser à l'est du quartier de Dahiyet al-Assad - dont ils ont saisi la majeure partie au premier jour de l'offensive - vers Hamdaniyeh, un quartier tenu par le régime adjacent à ceux contrôlés par l'opposition.
Les affrontements ont duré toute la nuit jusqu'à dimanche matin et des colonnes de fumées s'élevaient au dessus de la ville. Des frappes aériennes et des tirs d'artillerie ont été entendus jusque dans les quartiers est, selon un correspondant de l'AFP.
Depuis vendredi, plus de 1.500 combattants venus des provinces d'Alep et d'Idleb (nord-ouest) prennent part à l'offensive. Parmi eux figurent des jihadistes du Front Fateh al-Cham, ex-Front Al-Nosra qui a affirmé avoir renoncé à son rattachement à Al-Qaïda.
Les combats ont fait 30 morts du côté du régime et de ses alliés, ainsi que 50 tués du côté de l'opposition, selon l'OSDH.
L'Observatoire ne disposait pas dans l'immédiat du bilan des combattants étrangers tués dans les rangs de l'opposition, dont une grande partie a rejoint des groupes jihadistes.

(30-10-2016 - Avec les agences de presse)

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Restauration

(Photo Afp)
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- Pour la première fois depuis au moins deux siècles, des scientifiques ont ouvert le lieu considéré par les chrétiens comme étant le tombeau de Jésus-Christ
- pourquoi?
- pour des travaux de restauration
- pourvu que les restaurateurs ne tombent pas sur un papyrus
- aucun risque... ils ne sont pas juifs
- ...!?

Al Faraby
Dimanche, 30 octobre 2016

"Non au terrorisme d’État d’Israël" :
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Peinture du dimanche

Kader Attieh - Algérie
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Des fibres impossibles à mouiller


Les fibres très fines de la fleur de roseau repoussent l'eau. Elles sont protégées par une fine pellicule d'air et il est quasiment impossible de les mélanger à l'eau. Une hydrophobie vaincue par une goutte de savon...

Accès au document
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samedi 29 octobre 2016

Palestine: Le tombeau de Jésus ouvert pour la première fois depuis au moins deux siècles


Pour la première fois depuis au moins deux siècles, des scientifiques ont ouvert le lieu considéré par les chrétiens comme étant le tombeau de Jésus-Christ dans l'église du Saint Sépulcre à Jérusalem. La plaque de marbre recouvrant la tombe a été déplacée durant trois jours dans le cadre de travaux de restauration menés dans cette église située dans la vieille ville, a pu constater une photographe de l'Agence France-Presse.
C'est la première fois que cette pierre tombale est ainsi soulevée depuis au moins l'année 1810, lorsque de précédents travaux de restauration avaient été entrepris à la suite d'un incendie, a indiqué le Père Samuel Aghovan, le supérieur de l'église arménienne. "C'est émouvant car c'est quelque chose dont nous parlons depuis des siècles", a ajouté cet ecclésiastique. Selon la tradition chrétienne, le corps de Jésus a été posé dans un lit funéraire taillé dans le roc à la suite de sa crucifixion par les Romains en l'an 30 ou 33. Les chrétiens croient que le Christ a ressuscité et que des femmes venues oindre son corps trois jours après son enterrement ont affirmé qu'elles n'avaient rien trouvé.
L'opération en cours doit permettre d'effectuer des analyses des matériaux et des structures, ont indiqué à l'Agence France-Presse des experts. Le projet de restauration dans l'église du Saint-Sépulcre, le site le plus sacré du christianisme, a débuté en mai. Des échafaudages ont été montés autour du site, ainsi que des panneaux de protection tandis qu'une structure métallique a été apposée devant l'entrée du tombeau pour protéger les touristes.
Le tombeau est situé dans une petite structure connue sous le nom d'édicule qui a été reconstruite en marbre à la suite d'un incendie. Il est soutenu depuis des dizaines d'années par une structure métallique, qui maintient ensemble les blocs de marbre. Mais ceux-ci se désolidarisent sous l'effet, autrefois des intempéries et, aujourd'hui, de l'afflux quotidien de milliers de pèlerins et touristes. L'édicule dressé sous la coupole de l'église sera démonté et reconstruit à l'identique, a indiqué la Custodie. Seules les pièces trop fragiles ou cassées seront remplacées tandis que les plaques de marbre pouvant être conservées seront nettoyées. La structure qui les supporte sera consolidée.
Les travaux seront financés par les trois principales confessions chrétiennes du Saint-Sépulcre (Grecs-Orthodoxes, Franciscains, Arméniens) ainsi que par des contributions publiques et privées. Cette restauration est prévue pour durer huit mois afin d'être terminée pour les fêtes de Pâques de 2017. Elle est menée par des experts grecs avec le soutien de la National Geographic Society. L'édicule est la dernière en date des constructions qui se sont succédé depuis le IVe siècle sur les lieux du tombeau du Christ.

