La phrase

"Extirper le sionisme de Palestine" (Al Faraby)


vendredi 28 juillet 2017

Incident à l'ambassade d'Israël: Amman exige une enquête avant le retour de l'ambassadrice

Les forces de sécurité jordaniennes montent la garde devant l'ambassade d'Israël à Amman, après un "incident" meurtrier, le 23 juillet 2017 (afp)

La Jordanie a informé Israël qu'elle n'acceptera pas le retour de son ambassadrice à Amman avant l'ouverture d'une enquête sur un incident meurtrier impliquant un garde de l'ambassade israélienne, a indiqué vendredi à l'AFP un responsable gouvernemental.
Un garde de l'ambassade israélienne à Amman a tué dimanche deux Jordaniens. Selon la version de la Sûreté générale du royaume hachémite, un Jordanien de 17 ans était venu installer du mobilier chez le garde dans un appartement de l'ambassade, mais une dispute a éclaté et le jeune homme l'a agressé et l'a blessé. L'Israélien lui a alors tiré dessus.
Le ministère israélien des Affaires étrangères a pour sa part affirmé que le Jordanien avait tenté de poignarder le garde en utilisant un tournevis.
Les coups de feu du garde ont également mortellement touché le propriétaire de l'immeuble, qui se trouvait à côté.
La Jordanie "ne permettra pas à l'ambassadrice Einat Shlein et au corps diplomatique de revenir avant l'ouverture d'une enquête sérieuse", a déclaré la source gouvernementale sous le couvert de l'anonymat.
La majorité des membres de l'ambassade --dont l'ambassadrice et le garde concerné-- ont quitté Amman pour Israël après l'incident.
Jeudi déjà, le roi Abdallah II de Jordanie avait appelé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à faire juger le garde israélien, critiquant la manière dont ce dernier avait été chaleureusement accueilli par M. Netanyahu qui l'avait embrassé à son retour d'Amman.
Il avait également mis en garde Israël, affirmant que son attitude dans cette affaire aurait un "impact direct" sur les relations entre les deux pays, liés par un traité de paix.

Cisjordanie occupée: un Palestinien auteur d'une tentative d'attaque tué


Un Palestinien, qui avait tenté d'attaquer au couteau des soldats israéliens, a été tué vendredi par ces derniers près de Goush Etzion, un groupe de colonies en Cisjordanie occupée, a annoncé l'armée israélienne dans un communiqué.
Ce Palestinien, dont l'identité et l'âge n'ont pas été précisés, a couru armé d'un couteau en direction de soldats qui ont ouvert le feu vers lui, selon l'armée. Aucun soldat n'a été blessé lors de cette attaque survenue après deux semaines de tension autour de l’esplanade des Mosquées à Jérusalem.

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Prière sous haute tension à Jérusalem après des restrictions imposées aux fidèles
La police israélienne a interdit vendredi aux hommes de moins de 50 ans l'accès à l'esplanade des Mosquées à Jérusalem pour la prière hebdomadaire, laissant craindre une nouvelle flambée de violences après deux semaines de tensions autour de ce lieu saint.
Cette mesure intervient au lendemain de heurts entre manifestants palestiniens et police israélienne dans le secteur de l'esplanade où des milliers de fidèles avaient pénétré jeudi, mettant fin à un boycott de deux semaines après la levée par Israël des mesures de sécurité controversée aux entrées de ce site ultra-sensible.
La grande prière de vendredi attire généralement des milliers de fidèles à Al-Aqsa, l'une des deux mosquées situées sur l'esplanade, et la police israélienne a estimé vendredi matin qu'il y avait "des indications selon lesquelles des troubles et des manifestations (allaient) avoir lieu".
Des rues autour de la Vieille ville de Jérusalem, où est située l'esplanade, ont été fermées et quelque 3.500 policiers ont été déployés dans le secteur.
"Seuls les hommes de plus de 50 ans et les femmes de tous âges sont autorisés", a affirmé la police, en référence à l'accès à l'esplanade, appelé Noble sanctuaire par les musulmans et Mont du Temple par les juifs.
"C'est un acte lâche", a indiqué Amjad Hassoun, un jeune homme de Jérusalem, près de la porte de Damas à l'entrée de la Vieille ville, en référence à la restriction d'âge.
L'esplanade, troisième lieu saint de l'islam situé à Jérusalem-Est annexée par Israël, avait été fermée le 14 juillet après une attaque meurtrière contre deux policiers israéliens.
La police avait ensuite mis en place aux entrées du site des mesures de sécurité controversées, entraînant le boycott des fidèles musulmans, mais aussi des violences à Jérusalem-Est et en Cisjordanie occupées.
Des affrontements entre manifestants et forces de l'ordre israéliennes ont alors fait six morts ainsi que des centaines de blessés côté palestinien.
Trois colons israéliens ont en outre été poignardés à mort en Cisjordanie par un Palestinien. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a réclamé jeudi sa condamnation à mort.
Après d'intenses pressions de la communauté internationale qui craignait une escalade, Israël a retiré mardi les détecteurs de métaux, puis, jeudi, les derniers éléments du nouveau dispositif de sécurité.
Les autorités politiques et religieuses ont alors appelé jeudi les Palestiniens à retourner prier à Al-Aqsa, mais peu après l'entrée sur l'esplanade de milliers de fidèles musulmans, des affrontements ont éclaté avec les forces de l'ordre israéliennes.
Selon Amnesty International, les forces de sécurité ont tiré "des grenades assourdissantes, des gaz lacrymogène et des balles en caoutchouc envers une foule pacifique" à l'entrée du site. "Cela semble être une attaque qui n'a pas fait l'objet de provocations", a ajouté l'ONG.
La police israélienne a indiqué pour sa part que des Palestiniens avaient jeté des pierres sur les membres des forces de l'ordre, entraînant leur riposte.
Ces heurts, qui ont eu lieu aussi autour du site, ont fait 187 blessés selon le Croissant-rouge palestinien.
La Jordanie, gardienne des lieux saint musulmans de Jérusalem, s'est félicité du retrait des mesures de sécurité, mais a appelé l'Etat hébreu à agir avec responsabilité.
"A moins qu'Israël agisse avec responsabilité, nous allons au devant d'une nouvelle crise qui va tous nous plonger dans l'abysse", a averti le ministre des Affaires étrangères jordanien Aymane Safadi, à l'issue d'une réunion d'urgence de la Ligue arabe au Caire jeudi.
Mais le retrait de ces mesures est perçu par la presse israélienne comme une défaite pour M. Netanyahu, qui les avait lui-même ordonnées mais qui a ensuite été obligé de faire marche arrière, de crainte que la spirale de violence ne devienne incontrôlable.
"Le grand ratage de Bibi", titrait en Une le Jérusalem Post, généralement proche du Premier ministre, utilisant son surnom.
Israël avait justifié la mise en place des nouvelles mesures de sécurité en affirmant que les assaillants des deux policiers israéliens avaient dissimulé sur l'esplanade des armes et en étaient sortis pour mener leur attentat.
Mais les Palestiniens y avaient vu une tentative d'Israël d'affermir son contrôle sur ce site, que les juifs considèrent comme leur lieu le plus sacré et les musulmans leur troisième lieu le plus saint.
Les musulmans peuvent aller prier sur l'esplanade à toute heure. Les juifs ne peuvent y pénétrer qu'à certaines heures et n'ont pas le droit d'y prier.
Les autorités israéliennes ont assuré qu'elles n'avaient pas l'intention de modifier ces règles tacites.

Arabie: un missile tiré du Yémen intercepté près de La Mecque

Un quartier de Sanaa au Yémen après un bombardement de la coalition dirigée par l'Arabie saoudite
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Un missile balistique tiré par les rebelles du Yémen a été intercepté jeudi soir près de la ville sainte de la Mecque en Arabie saoudite, à un mois du Hajj, le pèlerinage annuel musulman, a annoncé la coalition arabe qui intervient militairement au Yémen.
L'engin a été intercepté à 69 km au sud de la ville sainte située dans l'ouest de l'Arabie saoudite, a indiqué la coalition dans un communiqué, en parlant d'une "tentative désespérée des rebelles chiites Houthis de perturber le Hajj" à La Mecque, qui commence cette année fin août.
Ce n'est pas la première fois qu'un tel missile est tiré à partir du Yémen en direction de La Mecque. La coalition avait indiqué le 28 octobre 2016 avoir intercepté un engin similaire dirigé contre la ville sainte.
Mais le nouveau tir fait planer une menace contre le Hajj de cette année qui devrait réunir quelque deux millions de fidèles venus des quatre coins du monde.
La guerre au Yémen oppose les rebelles chiites Houthis, alliés aux partisans de l'ancien président Ali Abdallah Saleh, aux forces loyales au président Abd Rabbo Mansour Hadi, reconnu par la communauté internationale.
Le conflit s'est intensifié depuis l'intervention en mars 2015 d'une coalition arabe menée par l'Arabie saoudite, puissance régionale sunnite, qui accuse les rebelles yéménites d'être soutenu par l'Iran, son grand rival chiite.
Cette coalition soutient le président Hadi.
Depuis mars 2015, les combats ont fait plus de 8.000 morts, majoritairement des civils, et plus de 44.500 blessés.
Sept accords de trêve négociés par l'ONU n'ont pas tenu et les efforts de paix sont au point mort.
Le conflit a provoqué une crise humanitaire majeure dans ce pays qui était déjà considéré avant la guerre comme le plus pauvre de la péninsule arabique.
Près de deux millions d'enfants souffrent d'une "malnutrition aiguë" au Yémen qu'une "combinaison vicieuse" de guerre, de pauvreté et de choléra a placé "au bord de la famine", a averti mercredi l'ONU.
Ce cri d'alarme a été lancé par une délégation de haut rang de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), de l'Unicef et du Programme alimentaire mondial (PAM), au terme d'une visite de trois jours au Yémen, ravagé par la guerre depuis plus de deux ans et touché par une épidémie de choléra qui a fait près de 1.900 décès et quelque 400.000 cas suspects.
Pour la coalition arabe, le tir du nouveau missile balistique est la preuve de la "poursuite du trafic d'armes (au profit des rebelles chiites) au port de Hodeida", sur la mer Rouge.
"Les missiles continuent d'être introduits frauduleusement en raison de l'absence de contrôle au port de Hodeida", a accusé la coalition dans son communiqué.
Cela s'explique aussi, selon la même source, par le "détournement des autorisations données par la coalition arabe --qui vérifie les cargaisons en mer-- pour l'acheminement de l'aide humanitaire et des cargaisons commerciales".
La coalition arabe n'a cessé d'accuser les rebelles chiites Houthis de recevoir des armes, ce qu'ils démentent, tout comme Téhéran, en affirmant disposer d'un programme de développement de missiles balistiques dont ils multiplient les tirs sur le sud de l'Arabie saoudite.
Hodeida est le principal point d'entrée de l'assistance humanitaire destinée au nord du pays et à la capitale Sanaa qui sont sous le contrôle des rebelles Houthis.
La coalition veut placer ce port sous son contrôle ou du moins sous contrôle de l'ONU qui rejette cette idée en craignant des complications pour l'arrivée de l'aide humanitaire
Dans le sud du pays, repris aux rebelles pendant l'été 2015, cette aide transite par le port d'Aden.

