La phrase

"Extirper le sionisme de Palestine" (Al Faraby)


vendredi 31 mars 2017

Israël déclenche les critiques en approuvant la 1ère colonie depuis 1991

Des Palestiniens manifestent contre la création de colonies par Israël, le 31 mars 2017 près de Ramallah en Cisjordanie (Afp)

Israël a déclenché de vives critiques des Palestiniens et de la communauté internationale en approuvant jeudi soir la création d'une colonie en plein cœur de la Cisjordanie occupée, la première établie par un gouvernement israélien depuis plus 25 ans.
Le cabinet israélien est aussi passé outre aux appels récents de l'administration Trump à la retenue dans la colonisation.
Il s'agit de la première annonce par un gouvernement israélien d'une nouvelle colonie depuis 1991, a déploré la Paix maintenant, ONG israélienne opposée à la colonisation.
Cette colonie, surnommée Geulat Tzion, doit permettre de reloger une quarantaine de familles de la colonie d'Amona, démolie en février sur décision de la justice israélienne.
Amona a été à l'origine pendant des mois d'un psychodrame politique et humain. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, soumis à la pression du lobby des colons, avait redit jeudi, avant la réunion ministérielle, qu'il tiendrait la promesse de construire une nouvelle colonie pour ces quelque 200 à 300 Israéliens, malgré l'absence de précédent depuis un quart de siècle.
Le numéro deux de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), Saëb Erakat, a accusé Israël de continuer "à détruire les perspectives de paix" en poursuivant "le vol de terres et de ressources naturelles". Hanane Achraoui, autre dirigeante de l'OLP, a dénoncé la persistance israélienne dans la politique "de colonialisme, d'apartheid et de nettoyage ethnique".
Israël est plus intéressé par les gages à donner aux colons que par la recherche de la paix, a-t-elle dit. "M. Netanyahu est l'otage des colons et place sa survie politique au-dessus des intérêts de l'Etat d'Israël", a abondé la Paix maintenant.
Le gouvernement de M. Netanyahu, considéré comme le plus à droite de l'histoire d'Israël, fait la part belle aux défenseurs de la colonisation. Son ministre de l'Agriculture Uri Ariel a salué la décision du cabinet, tout comme Yesha, principale organisation représentant les colons de Cisjordanie.
Yesha a prévenu qu'il veillerait "très étroitement" à ce que le projet se concrétise.
Environ 400.000 colons israéliens mènent une coexistence souvent conflictuelle avec 2,6 millions de Palestiniens en Cisjordanie, territoire censé entrer dans la formation d'un futur Etat palestinien qui se fait toujours attendre.
La colonisation est illégale au regard du droit international. "Alarmé", le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a répété que pour les Nations unies la colonisation constituait un "obstacle à la paix" entre Israéliens et Palestiniens. Il a condamné "toutes les actions unilatérales" qui "minent la solution à deux Etats", c'est-à-dire la création d'un Etat palestinien coexistant avec Israël, référence de la communauté internationale pour résoudre l'un des plus vieux conflits de la planète.
Paris a également dénoncé un "développement extrêmement préoccupant" qui "risque d'aggraver les tensions sur le terrain".
La nouvelle colonie sera construite dans le secteur de Shilo, une colonie existante située près de l'ancien site d'Amona.
La localisation est d'autant plus problématique qu'elle se situe en plein territoire palestinien, continuant avec d'autres implantations à fragmenter le territoire et à compromettre la viabilité d'un futur Etat palestinien, a noté la Paix maintenant.
Le gouvernement israélien a également approuvé la mise en vente de 2.000 logements dans des colonies de Cisjordanie, sur les 5.700 dont la construction avait été approuvée il y a deux mois.
Il a en outre évoqué l'appropriation prochaine par l'Etat de 97 hectares de terres, ce qui va permettre la reconnaissance a posteriori de trois colonies construites sans autorisation des autorités israéliennes, a rapporté la Paix maintenant.
Les décisions prises jeudi soir surviennent alors que le gouvernement israélien recherche avec la Maison Blanche un accord qui lui permettrait de continuer à construire dans les territoires et donc de satisfaire les avocats de la colonisation.
L'arrivée au pouvoir de Donald Trump, considéré comme plus favorable aux positions israéliennes que son prédécesseur Barack Obama, a déjà donné lieu de la part d'Israël à cinq annonces d'extension de colonies portant sur plus de 6.000 logements en Cisjordanie et à Jérusalem-Est occupées.
La Maison Blanche, qui a finalement appelé Israël à la retenue, cherche actuellement les moyens de relancer l'effort de paix moribond. Mais plusieurs commentateurs israéliens rapportaient qu'elle aurait consenti à la création d'une nouvelle colonie à la place d'Amona.

"Non au terrorisme d’État d’Israël" : http://www.petitions24.net/non_au_terrorisme_de_letat_disrael
     

Le Hamas rumine sa possible vengeance après la mort d'un de ses commandants

Yahya Sinwar (2e à D), chef du Hamas à Gaza, tient dans ses bras le fils de Mazen Faqha, au côté d'Ismail Haniyeh (G), le 27 mars 2017 à Gaza (Afp)

Après avoir ouvertement accusé Israël d'avoir assassiné l'un de ses commandants militaires à Gaza, le Hamas palestinien ne semble guère avoir d'autre choix que de riposter, la question étant où et comment, selon des experts.
Répliquer depuis la bande de Gaza serait exposer à une nouvelle escalade l'enclave recluse où Mazen Faqha, un commandant du bras armé du Hamas, a succombé le 24 mars à une mystérieuse exécution, apparemment minutieusement préparée.
La bande de Gaza ne s'est toujours pas remise des trois guerres livrées avec Israël depuis que le Hamas a pris le contrôle du territoire il y a dix ans. Ni le Hamas ni Israël ne semblent trouver un intérêt pour le moment à une nouvelle confrontation majeure.
Reste au Hamas la possibilité de frapper en Cisjordanie, occupée par l'armée israélienne et séparée de la bande de Gaza par le territoire israélien, ou en Israël même.
Agé de 38 ans, M. Faqha a été abattu devant chez lui, de quatre balles à bout portant. Pour le Hamas, le professionnalisme de l'opération illustré par l'emploi d'un silencieux porte "la marque du Mossad", le renseignement israélien.
D'autres pistes sont plausibles, comme celle de luttes intestines au sein du Hamas, voire d'un règlement de compte de la part de salafistes rivaux du Hamas.
Cependant Israël fait un suspect évident. Il accusait Mazen Faqha d'être le cerveau de plusieurs attentats suicide meurtriers au cours de la deuxième Intifada (2000-2005). En agissant en pleine bande de Gaza, entièrement sous la coupe du Hamas et où aucun Israélien n'a intérêt à s'aventurer, Israël montrerait qu'il peut atteindre son ennemi n'importe où.
L'Etat hébreu observe un mutisme total. Il a éliminé par le passé plusieurs figures du Hamas: Yahya Ayyash, cheikh Ahmed Yassine (le fondateur du Hamas), Abdelaziz Rantissi ou Ahmed Jaabari. En décembre 2016, le Hamas imputait encore à Israël l'assassinat en Tunisie de Mohamed Zaouari, décrit comme un spécialiste des drones, abattu au volant de sa voiture.
Le Hamas a communément répondu par des tirs de roquettes. Cette fois cependant, la riposte se fait attendre, constate Moustapha al-Saouaf, ancien rédacteur en chef du journal Palestine, proche du Hamas. Le mouvement islamiste "laisse planer un flou total", provoquant "une véritable inquiétude d'Israël qui ne comprend pas ce que le Hamas veut et peut faire", poursuit-il.
Dans les rues de Gaza, le désir de vengeance est tangible et des posters géants en arabe et en hébreu montrant M. Faqha proclament: "On récolte ce que l'on sème".
Le mouvement islamiste s'est toutefois gardé de préciser ses intentions. Yahya Sinouar, élu récemment à la tête du Hamas dans la bande de Gaza, est resté muet. Son ascension marque la montée en puissance des militaires face aux politiques au sein du Hamas.
Si c'est Israël qui a éliminé Mazen Faqha, son intention était-elle de délivrer un message au nouveau venu? Le Hamas dispose d'un éventail de moyens de rétorsion. Il peut provoquer "des affrontements directs, revenir aux attentats suicide ou tenter d'assassiner une personnalité politique ou militaire", avance M. Saouaf.
Sur les réseaux sociaux palestiniens circulent des vidéos montrant plusieurs responsables israéliens dans un viseur de fusil.
La réponse militaire viendra de Cisjordanie car elle est, avec le territoire israélien, "un front possible", affirme Hamza Abou Chanab, spécialiste des mouvements palestiniens. A la différence de Gaza où plus aucun Israélien n'entre depuis 2005, la lutte directe est possible en Cisjordanie, où vivent plus de 400.000 colons israéliens, note-t-il.
Le Hamas semble emprunter pour le moment "le modèle du Hezbollah: c'est lui qui choisit quand et comment il veut répondre à Israël", affirme Moukhaïmer Abou Saada, politologue gazaoui.
Côté israélien, les experts disent déceler de "nouvelles règles du jeu". Yossi Melman, spécialiste des questions de renseignement, estimait dans le quotidien Maariv que "si Israël est effectivement parvenu à assassiner un commandant du Hamas sans laisser de trace, cela signifierait qu'il a décidé d'opter pour une approche plus offensive".
Toutefois, en gardant le silence alors que par le passé il a revendiqué des assassinats ciblés, Israël "laisse au Hamas la possibilité de faire preuve de retenue", assure le quotidien Haaretz.