(29-10-2016 - Avec les agences de presse)

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Yémen: le président rejette le plan de paix de l'ONU, 17 civils tués


Le président du Yémen Abd Rabbo Mansour Hadi a rejeté un plan de paix proposé par l'ONU pour mettre fin à la guerre, alors que 17 civils ont été tués samedi par des raids de la coalition arabe qui le soutient face aux rebelles.
Le président a reçu le médiateur de l'ONU Ismaïl Ould Cheikh Ahmed à Ryad mais "a refusé de recevoir la proposition de l'ONU", a indiqué à l'AFP une source à la présidence.
Les détails de ce plan de paix n'ont pas été rendus publics mais des sources proches du dossier ont indiqué qu'il prévoyait de nommer un nouveau vice-président après un retrait des rebelles de la capitale Sanaa et d'autres villes et la remise des armes lourdes à une tierce partie.
Le président Hadi transmettrait alors le pouvoir au vice-président qui nommerait un nouveau Premier ministre, chargé de former un gouvernement représentant équitablement le nord et le sud du Yémen. Les rebelles Houthis sont originaires du nord et se plaignaient d'être marginalisés par les autorités centrales.
Un communiqué publié par l'agence gouvernementale sabanew.net confirme que le président a refusé de recevoir le plan et cite M. Hadi disant que la proposition "ne fait qu'ouvrir la porte à davantage de souffrance et de guerre et n'est pas un plan de paix".
Les Emirats, qui jouent un rôle clé au sein de la coalition arabe, avaient salué jeudi le plan de paix, le qualifiant de "solution politique".
Le Yémen est déchiré par une guerre civile qui oppose les rebelles Houthis alliés aux partisans de l'ex-président Ali Abdallah Saleh aux forces gouvernementales loyales à M. Hadi, soutenues par la coalition arabe menée par l'Arabie saoudite.
Le conflit, qui a généré une grave crise humanitaire, a fait près de 7.000 morts et déplacé au moins trois millions de Yéménites.
La coalition a fréquemment été accusée de "bavures" pour avoir tué des civils dans ses bombardements.
Samedi encore, au moins 17 civils ont été tués dans le sud-ouest du Yémen par des raids aériens de la coalition militaire arabe, selon les rebelles.
Les secouristes s'employaient encore à dégager les corps ensevelis sous les décombres après le bombardement qui a touché un quartier résidentiel de la ville de Salou.
Située au sud-est de la troisième ville du Yémen, Taëz, vers laquelle les forces loyalistes tentent d'avancer, Salou est depuis des mois le théâtre de violents combats entre rebelles et forces du gouvernement.
L'agence de presse des rebelles Houthis sabanews.net a fait état de quatre raids ayant touché trois immeubles résidentiels, "les détruisant complètement". La plupart des victimes sont des personnes déplacées par la guerre, en majorité des femmes, selon la même source.
Un médecin de l'hôpital public de la ville a de son côté indiqué à l'AFP avoir reçu les cadavres de 15 personnes et accueilli sept blessés.
La coalition arabe n'a pas encore commenté ces informations, mais un responsable local loyal au gouvernement yéménite a confirmé les frappes, affirmant qu'elles avaient touché par erreur trois maisons. "Tous ceux qui s'y trouvaient ont été tués", a-t-il déclaré à l'AFP.
Des témoins ont raconté à l'AFP que de nombreux habitants s'étaient rendus sur le site du bombardement pour tenter de sauver des blessés.
Toujours samedi, des gardes ont déjoué une attaque suicide à la voiture piégée contre la Banque centrale du Yémen en ouvrant le feu sur le véhicule, le faisant exploser avant qu'il atteigne sa cible, a indiqué un responsable de la sécurité.
La Banque centrale est basée depuis septembre à Aden (sud), deuxième ville du pays, le président Hadi ayant ordonné son transfert en accusant les rebelles Houthis de puiser dans ses réserves en devises.
Le transfert de la Banque centrale de Sanaa à Aden, "capitale provisoire" du gouvernement du président Hadi qui vit en exil en Arabie saoudite, a porté un coup aux rebelles, les contraignant à cesser de payer les salaires des fonctionnaires dans les vastes zones qu'ils contrôlent.