L'esplanade des mosquées interdite aux hommes de moins de 50 ans

Arrestation d'un jeune palestinien...
(Photo correspondant d'Assawra)
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La police israélienne a annoncé qu'elle interdisait vendredi l'accès à l'esplanade des Mosquées pour la prière hebdomadaire aux hommes de moins de 50 ans, après les incidents survenus la veille et la fin du boycott de la prière par les Palestiniens.
"Des évaluations de la sécurité ont été faites et il y a des indications selon lesquelles des troubles et des manifestations vont avoir lieu", a indiqué la police dans un communiqué.
"Seuls les hommes de plus de 50 ans et les femmes de tous âges sont autorisés et certaines rues autour de la Vieille ville verront leur accès limité", a-t-elle ajouté.
"Toutes les mesures de sécurité nécessaires sont prises pour empêcher et répondre à toute irruption de violence", a souligné la police.
L'esplanade des Mosquées à Jérusalem devait voir le retour vendredi des fidèles musulmans pour la prière hebdomadaire, après 15 jours de boycott et dans un climat de tension persistante, en dépit du retrait par Israël des mesures de sécurité controversées.
Le site comprend la mosquée Al-Aqsa et le Dome du Rocher.
Les Palestiniens avaient cessé de se rendre sur l'esplanade pour protester contre la mise en place, aux entrées de ce site ultra-sensible situé à Jérusalem-Est --secteur palestinien de la ville sainte occupé et annexé par Israël--, de mesures de sécurité controversées, dont les dernières ont été levées jeudi matin.
Jeudi, peu après l'entrée sur l'esplanade de milliers de fidèles musulmans pour la prière de l'après-midi, des affrontements ont éclaté avec l'arrivée d'un groupe de policiers israéliens, faisant une centaine de blessés, selon le Croissant-Rouge palestinien.


أعلنت الشرطة الاسرائيلية منع الرجال دون الخمسين من أداء صلاة الجمعة في الحرم القدسي غداة مواجهات بين فلسطينيين وقوات "العدو الاسرائيلي" في باحة المسجد الاقصى بعد انقطاع المصلين لاسبوعين.
وصرحت شرطة "العدو" في بيان "يجري تقييم الوضع الامني وهناك اشارات بحصول اضطرابات وتظاهرات اليوم"، مضيفة "سيسمح فقط للرجال فوق الخمسين والنساء من كل الاعمار بالدخول. وسيتم اغلاق عدد من الطرقات حول المدينة القديمة كما يجري اتخاذ كل الاجراءات الامنية الضرورية لمنع أي اعمال عنف او التصدي لها".


Enfants du pays

Des enfants de colons sur le toit d'une maison appartenant à des Palestiniens, dans la ville d'Hébron, en Cisjordanie occupée.
(Photo Hazem Bader - Afp)
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- Que font ces enfants de colons dans cette maison?
- c'est peut-être leur maison
- pas du tout... je la connais bien, c'est celle des enfants du pays
- quel pays?
- ...!?

Al Faraby
Vendredi, 28 juillet 2017

Jérusalem: retour sous tension à la prière du vendredi après 15 jours de boycott

Des palestiniens prient devant la porte des Lions, à Jérusalem, le 27 juillet 2017 (afp)

L'esplanade des Mosquées à Jérusalem devait voir le retour vendredi des fidèles musulmans pour la prière hebdomadaire, après 15 jours de boycott et dans un climat de tension persistante, en dépit du retrait par Israël des mesures de sécurité controversées.
Jeudi, peu après l'entrée sur l'esplanade de milliers de fidèles musulmans pour la prière de l'après-midi, des affrontements ont éclaté avec l'arrivée d'un groupe de policiers israéliens, faisant une centaine de blessés, selon le Croissant-Rouge palestinien.
Et en soirée, la tension restait vive.
Les Palestiniens avaient cessé de se rendre sur l'esplanade pour protester contre la mise en place, aux entrées de ce site ultra-sensible situé à Jérusalem-Est --secteur palestinien de la ville sainte occupé et annexé par Israël--, de mesures de sécurité controversées, dont les dernières ont été levées jeudi matin.
Le site religieux est appelé Noble sanctuaire par les musulmans et Mont du Temple par les juifs.
Un responsable du Waqf, l'organisme chargé des biens musulmans à Jérusalem, a appelé jeudi les Palestiniens à mettre fin à leur boycott et à se rendre à Al-Aqsa, une des deux mosquées qu'abrite l'esplanade.
Le président palestinien Mahmoud Abbas a soutenu cet appel.
Les heurts jeudi ont commencé peu après que les policiers israéliens se sont introduits dans la foule, des Palestiniens leur jetant des projectiles et les forces israéliennes lançant des grenades assourdissantes.
Selon la police israélienne, des pierres avaient été jetées sur des agents sur l'esplanade même.
"A l'entrée des fidèles sur le Mont du Temple, certains ont jeté des pierres sur des officiers, certaines tombant sur la place du mur Occidental", a-t-elle indiqué, en référence au mur des Lamentations, lieu saint juif situé en contrebas de l'esplanade.
"Une force de police sur le site a repoussé les perturbateurs avec des moyens de dispersion anti-émeutes. Un officier a été blessé à la tête par une pierre", a-t-on ajouté.
Des violences avaient éclaté la semaine dernière après l'installation, le 16 juillet, de détecteurs de métaux aux entrées du site, au surlendemain d'une attaque qui avait coûté la vie à deux policiers israéliens près de l'esplanade des Mosquées.
Cinq Palestiniens avaient été tués et des centaines blessés dans des affrontements avec les forces de l'ordre israéliennes à Jérusalem-Est et en Cisjordanie occupée.
Jeudi, le ministère palestinien de la Santé a fait état du décès d'une sixième personne, Mohammed Kanaan, 26 ans, blessé lundi dans des heurts avec les forces israéliennes.
Trois colons israéliens avaient en outre été poignardés à mort le 21 juillet en Cisjordanie par un Palestinien. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a réclamé jeudi sa condamnation à mort.
Après d'intenses pressions de la communauté internationale qui craignait une escalade, Israël a retiré mardi les détecteurs de métaux, puis, jeudi, les derniers éléments du nouveau dispositif de sécurité.
"La police est revenue aux mesures de sécurité en vigueur avant l'attaque terroriste (...) du 14 juillet", a déclaré une porte-parole de la police, en référence à l'attaque contre les deux policiers israéliens.
Le président palestinien Mahmoud Abbas a indiqué qu'aucune décision n'avait encore été prise sur la reprise de la coordination sécuritaire entre l'Autorité palestinienne et Israël, dont il avait annoncé le gel la semaine dernière.
Il avait fait du retrait des nouvelles mesures de sécurité un préalable à la reprise de la coordination sécuritaire.
Israël avait justifié la mise en place de nouvelles mesures en affirmant que les assaillants des deux policiers israéliens avaient dissimulé sur l'esplanade des armes et en étaient sortis pour mener leur attentat.
Mais les Palestiniens y avaient vu une tentative d'Israël d'affermir son contrôle sur ce site, que les juifs considèrent comme leur lieu le plus sacré et les musulmans leur troisième lieu le plus saint.
L'Etat hébreu contrôle les entrées du site mais celui-ci est géré par la Jordanie. Les musulmans peuvent y aller à toute heure. Les juifs ne peuvent y pénétrer qu'à certaines heures et n'ont pas le droit d'y prier.
Les autorités israéliennes ont assuré qu'elles n'avaient pas l'intention de modifier ces règles tacites.
Mais la Ligue arabe, qui tenait une réunion d'urgence, a accusé jeudi Israël de vouloir imposer sa souveraineté sur l'esplanade et Jérusalem-Est.

Plein sud...

(Photo: Al Faraby)
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jeudi 27 juillet 2017

Amman appelle Israël à juger le garde de son ambassade ayant tué deux Jordaniens

Le roi Abdallah II de Jordanie le 2 novembre 2014 à Amman (afp)

Le roi Abdallah II de Jordanie a appelé jeudi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à faire juger un garde de l'ambassade d'Amman qui avait ouvert le feu et tué deux Jordaniens dimanche, selon une source gouvernementale.
Le souverain hachémite, qui s'exprimait au cours d'une réunion avec de hauts responsables jordaniens, a appelé M. Netanyahu à "assumer ses responsabilités et prendre les mesures légales nécessaires pour juger le meurtrier", selon la même source.
La Jordanie et Israël sont liés par un traité de paix signé en 1994.
Le roi a critiqué la manière dont le garde avait été chaleureusement accueilli comme un héros par le Premier ministre israélien qui l'avait embrassé à son retour d'Amman.
"Nous sommes heureux de te voir ici et de voir que tout est fini (…) Tu as bien agi et calmement (…) Tu représentes l'Etat d'Israël et l'Etat d'Israël ne l'oublie jamais", a dit M. Netanyahu au garde qu'il a rencontré mardi, selon les médias israéliens.
"Ce comportement provocateur, nous le refusons totalement (...) Il nourrit l'extrémisme", a dénoncé le roi Abdallah de Jordanie.
"Un membre de l'ambassade d'Israël à Amman a ouvert le feu sur deux de nos citoyens. L'Etat jordanien fera tout son possible pour leur rendre justice", a prévenu le souverain hachémite.
Il a mis en garde Israël, affirmant que son attitude dans cette affaire aurait un "impact direct" sur la nature des relations entre les deux pays.
Des milliers de Jordaniens avaient crié "mort à Israël" mardi lors des funérailles d'une des deux victimes jordaniennes.
Mohammed Jawawdah, 17 ans, était venu installer dimanche du mobilier dans l'ambassade mais une dispute a éclaté avec le garde israélien, selon la sûreté générale jordanienne. Le jeune homme a attaqué et blessé l'employé de l'ambassade, qui a riposté en tirant sur lui.
Les coups de feu ont également mortellement touché le propriétaire de l'immeuble qui se trouvait à côté.
Le chef de la diplomatie jordanienne Aymane Safadi a affirmé mardi qu'il n'y avait pas eu d'"arrangement" ni de "négociations" avec Israël sur la fusillade à l'ambassade.
Selon lui, le gouvernement voulait interroger le garde de sécurité avant de l'autoriser à quitter le pays, et "en dépit de l'immunité diplomatique, nous avons été en mesure de prendre sa déposition".
La Jordanie continuera l'enquête jusqu'à ce que "la vérité soit établie et la justice rendue", a assuré M. Safadi.
Les forces de sécurité jordaniennes ont renforcé leur présence autour de l'ambassade israélienne, dans l'ouest de la capitale jordanienne, après des appels à manifester contre Israël lancés par des militants sur les réseaux sociaux.
Certains militants voulaient que la manifestation ait lieu mardi, d'autres proposant sa tenue vendredi après la prière hebdomadaire.