L'histoire d'Al-Khwarizmi ou presque...

Florent Masseglia, chercheur en analyses de données à l'Inria, raconte ici l'invention des premiers algorithmes. Une histoire qui nous ramène à Bagdad au 8ème-9ème siècle...
Pour en savoir plus : Class´Code, programme de formation gratuit à destination de toute personne désireuse d’initier les jeunes de 8 à 14 ans à l'informatique.
A l'occasion de l'exposition Quoi de neuf au Moyen Âge ? présentée à la Cité des sciences et de l'industrie de Paris jusqu'au 6 août 2017.




Forum Arabe des Parties de Gauche: Déclaration de Tunis, en soutien à la cause palestinienne

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Les parties du Forum Arabe des Parties de Gauche, réunis à Tunis à l’occasion de Huitième Conférence sous le thème « Palestine : Cent ans de résistance », et  après les débats autour des questions liées à la situation politique au niveau national et régional et ses répercussions sur le mouvement de la libération dans le monde arabe en général et sur l’avenir de la cause palestinienne, en particulier, s’adressent aux peuples arabes et aux forces progressistes et libres dans le monde par la déclaration suivante, réitérant que :
1)    La cause palestinienne a été et restera la cause principale du mouvement de libération dans le monde arabe, ce qui nécessitera que ses factions participent avec le peuple palestinien et ses forces démocrates nationales à la lutte par tous les moyens légitimes y compris la lutte armée contre la colonisation et les colonies et à la résistance aux projets de règlement  qui visent la violation des droits inaliénables et indivisibles  du peuple palestinien;
2)    Le projet sioniste constitue le fer de lance des projets impérialistes qui visent l’effritement  du monde arabe et l’atteinte à l’unité de ses peuples en attisant les conflits sectaires, tribaux et ethniques et en fondant et incitant les organisations terroristes obscurantistes.
3)    Nous nous opposons fermement à ce projet sioniste  par la mobilisation des forces populaires sur la base d’un programme de résistance nationale et sociale visant à empêcher  les régimes arabes de souscrire à cet agenda sioniste et aussi en contrant l’alternative du règlement.
4)    Nous soutiendrons les forces révolutionnaires dans le monde arabe tout en faisant face aux projets contre-révolutionnaires, œuvrant avec abnégation pour parachever les révolutions et soulèvements arabes en harmonie avec les idéaux sociaux et démocratiques que nous mettrons en œuvre.
5)    La lutte du mouvement de libération dans le monde arabe s’inscrit dans la lutte de tous les peuples du monde contre  les politiques impérialistes mondiales et à leur tête l’impérialisme américain, renouvelant la détermination de développer les relations de résistance avec les forces de liberté et progressistes dans le monde contre les politiques d’exploitation sur la base des classes, répression nationale, colonisation et racisme et guerres hostiles réactionnaires.
6)    Le Forum Arabe des Parties de Gauche rend un vibrant hommage aux martyrs des mouvements de libération arabes, leaders et militants, qui se sont scarifiés pour la libération de leurs pays et le progrès de leurs peuples tout en réitérant sa détermination à aller de l’avant dans sa lutte pour la réalisation des objectifs pour lesquels ils se sont sacrifiés. Le Forum tient aussi à rendre hommage aux prisonnières et aux prisonniers palestiniens détenus dans les prisons israéliennes saluant le combat qu’ils ne cessent de mener sous la direction du camarade détenu Ahmed Sadaat, Secrétaire Général du front populaire pour la libération de la Palestine et ses camarades, leaders détenus à l’intérieur. Nous leur réitérons notre soutien inconditionnel, exhortant toutes les forces progressistes de liberté dans le monde d’exiger leur libération.

Les partis réunis lors du Forum de la gauche arabe se sont mis d’accord sur la publication d’un programme de lutte dont les principaux titres sont comme suit :
-    La considération de la journée du prisonnier palestinien comme une journée arabe de mobilisation et d’initiative tout azimut de lutte pour la libération des prisonniers
-    La publication du rapport rédigé par ESCWA sur les violations de droits de l’homme commises par le colonisateur sioniste en Palestine occupée.
-    La promotion et la généralisation du mouvement de boycott contre le colonisateur sioniste sur les plans politique, économique, culturel, sportif et académique, exhortant les instances internationales et partis politiques à soutenir cette stratégie de lutte.
-    La création d’un comité composé d’experts en droit de l’homme au sein du Forum de la Gauche Arabe chargé de préconiser et faire le plaidoyer de la cause palestinienne  au niveau juridique et politique au sein des instances et organisations juridiques internationales.
-    La considération de la journée du 15 mai (Journée de Nekba (setback) une journée arabe totalement dédiée au soutien de la cause palestinienne
-    La coordination des efforts avec les réseaux continentaux et internationaux, précisément avec le Forum de Sao Paulo et le Réseau Africain de Gauche.
-    La contribution et participation à la célébration du centenaire de la glorieuse Révolution d’octobre qui a dénoncé l’accord Sykes-Picot, procurant un nouvel élan aux mouvements de libérations arabes et internationaux.
-    Inscrire la cause palestinienne parmi dans les programmes de festivités et dans le cadre de la mobilisation des partis participants sur la base de la solidarité des nations contre l’impérialisme sioniste.
-    Appeler l’autorité palestinienne à mettre fin à toute initiative de coordination sécuritaire ou politique avec l’entité sioniste et à appuyer la lutte des palestiniens dans tous les territoires occupés, y compris les territoires de 48 qui sont soumis à des projets de délocalisation continue.

En conclusion, le Forum de Gauche Arabe appelle les forces progressistes palestiniennes à unifier leur rang autour d’une force nationale libérationniste de gauche palestinienne pour le triomphe de ses droits légitimes au retour dans tous les territoires dont ils ont été déportés, à la libération de sa patrie et à l’établissement de son état avec pour capitale Jérusalem.
Le Forum appelle à l’institutionnalisation de la rencontre de la gauche arabe et à son développement afin d’unifier toutes les forces de gauche révolutionnaires arabes sur la base de la lutte contre l’impérialisme et le sionisme ainsi que leurs représentants parmi les régimes réactionnaires arabes en vue de réaliser la libération nationale, l’unité arabe et pour que triomphe la démocratie et la justice sociale.

L'embrouille


- Ce serait donc ainsi
- ainsi quoi?
- Netanyahu serait l'otage des colons
- ça ressemble à ce paradoxe bien connu
- lequel?
- qu'est-ce qui est apparu en premier : l'œuf ou la poule ?
- une chose est certaine
- laquelle?
- ils veulent nous embrouiller
- ...!?

Al Faraby
Vendredi, 31 mars 2017

"Netanyahu est l'otage des colons et place sa survie politique au-dessus des intérêts de l'Etat d'Israël. En cédant aux pressions des colons, Netanyahu conduit Israéliens et Palestiniens tout droit à une réalité à un seul État, synonyme d'apartheid", a déploré La Paix maintenant.

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Palestiniens et ONG dénoncent l'annonce d'une nouvelle colonie israélienne

La colonie israélienne d'Amona en Cisjordanie occupée après son démantèlement, ici le 9 février 2017, le gouvernement a décidé qu'une nouvelle colonie serait érigée pour reloger ses anciens habitants (Afp)

Le cabinet israélien a donné son feu vert jeudi soir à la construction d'une nouvelle colonie malgré la réprobation internationale et l'appel de l'administration Trump à réfréner la colonisation.
Il s'agit de la première annonce par un gouvernement israélien d'une nouvelle colonie depuis 1991, donc avant les accords d'Oslo, en dehors de la reconnaissance rétroactive en 2012 de trois colonies existantes mais non reconnues pas Israël jusqu'alors, a affirmé dans un communiqué La Paix maintenant, ONG israélienne anticolonisation.
"Le Premier ministre (israélien) Benjamin Netanyahu et son gouvernement de coalition extrémiste et raciste persistent dans leurs politiques systématiques de colonialisme, d'apartheid et de nettoyage ethnique en affichant un mépris flagrant pour les droits de l'Homme, l'indépendance et la dignité des Palestiniens", a réagi dans un communiqué Hanane Achraoui, une des dirigeantes de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP).
Israël est plus intéressé par les gages à donner aux colons que par la recherche de la paix, a-t-elle estimé.
"Netanyahu est l'otage des colons et place sa survie politique au-dessus des intérêts de l'Etat d'Israël. En cédant aux pressions des colons, Netanyahu conduit Israéliens et Palestiniens tout droit à une réalité à un seul Etat, synonyme d'apartheid", a déploré La Paix maintenant.
La nouvelle colonie approuvée jeudi soir doit permettre de reloger les habitants juifs d'Amona, une colonie de Cisjordanie occupée démolie en février sur décision de la justice israélienne.
Cette nouvelle colonie sera construite dans le secteur de Shilo, une colonie existante située près de l'ancien site d'Amona au nord de Ramallah, a précisé un communiqué du bureau du Premier ministre.
Le cabinet a également approuvé la mise en vente de 2.000 logements dans des colonies de Cisjordanie, sur les 5.700 logements dont la construction avait été approuvée il y a deux mois.