(29-10-2016 - Avec les agences de presse)

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Copernic et l'héritage de l'astronomie arabe


Au 9ème siècle, les califes de Bagdad financent les premiers observatoires astronomiques du monde islamique, les astronomes arabes reprenant ainsi les recherches interrompues des Grecs de l'Antiquité... Selon l'historien des sciences Régis Morelon (CNRS), sept siècles plus tard, Copernic s'inscrit dans l'héritage de ses prédécesseurs arabes et de leurs modèles géométriques pour établir l'état de l'Univers.

Accès au document:
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Faussaires


- Dis-moi...
- oui?
- le papyrus serait un faux
- s'il y avait que lui
- ...!?

Al Faraby
Samedi, 29 octobre 2016

Un papyrus du VIIe siècle avant J.-C. portant la plus ancienne mention, non religieuse, de Jérusalem en hébreu a été présenté en Israël.
Cette découverte a été contestée. « Comment peut-on savoir qu'il ne s'agit pas d'un faux destiné au marché des antiquités ? » se demandait pourtant vendredi dans le quotidien Haaretz le professeur Aren Maier, spécialiste d'archéologie à l'université de Bar Ilan.
Christopher Rollston, professeur à l'université américaine George Washington, a souligné que "l'on pouvait facilement acquérir sur Internet d'anciens papyrus et y ajouter une inscription."

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vendredi 28 octobre 2016

La France repasse à l'heure d'hiver ce week-end


La France et les autres pays de l'Union européenne vont repasser à l'heure d'hiver dans la nuit de samedi à dimanche et leurs habitants gagner une heure de sommeil, un changement qui continue de susciter des critiques.
Dimanche à 03H00 (heure d'été), il sera 02H00 (heure d'hiver) dans l'UE. En France, le décalage par rapport à l'heure GMT se réduira à + 1 heure, contre GMT + 2 de fin mars à fin octobre.

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Syrie : de « nombreux proches » de Bachar el-Assad embauchés à l'ONU ?