Irak: des soldats formés par Washington ont mené des exécutions à Mossoul, selon HRW

La ville irakienne de Mossoul détruite, le 9 juillet 2017 (afp)
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Une unité de l'armée irakienne formée par les forces américaines a mené des exécutions sommaires de prisonniers à Mossoul, a rapporté jeudi Human Rights Watch (HRW), appelant les Etats-Unis à suspendre leur assistance à cette division.
Cette annonce intervient après la diffusion de vidéos censées avoir été tournées dans la région de Mossoul, montrant des membres des forces irakiennes exécuter un détenu et en battre d'autres violemment.
L'Irak a proclamé la victoire contre les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) à Mossoul le 11 juillet mais les abus présumés commis par des forces de sécurité --en majorité chiites-- dans la deuxième ville du pays où les sunnites sont majoritaires, pourraient de nouveau semer les graines d'une discorde confessionnelle.
"Une division de l'armée irakienne entraînée par le gouvernement américain aurait exécuté plusieurs dizaines de prisonniers dans la vieille ville de Mossoul", a déclaré HRW dans un communiqué, en référence au centre-ville densément peuplé de la rive ouest.
"Deux observateurs internationaux ont détaillé les exécutions sommaires de quatre personnes par la 16e division de l'armée mi-juillet, et vu des preuves que l'unité avait exécuté beaucoup plus de gens, dont un enfant", a souligné l'ONG.
La coalition internationale antijihadistes dirigée par les Etats-Unis a fourni un soutien à plusieurs unités irakiennes en matière de formation, conseil et assistance.
"Le gouvernement américain devrait s'assurer qu'il ne fournit plus d'assistance à l'unité irakienne responsable de cette série d'exécutions", a déclaré Sarah Leah Whitson, directrice de HRW pour le Moyen-Orient.
Plus tôt en juillet, HRW avait découvert une série de vidéos diffusées sur internet qui semblaient montrer d'autres abus commis par les forces irakiennes dans la région de Mossoul.
Sur l'une d'entre elles, des hommes vêtus d'uniformes de l'armée irakienne battent un détenu et le jettent du haut d'une falaise avant de lui tirer dessus. Trois autres vidéos montrent des hommes en uniformes de l'armée et de la police frappant des prisonniers.
Plus tôt dans l'opération de Mossoul, un journaliste irakien intégré à la Force d'intervention rapide avait signalé que les membres de cette unité d'élite s'étaient livrés à des actes de torture, des viols et des meurtres.
Le journaliste, qui a depuis quitté l'Irak, a documenté certaines bavures dans des vidéos.

Affrontements entre Palestiniens et police israélienne sur l'esplanade des Mosquées

Les forces d'occupation sur l'esplanade des Mosquées le 27 juillet 2017 à Jérusalem-Est (afp)
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Des affrontements ont éclaté jeudi entre la police israélienne et des Palestiniens sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est annexée, alors que les fidèles musulmans pénétraient dans ce lieu saint pour la première fois en deux semaines, a constaté un correspondant de l'AFP.
Les autorités politiques et religieuses avaient appelé jeudi matin les Palestiniens à retourner prier sur l'esplanade des Mosquées après l'annonce par Israël du retrait de toutes les nouvelles mesures de sécurité qu'il avait mises en place aux entrées de ce site ultra-sensible.
Des journalistes de l'AFP ont vu des milliers de fidèles entrer sur l'esplanade, un site que les musulmans désignent sous le nom de Noble sanctuaire et les juifs Mont du Temple, pour effectuer la prière de l'après-midi.
Certains pleuraient de joie tandis que d'autres criaient "Allah Akbar" ("Dieu est le plus grand", ndlr).
Mais des affrontements avec les forces de sécurité israéliennes ont rapidement éclaté, le Croissant rouge palestinien faisant état de 46 personnes blessées sur l'esplanade des Mosquées et aux alentours du site.
Les raisons de ces heurts n'étaient pas clairs dans l'immédiat.
Deux policiers israéliens avaient été tués le 14 juillet par des Arabes israéliens à une des portes de la vieille ville, où est située l'esplanade.
La mise en place ensuite d'une série de mesures de sécurité aux entrées de ce site avaient provoqué des tensions qui ont rapidement dégénéré en affrontements meurtriers entre manifestants palestiniens et forces de l'ordre israéliennes à Jérusalem-Est, partie palestinienne --occupée et annexée par Israël-- de la ville et en Cisjordanie occupée.
Et jusqu'à jeudi, pour protester contre ces mesures, les fidèles musulmans priaient à l'extérieur de l'esplanade des Mosquées, qui comprend la mosquée Al-Aqsa et le Dôme du Rocher.


أعلنت جمعية الهلال الاحمر الفلسطيني، اليوم انها عالجت 46 إصابة في مواجهات على أبواب المسجد الاقصى وداخل باحاته بين شبان فلسطينيين وقوات الأمن الاسرائيلية.
وقالت الجمعية: "تعاملت طواقمنا مع 41 اصابة خلال مواجهات باب حطة وباب الاسباط تنوعت ما بين اعتداء بالضرب ادى الى كسور وإصابات بالرصاص المطاط وبغاز الفلفل وبقنابل الصوت". وأضافت انه "يجري علاج 5 إصابات بالمطاط داخل عيادات المسجد الاقصى".


Les Palestiniens décident la fin du boycott de l'esplanade des Mosquées


Les autorités politiques et religieuses ont appelé les Palestiniens à retourner prier jeudi sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est annexée, signe de la possible fin d'une crise ponctuée la semaine dernière par des violences meurtrières.
Les autorités musulmanes ont levé leur boycott du troisième lieu saint de l'islam, après l'annonce par Israël du retrait de toutes les nouvelles mesures de sécurité qu'il avait mises en place aux entrées de ce site ultra-sensible.
La Jordanie a salué la décision israélienne comme "une étape vers l'apaisement", après près de deux semaines de tensions nées de l'installation par Israël de détecteur de métaux le 16 juillet, deux jours après une attaque qui avait coûté la vie à deux policiers israéliens près de l'esplanade des Mosquées.
Ces tensions avaient rapidement dégénéré en affrontements meurtriers entre manifestants palestiniens et forces de l'ordre israéliennes à Jérusalem-Est et en Cisjordanie occupée.
"Les autorités religieuses musulmanes à Jérusalem appellent les Palestiniens à entrer à Al-Aqsa pour la prière de l'après-midi", a déclaré jeudi un responsable du Waqf, l'organisme chargé des biens musulmans à Jérusalem, lors d'une conférence de presse.
Depuis le début de la crise, les fidèles musulmans priaient en dehors de l'esplanade des Mosquées, qui comprend la Mosquée Al-Aqsa et le Dôme du Rocher.
Le président palestinien Mahmoud Abbas a apporté son soutien à l'appel des autorités religieuses de retourner prier sur ce site sacré, situé dans la partie palestinienne --occupée et annexée par Israël-- de Jérusalem.
Il a toutefois précisé qu'une décision n'avait pas encore été prise sur la reprise de la coordination sécuritaire entre l'Autorité palestinienne et Israël, dont il avait annoncé le gel la semaine dernière.
M. Abbas avait fait du retrait des nouvelles mesures de sécurité un préalable à la reprise de la coordination sécuritaire.
Ces déclarations interviennent alors que des rails et des échafaudages, où avaient été installés des caméras de surveillance, ont été retirés aux premières heures de jeudi par les autorités israéliennes après le retrait mardi des détecteurs de métaux.
"La police est revenue aux mesures de sécurité en vigueur avant l'attaque terroriste (...) du 14 juillet", a déclaré une porte-parole de la police, en référence à l'attaque meurtrière contre deux policiers israéliens.
Israël avait justifié la mise en place d'un nouveau dispositif de sécurité sur le site par le fait que les assaillants y avaient dissimulé des armes et en étaient sortis pour mener leur attentat.
Mais les Palestiniens y avaient vu une tentative d'Israël d'affermir son contrôle sur ce site que les juifs appellent Mont du Temple et considèrent comme leur lieu le plus sacré. L'Etat hébreu en contrôle les entrées mais il est géré par la Jordanie.
Les musulmans peuvent y aller à toute heure. Les juifs ne peuvent y pénétrer qu'à certaines heures et n'ont pas le droit d'y prier.
Les autorités israéliennes ont assuré qu'elles n'avaient pas l'intention de modifier ces règles tacites.
Mais l'installation des nouveaux portiques de sécurité avaient immédiatement provoqué de vives tensions qui avaient rapidement dégénéré en affrontements violents à Jérusalem-Est et en Cisjordanie occupée, faisant cinq morts et des dizaines de blessés.
Trois Israéliens avaient également été tués par un Palestinien dans une colonie israélienne en Cisjordanie occupée.
Après d'intenses pressions de la communauté internationale qui craignait une escalade, Israël avait accepté de retirer mardi les détecteurs de métaux, indiquant qu'il les remplacerait par un autre moyen de surveillance, "basé sur des technologies avancées".
Mais le gouvernement israélien a fait volte-face et décidé d'un retour pur et simple à la situation d'avant le 14 juillet, comme l'exigeaient les autorités musulmanes et politiques palestiniennes.
La Jordanie, pays qui est le gardien des lieux saints musulmans à Jérusalem, a salué cette décision.
"Le recul des autorités israéliennes concernant (l'esplanade des Mosquées) est une étape essentielle vers l'apaisement de la situation", a déclaré dans un communiqué le ministre de l'Information et porte-parole du gouvernement Mohamed Momani.