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Syrie: le départ d'Assad n'est plus une "priorité" pour les Etats-Unis

Portraits de Bachar al-Assad, le 3 janvier 2017, à Damas (Afp)

Les États-Unis ont reconnu ne plus faire du départ du président syrien une "priorité" et chercher une nouvelle stratégie dans le règlement du conflit en Syrie qui dure depuis six ans.
Washington avait déjà modéré par le passé son insistance à chasser Bachar al-Assad du pouvoir, mais cette prise de distance des États-Unis est désormais explicite.
L'ambassadrice américaine à l'ONU, Nikki Haley, a affirmé jeudi vouloir travailler avec des pays comme la Turquie et la Russie pour trouver une solution politique de long terme en Syrie, plutôt que de se focaliser sur le sort du président syrien.
"Il faut choisir ses batailles", a dit Nikki Haley à un groupe de journalistes à New York.
"Quand vous regardez la situation, il faut changer nos priorités, et notre priorité n'est plus de rester assis là, à nous concentrer pour faire partir Assad", a-t-elle ajouté.
Plus tôt dans la journée, le secrétaire d’État Rex Tillerson avait déjà signalé cette inflexion de la diplomatie américaine.
"Le sort du président Assad, à long terme, sera décidé par le peuple syrien", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à Ankara avec son homologue turc Mevlüt Cavusoglu.
L'opposition syrienne, dont la coopération sera nécessaire à toute solution politique, a vigoureusement dénoncé cette prise de position.
"L'opposition n'acceptera jamais que Bachar al-Assad ait un rôle à aucun moment", a déclaré Monzer Makhos, un des porte-parole du Haut comité des négociations (HCN) qui rassemble des groupes clés de l'opposition syrienne. "Notre position ne va pas changer", a-t-il prévenu depuis Genève où se déroule depuis une semaine une cinquième série de négociations inter-syriennes sous l'égide de l'ONU.
Une autre porte-parole du HCN, Farah Atassi, a de son côté indiqué que l'opposition syrienne souhaitait que les États-Unis jouent un "plus grand rôle, et plus décisif" dans le dossier syrien.
L'administration de Barack Obama avait fait du départ de Bachar al-Assad un objectif clé de sa politique en Syrie. Le nouveau président Donald Trump a préféré mettre l'accent sur la lutte contre le groupe État islamique (EI).
La référence de Rex Tillerson au "choix du peuple syrien" est une expression utilisée de longue date par Moscou, dont l'administration Trump cherche à se rapprocher pour tenter d'obtenir le soutien de la Russie dans un règlement politique en Syrie.
"Notre priorité est vraiment de regarder comment on peut obtenir des résultats. Avec qui devons-nous travailler pour réellement faire une différence pour les gens en Syrie?", a indiqué Nikki Haley depuis le siège de la mission américaine auprès de l'ONU.
La diplomate a également affirmé ne pas vouloir se focaliser sur le sort de Bachar al-Assad "de la même façon que l'administration précédente".
Même si l'administration américaine veut minimiser cette inflexion, les experts voient dans ce changement de ton un virage important.
"Je crois que cette déclaration est importante, au moins parce que c’est la première quasi-officielle sur cette question, et à ce niveau de l’administration", a estimé Joseph Bahout, analyste à la fondation Carnegie.
Selon lui "les Russes doivent être assez contents" car la position exprimée par M. Tillerson rejoint la ligne défendue par Moscou, l'un des principaux alliés d'Assad.
"L'usage de l'expression +à long terme+ suggère que (le départ d'Assad) n'est plus sur l'agenda immédiat", a-t-il ajouté dans un entretien à l'AFP.
M. Tillerson doit se rendre à Moscou le mois prochain pour une rencontre avec des dirigeants russes.
Sa visite en Turquie était largement axée sur la Syrie, au lendemain de l'annonce par Ankara de la fin de son opération militaire lancée en août dans le nord de ce pays afin d'en chasser les jihadistes de l'EI et les milices kurdes syriennes.
La Turquie dénonce régulièrement le soutien apporté par Washington en Syrie aux milices kurdes des YPG dans la lutte contre l'EI. Ankara, qui appuie de son côté d'autres groupes armés sous la bannière de "l'Armée syrienne libre", considère les YPG comme un groupe terroriste émanant du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK).

Violence homophobe: des Tunisiens témoignent dans un film inédit

De jeunes Tunisiens témoignent, le plus souvent à visage découvert, des violences homophobes dont ils sont victimes "au pays de la démocratie naissante", dans un documentaire inédit réalisé par une ONG locale. (Afp)

De jeunes Tunisiens témoignent, le plus souvent à visage découvert, des violences homophobes dont ils sont victimes "au pays de la démocratie naissante", dans un documentaire inédit réalisé par une ONG locale.
En Tunisie, l'article 230 du code pénal punit la "sodomie" et le "lesbianisme" de trois ans de prison. Néanmoins, depuis la révolution et la libération de la parole qui en a résulté, la défense des droits des lesbiennes, gays, bisexuels et transsexuels (LGBT), longtemps taboue, s'affiche peu à peu.
Le documentaire de 37 minutes publié mardi soir sur YouTube par l'ONG Shams débute ainsi par des slogans de la révolte de 2011: "Travail, liberté, dignité". Intitulé "Au pays de la démocratie naissante", en référence aux louanges ayant suivi le succès de la transition politique, il avait déjà été visionné plus de 5.700 fois jeudi.
Tout au long du film, de jeunes homosexuels rapportent les violences physiques et psychologiques dont ils sont l'objet. Parmi eux figurent deux des six étudiants de Kairouan (centre) condamnés fin 2015 à trois ans de prison et cinq ans d'interdiction de séjour dans cette ville pour "homosexualité".
Vivement dénoncé par des ONG internationales, ce jugement avait ensuite été ramené à un mois de prison en appel.
Dali et Haythem évoquent notamment le test anal subi peu après leur arrestation, menottés et immobilisés par des policiers. "Tu es comme un animal sur lequel on effectue des essais. (...) A ce point, tu perds ton humanité", dit le second.
Cet examen constitue "un acte de torture au regard des standards internationaux", affirme l'avocat Ghazi Mrabet.
L'attitude des médecins tout comme celle des autorités politiques, judiciaires et pénitentiaires est dénoncée par les intervenants. Un extrait d'un appel au meurtre lancé par un imam de Sfax (centre-est) est également inséré.
"L'article 230 est la honte de la loi tunisienne, son indignité", clame Bouhdid Belhedi, un responsable de Shams.
Rejetés par la société, des intervenants insistent sur leur situation de rupture avec les milieux familiaux, scolaires et professionnels. Certains, en détresse, s'interrogent sur un exil à l'étranger. "Je suis fatigué", conclut Badr, en pleurs.
Aucune abrogation de l'article 230 n'est à l'ordre du jour. Elle "n'aura pas lieu, je refuse cela", a déclaré en octobre 2015 le président Béji Caïd Essebsi lors d'un entretien avec une chaîne de télévision égyptienne.

Les énergies renouvelables ont connu record d'installations en 2016


Robot nettoyant les panneaux solaires présenté par la firme Ecovacs Robotics lors d'un salon en 2015 (Afp)

Le développement des énergies renouvelables a de nouveau battu un record en 2016, avec plus de 160 gigawatts (GW) de nouvelles capacités installées dans le monde, selon le rapport annuel de l'Agence internationale des énergies renouvelables (Irena) publié jeudi.
Pour la première fois depuis 2013, "la croissance de l'énergie solaire a battu celle de l'éolien", avec 71 nouveaux gigawatts pour la première et 51 GW pour la seconde, note encore l'Irena, basée à Abou Dhabi.
Le solaire connaît un développement particulièrement important grâce à la baisse significative de ses coûts de production dans certains pays.
Les capacités de production d'énergie verte ont ainsi désormais dépassé les 2.000 GW, soit 8,7% de plus que fin 2015, mais les énergies renouvelables représentent encore moins de 5% de la consommation mondiale d'énergie, et environ un quart de la production d'électricité).
Plus de la moitié des nouvelles capacités ont été installées en Asie.
De son côté, l'Afrique commence également à prendre le train des énergies renouvelables, avec deux fois plus de nouvelles capacités installées en 2016 qu'en 2015.
Outre le solaire et l'éolien, 35 GW d'hydroélectricité ont été installés, ainsi que plus de 8 GW de bioénergies (biomasse, etc.) et 0,78 GW de géothermie.

jeudi 30 mars 2017

"Journée de la terre" en Cisjordanie occupée

Des affrontements ont éclaté jeudi 30 mars 2017 entre des manifestants palestiniens et des soldats de la force d'occupation près du mur de séparation construit par Israël en Cisjordanie, à l'occasion de la "Journée de la terre" qui commémore chaque 30 mars la mort en 1976 de six Palestiniens de 1948 lors de manifestations contre la confiscation de terrains par Israël.