Alors que les violents combats en Syrie sont scrutés par le monde entier, cette révélation pourrait faire du tort à l'ONU, attachée à son image d'impartialité. Le journal britannique The Guardian dévoile ce vendredi des documents ayant fuité de l'ONU selon lesquels l'organisation mondiale emploie à Damas de "nombreux amis et politiques liés au président" Bachar el-Assad ou de ses ministres de haut-rang.
Ces personnes auraient notamment été embauchées dans des organismes de secours comme le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) et l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Selon un ancien responsable de l'Organisation des Nations Unies interrogé par le Guardian, chaque institution spécialisée dans les opérations de secours compterait au moins "une personne gravitant dans le cercle immédiat des figures politiques syriennes". L'information fait vivement réagir certaines ONG, comme The Syria Campaing qui a déclaré au Guardian qu'il était "absolument inconcevable qu'une agence de l'ONU censée aider les réfugiés puisse employer des proches d'Assad".
De son côté, l'ONU clame toujours son impartialité. Un porte-parole de l'organisation explique au journal britannique que "les liens familiaux ne sont pas pris en compte" lors des embauches, et que "des enquêtes ne sont même pas diligentées sur le sujet". L'organisation pour la paix va même plus loin en affirmant que la présence de proches d'Assad dans ses rangs n'est pas une menace pour son travail. Et que ses équipes doivent "refléter la diversité de la société syrienne".
Or, les documents découverts par le Guardian montrent que presque deux tiers des aides d'urgence de l'ONU en matière de santé ont été distribuées dans les zones contrôlées par le pouvoir syrien. Seulement 13% des aides de l'OMS ont atteint les zones assiégées et souvent contrôlées par les rebelles. L'ONU admet d'ailleurs que Damas contrôle la distribution de l'aide et limite les partenaires autorisés à travailler avec l'organisation.
Ces derniers mois, plusieurs groupes humanitaires syriens ont reproché à l'ONU d'être sous le joug du régime d'Assad. 73 d'entre eux ont même suspendu en septembre leur coopération avec l'organisation mondiale.

(28-10-2016 - Avec les agences de presse)

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ONU : la Russie ne siègera plus au Conseil des droits de l'homme

Il s'en est fallu de peu pour que la Russie ne siège pas à nouveau au Conseil des droits de l'homme de l'ONU. L'Assemblée générale des Nations Unies a rejeté vendredi la candidature de Moscou, critiqué pour ses frappes militaires en Syrie par de nombreuses organisations humanitaires. La Russie, la Croatie et la Hongrie étaient en lice pour deux sièges réservés à l'Europe de l'Est. Moscou n'a obtenu que 112 voix contre 114 pour la Croatie et 144 pour la Hongrie, sur 193 pays membres.
De nombreuses organisations humanitaires avaient appelé à ne pas réélire la Russie pour un deuxième mandat de trois ans au Conseil en raison de son soutien au régime de Bachar al-Assad. L'Arabie saoudite, elle aussi critiquée par des ONG pour sa campagne de bombardements au Yémen, a par contre été élue au Conseil avec 152 voix. "Il s'agit clairement d'un signal d'alarme pour Moscou", a déclaré à l'AFP le directeur de Human Rights Watch à Genève John Fisher, en souhaitant "que le message soit entendu". "Il est difficile de croire que les gens qui ont voté aujourd'hui n'avaient pas en tête la situation à Alep", a souligné Akshaya Kumar, directrice adjointe de HRW pour l'ONU à New York.
C'est la deuxième fois seulement qu'une grande puissance échoue à se faire élire au Conseil, après les États-Unis en 2001. Parmi les autres pays élus vendredi, sur une base régionale, figurent les États-Unis, le Royaume-Uni, la Chine, l'Egypte, l'Irak, l'Afrique du Sud, Cuba ou la Tunisie. Ils prendront leur siège en janvier 2017 pour un mandat de trois ans.
Au total 14 sièges ont été renouvelés vendredi sur les 47 que compte le Conseil. Le Conseil, créé en 2006 et siégeant à Genève, est l'organe principal du système onusien en matière de droits de l'homme.