Lieu de prière

Appel des autorités musulmanes à retourner prier dans la mosquée Al-Aqsa, sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est, après le retrait par Israël de toutes les mesures de sécurité mises en place mi-juillet aux entrées de ce site sensible. (afp)
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- Dis papy...
- oui fiston?
- où c'est qu'on va prier demain?
- à Al-Aqsa
- je préfère quand c'est à l'orangeraie
- ...!?

Al Faraby
Jeudi, 27 juillet 2017

Des ruines à la morgue, les familles à la recherche des disparus de Mossoul

Une pelleteuse de la défense civile creuse dans les décombres de maisons et d'immeubles à la recherche de corps de victimes, le 26 juillet 2017 à Mossoul (afp)

A Mossoul, les disparus sont partout, et les familles arpentent la ville à la recherche d'un signe de vie d'un proche déplacé ou arrêté ou pour retrouver une trace d'un corps familier enseveli sous les décombres.
Perché au bord d'un cratère de gravats, sous le soleil brûlant de l'été irakien, Khaled Faazili contemple le bras de la pelleteuse de la Défense civile qui dégage, trois mètres plus bas, un entrelacs de fils de fer, de blocs de béton, de morceaux de bois et de matelas.
L'odeur de putréfaction a guidé les services de recherche, l'engin a révélé des restes humains, mais Khaled redescend rapidement de sa montagne de décombres située en lisière des quartiers al-Zinjili et al-Chifah, à Mossoul-Ouest.
Ce n'est pas sa femme Sarah, 31 ans, ni sa fille Touqa, 7 ans, qu'il cherche depuis plus de deux mois. "C'est une voisine, je reconnais les vêtements", soupire ce trentenaire. "Je sais qu'elles sont là-dessous. Mon frère était avec elles quand ça a été bombardé", assure-t-il.
Dix-neuf membres de sa famille, dont son fils de 10 ans, sont morts dans une frappe aérienne le 19 mai contre ce bâtiment, sur le toit duquel des jihadistes s'étaient réfugiés. Seul son frère a survécu.
Dix-sept corps ont été retrouvés lors de premières recherches, il y a un mois. Khaled ne se fait pas d'illusion: sa femme et sa fille sont mortes. "Mais c'est important pour moi de retrouver leurs corps, ça m'apporterait une paix intérieure. Et je pourrai leur rendre visite quand je veux. Quand je vais sur la tombe de mon fils, ça m'apaise", confie-t-il, les yeux embués.
Huit mois de combats contre l'organisation Etat islamique (EI), de frappes aériennes, de tirs de mortier, de voitures piégées, ont pulvérisé la ville et les agents de la Défense civile en ont pour des mois à chercher des disparus dans les ruines de Mossoul.
Reste-t-il des centaines, des milliers de corps à exhumer ? "On ne fait pas de prévisions", affirme le major Rabie Ibrahim Hassan, de la Défense Civile: "On ne peut pas savoir parce que l'EI a déplacé les gens de maison en maison pour s'en servir de boucliers humains."
Ses hommes dégageront un crâne quelques minutes plus tard. Comme les autres restes humains, il sera acheminé vers le service de médecine légale de l'hôpital al-Salam, dans le quartier de Wadi Hajar.
Chaque jour, "pas moins de 30 à 40 corps" y arrivent, selon Dhiya al-Din Shams al-Din, l'adjoint du service. En juin, 850 dépouilles de civils y ont transité, dont 180 non identifiées.
Et "40 à 50 personnes viennent chaque jour nous demander des informations sur un proche", ajoute-t-il.
Zahraa et Hajar Nachouane sont venues se renseigner sur leur grand frère, Ahmed, dont elles sont sans nouvelles depuis le bombardement de leur maison il y a deux mois.
"On est sorti vivants mais on se sent morts", explique Zahraa, l'aînée. "On se dit toujours que même si on a perdu notre argent et nos biens, ce n'est pas grave, l'important c'est qu'il nous reste ceux qui nous sont chers. Là, on a perdu les deux."
"On a fouillé dans les décombres, on est allées aux checkpoints, au camp (de réfugiés) de Hamam al-Halil, on n'a rien trouvé", soupire Hajar, 18 ans. "Je ne sais pas si on saura un jour. Ce sera la volonté de Dieu."
Certains disparus réapparaîtront peut-être. "L'autre jour, on a retrouvé huit personnes qui ont survécu dans une cave sous les décombres durant 25 jours", raconte le major Hassan.
Il y a également les cas de personnes arrêtées et suspectées d'appartenir à l'EI. "Même si la loi irakienne les autorise à communiquer avec leurs familles, il apparaît que la loi ne s'applique pas et qu'on les en empêche durant la période d'enquête qui peut durer des mois. Ces familles n'auront pas de nouvelles avant longtemps", déplore Belkis Wille, chercheuse spécialiste de l'Irak pour l'ONG Human Rights Watch.
Selon son association, qui se base sur des vidéos et des témoignages, certains "suspects" ne font pas toujours l'objet d'enquêtes et disparaissent définitivement, exécutés sommairement par l'armée irakienne.

Jerusalem: Abbas soutient l'appel à retourner prier à la mosquée Al-Aqsa

Des Palestiniens prient devant la Porte des Lions, le 26 juillet 2017 à Jérusalem (afp)

Le président palestinien Mahmoud Abbas a soutenu jeudi les appels des autorités musulmanes à retourner prier dans la mosquée Al-Aqsa, sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est, après le retrait par Israël de toutes les mesures de sécurité mises en place mi-juillet aux entrées de ce site sensible.
"Les prières auront lieu, avec l'aide de Dieu, à l'intérieur de la mosquée Al-Aqsa", a dit Mahmoud Abbas lors d'une conférence de presse, peu de temps après l'annonce par les autorités musulmanes de la fin d'un boycott de près de deux semaines.


دعت المرجعيات الاسلامية في القدس الفلسطينيين اليوم الى اداء صلاة العصر في المسجد الاقصى للمرة الاولى منذ اسبوعين تقريبا وذلك بعد أن أزالت السلطات الاسرائيلية كل التجهيزات الامنية المستحدثة في محيط الحرم الشريف.
وصرح مسؤول في الاوقاف الاسلامية خلال مؤتمر صحافي ان "المرجعيات الاسلامية في القدس تدعو الفلسطينيين للدخول الى الاقصى لاداء صلاة العصر".

اعلن الرئيس الفلسطيني محمود عباس اليوم دعمه لدعوة المرجعيات الإسلامية في القدس للعودة إلى أداء الصلاة اليوم في المسجد الأقصى، بعد أن أزالت السلطات الاسرائيلية كل التجهيزات الامنية المستحدثة في محيط الحرم الشريف.
وقال عباس خلال اجتماع للقيادة في مقر الرئاسة بمدينة رام الله :"أصرت المرجعية الدينية على اداء الصلاة اليوم داخل الاقصى"، مشيدا "بصمود المقدسيين مسلمين ومسيحين في وجه اجراءات الاحتلال في حق المسجد الأقصى".

رحبت الحكومة الأردنية اليوم بتراجع إسرائيل عن الاجراءات الامنية التي استحدثتها في الحرم القدسي، ووصفتها بأنها "خطوة للتهدئة".
وقال وزير الدولة لشؤون الاعلام والناطق الرسمي باسم الحكومة محمد المومني، في بيان :"ان تراجع سلطات إسرائيل عن اجراءاتها المرفوضة حول المسجد الاقصى المبارك - الحرم القدسي الشريف، خطوة أساسية كان لا بد منها لتهدئة الاوضاع، بعد إزالة بوابات كشف المعادن والاجراءات الامنية المستحدثة في محيط الحرم القدسي والتي أثارت غضبا فلسطينيا وإسلاميا عارما وصدامات دامية بين محتجين فلسطينيين والقوات الإسرائيلية".

هنأ "حزب الله"، في بيان اليوم، "الشعب الفلسطيني واهل القدس على الانتصار الكبير الذي حققوه بإجبارهم العدو الصهيوني على إلغاء كل إجراءاته التعسفية التي اتخذها في محيط المسجد الأقصى المبارك والتي كانت تهدف بالظاهر إلى تقييد حركة المصلين، فيما هي في العمق تهدف إلى فرض السيطرة الصهيونية على هذا الرمز الإسلامي الكبير ورفع يد العرب والمسلمين عنه".
واضاف: "إن هذا الانتصار الحقيقي هو ثمرة ثبات الشعب الفلسطيني وصموده وتضحياته والدماء التي قدمها في سبيل الحفاظ على قدسية الأقصى وطهارته من تدنيس الصهاينة له، ما يؤكد لهذا الشعب العظيم ولأمتنا المباركة أن انتهاج درب المقاومة، ورفض الخضوع للعدو وإملاءاته، والتمرد على محاولات بعض الأنظمة فرض التدجين والخنوع على الفلسطينيين، هو السبيل الوحيد لتحقيق الانتصارات وتحرير الأرض واستعادة المقدسات".
وختم: "إن الهبة التي قام بها أبناء القدس، ومعهم الفلسطينيون في كل مكان، هي شعلة مضيئة تنير طريق أبناء أمتنا الذين ينبغي أن يكونوا خير عون لإخوانهم في أرض الرباط فلسطين، من خلال تقديم كل أشكال الدعم والتأييد والمؤازرة".