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Journée de la terre

Un Palestinien fixe un drapeau sur la clôture qui sépare Beit Jala, un village palestinien et la région de Jérusalem
(AFP / Musa AL SHAER)
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(30-03-2017)

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Plus de cinq millions de réfugiés syriens


Plus de cinq millions de Syriens, soit environ un quart de la population, sont devenus des réfugiés, a annoncé jeudi l'ONU, alors que des ONG exhortent de nouveau la communauté internationale à accroître son aide.
"C'est une étape importante", a résumé la porte-parole du Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) en commentant ce nombre record de réfugiés.
"Alors que le nombre d'hommes, de femmes et d'enfants ayant fui six années de guerre en Syrie a franchi la barre des 5 millions, la communauté internationale doit faire davantage pour les aider", a lancé le HCR.
La guerre en Syrie a déclenché la plus grave crise humanitaire depuis la Seconde guerre mondiale, avec plus de 320.000 morts en six ans et des millions de déplacés. Le pays comptait 22 millions d'habitants avant la guerre.
Malgré une baisse d'intensité des combats dans plusieurs régions, "la situation n'est pas encore assez sûre pour que les gens puissent retourner chez eux. Nous voyons encore chaque jour des gens être déracinés", a souligné à l'AFP Alun McDonald, le porte-parole régional de Save the Children.
Il a regretté que la communauté internationale, incapable de régler le conflit, a failli à augmenter son aide au fur et à mesure que la crise humanitaire s'aggravait, fermant au contraire de plus en plus les frontières, notamment en Europe.
Près de trois millions de Syriens sont réfugiés en Turquie, le pays voisin le plus affecté, selon le HCR. Moins de 10% d'entre eux ont été accueillis dans des camps, tandis qu'une majorité vit dans les villes, dont plus de 500.000 à Istanbul.
Plus d'un million ont fui au Liban et 657.000 en Jordanie, mais les autorités d'Amman évaluent leur nombre à 1,3 million. Ils sont par ailleurs plus de 233.000 en Irak, plus de 120.000 en Egypte et près de 30.000 dans les pays d'Afrique du Nord, selon le HCR.
Dans un communiqué conjoint avec des organisations syriennes, l'organisation Oxfam a appelé jeudi à apporter plus d'aide aux pays voisins de la Syrie.
Sa directrice exécutive, Winnie Byanyima, a appelé "les pays riches à afficher leur soutien aux voisins de la Syrie qui ont accueilli ces réfugiés et à relocaliser au moins 10% des réfugiés syriens les plus vulnérables d'ici la fin 2017".
"Il s'agit d'une crise qui dure et les financements ne suivent pas", a déploré la porte-parole d'Oxfam à Beyrouth, Joëlle Bassoul, à l'AFP. "Avec moins de ressources, nous devons aider maintenant plus de personnes".
Les ONG et l'ONU mettent également régulièrement en garde contre les conséquences à long terme de la crise, tout particulièrement sur les enfants.
"Un million d'enfants réfugiés syriens ne sont pas scolarisés (...) et ils sont ceux qui devront contribuer à reconstruire la Syrie pour la prochaine génération", a indiqué M. McDonald, de Save The Children.
Outre ces cinq millions de réfugiés, des millions d'autres Syriens sont déplacés dans leur propre pays.
La plupart ont été obligés de fuir les combats entre les différents acteurs en conflit, et d'autres ont été déplacés à l'issue d'accords en rebelles et régime. Plus de 30.000 personnes doivent ainsi être évacuées dans les prochains jours de quatre localités assiégées.
Déclenchée en mars 2011 par la répression de manifestations pro-démocratie, la guerre en Syrie s'est progressivement complexifiée avec l'implication de groupes jihadistes, de forces régionales et de puissances internationales, sur un territoire très morcelé.
Aucune solution n'est en vue pour le conflit malgré plusieurs rounds de négociations indirectes entre régime et opposition sous l'égide de l'ONU, dont l'un est en cours actuellement à Genève.

L’occupation n’a aucune place sur notre terre


Communiqué du Mouvement du Jihad islamique en Palestine
A l’occasion de la célébration de la « journée de la terre »
Jeudi, 30 mars 2017


A l’occasion de cette journée, le Mouvement du Jihad Islamique en Palestine affirme que la bataille pour la défense de la terre ne s’arrêtera qu’après avoir récupéré toute parcelle de son sol, et que la résilience demeure  le principal état du peuple palestinien tout au long des phases du conflit en cours, jusqu’à la récupération de notre droit entier sur la Palestine.
La 41ème commémoration de la Journée de la terre est là, alors que le sang palestinien continue à couler, et que le peuple palestinien continue à défendre la sacralité de sa terre historique, face à toutes les tentatives d’affabulation et de falsification, qui furent et qui restent les principales justifications du vol et de la judaïsation de la terre.
Le 30 mars 1976, notre peuple de l’intérieur (Palestine occupée en 48) s’est soulevé contre les politiques et les décisions racistes de judaïsation. Ce faisant, il a inscrit dans l’histoire et la culture palestiniennes l’une des principales règles de la confrontation et de la lutte ouverte contre l’entité criminelle sioniste.
La bataille pour la terre se poursuit, au cours de laquelle le peuple palestinien, où qu’il se trouve, affirme son attachement à cette terre bénie, faisant fi des agressions, des menaces, de la puissance et de la guerre criminelle de l’occupation. Au cours de cette bataille, le peuple palestinien affirme les significations les plus grandioses de courage ,de sacrifice et de dévouement.
La journée de la terre est une journée de la recrudescence de l’affrontement avec l’ennemi spoliateur, et du refus de l’abandon de toute parcelle du sol de la patrie volée. Elle affirme que les projets de colonisation, quel que soit leur ampleur, ne donnent à l’ennemi de droit sur aucune partie de la terre bénie de la Palestine. L’occupation n’a aucune place sur notre terre, et nos mains atteindront ses soldats et ses colons, en les poursuivant et les empêchant de se stabiliser, jusqu’à leur retrait et leur défaite.
Toutes les tentatives de séparation politiqueou géographique, par des murs ou des blocs d’isolement, ne peuvent empêcher la réalisation de l’unité et la liaison de notre peuple. La politique de morcellement et de déchirement ne peuvent réussir, grâce à Dieu,  la journée de la terre reste une preuve vivante que notre peuple est soudé sous la bannière de la confrontation, jusqu’à la récupération de toute parcelle de cette terre.
Il n’y a pas de solution partielle, la Palestine est une terre unie, du nord au sud, et du fleuve à la mer, une seule patrie qui refuse d’être partagée ou divisée.
Le mouvement du Jihad islamique en Palestine salue nos masses résistantes dans al-Quds, en Cisjordanie, à Gaza, et dans notre terre occupée en 48, qui s’accrochent à leurs maisons et qui ont inscrit l’épopée de la journée de la terre, avec leur sang et leurs sacrifices, et qui continuent à défendre avec honneur et dignité la patrie et l’identité, et salue notre peuple fier et stoïque malgré les souffrances de l’expulsion et de l’exil.
Tout comme il salue notre peuple combattant , nos masses dans les exils et les lieux de refuge, tous les prisonniers, les blessés et les déportés et les résistants, et salue les familles des martyrs.

États-Unis : des juifs s'élèvent contre le lobby pro-israélien

Des centaines de juifs américains ont manifesté dimanche 26 mars à Washington pour dénoncer le soutien de l'AIPAC à l'occupation israélienne.