(28-10-2016 - Avec les agences de presse)

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Plus ancienne mention de Jérusalem : l'authenticité du papyrus contestée


C'est une découverte qui pourrait avoir une portée politique. Ce mercredi, un papyrus du VIIe siècle avant J.-C. portant la plus ancienne mention, non religieuse, de Jérusalem en hébreu a été présenté en Israël, qui se trouve en pleine polémique sur le vote à l'Unesco d'une résolution concernant la préservation de cette ville trois fois sainte. « C'est pour l'archéologie israélienne la première mention en hébreu de la ville de Jérusalem en dehors de l'Ancien Testament », a indiqué Amir Ganor, de l'Autorité israélienne des antiquités (AIA), lors de la présentation de ce document à la presse à Jérusalem. La datation carbone et la comparaison de la calligraphie des écritures sur des poteries permettent d'affirmer que ce papyrus date d'environ 700 ans av. J.-C. Il est plus ancien que les manuscrits de la mer Morte (IIe siècle av. J.-C.), ces célèbres papyrus où furent transcrits de nombreux livres de l'Ancien Testament. Le papyrus présenté ce mercredi n'a pas été découvert lors d'une fouille, mais peu avant sa mise en vente sur le marché noir international des antiquités par des trafiquants de la région de Hébron (sud de la Cisjordanie occupée), selon l'AIA.
Cependant, cette découverte a été contestée. « Comment peut-on savoir qu'il ne s'agit pas d'un faux destiné au marché des antiquités ? » se demandait pourtant vendredi dans le quotidien Haaretz le professeur Aren Maier, spécialiste d'archéologie à l'université de Bar Ilan. Il a critiqué l'AIA pour avoir rendu public ce document « alors qu'il était clair à l'avance qu'il susciterait une controverse ». Pour lui, la datation au carbone 14 est insuffisante : « Il y a de nombreux exemples d'inscriptions rajoutées sur d'anciens supports. » Christopher Rollston, professeur à l'université américaine George Washington, a souligné que l'on pouvait facilement acquérir sur Internet d'anciens papyrus et y ajouter une inscription. En réponse, le professeur Shmuel Ahituv, de l'université hébraïque de Jérusalem a expliqué que le papyrus a été retrouvé plié, ce qui semble exclure qu'il s'agisse d'un faux, et que les mots figurant sur ce support sont « très rarement utilisés ». « Un faussaire aurait choisi un texte plus impressionnant », selon lui.

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Irak: l'ONU rapporte des massacres de masse perpétrés par l'EI