أصدرت "الحملة الاهلية لنصرة فلسطين وقضايا الامة" بيانا، رأت فيه أن "اسرى الحرية والكرامة حققوا انتصارهم قبل شهرين على آلة القمع الصهيوني عبر اضراب عن الطعام فاق الـ 60 يوما، ويحقق اليوم المقدسيون ومعهم كل الشعب الفلسطيني انتصارا تاريخيا على مشروع التهويد الصهيوني للقدس والمقدسات الاسلامية والمسيحية كما يشكل الانتصاران محطتين على طريق التحرير".
وتابع البيان: "كشف هذا الانتصار، كما انتصار الاسرى، قدرة الشعب الفلسطيني على الصمود والانتصار على رغم كل ما يحيط به من حال الانقسام الفصائلي الفلسطيني والتواطؤ الرسمي العربي، وهرولة البعض نحو التطبيع ومحاولته تغيير اولويات الصراع في المنطقة".
وأضاف: "جاءت هذه المواجهات المستمرة منذ اسبوعين في محيط الاقصى المبارك لتربك مشروعا اقليميا ودوليا اتى به (الرئيس الأميركي) ترامب الى قممه العربية والاسلامية في الرياض، وعنوانه قيام حلف عربي - اسلامي - اسرائيلي - امريكي لتصفية القضية الفلسطينية".
واكدت "المواجهات وحدة الشعب الفلسطيني بكل مناطقه واديانه وهو يضع القيادات الفلسطينية امام أمرين لا ثالث لهما: اما الرضوخ لمطالب الشعب او تراجع مكانتها وأفول دورها".
ورأى أن المواجهات "أعادت القضية الفلسطينية الى الواجهة عربيا واسلاميا ودوليا، وأفشلت كل المخططات التي ارادت عبر اشعال المنطقة واشغالها بالفتن ان تغير من طبيعة الصراع ومن اولوياته. كما كشفت قصورا وتقصيرا على مستوى الحركة الشعبية العربية، بكل قواها واحزابها..."

Antisionnisme/antisémitisme : Shlomo Sand adresse une lettre ouverte à Macron, «inculte politique»


L'historien israélien Shlomo Sand a été «agacé» par l'invitation de Benjamin Netanyahou à la commémoration de la rafle du Vel d'Hiv, mais plus encore par l'affirmation d'Emmanuel Macron selon qui l'antisionisme serait un antisémitisme réinventé.
Professeur d'histoire à l'université de Tel-Aviv, Shlomo Sand a adressé une lettre ouverte à Emmanuel Macron concernant son discours prononcé lors de la commémoration de la rafle du Vel d'Hiv le 16 juillet, à laquelle le Premier ministre israélien avait été invité par le président.
«Pour être tout à fait franc, j’ai été plutôt agacé par le fait que vous ayez invité Benjamin Netanyahou, qui est incontestablement à ranger dans la catégorie des oppresseurs, et ne saurait donc s’afficher en représentant des victimes d’hier», écrit l'historien.
Reprenant les mots d'Emmanuel Macron, selon qui «l’antisionisme est la forme réinventée de l’antisémitisme», Shlomo Sand se demande si ces propos avaient pour but de «complaire» au chef du gouvernement israélien, ou si ceux-ci relèvent «purement et simplement une marque d’inculture politique».
«L’ancien étudiant en philosophie, l’assistant de Paul Ricœur a-t-il si peu lu de livres d’histoire, au point d’ignorer que nombre de juifs, ou de descendants de filiation juive se sont toujours opposés au sionisme sans, pour autant, être antisémites ?», écrit le professeur. «Je fais ici référence à presque tous les anciens grands rabbins, mais aussi aux prises de position d’une partie du judaïsme orthodoxe contemporain», précise-t-il.
«Tout d’abord, le sionisme n’est pas le judaïsme, contre lequel il constitue même une révolte radicale», explique l'historien. Rappelant l'interdiction faite aux juifs de migrer «en masse» en Palestine avant la venue du messie juif, Shlomo Sand pointe le fait que le sionisme substitue la volonté humaine à la volonté divine.
Néanmoins, après l'holocauste, cette conception autrefois majoritaire chez les juifs religieux s'est érodée, parce qu'Israël constituerait un refuge permettant d'éviter de nouvelles tragédies.
La colonisation des territoires palestiniens a pourtant pu nourrir une opposition au sionisme jusque dans les rangs de la société israélienne, dont Shlomo Sand fait partie.
«Je ne peux pas être sioniste. Je suis un citoyen désireux que l’Etat dans lequel il vit soit une république israélienne, et non pas un Etat communautaire juif. Descendant de juifs qui ont tant souffert de discriminations, je ne veux pas vivre dans un Etat, qui, par son auto-définition, fait de moi un citoyen doté de privilèges. A votre avis, monsieur le Président : cela fait-il de moi un antisémite ?», conclu l'historien israélien.

Lettre ouverte à M. le Président de la République française (Par Shlomo Sand)

En commençant à lire votre discours sur la commémoration de la rafle du Vel’d’hiv, j’ai éprouvé de la reconnaissance envers vous. En effet, au regard d’une longue tradition de dirigeants politiques, de droite, comme de gauche, qui, au passé et au présent, se sont défaussés quant à la participation et à la responsabilité de la France dans la déportation des personnes d’origine juive vers les camps de la mort, vous avez pris une position claire et dénuée d’ambiguïté : oui la France est responsable de la déportation, oui il y a bien eu un antisémitisme, en France, avant et après la seconde guerre mondiale. Oui, il faut continuer à combattre toutes les formes de racisme. J’ai vu ces positions comme étant en continuité avec votre courageuse déclaration faite en Algérie, selon laquelle le colonialisme constitue un crime contre l’humanité.
Pour être tout à fait franc, j’ai été plutôt agacé par le fait que vous ayez invité Benjamin Netanyahou, qui est incontestablement à ranger dans la catégorie des oppresseurs, et ne saurait donc s’afficher en représentant des victimes d’hier. Certes, je connais depuis longtemps l’impossibilité de séparer la mémoire de la politique. Peut-être déployez-vous une stratégie sophistiquée, encore non révélée, visant à contribuer à la réalisation d’un compromis équitable, au Proche-Orient ?
J’ai cessé de vous comprendre lorsqu’au cours de votre discours, vous avez déclaré que :
« L’antisionisme… est la forme réinventée de l’antisémitisme ». Cette déclaration avait-elle pour but de complaire à votre invité, ou bien est-ce purement et simplement une marque d’inculture politique ? L’ancien étudiant en philosophie, l’assistant de Paul Ricœur a-t-il si peu lu de livres d’histoire, au point d’ignorer que nombre de juifs, ou de descendants de filiation juive se sont toujours opposés au sionisme sans, pour autant, être antisémites ? Je fais ici référence à presque tous les anciens grands rabbins, mais aussi, aux prises de position d’une partie du judaïsme orthodoxe contemporain. J’ai également en mémoire des personnalités telles Marek Edelman, l’un des dirigeants rescapé de l’insurrection du ghetto de Varsovie, ou encore les communistes d’origine juive, résistants du groupe Manouchian, qui ont péri. Je pense aussi à mon ami et professeur : Pierre Vidal-Naquet, et à d’autres grands historiens ou sociologues comme Eric Hobsbawm et Maxime Rodinson dont les écrits et le souvenir me sont chers, ou encore à Edgar Morin. Enfin, je me demande si, sincèrement, vous attendez des Palestiniens qu’ils ne soient pas antisionistes !
Je suppose, toutefois, que vous n’appréciez pas particulièrement les gens de gauche, ni, peut-être, les Palestiniens ; aussi, sachant que vous avez travaillé à la banque Rothschild, je livre ici une citation de Nathan Rothschild, président de l’union des synagogues en Grande-Bretagne, et premier juif à avoir été nommé Lord au Royaume Uni, dont il devint également la gouverneur de la banque. Dans une lettre adressée, en 1903, à Théodore Herzl, le talentueux banquier écrit : « Je vous le dis en toute franchise : je tremble à l’idée de la fondation d’une colonie juive au plein sens du terme. Une telle colonie deviendrait un ghetto, avec tous les préjugés d’un ghetto. Un petit, tout petit, Etat juif, dévot et non libéral, qui rejettera le Chrétien et l’étranger. » Rothschild s’est, peut-être, trompé dans sa prophétie, mais une chose est sûre, cependant : il n’était pas antisémite !
Il y a eu, et il y a, bien sûr, des antisionistes qui sont aussi des antisémites, mais je suis également certain que l’on trouve des antisémites parmi les thuriféraires du sionisme. Je puis aussi vous assurer que nombre de sionistes sont des racistes dont la structure mentale ne diffère pas de celle de parfaits judéophobes : ils recherchent sans relâche un ADN juif (ce, jusqu’à l’université où j’enseigne).
Pour clarifier ce qu’est un point de vue antisioniste, il importe, cependant, de commencer par convenir de la définition, ou, à tout le moins, d’une série de caractéristiques du concept : « sionisme » ; ce à quoi, je vais m’employer le plus brièvement possible.
Tout d’abord, le sionisme n’est pas le judaïsme, contre lequel il constitue même une révolte radicale. Tout au long des siècles, les juifs pieux ont nourri une profonde ferveur envers leur terre sainte, plus particulièrement pour Jérusalem, mais ils s’en sont tenus au précepte talmudique qui leur intimait de ne pas y émigrer collectivement, avant la venue du Messie. En effet, la terre n’appartient pas aux juifs mais à Dieu. Dieu a donné et Dieu a repris, et lorsqu’il le voudra, il enverra le Messie pour restituer. Quand le sionisme est apparu, il a enlevé de son siège le « Tout Puissant », pour lui substituer le sujet humain actif.
Chacun de nous peut se prononcer sur le point de savoir si le projet de créer un Etat juif exclusif sur un morceau de territoire ultra-majoritairement peuplé d’Arabes, est une idée morale. En 1917, la Palestine comptait 700.000 musulmans et chrétiens arabes et environ 60.000 juifs dont la moitié étaient opposés au sionisme. Jusqu’alors, les masses du peuple yiddish, voulant fuir les pogroms de l’empire Russe, avaient préféré émigrer vers le continent américain, que deux millions atteignirent effectivement, échappant ainsi aux persécutions nazies (et à celles du régime de Vichy).
En 1948, il y avait en Palestine : 650 000 juifs et 1,3 million de musulmans et chrétiens arabes dont 700.000 devinrent des réfugiés : c’est sur ces bases démographiques qu’est né l’Etat d’Israël. Malgré cela, et dans le contexte de l’extermination des juifs d’Europe, nombre d’antisionistes sont parvenus à la conclusion que si l’on ne veut pas créer de nouvelles tragédies, il convient de considérer l’Etat d’Israël comme un fait accompli irréversible. Un enfant né d’un viol a bien le droit de vivre, mais que se passe-t-il si cet enfant marche sur les traces de son père ?
Et vint l’année 1967 : depuis lors Israël règne sur 5,5 millions de Palestiniens, privés de droits civiques, politiques et sociaux. Ils sont assujettis par Israël à un contrôle militaire : pour une partie d’entre eux, dans une sorte de « réserve d’Indiens » en Cisjordanie, tandis que d’autres sont enfermés dans un « réserve de barbelés » à Gaza (70% de ceux-ci sont des réfugiés ou des descendants de réfugiés). Israël, qui ne cesse de proclamer son désir de paix, considère les territoires conquis en 1967 comme faisant intégralement partie de « la terre d’Israël », et s’y comporte selon son bon vouloir : jusqu’à présent, 600 000 colons israéliens juifs y ont été installés….et cela n’est pas terminé !
Est-cela le sionisme d’aujourd’hui ? Non ! Répondront mes amis de la gauche sioniste qui ne cesse de se rétrécir, et ils diront qu’il faut mettre fin à la dynamique de la colonisation sioniste, qu’un petit Etat palestinien étroit doit être constitué à côté de l’Etat d’Israël, que l’objectif du sionisme était de fonder un Etat où les juifs exerceront la souveraineté sur eux-mêmes, et non pas de conquérir dans sa totalité « l’antique patrie ». Et le plus dangereux dans tout cela, à leurs yeux : l’annexion des territoires occupé constitue une menace pour Israël en tant qu’Etat juif.
Voici précisément le moment de vous expliquer pourquoi je vous écris, et pourquoi, je me définis comme non-sioniste, ou antisioniste, sans pour autant devenir antijuif. Votre parti politique inscrit, dans son intitulé : « La République », c’est pourquoi je présume que vous êtes un fervent républicain. Et dussé-je vous étonner : c’est aussi mon cas. Donc, étant démocrate et républicain, je ne puis, comme le font sans exception tous les sionistes, de droite comme de gauche, soutenir un Etat juif. Le Ministère de l’Intérieur israélien recense 75% de ses citoyens comme juifs, 21% comme musulmans et chrétiens arabes et 4% comme « autres » (sic). Or, selon l’esprit de ses lois, Israël n’appartient pas à l’ensemble des Israéliens, mais aux juifs du monde entier qui n’ont pas l’intention de venir y vivre. Ainsi, par exemple, Israël appartient beaucoup plus à Bernard Henry-Lévy et à Alain Finkielkraut qu’à mes étudiants palestino-israéliens qui s’expriment en hébreu, parfois mieux que moi-même ! Israël espère aussi qu’un jour viendra où tous les gens du CRIF, et leurs « supporters » y émigreront ! Je connais même des français antisémites que cette perspective enchante ! En revanche, on a pu entendre deux ministres israéliens, proches de Benjamin Nétanyahou, émettre l’idée selon laquelle il faut encourager le « transfert » des Israéliens arabes, sans que personne n’ait émis la demande qu’ils démissionnent de leurs fonctions.
Voilà pourquoi, Monsieur le Président, je ne peux pas être sioniste. Je suis un citoyen désireux que l’Etat dans lequel il vit soit une République israélienne, et non pas un Etat communautaire juif. Descendant de juifs qui ont tant souffert de discriminations, je ne veux pas vivre dans un Etat, qui, par son autodéfinition, fait de moi un citoyen doté de privilèges. A votre avis, Monsieur le Président : cela fait-il de moi un antisémite ?