La politique de l'État d'Israël ne fait pas l'unanimité auprès de la communauté juive des États-Unis. Voilà l'un des enseignements inattendus de la conférence annuelle de l'AIPAC (American Israel Public Affairs Committee), le puissant lobby pro-israélien aux États-Unis. Pendant que près de 18 000 personnes – un record – étaient réunies dimanche à l'intérieur du centre de convention de Washington pour appeler au soutien inconditionnel de l'État hébreu, des centaines de jeunes juifs américains étaient massés devant le bâtiment pour manifester leur refus de soutenir l'occupation israélienne en territoire palestinien.
« If not now, when ? (Si ce n'est pas maintenant, alors quand ?) », scandait une foule de manifestants en marchant vers le centre de conférence, en référence à la déclaration de Hillel Hazaken, dit Hillel l'Ancien, une des plus grandes figures du judaïsme. « Ce n'est pas parce qu'on est juif que notre soutien à Israël doit être inconditionnel », explique Yonah Lieberman, l'un des cofondateurs d'IfNotNow, un mouvement juif américain qui se dit apolitique et à l'origine du rassemblement. « La communauté juive américaine a un rôle-clé dans le soutien à l'occupation. Or celle-ci est un cauchemar pour les Palestiniens et un désastre moral tant pour ceux qui l'administrent que pour ceux qui la soutiennent. »
Jeunes et enjoués, les manifestants entonnent le refrain « nous construirons ce monde avec de l'amour » en faisant traverser des banderoles bleues censées rappeler la mer Rouge, franchie par Moïse et le peuple juif pour gagner sa liberté. Né à Tel-Aviv, Abraham Gutman est arrivé aux États-Unis à l'âge de 21 ans. « Je me sentais comme un étranger dans les milieux juifs américains, raconte-t-il. Les gens étaient tout excités à l'idée que je sois israélien, mais je les décevais en raison de mes idées politiques (opposées à celles de Netanyahu). »
Abraham Gutman, qui habite aujourd'hui à Philadelphie, n'aurait manqué ce rassemblement à Washington pour rien au monde. « Je manifeste, car l'AIPAC, une organisation de droite et de faucons, affirme parler au nom de tous les juifs. Or, en tant qu'Israélien, il était important à mes yeux de me soulever et de rejeter cette notion. Pour montrer qu'il y a des Israéliens et des juifs qui souhaitent un ordre différent, qui rejettent l'oppression et œuvrent pour la liberté et la dignité de tous. »
La police de Washington a laissé les manifestants accéder au perron de l'édifice, où plusieurs contestataires s'enchaînent devant les portes d'entrée en verre pour en bloquer l'accès. L'un d'entre eux brandit une pancarte sur laquelle est écrit « Réclamez, réinventez, résistez ». Ce sont les mots de Doña Gracia Nasi, qui a utilisé du XVIe siècle sa fortune pour sauver les juifs de l'Inquisition. Postés en direct sur les réseaux sociaux, les clichés sont accompagnés des hashtags JewishResistance (résistance juive) et ResistAIPAC (résistez à l'AIPAC).
Devant un tel spectacle, plusieurs militants de l'AIPAC s'arrêtent et prennent les manifestants en photo, qui leur répondent en les saluant de la main. Certains manifestants parviennent alors à pénétrer à l'intérieur du centre de conférence, où ils déploient deux grandes bannières appelant à rejeter l'AIPAC et l'occupation. Reconduits sans ménagement par l'équipe de sécurité, les protestataires entament alors le chant de paix juif « Lo Yisa Goy ».
Mais la situation s'envenime à l'extérieur, avec l'intervention d'une dizaine de membres de la Jewish Defense League (JDL, Ligue de défense juive). Portant des drapeaux de l'organisation fondée par le rabbin d'extrême droite Meir Kahane, les militants de la JDL s'en prennent, parfois violemment, aux manifestants, forçant la police à intervenir. « Ils sont venus pour nous menacer. Beaucoup d'entre eux avaient le visage couvert », raconte Abraham Gutman. « Et c'est là toute l'ironie. Rien dans le judaïsme ne peut justifier la violence contre un militant pacifiste. Pourtant, la JDL dit agir au nom du judaïsme. Et l'AIPAC affirme que je ne suis pas assez juif, car je ne soutiens pas l'oppression du peuple palestinien et que je critique Israël, qui est aussi mon pays de naissance ! Cela est insensé ! »
Dans le centre de convention, devant le vice-président américain Mike Pence, l'ambassadeur d'Israël aux États-Unis, Ron Dermer, se félicite que, « pour la première fois depuis de nombreuses années, peut-être des décennies, il n'y (ait) pas de décalage entre Israël et les États-Unis ». Depuis l'arrivée à la Maison-Blanche de Donald Trump, perçu comme un fervent défenseur de l'État hébreu, la colonisation israélienne a, en effet, connu une soudaine accélération malgré l'adoption en décembre d'une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU rappelant son caractère illégal et appelant à y mettre un terme.
Au cours du seul mois de janvier, Israël a annoncé cinq extensions de colonies portant sur plus de 6 000 logements en Cisjordanie et à Jérusalem-Est occupées. Le 6 février, le Parlement israélien a adopté une loi permettant la régularisation de « colonies sauvages » en Cisjordanie, pourtant illégales au regard du droit israélien. S'il est appliqué, ce texte annihilera définitivement sur le terrain tout espoir d'État palestinien. La nouvelle administration américaine a eu beau finir par exprimer son « inquiétude » quant à la poursuite de la colonisation, elle n'a toujours pas défini de position claire sur le sujet, d'autant que le négociateur de Donald Trump sur le Proche-Orient, Jason Greenblatt, ou le nouvel ambassadeur en Israël, David Friedman, sont d'ardents défenseurs de la colonisation.
Toujours officiellement favorable à la solution à deux États, mise à mal par la poursuite effrénée de la colonisation, l'AIPAC demeure murée dans le silence sur le sujet. Mais elle n'hésite pas à fustiger toute critique de la politique israélienne aux États-Unis, et offre l'image d'une organisation œuvrant davantage pour la droite, si ce n'est l'extrême droite, israélienne que pour les intérêts de la communauté juive américaine. Si des organisations juives de gauche, comme JStreet et désormais IfNotNow, ont vu le jour pour contrer la mainmise de l'AIPAC sur leur communauté, leur action reste limitée par rapport à la force de frappe tant financière que politique du principal lobby pro-israélien.
Une réalité qui ne semble pas entamer l'enthousiasme débordant de Yonah Lieberman, de IfNotNow, mouvement qui compte quelque 1 300 membres répartis sur 10 villes. « Il est vrai que nous sommes petits », admet-il. « Mais nous venons d'organiser la plus grande manifestation juive contre l'AIPAC de l'histoire ! Et, avec l'arrivée au pouvoir de Donald Trump et les cinquante ans de l'occupation, nous vivons un moment unique qui nous appelle à prendre des actions morales compatibles avec les valeurs juives de liberté et de dignité pour tous les peuples. » Et le jeune juif américain d'insister : « Il ne dépend que de nous de changer le statu quo. »

(30-03-2017 - Par Armin Arefi)

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1 dunum



- Dis papy...
- oui fiston?
- c'est combien 1 dunum?
- 1.000 m2
- et 25.000 dunums?
- la Journée de la terre
- ...!?

Al Faraby
Jeudi, 30 mars 2017

Journée de la terre

La Journée de la Terre, le 30 mars, est un jour de commémoration pour le peuple Palestinien marquant le souvenir des événements de ce jour en 1976.
(Photo: Al Faraby)
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Le 19 février 1976, le gouvernement israélien annonça sa décision de confisquer 25 000 dunums (1 dunum = 1 000 m2) de terre en Galilée. À la suite de cette décision, les Palestiniens vivant en Israël répliquèrent par la grève générale, suivant le mot d’ordre lancé par la Conférence Nationale pour la Défense des Terres Arabes (front constitué en septembre 1975, réunissant des villageois, maires et conseillers municipaux des principaux villages arabes, en Galilée et dans la région du Triangle, la seconde région de peuplement arabe en importance à l’intérieur d’Israël). En dépit des pressions, des menaces et d'une campagne hostile menée par la presse israélienne, la grève eut lieu le 30 mars. La présence de l'armée israélienne transforma la grève en manifestation, puis en révolte. En même temps, les Palestiniens de Cisjordanie et Gaza se mirent en grève, en solidarité avec leurs frères, citoyens d'Israël. Bilan de la journée : 6 morts, une centaine de blessés et des centaines d'arrestations. Cette logique de confiscation des terres a conduit progressivement les Palestiniens vivant en Israël à se découvrir, comme les autres Palestiniens, victimes du même processus de dépossession qui ne se poursuit pas seulement dans les Territoires occupés mais en Israël même, en Galilée et au Neguev.

Exécutions sommaires et arrestations de militants BDS en Palestine occupée

Omar Barghouti, l'un des fondateurs de la campagne Boycott, Sanctions et Désinvestissement – BDS - a été arrêté par les autorités d'occupation le 19 mars 2017.

Les informations venant de Palestine occupée concernant la répression des Palestiniens par l’armée israélienne sont nombreuses, mais il y en a deux qui nous interpellent particulièrement en tant que citoyens ivryens.
La première s’est déroulée dimanche 19 mars 2017, quand Omar Barghouti, l'un des fondateurs de la campagne Boycott, Sanctions et Désinvestissement – BDS - a été arrêté par les autorités d'occupation.
Rappelons que cette campagne BDS débutée en juillet 2005 et menée par 172 organisations palestiniennes pour l’application des droits des Palestiniens, porte maintenant largement ses fruits et Israël subit d’importantes pertes d’où la répression menée par cette entité coloniale.
La deuxième, le jeudi 23 mars 2017 quand un soldat de l'armée d’occupation israélienne du haut d'une tour de garde de la colonie de Beit El surplombant le camp de réfugiés de Jalazone a tiré sur une voiture entrant dans le camp au nord de Ramallah.
L'un des 4 jeunes Mohamad Mahmoud Hattab (17 ans) dans la voiture a été tué et les trois autres grièvement blessés. Il s'agit ni plus, ni moins d'une exécution comme beaucoup d'autres depuis des années.
Depuis le vote d’un voeu par la majorité municipale en faveur de la campagne BDS en octobre 2016, notre ville s'est déclarée solidaire des Palestiniens en lutte pour leurs droits et l'arrestation de Omar Barghouti ne doit pas nous laisser indifférent.
De plus, il se trouve qu'une convention de coopération et de solidarité lie notre ville Ivry avec le camp de réfugiés de Jalazone et le village de Jefna.
Il est un fait que depuis l’occupation de la Palestine par Israël en 1948, les crimes et la colonisation se déroulent sans que la communauté internationale ne sanctionne cet Etat colonial.
La solidarité envers les Palestiniens vivants sous occupation et d’autant plus importante car l’isolement dans lequel ils sont, réduit la Palestine à une prison à ciel ouvert.
Notre collectif « Ivryens pour la Palestine » continuera sa campagne à Ivry en faveur du Boycott d’Israël jusqu’à l’application des droits légitimes du peuple palestinien.