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Au moins 232 personnes ont été massacrées par le groupe jihadistes Etat islamique (EI) cette semaine près de son fief de Mossoul, selon les Nations unies, alors que le spectre d'un déplacement massif de civils en Irak grandit de jour en jour.
Ces tueries, qui "ont été corroborées dans la mesure du possible" selon le bureau des droits de l'Homme de l'ONU, ne seraient que les dernières d'une série d'atrocités perpétrées par l'organisation extrémiste depuis 2014.
Des informations ont fait état d'"exécution par balles mercredi" 26 octobre de 232 personnes, a indiqué la porte-parole du Haut-commissariat pour les droits de l'homme, Ravina Shamdasani, à des journalistes à Genève. Parmi les victimes "figurent 190 anciens officiers de sécurité irakiens", a-t-elle ajouté, soulignant que le nombre total de personnes tuées pourrait être plus élevé.
Ces informations interviennent au lendemain de l'attribution du prestigieux prix Sakharov par le Parlement européen à deux victimes de la brutalité de l'EI.
Nadia Murad et Lamia Haji Bashar, qui ont survécu à une série de persécutions --enlèvement, viol, esclavage-- sont devenues des symboles de la défense de la communauté yézidie persécutée par les jihadistes.
L'offensive lancée le 17 octobre par les forces de sécurité irakiennes pour reprendre à l'EI son dernier grand bastion en Irak leur a permis de resserrer l'étau sur Mossoul par le nord, l'est et le sud, mais le nombre de personnes fuyant l'organisation ultraradicale augmente.
Les organisations humanitaires s'affairaient vendredi à mettre en place des camps capables d'accueillir les civils.
"Nous avons constaté une augmentation spectaculaire dans les chiffres ces derniers jours, et (les civils) vont maintenant dans les camps récemment mis en place", a déclaré à l'AFP Karl Schembri, conseiller régional du Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC).
Selon lui, la situation "est déjà inquiétante" parce que les forces irakiennes ne sont pas encore entrées dans la ville. Au moment où cela arrivera, "on assistera à un déplacement de masse", a-t-il ajouté.
Mais les déplacés de guerre sont seulement l'un des nombreux problèmes qui vont continuer à hanter l'Irak après la fin des combats.
L'autre enjeu de taille concerne la relation entre Bagdad et la région autonome kurde, dont les forces peshmergas ont joué un rôle important dans la guerre contre l'EI, combattant les jihadistes mais aussi étendant les territoires qu'elles contrôlent au-delà de leur frontière officielle.
Cela poserait surtout problème si le Kurdistan fait pression pour son indépendance, un sujet que le Premier ministre de cette région a dit vouloir remettre sur table après la prise de Mossoul.
"Aussitôt Mossoul libérée, nous allons nous réunir avec nos partenaires à Bagdad et discuter de notre indépendance", a affirmé Nechirvban Barzani au quotidien allemand Bild.
"Nous ne sommes pas arabes, nous sommes notre propre nation kurde. (...) A un moment, il y aura un référendum sur l'indépendance du Kurdistan et nous laisserons les gens décider", a-t-il ajouté, selon la traduction allemande.
Mais au 12e jour de l'offensive, la bataille de Mossoul est loin d'être terminée.
Soutenues par l'aviation de la coalition internationale sous commandement américain, les forces irakiennes fédérales et kurdes continuent leur progression et se sont déjà emparées de localités et villages aux environs de Mossoul.
Dans un entretien accordé à l'AFP, le général américain Joseph Votel, chef du Commandement central de l'armée américaine (Centcom), a estimé jeudi que jeudi que les forces irakiennes avaient "probablement tué environ 800 à 900 combattants de l'EI" jusqu'à présent.
Selon des estimations américaines récentes, il y a entre 3.000 à 5.000 combattants jihadistes à Mossoul, ainsi que plus de 2.000 autres dispersés à la périphérie de la ville.

(28-10-2016 - Avec les agences de presse)

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A la veille de la COP22, retour sur la COP21


Avec sa ratification imminente, l’Accord de Paris va entrer en vigueur en cette fin d’année 2016, avec l'objectif de limiter à moins de 2°C l'augmentation de la température d'ici à 2100, et même de tendre vers une augmentation maximum de 1,5°C. A quelques jours du début de la COP22 à Marrakech (du 7 au 18 novembre 2016), qui devra passer à la phase opérationnelle de ce traité historique, retour sur ce qui s’est joué il y a tout juste un an lors de la COP21 à Paris, avec Valérie Masson-Delmotte, paléoclimatologue et co-présidente du groupe international d’experts sur le climat (Giec).

Accès au document:
http://www.universcience.tv/index.php/player-html5-2d617320a3878c981d6a88f2f77a6aa1.html

   

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Hervé Morin: « Israélisation de la sécurité en France »