Shlomo Sand, historien israélien
(Traduit de l’hébreu par Michel Bilis)

La coalition arabe accusée de la mort de 42 réfugiés au large du Yémen

Le raid contre un bateau de réfugiés qui a fait 42 morts au large du Yémen au mois de mars a certainement été mené par la coalition arabe dirigée par l'Arabie saoudite, selon un rapport confidentiel des Nations unies consulté par l'AFP mercredi (afp)

Le raid contre un bateau de réfugiés qui a fait 42 morts au large du Yémen au mois de mars a certainement été mené par la coalition arabe dirigée par l'Arabie saoudite, selon un rapport confidentiel des Nations unies consulté par l'AFP mercredi.
Un hélicoptère avait ouvert le feu sur cette embarcation contenant 140 personnes, faisant ainsi 42 morts et 34 blessés, dans ce qui constitue une violation du droit international humanitaire, selon le rapport.
"Cette embarcation civile a été sûrement attaquée par un hélicoptère armé utilisant des munitions de calibre 7,62mm", explique le rapport, présenté par des experts des Nations unies au Conseil de sécurité cette semaine.
"La coalition arabe menée par l'Arabie saoudite est la seule puissance impliquée dans ce conflit qui a la possibilité de déployer des hélicoptères de combat dans cette zone", détaille le document.
L'hélicoptère opérait sûrement à partir d'un navire.
Les forces de la coalition arabe, soutien du gouvernement yéménite, nient cependant que leurs troupes aient été présentes dans la région de Hodeïda, où l'embarcation a été attaquée.
"La coalition n'a pas ouvert le feu dans cette zone", a déclaré à l'AFP son porte-parole, le général Ahmed Assiri.
Deux autres attaques menées par des hélicoptères ou des navires de guerre contre des bateaux de pêche les 15 et 16 mars ont également fait 11 morts et 8 blessés, précise le rapport.
La guerre au Yémen oppose des forces progouvernementales, soutenues par l'Arabie saoudite, aux rebelles Houthis, soutenus par l'Iran et alliés à des unités de l'armée restées fidèles à l'ex-président Ali Abdallah Saleh.
Les civils constituent plus de la moitié des 8.000 morts du conflit depuis l'intervention arabe, selon l'ONU.
Le Yémen connaît également une crise humanitaire extrême: plus de 60% de la population est menacée par la famine, alors que le pays est touché par une épidémie de choléra qui a fait près de 1.900 décès et quelque 400.000 cas suspects.

Plein sud...

(Photo: Al Faraby)
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mercredi 26 juillet 2017

Terrorisme: la justice européenne maintient le Hamas palestinien sur la liste de l'UE

 Des membres des brigades Ezzedine al-Qassam, le bras armé du Hamas, défilent à Gaza le 25 juillet 2017 (afp)

La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE)a décidé mercredi de maintenir le mouvement islamiste palestinien Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, sur la liste des organisations terroristes de l'UE.
Dans un arrêt très attendu, la Cour de justice a jugé que le Tribunal de première instance de l'UE "n'aurait pas dû annuler le maintien du Hamas sur la liste européenne des organisations terroristes", selon un communiqué.
Le 17 décembre 2014, à la surprise générale, le Tribunal de l'UE avait annulé - pour vice de procédure - l'inscription du Hamas sur la liste terroriste de l'Union européenne.
Mais la Cour a jugé que le Tribunal avait "ainsi commis une erreur de droit", et lui renvoie l’affaire.
En septembre 2016, l'avocat général de la CJUE avait pourtant estimé que le Hamas ne devrait pas - toujours pour des raisons légales - être maintenu sur la liste noire de l'UE. Il est rare que les "opinions" de l'avocat général ne soient pas suivies par la Cour de justice.
L'arrêt du Tribunal de 2014 avait été condamné avec virulence par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, tandis que le Hamas s'en félicitait, espérant en tirer profit sur la scène internationale.
Dans un communiqué publié mercredi à Bruxelles, le Congrès juif européen (CJE) a salué "un important message politique dans le combat contre le terrorisme international".
Le Mouvement de la Résistance islamique (dont l'acronyme en arabe est "Hamas") est inscrit sur la liste noire de l'UE depuis décembre 2001, après les attentats du 11 septembre aux Etats-Unis.
Le Hamas, qui contrôle sans partage depuis 2007 l'enclave de Gaza sous blocus israélien, est également considéré comme une entité terroriste par Israël et les Etats-Unis.
Depuis 2008, trois guerres meurtrières ont opposé sa branche militaire - la Brigade Ezzedine Al-Qassam - et ses alliés locaux à l'armée israélienne. La dernière confrontation, pendant l'été 2014, a fait plus de 2.200 morts du côté palestinien, en majorité des civils selon l'ONU, et 73 du côté israélien.
En mai, pour la première fois de son histoire, le Hamas a présenté de nouvelles orientations politiques dans l'espoir de revenir dans le jeu diplomatique international, notamment en Europe.
En revanche, la Cour a confirmé l’annulation du maintien sur la liste des Tigres de libération de l’Eelam tamoul (LTTE), organisation séparatiste tamoule au Sri Lanka.
Dans un arrêt rendu le 16 octobre 2014, le Tribunal de l'UE avait décidé de soustraire les Tigres tamouls de la liste de l'UE également pour vice de forme.
Vaincus par Colombo, les Tigres ont déposé les armes en mai 2009 après une guerre féroce entre la minorité tamoule et la majorité cinghalaise qui a duré près de 40 ans et fait des dizaines de milliers de morts.
En janvier 2015, le Conseil de l'UE, qui représente les Etats membres, avait saisi la CJUE, la juridiction suprême de l'UE basée à Luxembourg, d’un pourvoi suspensif pour obtenir l’annulation des deux arrêts.
"Par ses arrêts de ce jour, la Cour réaffirme sa jurisprudence selon laquelle le Conseil (européen) peut maintenir une personne ou une entité sur la liste s’il conclut à la persistance du risque de l’implication de celle-ci dans des activités terroristes ayant justifié son inscription initiale", explique-t-elle dans son communiqué.
En 2014, le Tribunal de l'UE avait considéré que l'Union ne disposait pas d'une base juridique "suffisante" pour justifier le maintien du Hamas et des Tigres tamouls sur sa liste.
Il avait argué que les "mesures restrictives" prises à l'encontre des deux organisations étaient fondées "non pas sur des actes examinés et confirmés par des décisions prises par des autorités compétentes (...), mais sur de simples imputations factuelles que le Conseil (de l'UE) avait tirées lui-même de la presse et d’Internet".
Ces jugements n'avaient toutefois pas entraîné le retrait des deux organisations de la liste noire, ni le dégel de leurs avoirs détenus dans l'UE.
"L’arrêt du Tribunal étant annulé, les actes du Conseil (européen) maintenant le gel de fonds du Hamas restent pour l’instant en vigueur", note la Cour mercredi.