Collectif « Ivryens pour la Palestine »
Ivry, le 28 mars 2017

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BDS : Omar Barghouti détenu depuis dimanche 19 mars 2017 par Israël
Le gouvernement israélien a trouvé un nouveau prétexte pour harceler et arrêter Omar Barghouti, l’un des principaux animateurs de la campagne BDS.
La "brigade financière" israélienne à fait incursion à son domicile dimanche matin, et l’a emmené avec sa femme Safar, pour des interrogatoires interminables.
Le harcèlement, les menaces, les refus de déplacements à l’étranger se poursuivent depuis des années à l’encontre de ce militant palestinien, qui a un statut de résident permanent en Israël, et qui réclame liberté, justice et égalité pour le peuple palestinien, et préconise à cet effet, la méthode du boycott utilisée par Ghandi et Mandela, qui fait si peur à Israël.
Ces différentes formes d’intimidation ayant échoué, Omar Barghouti est maintenant accusé d’avoir fraudé sur sa déclaration d’impôts, Israël prétendant qu’il aurait camouflé des revenus provenant de l’étranger (musique connue...).
Une accusation qui tombe à pic... Omar Barghouti étant invité à se rendre prochainement aux Etats-Unis pour y recevoir le "Prix Ghandi" en même temps que Ralph Nader, au cours d’une cérémonie à l’université de Yale.
"Quelles que soient les formes de répression d’Israël contre le mouvement BDS, elles ne peuvent arrêter la progression d’un tel mouvement pour les droits humains, qui grandit dans les coeurs et les conscience des peuples, qui choisissent de se placer du bon côté de l’histoire, c’est à dire contre un régime fanatique d’apartheid et d’occupation", commente le groupe de Palestiniens qui animent la campagne BDS.

mercredi 29 mars 2017

Jérusalem-Est: une Palestinienne auteur d'une attaque au couteau tuée

Le corps d'une assaillante palestinienne est évacué, le 29 mars 2017 devant la porte de Damas, à l'entrée de la vieille ville de Jérusalem-Est (Afp)
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Une Palestinienne, qui avait tenté d'attaquer au couteau mercredi des policiers israéliens, a été tuée par balles à une entrée de la vieille ville de Jérusalem-Est, a annoncé une porte-parole de la police.
Cette femme, qui sortait de la vieille ville de Jérusalem par la porte de Damas, s'est approchée de policiers et a sorti un couteau. Les policiers ont alors ouvert le feu dans sa direction, a ajouté la porte-parole.
Aucun policier n'a été blessé, selon elle.
Selon le ministère palestinien de la Santé, la Palestinienne tuée s'appelait Siham Nimr. Agée de 49 ans, elle était résidente du camp de réfugiés de Shouafat à Jérusalem-Est, occupée et annexée.
Des médias palestiniens ont précisé qu'elle était la mère de Mustafa Nimr, un Palestinien de 27 ans tué par la police israélienne en septembre dernier à Shouafat.
Dans un premier temps, la police l'avait présenté comme l'auteur d'une agression avant de reconnaître qu'il s'agissait d'une erreur.
Les Territoires palestiniens, Jérusalem et Israël ont été le théâtre d'une vague de violences qui a coûté la vie à 258 Palestiniens, 40 Israéliens, deux Américains, un Jordanien, un Erythréen et un Soudanais depuis le 1er octobre 2015, selon un décompte de l'AFP.
La plupart des Palestiniens tués sont des auteurs ou auteurs présumés d'attaques anti-israéliennes, souvent commises à l'arme blanche par de jeunes gens isolés.
Les violences ont eu tendance à diminuer d'intensité ces derniers mois.
Le patron du Shin Beth, le service de sécurité intérieure israélien, Nadav Argaman a toutefois estimé lundi que le "calme relatif actuel" en Cisjordanie occupée et en Israël était "trompeur".

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Jordanie: à Amman, les dirigeants arabes appellent à l'unité

Vue générale du sommet annuel des dirigeants arabes, le 29 mpars 2017 à Sweimeh, en Jordanie (Afp)

Les dirigeants arabes se sont retrouvés mercredi pour leur sommet annuel en cherchant à surmonter leurs divisions sur les nombreuses crises qui secouent le Moyen-Orient, notamment en Syrie et au Yémen.
"Nous devons prendre l'initiative pour trouver des solutions à tous les défis qui se posent à nous afin d'éviter les ingérences étrangères dans nos affaires", a lancé l'hôte de la réunion, le roi de Jordanie Abdallah II, en ouvrant les débats.
Mais les experts n'attendent pas de décisions fortes sur la Syrie comme sur les autres dossiers urgents alors que la Ligue arabe reste minée par les rivalités.
"Ce sommet ne sera pas différent des précédents. L'ordre (politique) dans le monde arabe est faible, divisé et souffre de dysfonctionnements depuis de longues années", a déclaré à l'AFP Oraib Rantawi, directeur du Centre Al-Quds pour les études politiques.
21 pays participent à ce 28e sommet ordinaire de la Ligue arabe, dont 15 sont représentés par leur président ou leur monarque, dont le roi Salmane d'Arabie saoudite, poids lourd régional.
Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres et son envoyé spécial pour la Syrie Staffan de Mistura sont présents à Sweimeh, de même que de hauts représentants américain, russe et européens.
M. Guterres avait appelé mardi, lors d'une visite dans le camp de réfugiés syriens de Zaatari en Jordanie, les pays arabes à mettre leurs différends de côté pour faire face à la crise syrienne. "Lorsqu'ils sont divisés, cela permet à d'autres d'intervenir, de créer de l'instabilité, de favoriser les conflits et (la montée en puissance) des organisations terroristes", a-t-il affirmé.
Le grand absent du sommet est le président syrien Bachar al-Assad puisque son pays a perdu depuis 2011 son siège au sein de la Ligue arabe.
M. Guterres avait appelé mardi, lors d'une visite dans le camp de réfugiés syriens de Zaatari en Jordanie, les pays arabes à mettre leurs différends de côté pour faire face à la crise syrienne. "Lorsqu'ils sont divisés, cela permet à d'autres d'intervenir, de créer de l'instabilité, de favoriser les conflits et (la montée en puissance) des organisations terroristes", a-t-il affirmé.
Mais le conflit en Syrie est plus que jamais au centre des préoccupations régionales, avec ceux du Yémen et de la Libye, la lutte contre les groupes jihadistes Al-Qaïda et Etat islamique (EI), sans oublier l'insoluble conflit israélo-palestinien.
Abdallah II a déclaré espérer le succès des efforts pour conclure la paix en Syrie, "une paix qui garantirait l'intégrité territoriale de ce pays". Il a également exhorté "les pays arabes et musulmans à unifier leurs efforts pour combattre le terrorisme et l'extrémisme".
Un appel aux pays arabes à jouer un "rôle plus actif" en Syrie avait déjà été lancé lundi par le chef de la Ligue arabe Ahmed Aboul Gheit.
La Russie et l'Iran, alliés du régime de Bachar al-Assad, et la Turquie, soutien de la rébellion, ont pris la main dans le conflit syrien qui a fait plus de 320.000 morts et des millions de réfugiés. Or l'Iran est le principal rival régional de l'Arabie saoudite qui soutient l'opposition syrienne.
Un cinquième round de négociations est organisé actuellement sous l'égide de l'ONU à Genève entre régime et opposition, mais sans avoir initié d'avancée notable.
L'année dernière, le Maroc avait renoncé à accueillir le sommet arabe en disant redouter "une fausse impression d'unité et de solidarité (...) dans un monde arabe qui traverse une période difficile". Le sommet s'était finalement tenu en Mauritanie.
La guerre au Yémen est aussi à l'ordre du jour alors que le conflit dans ce pays pauvre de la péninsule arabique a fait selon l'ONU au moins 7.700 morts depuis mars 2015 et l'intervention d'une coalition militaire arabe commandée par Ryad pour venir en aide au pouvoir face aux rebelles.
En marge du sommet, le président palestinien Mahmoud Abbas a rencontré mardi soir l'envoyé de son homologue américain Donald Trump, Jason Greenblatt, à quelques jours de sa visite à Washington.
Alors que M. Trump a récemment semblé rompre avec la solution à deux Etats pour résoudre le conflit israélo-palestinien, M. Abbas entend obtenir un soutien arabe clair et uni, qu'il pourra faire valoir lors de ses discussions aux Etats-Unis. Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi est également attendu, le 3 avril, à Washington.
Par ailleurs, l'ONG de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW) a pressé la Jordanie d'arrêter le président soudanais Omar el-Béchir, qui participe au sommet. M. Béchir est visé par des mandats d'arrêt par la Cour pénale internationale (CPI), qui l'accuse de génocide et crimes contre l'humanité pour son rôle présumé dans le conflit dans la région du Darfour.

A Amman, Abbas rencontre l'émissaire de Trump avant le sommet arabe

Le président palestinien Mahmoud Abbas (d) et Jason Greenblatt, représentant spécial américain en charge des négociations internationales, le 14 mars 201 à Ramallah (Afp)

Le président palestinien Mahmoud Abbas a rencontré mardi soir en Jordanie l'envoyé de Donald Trump à la veille du sommet annuel des dirigeants arabes, au cours duquel les Palestiniens entendent promouvoir leur cause.
Après ce sommet qui s'ouvre mercredi sur les bords de la mer Morte, M. Abbas doit se rendre à la Maison Blanche, de même que le roi Abdallah II de Jordanie et le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, a affirmé le président palestinien. "Toutes ces rencontres auront un impact positif sur la question palestinienne", a-t-il dit.
Jason Greenblatt, assistant de M. Trump et représentant spécial en charge des négociations internationales, a qualifié sur Twitter la rencontre de "très positive". Les deux hommes ont "poursuivi les discussions pour faire faire à la paix entre Israéliens et Palestiniens des progrès tangibles", a-t-il précisé.
Alors que M. Trump a récemment semblé rompre avec la solution à deux Etats, israélien et palestinien, les Palestiniens entendent obtenir un soutien arabe clair et uni, qu'ils pourront faire valoir à Washington.
La base sur laquelle s'appuie depuis 2002 la diplomatie arabe est l'initiative de paix arabe qui prévoit une reconnaissance d'Israël par l'ensemble des membres de la Ligue arabe en échange de la création d'un Etat palestinien dans les frontières de 1967, c'est-à-dire la fin de l'occupation de la Cisjordanie, de la bande de Gaza et de Jérusalem-Est.
Avant la réunion des chefs d'Etat, M. Abbas a assuré aux journalistes avoir obtenu des ministres arabes des Affaires étrangères "des décisions sur les droits des Palestiniens qui sont un message arabe uni adressé au monde entier". Ils ont notamment réaffirmé mardi leur soutien à la solution à deux Etats.
Interrogé sur une éventuelle demande américaine de retour à la table des négociations, M. Abbas, qui avait reçu mi-mars à Ramallah M. Greenblatt, a assuré que "personne ne nous a demandé jusqu'alors de reprendre les négociations avec Israël".
Il a de nouveau évoqué la question des colonies israéliennes en Territoires occupés --où vivent actuellement plus de 600.000 colons-- comme étant le principal obstacle à la paix. Vendredi, l'émissaire de l'ONU pour le Proche-Orient, Nickolay Mladenov, avait estimé qu'Israël n'avait pris "aucune mesure" pour se conformer à la résolution de l'ONU adoptée fin décembre condamnant les colonies et dénoncée par l'administration Trump.
Un sondage publié mercredi indique que la part des juifs israéliens soutenant un retrait de la Cisjordanie est passée de 60% en 2005 à 36% en 2017.