Arrestation d'un jeune Palestinien par les soldat de la force d'occupation...
(Photo archives Assawra)
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Nathan T. (Le prénom a été modifié) est un juge militaire. Béret soigneusement plié sous le galon de son épaule gauche, ce colonel israélien né en France préside la Cour d'appel de Judée-Samarie. Il maîtrise parfaitement les rouages de la détention préventive, l'un des piliers de la lutte antiterroriste israélienne. Depuis quelques mois, le juge reçoit la visite de nombreux responsables politiques de la droite française : Georges Fenech, Roger Karoutchi ou encore Pierre Lellouche – trois soutiens de Nicolas Sarkozy – sont venus cet été étudier en détail ce mécanisme administratif et judiciaire. Même les centristes s'y mettent ! La semaine dernière, le juge a reçu la visite d'Hervé Morin (Nouveau Centre), soutien de Bruno Le Maire. L'ancien ministre de la Défense, devenu président de la région Normandie, qui plaide depuis juillet pour une « israélisation de la sécurité », est lui aussi convaincu qu'une détention préventive à la française est possible, sans devoir renoncer à l'État de droit : « Ce système peut largement être transposé dans le droit français dès lors qu'il fait l'objet d'un contrôle par le juge dans son application », défend Hervé Morin, qui a été confronté au terrorisme dans sa région avec l'assassinat du père Hamel.
Imminence d'un danger
« Loups solitaires, attaques de lieux de culte, de policiers, de terrasses, de salles de concert..., la France connaît le même spectre d'attaques terroristes que l'on voit ici », avance le magistrat israélien, avant de détailler la philosophie du système. « Personne ne peut prétendre savoir ce qui va se passer à l'avance. En revanche, on peut avoir des sources de renseignements qui vous indiquent l'imminence d'un danger », avance-t-il. Et de poursuivre avec l'exemple – classique – de services de renseignements interceptant une conversation où un individu surveillé explique à son interlocuteur qu'il part, qu'il va devenir martyr, et lui confie son testament. « Il y a un risque imminent, nous devons donc l'interpeller. À partir de ce moment, nous aurons vingt-quatre heures pour le déférer devant un juge judiciaire. Si ce délai ne permet pas de récolter des preuves judiciaires, nous basculerons, avec l'accord du ministre de la Défense, sur une procédure administrative. Nous disposerons alors de quarante-huit heures pour le déférer devant un tribunal administratif. »
Preuves secrètes
Cette cour est habilitée à étudier les preuves secrètes « multiples et crédibles » produites par les services de renseignements. Limite du système : ces preuves secrètes ne peuvent être produites directement devant la défense de l'accusé. Elles sont donc « paraphrasées » par les services de renseignements et communiquées à un avocat assermenté qui en transmet à son tour le contenu à l'avocat de la défense. La peine prononcée ne peut excéder les six mois, renouvelables. « Au final, les détentions excèdent rarement plus de deux ans », explique le juge, qui refuse toute comparaison avec Guantánamo : « Guantánamo est né d'une situation extra-légale. Ici, nous avons une procédure législative rigoureuse, avec des preuves, des avocats et des recours possibles pour tous les condamnés. On est très loin de l'arbitraire », avance le juge.
Empêcher le passage à l'acte
La détention préventive israélienne n'a pas vocation à neutraliser à vie toute personne considérée comme potentiellement dangereuse. Elle permet uniquement d'empêcher un passage à l'acte et de gagner du temps pour régler la situation. « En l'état actuel, le droit français place souvent les services de renseignements face à un dilemme : agir et risquer la situation extra-légale ou attendre l'apparition de preuves juridiques et risquer un passage à l'acte... » explique Nathan T. Le nombre de personnes incarcérées préventivement en Israël varie au gré des tensions et des attaques. En mai 2014, près de 200 personnes étaient en détention préventive. En juin 2014, elles étaient près de 450, avant de passer à 370 fin 2015. Aujourd'hui, 629 personnes sont en rétention administrative. Après sa rencontre avec le juge Nathan T., Hervé Morin rêve d'une grande loi antiterroriste en France : détention préventive, autorisation du port d'arme pour les policiers et militaires retraités, décloisonnement des services de renseignements... Certains désirs de réformes prennent des airs de révolution.