Jérusalem: situation tendue autour de l'esplanade des Mosquées

Des musulmans palestiniens prient dans la Vieille ville de Jérusalem, à l'extérieur de l'esplanade des Mosquées, le 25 juillet 2017 (afp)

La situation restait tendue mercredi entre Israéliens et Palestiniens autour de l'esplanade des Mosquées à Jérusalem malgré le retrait de détecteurs de métaux controversés, suscitant la crainte d'une éruption de violence lors de la grande prière du vendredi.
Des échauffourées entre manifestants palestiniens et forces de l'ordre israéliennes ont éclaté tard mardi soir aux abords de la Vieille ville de Jérusalem où est située l'esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l'islam. Ces heurts ont fait 13 blessés palestiniens, selon le Croissant-Rouge palestinien.
Mercredi matin, la Vieille ville était calme mais les fidèles musulmans refusaient toujours d'entrer sur l'esplanade et priaient dans les rues adjacentes comme ils le font depuis plus une dizaine de jours, a constaté un journaliste de l'AFP.
Les tensions étaient montées brusquement autour de ce site religieux situé à Jérusalem-Est, partie palestinienne de la ville occupée par Israël, après l'installation le 16 juillet par l'Etat hébreu de détecteurs de métaux aux entrées de l'esplanade.
Les musulmans palestiniens y avaient vu une tentative d'Israël d'augmenter son contrôle sur ce site, administré par la Jordanie.
Les autorités israéliennes avaient elles justifié ce dispositif par le fait que les assaillants qui avaient tué deux policiers israéliens le 14 juillet avaient dissimulé des armes sur ce site et en étaient sortis pour mener leur attentat.
Cinq Palestiniens ont trouvé la mort la semaine dernière au cours des affrontements qui ont éclaté après l'installation des détecteurs. Trois Israéliens ont également été tués pendant la même période par un Palestinien dans une colonie israélienne en Cisjordanie occupée.
Après d'intenses pressions de la communauté internationale qui craignait une contagion de la violence, Israël a finalement accepté de retirer les détecteurs de métaux mardi.
Mais le gouvernement a indiqué qu'il les remplacerait "par une inspection de sécurité basée sur des technologies avancées et sur d'autres moyens" au grand dam des autorités musulmanes qui ont maintenu la consigne de boycott du site.
"Nous rejetons les détecteurs de métaux, nous rejetons les caméras" (de surveillance), a déclaré à l'AFP Oum Maath, une Arabe israélienne venue de la ville de Nazareth, dans le nord d'Israël, pour prier aux abord de l'esplanade. "Tout doit être comme avant le 14 juillet", a-t-elle ajouté.
Elle a précisé qu'une cinquantaine de femmes de la ville et de ses environs venaient tous les jours à Jérusalem dans des autobus spécialement affrétés pour prier aux alentours de l'esplanade.
Selon le quotidien israélien Haaretz, citant des sources de police, le gouvernement israélien veut mettre en place un réseau de caméras de surveillance sophistiquées, reposant sur une technologie de reconnaissance biométrique.
Pour identifier d'éventuels suspects, le système utiliserait une base de données de photos qui pourraient provenir de la police, du Shin Bet, le service de sécurité intérieure et de ministères, précise le journal.
Les autorités musulmanes et le président palestinien Mahmoud Abbas ont indiqué mardi qu'ils n'accepteraient aucune mesure alternative aux détecteurs de métaux et ont exigé un retour pur et simple à la situation d'avant le 14 juillet.
"Tant que toutes les mesures (de sécurité) ne reviennent pas à ce qu'elles étaient avant le 14 juillet, il n'y aura pas de changement" au gel de la coopération avec Israël, a déclaré mardi soir le président palestinien.
Une porte-parole de la police israélienne a affirmé mardi que "cette dernière n'utilise aucun type de caméra portant atteinte à la vie privée et n'a aucune intention de le faire dans le futur".
La Maison Blanche a salué mercredi la décision de retirer les détecteurs de métaux, louant "les efforts d'Israël pour assurer la sécurité tout en réduisant les tensions dans la région".
Les entrées de l'esplanade où se trouvent la mosquée Al-Aqsa et le dôme du Rocher sont contrôlées par Israël, qui l'appelle Mont du Temple, le lieu le plus saint du judaïsme, mais elle est gérée par la Jordanie. Les musulmans peuvent y aller à toute heure. Les juifs ne peuvent y pénétrer qu'à certaines heures et n'ont pas le droit d'y prier.
Les autorités israéliennes assurent qu'elles n'ont pas l'intention de modifier ces règles tacites.
Le nouvel accès de fièvre autour de l'esplanade des Mosquées fait craindre une reprise de la vague de violences qui secoue Israël et les Territoires palestiniens depuis octobre 2015 et qui a coûté la vie à 289 Palestiniens, 47 Israéliens, deux Américains, deux Jordaniens, un Erythréen, un Soudanais et une Britannique, selon un décompte de l'AFP.
Cette vague de violences avait éclaté après plusieurs jours d'affrontements en septembre 2015 autour de l'esplanade des Mosquées.

Fuir Raqa avec des passeurs sans scrupules

Attaque aérienne sur Raqa sous contrôle de l'Etat islamique le 15 juillet 2017 (afp)

Pour fuir Raqa, bastion du groupe Etat islamique (EI) en Syrie, les civils paient des passeurs qui les mènent souvent dans des situations très périlleuses plutôt qu'en lieu sûr.
Des dizaines de milliers de personnes ont fui la ville de Raqa et sa province depuis que des forces kurdes et arabes syriennes soutenues par les Etats-Unis ont lancé l'an dernier une vaste offensive pour s'emparer de la "capitale" de l'EI.
Mais le voyage est risqué, les jihadistes menaçant de passer par les armes quiconque veut fuir leur emprise.
Dans le camp d'Aïn Issa (nord), où des milliers de déplacés de Raqa ont trouvé refuge, nombre de civils disent avoir vécu de terribles expériences à cause de passeurs sans scrupules.
Ces trafiquants "ne donnent pas leur nom, ils utilisent des pseudonymes, le nôtre s’appelait +La Baleine+", explique à l'AFP Ali, 25 ans, qui a fui le village de Qahtaniya, à six kilomètres au nord-ouest de Raqa.
"Je lui ai versé 222.000 livres syriennes (360 euros)", dit Ali, somme correspondant à son voyage et celui de huit membres de sa famille, dont un enfant de cinq ans.
Une nuit, ils ont quitté leur village dans la voiture d'Ali et retrouvé le passeur à un point de rendez-vous où attendaient d'autres civils.
Le groupe s'est mis en route. +La Baleine+ est ensuite passée devant et a fait signe de s'arrêter.
"Il nous a dit que l'endroit était sûr, et là on a été la cible d'une fusillade de Daech", explique Ali en utilisant l'acronyme en arabe de l'EI.
En appuyant sur l'accélérateur, il a finalement pu rallier un point de contrôle des Forces démocratiques syriennes (FDS), qui mènent l'offensive anti-EI à Raqa. Mais une femme du convoi a été blessée.
"On ne sait pas ce qu'elle est devenue", raconte Ali. "Le sang de ceux qui sont morts en fuyant est sur les mains des passeurs".
Les FDS sont entrées dans Raqa en juin et ont libéré plus de 40% de la ville. Les Nations unies estiment qu'il reste encore entre 20.000 et 50.000 civils piégés.
Selon l'ONU, les civils paient entre 75.000 et 150.000 livres syriennes (130 à 260 euros) par personne pour fuir Raqa.
Quand Ahmed al-Hussein, 35 ans, a décidé de partir, il a versé 70.000 livres syriennes à un passeur et s'est engagé à lui donner sa moto, d'une valeur d'environ 30.000 livres syriennes, une fois arrivé à bon port.
"On était un groupe de 250 personnes, on a mis 15 heures pour atteindre le check-point du secteur d'Al-Mazeila, à 23 km au nord-ouest de Raqa, au lever du soleil", explique-t-il à l'AFP.
"Dès notre arrivée, les jihadistes ont lancé une attaque et on s'est retrouvé pris entre deux feux. Les passeurs, eux, se sont volatilisés".
Les jihadistes l'ont capturé, ainsi que d'autres civils, et les ont amenés dans le village d'Al-Salihiya, où ils les ont battus et leur ont volé leur argent et leurs pièces d'identités. Ils les ont interrogé pour savoir qui étaient les passeurs.
"Impossible de leur dire, on n'avait aucune idée. Ils auraient très bien pu eux-mêmes être des membres de Daech", dit Ahmed.
Il a finalement été relâché et amené vers un autre village tenu par l'EI, jusqu'à ce que les FDS prennent cette localité.
Pendant tout ce périple, il est parvenu à garder sa moto avec lui. Il la garde à l'intérieur de sa tente à Aïn Issa.
Tous les déplacés interrogés par l'AFP au sujet de leur fuite ont refusé de témoigner face caméra, autant par peur des passeurs que des jihadistes.
Dans le camp, Abou Ahmed, 38 ans, répare des pneus et des pièces de moto pour se faire un peu d'argent.
Lui s'est débrouillé seul pour fuir le quartier Daraiya de Raqa il y a trois mois.
"Je suis parti avec ma famille avant que les FDS arrivent, on est resté dans une ferme des environs pendant environ un mois, jusqu'à ce que des combattants de l'EI arrivent et brûlent nos tentes", raconte-t-il.
La famille a réussi à s'échapper et a pris la direction du désert en espérant tomber sur un point de contrôle des FDS.
"Mais on a été intercepté par des passeurs qui nous ont demandé 50.000 livres syriennes pour nous aider, ils disaient que la route était longue et dangereuse", dit Abou Ahmed.
Alors qu'ils discutaient avec les passeurs, un berger s'est approché.
"Ne leur donne pas ton argent", lui a dit le berger. "Le check-point n'est à même pas 500 mètres d'ici et la route est sûre".

Une fiche pour la revue de la semaine

(Photo correspondant d'Assawra)
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- Mardi 25 juillet, des colons protégés par des soldats ont occupé la maison d'une famille Palestinienne dans le vieux Hébron
- eeuuhh...
- quoi?
- que puis-je faire pour aider?
- informer l'opinion publique de ton pays... nous, sur le terrain, on organise la riposte
- je vais essayer d'en parler dans ma prochaine revue de la semaine... pas certain que j'y arrive car je suis très pris par un débat sur la moralisation du politique et puis il y a tous ces feux dans le sud de la France au moment où de nombreux électeurs sont en vacances... le mieux est que tu me prépares une fiche
- aucun problème
- oui mais succincte
- ...!?