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Oui... les colonies juives en Palestine sont un crime

Des écoliers Palestiniens se dirigent vers leurs tentes plantées dans un camp situé près de la colonie juive de Ma'ale Adumin, en Cisjordanie, le 15 septembre 2010.
(Photo archives Assawra)
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- Plus jamais la 2334 a déclaré Nikki Haley
- c'est qui?
- la représentante des États-Unis d'Amérique à l'Onu
- je vois
- tu vois quoi?
- la 2334 doit donc être une résolution de l'Onu
- tout juste
- et que dit-elle?
- elle rappelle les résolutions 242, 338, 446, 452, 465, 476, 478, 1397, 1515 et 1850, et exige de nouveau d’Israël l'arrêt de la colonisation du territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est
- ce qui signifie que pour Nikki Haley les colonies juives en Palestine ne sont pas un crime
- ...!?

Al Faraby
Mercredi, 29 mars 2017


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Conflits et lutte antiterroriste au menu du sommet arabe en Jordanie

Le roi d'Arabie Saoudite, le 27 mars 2017, en Jordanie (Afp)

Les dirigeants arabes se retrouvent mercredi en Jordanie pour leur sommet annuel, sur fond d'impuissance face aux multiples conflits et guerres dans leur région, principalement en Syrie.
Ce 28e sommet ordinaire des Etats membres de la Ligue arabe s'ouvre vers 11H00 locales (09H00 GMT) à Sweimeh, au bord de la mer Morte et 17 des 22 dirigeants arabes y prendront part, dont le roi Salmane d'Arabie saoudite, poids lourd régional, selon le pays hôte.
L'envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie Staffan de Mistura et le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres y seront également présents.
A l'ordre du jour, les conflits en Syrie, au Yémen et en Libye, la lutte contre les groupes jihadistes Al-Qaïda et Etat islamique (EI) qui sévissent notamment en Syrie et en Irak, ainsi que l'insoluble conflit israélo-palestinien.
"Ce sommet ne sera pas différent des précédents. L'ordre (politique) dans le monde arabe est faible, divisé et souffre de dysfonctionnements depuis de longues années", a déclaré à l'AFP Oraib Rantawi, directeur du Centre Al-Quds pour les études politiques.
Il a dit ne pas s'attendre à des décisions surprise lors de ce sommet, alors que les membres de la Ligue arabe, minée par les divisions, ne parviennent pas à régler les conflits qui agitent le Moyen-Orient, surtout depuis le Printemps arabe.
Qualifiant la guerre en Syrie de "la plus grave crise de l'histoire récente de la région", le chef de la Ligue arabe Ahmed Aboul Gheit a appelé lundi les Arabes à jouer un "rôle plus actif" dans la résolution de ce conflit.
La Russie et l'Iran, alliés du régime de Bachar al-Assad, et la Turquie, soutien de la rébellion, ont pris la main dans le conflit syrien qui a fait plus de 320.000 morts et des millions de réfugiés, et qui s'est complexifié avec l'implication des groupes jihadistes et d'acteurs régionaux et internationaux.
L'Iran est le principal rival régional de l'Arabie saoudite qui soutient l'opposition syrienne. Un 5e round de négociations est organisé actuellement sous l'égide de l'ONU à Genève entre régime et opposition mais sans avancée notable.
Le régime syrien a perdu depuis 2011 son siège au sein de la Ligue arabe et la Syrie n'est pas représentée au sommet.
Pour sa part, Antonio Guterres, lors d'une visite dans le camp de réfugiés syriens de Zaatari en Jordanie, a estimé mardi que les pays arabes devraient mettre leurs différends de côté pour faire face à la crise syrienne.
"Quand les pays arabes sont divisés, cela permet à d'autres d'intervenir, de créer de l'instabilité, de favoriser les conflits et (la montée en puissance) des organisations terroristes", a-t-il dit.
L'année dernière, le Maroc avait renoncé à accueillir le sommet arabe, en disant redouter "une fausse impression d'unité et de solidarité (...) dans un monde arabe qui traverse une période difficile". Le sommet s'était finalement tenu en Mauritanie.
Le roi Mohammed VI est attendu cette année en Jordanie, pour la première participation d'un souverain marocain à un sommet arabe depuis 2005, selon une source officielle jordanienne.
La guerre au Yémen sera aussi à l'ordre du jour alors que le conflit dans ce pays pauvre de la péninsule arabique a fait selon l'ONU quelque 7.700 morts depuis mars 2015 et l'intervention d'une coalition militaire arabe commandée par Ryad pour venir en aide au pouvoir face aux rebelles.
La crise en Libye, plongée dans le chaos à cause des rivalités et des combats entre factions rivales, sera également abordée par les dirigeants arabes.
Enfin, et malgré les protestations d'ONG, le président soudanais Omar el-Béchir participera au sommet de Jordanie où il est arrivé mardi soir. M. Béchir est visé par des mandats d'arrêt par la Cour pénale internationale (CPI), qui l'accuse de génocide et crimes contre l'humanité pour son rôle présumé dans le conflit dans la région du Darfour.

mardi 28 mars 2017

"Nou bon ké sa"
Manifestations historiques en Guyane pour la "journée morte"

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La "journée morte" en Guyane a donné lieu à "la plus grosse manifestation jamais organisée" sur le territoire, de l'aveu même de la préfecture, quelques jours avant l'arrivée d'une délégation ministérielle dans ce département d'outre-mer.
Alors que 250.000 personnes vivent dans ce territoire, la préfecture comptabilisait à midi (17H00 heure de Paris) respectivement entre 8.000 et 10.000 participants à Cayenne et entre 3.500 et 4.000 à Saint-Laurent-du-Maroni, les deux plus grandes villes guyanaises.
"C'est la plus grosse manifestation jamais organisée en Guyane", a commenté la préfecture de région, interrogée par l'AFP, qualifiant ces chiffre d'"énormes".
Quelques heures plus tôt, un marcheur, qui disait vivre un moment "historique", confiait n'avoir "jamais vu autant de monde sortir dans la rue", tandis qu'un autre assurait n'avoir "jamais vu une mobilisation d'un tel niveau".
"Que les gens manifestent parce qu'ils sont bloqués chez eux et que tout est fermé, écoles, administrations... d'accord. Mais qu'ils restent sous le soleil pendant des heures, c'est autre chose", s'est étonné un cadre local.
"Nous voulons que l’Etat nous donne les moyens. Ca fait trop longtemps que ça dure, l’Etat doit reconnaître la population guyanaise", a fait valoir une manifestante.
Dans Cayenne, l'avenue du Général-de-Gaulle, qui mène à la vieille ville, était noire de monde à 10H00 locales. Beaucoup de drapeaux guyanais étaient brandis, ainsi que des banderoles reprenant le slogan "nou bon ké sa" - "ça suffit" en créole guyanais - qui a fleuri ces derniers jours sur les nombreux barrages installés dans les villes du territoire.
Après l'affluence décevante de lundi, premier jour de "grève générale illimitée", les manifestations de la "journée morte" relèvent du plébiscite pour l'Union des travailleurs guyanais (UTG), dont les 37 syndicats membres ont voté à la quasi-unanimité en faveur de l'arrêt du travail.
Le collectif des protestataires "Pou La Gwiyann dékolé" ("pour que la Guyane décolle", qui regroupe autant des collectifs contre la délinquance et pour l'amélioration de l'offre de soins, que l'UTG ou les avocats guyanais) s'en trouve renforcé alors qu'il n'est toujours pas disposé à rencontrer la délégation interministérielle arrivée samedi.