(28-10-2016 - Par Clément Pétreault)

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Palestiniens: la succession du président à l'ordre du jour


Le président palestinien Mahmoud Abbas s'apprête à organiser le premier congrès de son parti Fatah depuis 2009, selon un responsable, une manoeuvre dans laquelle des analystes voient une volonté de se débarrasser de ses rivaux.
Le projet de réunir le congrès intervient alors que certains pays arabes font pression sur M. Abbas, 81 ans, pour autoriser le retour de son rival de longue date, Mohamed Dahlane, exilé aux Emirats arabes unis.
Pour certains analystes, le président palestinien veut saisir l'occasion pour écarter ses rivaux, alors que sa succession est au coeur des discussions.
"Tout le monde pense à la succession d'Abbas et chacun a ses favoris", affirme Hugh Lovatt, coordinateur pour Israël et la Palestine du Conseil européen des relations internationales (EFCR).
"Mahmoud Abbas ayant évincé ses rivaux potentiels en renforçant sa position, il n'y a aucun candidat naturel dans son camp pour lui succéder", relève-t-il.
Un membre du comité central du Fatah a indiqué sous le couvert de l'anonymat que le congrès devrait se tenir "avant la fin de l'année", vraisemblablement en novembre. Il s'agira du 7ème congrès du Fatah depuis sa création dans les années 1960, et du premier depuis 2009.
Il prévoit notamment l'élection des 23 membres du comité central du Fatah, dont Mahmoud Abbas est le président, ainsi que des 132 membres du Conseil révolutionnaire.
Quatre pays arabes --l'Arabie saoudite, l'Egypte, la Jordanie et les Emirats arabes unis-- ont fait pression sur M. Abbas afin de résoudre les divergences avec ses rivaux dans l'optique d'une réconciliation entre les différentes factions palestiniennes.
Outre les scissions au sein du Fatah, le parti de M. Abbas et le mouvement islamiste Hamas sont à couteaux tirés depuis la prise du pouvoir dans la bande de Gaza par ce dernier en 2007.
Selon un sondage récent, 65% des Palestiniens étaient pessimistes au sujet de cette réconciliation.
Une autre source de préoccupation pour M. Abbas est le fait que l'Arabie saoudite n'a pas contribué financièrement au budget palestinien depuis le mois d'avril, selon le site internet du ministère des Finances palestinien.
Alors que ce pays fournit environ 20 millions de dollars (18,3 millions d'euros) par mois aux Palestiniens, certains suggèrent que l'argent est retenu en raison des impasses politiques au sein du leadership palestinien.
M. Dahlane, ancien puissant chef de la sécurité intérieure à Gaza, est tombé en disgrâce après la déroute de ses forces face aux combattants du Hamas en 2007.
"Ce n'est pas un secret que Dahlane est le candidat favori des pays arabes", souligne M. Lovatt.
M. Dahlane a appelé Mahmoud Abbas a démissionner et n'a pas ménagé ses critiques contre le président palestinien, y compris dans une interview à la BBC diffusée dimanche.
De leur côté, des responsables du Fatah assurent que ce congrès n'est pas lié aux questions de succession.
Hussam Zomlot, conseiller en affaires stratégiques de M. Abbas, rappelle qu'il doit se tenir tous les cinq ans. "Il y a beaucoup d'interprétations sur ce congrès mais il s'agit juste de respecter le calendrier", affirme-t-il.
Pourtant, pour Jehad Harb, du Centre Palestinien de politique et de recherche, cette décision "est un moyen pour M. Abbas de conjurer ce qu'il considère comme une ingérence des pays arabes".
"Dahlane veut utiliser le soutien des pays arabes pour revenir au Fatah alors qu'Abbas tente d'exclure Dahlane sous couvert de décisions du Fatah", explique l'expert.
Le mandat de M. Abbas s'est terminé en 2009 mais il n'y a pas eu d'élections depuis.
L'ancienne porte-parole de M. Abbas, Diana Buttu, devenue une critique virulente de sa politique, affirme que le président palestinien avait créé un vide par ses manoeuvres afin d'écarter ses rivaux.
"Deux ans avant la mort d'Arafat, je pouvais vous dire qui allait lui succéder mais avec Abbas, nous ne savons pas qui va le remplacer ni même comment ça va se passer."

(28-10-2016 - Avec les agences de presse)

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