Al Faraby
Mercredi, 26 juillet 2017

Hébron compte plus de 200 000 Palestiniens pour 500 à 850 colons concentrés dans et autour du vieux quartier et dont la présence est illégale au yeux de la loi internationale bien qu'Israël nie ce fait et qu'un protocole, le Protocole d'Hébron à ce sujet ait été signé en 1997 entre Israéliens et Palestiniens.
Dans le contexte du conflit israélo-palestinien la ville d'Hébron est le théâtre de tensions religieuses et politiques qui ont fait de nombreux morts.
Dans le cadre du Protocole d'Hébron de 1997, la ville a été scindée en 2 zones. L'armée israélienne y a déployé une brigade d'élite (la brigade Kfir) dont un bataillon (environ 1 000 hommes) stationne à Hébron afin d'assurer la sécurité des colons. La communauté internationale y a déployé des observateurs dont la mission est de surveiller et de rapporter les incidents et dans ce contexte « maintenir une vie normale dans la ville d'Hébron et en conséquence créer un sentiment de sécurité parmi les Palestiniens d'Hébron ».

Plein sud...

(Photo: Al Faraby)
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Détail...

Du musée Picasso à Paris...
(Photo : Al Faraby)
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Ressources de la planète: l'humanité vivra à crédit à partir du 2 août

"Pour subvenir à nos besoins, nous avons aujourd'hui besoin de l’équivalent de 1,7 planète"
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L'humanité aura consommé le 2 août la totalité des ressources que la planète peut renouveler en un an et vivra donc "à crédit" jusqu'au 31 décembre, a calculé l'ONG Global Footprint Network, relevant que ce moment survient de plus en plus tôt chaque année.
Le mercredi 2 août marque pour la Terre le "jour du dépassement" ("overshoot day" en anglais): "à partir de cette date, l’humanité aura consommé l’ensemble des ressources que la planète peut renouveler en une année", écrivent Global Footprint et le WWF dans un communiqué commun.
Pour ses calculs, Global Footprint prend notamment en compte l'empreinte carbone, les ressources consommées pour la pêche, l'élevage, les cultures, la construction et l'utilisation d'eau.
En 2016, le "jour du dépassement" était intervenu le 3 août. Même si le rythme de progression s'est un peu ralenti depuis six ans, cette date symbolique "continue inexorablement d’avancer: cette journée est passée de fin septembre en 1997 au 2 août cette année", relèvent les ONG.
"Pour subvenir à nos besoins, nous avons aujourd'hui besoin de l’équivalent de 1,7 planète", précisent-elles.
"Le coût de cette surconsommation est déjà visible: pénuries en eau, désertification, érosion des sols, chute de la productivité agricole et des stocks de poissons, déforestation, disparition des espèces. Vivre à crédit ne peut être que provisoire parce que la nature n'est pas un gisement dans lequel nous pouvons puiser indéfiniment", soulignent le WWF et Global Footprint.
Les émissions de gaz à effet de serre "représentent à elles seules 60% de notre empreinte écologique mondiale", rappellent-elles.
Selon les deux organisations, "des signes encourageants" indiquent cependant qu’"il est possible d'inverser la tendance".
Malgré la croissance de l'économie mondiale, "les émissions de CO2 liées à l'énergie n'ont pas augmenté en 2016 pour la troisième année consécutive", relèvent-elles. Selon elles, "cela peut s'expliquer en partie par le développement important des énergies renouvelables dans l'électricité".
La communauté internationale s'est engagée à la Conférence de Paris sur le climat, en décembre 2015, à réduire les émissions de gaz à effet de serre afin de juguler le réchauffement climatique.
Prenant en compte les dernières données scientifiques, Global Footprint recalcule chaque année la date du "jour du dépassement" pour les années passées depuis que ce "déficit écologique" a commencé à se creuser au début des années 1970. Elle avait ainsi annoncé l'année dernière que ce jour surviendrait le 8 août 2016, mais a depuis corrigé cette date en 3 août 2016.

mardi 25 juillet 2017

Crise du Golfe : aucun "compromis" tant que le Qatar ne renonce pas au "terrorisme", selon Le Caire

Le ministre égyptien des Affaires étrangères Sameh Choukry à l'issue d'une réunion UE-Egypte à Bruxelles, le 25 juillet 2017 (afp)

L'Egypte a averti mardi l'Union européenne que la crise du Golfe ne serait pas réglée tant que le Qatar ne renoncerait pas au terrorisme.
"Ce n'est pas une question de compromis. Nous ne pouvons pas faire de compromis avec une quelconque forme de terrorisme. Nous ne pouvons pas nous engager dans la moindre forme de négociations", a déclaré le ministre égyptien des Affaires étrangères Sameh Choukri à l'issue d'une réunion UE-Egypte à Bruxelles.
"Ce n'est qu'une fois que les mesures nécessaires auront été prises par le Qatar, qu'il acceptera vraiment d'être un partenaire dans la lutte contre le terrorisme, que la crise sera réglée", a insisté M. Choukri.
Le diplomate égyptien a accusé Doha d'"héberger des éléments associés à des idéologies radicales et terroristes, et d'avoir utilisé ses organisations médiatiques pour promouvoir, justifier et glorifier des activités terroristes", en référence à la chaîne de télévision qatarienne Al-Jazira.
L'Egypte accuse depuis longtemps Al-Jazira de soutenir les Frères musulmans, mouvement interdit par les autorités du Caire, qui l'accusent de violences commises après son éviction du pouvoir en 2013.
Début juin, l'Egypte, l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et Bahreïn ont rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar, accusant l'émirat de soutenir des groupes islamistes radicaux et de ne pas prendre assez de distance avec l'Iran, puissance régionale chiite, rivale de l'Arabie saoudite.
Les Etats-Unis s'efforcent de jouer les bons offices pour résoudre cette crise sans précédent entre le Qatar et ses voisins arabes qui l'accusent de soutenir le "terrorisme", mais jusqu'à présent sans succès apparemment.
De son côté, la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, qui s'est rendue dimanche au Koweït - dont l'émir cheikh Sabah al-Ahmad Al-Sabah est impliqué dans une mission de médiation - a réitéré son appel à des pourparlers entre le Qatar et ses voisins, soulignant néanmoins que l'UE partageait avec l'Egypte sa "détermination à combattre le terrorisme".
Dimanche, dans un communiqué, Mme Mogherini avait exhorté "toutes les parties à engager des négociations afin de s'entendre sur des principes clairs et une feuille de route en vue d'une solution rapide de la crise", proposant l'aide de l'UE pour soutenir ce processus.

Jérusalem: les autorités religieuses maintiennent le boycott de l'esplanade des Mosquées

Des soldats de la force d'occupation observent des Palestiniens prier à l'extérieur de l'esplanade des Mosquées à Jérusalem, le 24 juillet 2017 (afp)
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Les autorités musulmanes à Jérusalem ont demandé aux fidèles de continuer à boycotter l'esplanade des Mosquées malgré la décision d'Israël de retirer des détecteurs de métaux controversés installés à l'entrée du troisième lieu saint de l'islam.
"Pas d'entrée dans la mosquée Al-Aqsa sur l'Esplanade jusqu'à ce qu'un comité technique du Waqf (organisme gérant les biens musulmans à Jérusalem-Est) fasse une évaluation de la situation et que la situation revienne à ce qu'elle était avant le 14 juillet", date d'une attaque contre des policiers israéliens qui avait conduit l'Etat hébreu à installer de nouveaux dispositifs de sécurité dont les détecteurs de métaux.

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Jordanie: "entente" avec Israël sur l'esplanade des Mosquées
La Jordanie, gardien des lieux saints musulmans à Jérusalem, est parvenue à une "entente" avec Israël sur un règlement de la crise de l'esplanade des Mosquées avant d'autoriser le retour en Israël d'un diplomate accusé d'avoir tué deux Jordaniens, a indiqué une source gouvernementale.
Les deux pays sont liés par un traité de paix signé en 1994.
"Amman a autorisé le diplomate israélien à quitter le pays après l'avoir entendu sur l'incident qui a eu lieu à l'ambassade d'Israël à Amman dimanche, et après être parvenu à +une entente+ avec son gouvernement à propos d'Al-Aqsa", sur l'esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l'islam situé dans la partie palestinienne occupée de Jérusalem, a indiqué cette source à l'AFP.
L'affaire (de l'incident à l'ambassade) "est à présent dans les mains de la justice", a-t-elle ajouté sous le couvert de l'anonymat.
La source gouvernementale a ajouté que "l'entente" à laquelle les autorités jordaniennes sont parvenues "avec le gouvernement israélien concerne la situation à Jérusalem et la mosquée d'Al-Aqsa", sans vouloir donner plus de précisions.
Le roi de Jordanie avait pressé lundi soir le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, lors d'un entretien téléphonique, de mettre un terme à toutes les mesures de sécurité prises récemment sur l'esplanade des Mosquées.
Selon un communiqué officiel, Abdallah II a souligné "la nécessité de trouver un règlement rapide et d'éliminer les causes de la crise autour du Noble sanctuaire (esplanade des Mosquées), pour garantir un retour à la situation prévalant avant son déclenchement, et d'ouvrir complètement la mosquée d'Al-Aqsa".
Il a également souligné durant l'entretien "la nécessité d'annuler les mesures prises (...) et l'importance de parvenir à un accord sur les mesures (de sécurité) pour éviter que se répètent ces tensions à l'avenir".
La Sûreté générale jordanienne avait annoncé tard lundi soir avoir "conclu son enquête sur l'affaire de l'ambassade israélienne" et déféré l'affaire au Parquet.
Les autorités jordaniennes avaient demandé à Israël de pouvoir interroger un diplomate de leur ambassade à Amman, après l'incident dans cette représentation diplomatique.
Selon la Sûreté générale jordanienne, une dispute entre un travailleur Jordanien de 17 ans venu installer comme convenu une chambre à coucher chez le diplomate a dégénéré.
Le jeune homme a attaqué et blessé l'employé de l'ambassade, qui a riposté en tirant sur lui. Les coups de feu ont également touché le propriétaire de l'immeuble qui se trouvait à ses côtés. Les deux ont peu après succombé à leurs blessures, selon la Sûreté générale.