Haine sur les bancs de l'école, Israéliens et Palestiniens s'accusent

Des élèves palestiniens jouent à Ramallah avec la colonie israélienne de Psagot en arrière plan, le 27 mars 2017 (Afp)
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En rang, les élèves chantent l'hymne national puis saluent le drapeau: au collège Amine al-Husseini, situé dans les Territoires palestiniens occupés à quelques encablures d'une colonie israélienne, cette cérémonie est quotidienne, comme dans toutes les écoles palestiniennes.
L'ancien grand mufti de Jérusalem Amine al-Husseini est pour les Palestiniens le héros de la révolte contre le mandat britannique sur la Palestine en 1936.
Pour les Israéliens, il était l'allié des nazis --ce que les Palestiniens démentent-- et nommer ainsi un établissement scolaire est une incitation à la haine contre Israël et les juifs.
Lors de sa première visite à la Maison Blanche le 15 février, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a désigné les incitations à la haine comme un facteur primordial de la persistance du conflit avec les Palestiniens.
"Ils continuent d'appeler à la destruction d'Israël, dans leurs écoles, dans leurs mosquées, dans leurs manuels scolaires. Il faut le lire pour le croire", a-t-il accusé.
"Je crois que les Palestiniens vont devoir en finir avec cette haine qu'on leur enseigne dès le très jeune âge" et qui "commence dans la salle de classe", a renchéri le président américain Donald Trump.
Israéliens et Palestiniens s'accusent mutuellement d'incitation à la haine de l'autre dans les écoles.
"Du jardin d'enfants à l'université", les 1,19 million d'élèves palestiniens apprennent qu'Israël "n'a pas le droit d'exister", dit à l'AFP le ministre israélien de la Sécurité intérieure Gilad Erdan. C'est Israël escamoté des cartes dans les livres scolaires ou des écoles baptisées du nom de "terroristes", poursuit-il.
Faux, répond Tharwat Zeid, chargé des programmes scolaires au ministère palestinien de l'Education.
"Nos livres ne sont pas là pour inciter à la haine mais pour enseigner. Personne ne peut faire l'impasse sur son histoire et notre programme est donc palestinien, national et s'inscrit dans notre environnement quotidien", qui est celui de l'occupation depuis 50 ans des Territoires palestiniens par l'armée israélienne, explique-t-il.
Au collège Amine al-Husseini, chaque élève a un proche blessé ou détenu par Israël.
La "Palestine historique" -- qui comprenait les Territoires palestiniens et Israël-- est bien enseignée aux enfants "car c'est notre Histoire et c'était notre terre", ajoute-t-il. Depuis la fin des années 1980, la direction palestinienne a toutefois reconnu l'existence d'Israël.
Et les programmes scolaires sont soumis aux bailleurs internationaux qui financent l'Autorité palestinienne.
L'UNESCO juge dans un rapport que rien, dans les programmes palestiniens soumis à son examen, ne soutient l'accusation d'antisémitisme ou d'incitation à la haine contre Israël.
Ces programmes sont en vigueur dans l'ensemble des écoles, en Cisjordanie, dans la bande de Gaza tenue par le Hamas islamiste ainsi que dans les établissements de l'ONU.
Les Palestiniens accusent eux les programmes israéliens d'enseigner la haine. M. Zeid évoque "des exercices de mathématiques mettant en scène des soldats".
"Devrait-on écrire des odes aux Israéliens et à l'occupation?", demande Ziad Khadach, enseignant au collège Amine al-Husseini.
Alors qu'une vague d'attaques, généralement menées par des jeunes Palestiniens isolés, a coûté la vie à 256 Palestiniens et 40 Israéliens depuis l'automne 2015, le gouvernement israélien blâme l'enseignement, les réseaux sociaux et des programmes télévisés incitant à la haine des juifs.
Mais, rétorque M. Zeid, ce n'est pas l'école qui pourrait inciter à la haine mais les conditions de vie des Palestiniens.
La Cisjordanie est occupée par l'Etat hébreu depuis 50 ans. Le territoire est quadrillé par les check-points de l'armée, largement muré à l'ouest par la barrière de sécurité israélienne et parsemé de colonies israéliennes illégales au regard du droit international.
Pour se rendre à l'école, certains enfants palestiniens sont contraints à d'importants détours en raison des check-points ou pour éviter les agressions de colons.
Dans la bande de Gaza, sous blocus israélien et ravagée par trois guerres depuis 2008, 24 écoles ont été détruites entièrement lors du dernier conflit en 2014 et 190 autres endommagées.
Dans certains établissements, trois roulements par jour ont lieu pour accueillir tous les élèves. Des centaines de milliers d'entre eux ont besoin d'un soutien psychologique, selon l'ONU.
Pour les enfants palestiniens et israéliens qui ont grandi avec le conflit, ce qui manque, c'est "la mention de la culture de l'autre" dans les programmes scolaires, relève Sami Adouan, chercheur en sciences de l'Education.
"Les cas de déshumanisation et de diabolisation de l'autre sont rares dans les deux programmes", a relevé son équipe israélo-palestinienne qui a étudié les curricula. Mais "les livres israéliens et palestiniens renferment des récits nationaux unilatéraux qui présentent l'autre comme l'ennemi".

"Non au terrorisme d’État d’Israël" : http://www.petitions24.net/non_au_terrorisme_de_letat_disrael
     

Sionisme
"Dénigrer Israël, c'est terminé", dit l'ambassadrice US à l'ONU

La nouvelle ambassadrice des Etats-Unis à l'ONU Nikki Haley a promis lundi 27 mars 2017 devant la plus grande organisation américaine pro-israélienne que le "dénigrement" de l'Etat hébreu aux Nations unies était "terminé".


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A Casablanca, des squats sous les étoiles

Des squats sur les toits d'immeubles du centre-ville de Casablanca, le 4 février 2017 (Afp)

Ici pas de penthouse ou de luxueux duplex baignés de lumière, mais des logements de fortune perchés loin des regards, sur les toits d'immeubles du centre-ville de Casablanca.
Symbole d'une crise du logement qui frappe la plus grande ville du Maroc, embouteillée et effervescente, ces squats sur les toits-terrasses du vieux "Casa" témoignent aussi de la désaffection d'un patrimoine architectural unique.
Invisibles à hauteur d'homme dans le grouillement du quotidien, ces habitats clandestins frappent le regard dès que l'on atteint les hauteurs des immeubles du centre-ville: bricolés en tôles, planches de bois et sacs plastiques, ils trônent sur des bâtiments datant pour la plupart du début du XXe siècle.
"Ces squats, ce sont les métastases ou les excroissances du centre-ville", regrette Rachid Andaloussi, architecte et président de Casamémoire, association de sauvegarde du patrimoine architectural du XXe siècle au Maroc.
"En l'absence d'un cadre juridique contraignant, l'informel vient se greffer et s'épanouir. Dans le centre-ville de Casablanca, il se matérialise par l'occupation d'espaces souvent emblématiques et prestigieux de la ville, mais, disons, abandonnés", explique-t-il à l'AFP.
Sous ces logements non réglementaires se trouvent des immeubles qui "racontent l'histoire d'une ville considérée comme un musée à ciel ouvert et qui a été à une certaine époque à l'avant-garde mondiale de l'architecture", souligne M. Andaloussi.
Casablanca (la "ville blanche" en espagnol) a été la tête de pont du colonisateur français au début du XXe siècle.
A la demande du résident général Hubert Lyautey, l'architecte et urbaniste Henri Prost présente le premier plan d'aménagement en 1915. Il fait appel à des architectes et urbanistes internationaux, surtout français, qui construisent dans les années 1920 et 30 ce qui deviendra le "poumon économique" du pays.
S'inspirant des courants Art déco et Art nouveau en vogue en Europe, tout en y ajoutant des ornements marocains traditionnels, zelliges, stucs ou sculptures de bois de cèdre, ils créent un style original qui deviendra la marque de fabrique de cette ville rendue célèbre par le film éponyme (1942).
On leur doit par exemple l'immeuble Liberté, qui fut à sa construction entre 1949 et 1951 le premier gratte-ciel d'Afrique du nord ou encore la Wilaya, ex-hôtel de ville, dont l'architecture "néo-chérifienne" est caractéristique des bâtiments administratifs du Maroc sous le protectorat français (1912-1956).
"Le centre-ville de Casa est un haut lieu de l'architecture et de l'urbanisme, avec un foisonnement de styles néo-mauresque, art déco ou moderniste", résume l'architecte Driss Kettani.
Mais le vieux Casablanca n'est plus ce qu'il était, son patrimoine architectural étant menacé par la négligence et la spéculation immobilière.
"Ce qui était encore le centre incontestable de la ville il y a quelques décennies a pâti d'un manque d'entretien et de la désaffection progressive des commerces et des professions libérales", explique M. Kettani.
Les appartements y sont souvent occupés par des locataires qui paient des "loyers dérisoires" et personne ne prend soin de ces immeubles.
Rachid Andaloussi, le président de Casamémoire, regrette l'"absence d'organisation dans ces bâtiments, abandonnés par des propriétaires lassés de les voir se dégrader". "D'où les squats, le linge aux fenêtres, les paraboles qui se greffent sur les façades, les câbles qui s’entremêlent. Ces bâtiments expriment leur malheur", dit-il.
Les squats dans la capitale économique du Maroc sont aussi le reflet d'une crise du logement.
"Destination par excellence des grands flux migratoires internes des années 1960, 70 et 80, la ville a subi au fil des années une pression urbanistique sans équivalent" dans l'histoire marocaine, décrypte pour l'AFP Mostafa Kheireddine, urbaniste et chercheur.
"L'espace métropolitain casablancais a cristallisé toutes les tensions sociales dans les années 1980. Et la qualité urbaine n'a pas été érigée en priorité", ajoute-t-il.
Mais les temps changent. Une stratégie de rénovation a été lancée il y a quelques années, après "la prise de conscience de l'extraordinaire potentiel de cette partie de la ville", se réjouit M. Kettani.
L'arrivée du tramway dans les rues a revalorisé le centre-ville, où les prix de la pierre ont augmenté. Et, nouveau phénomène palpable, les propriétaires aisés sont de plus en plus nombreux à y investir et commencent à se réapproprier le vieux Casa.

Afrique du Sud: décès d'Ahmed Kathrada, vétéran de l'anti-apartheid

Photo de la Fondation Mandela prise le 11 octobre 2010 montrant l'ancien président sud-africain Nelson Mandela (c) entouré par sa fille Zindzi (d) et son ancien compagnon de cellule Ahmed Kathrada (d) à Johannesburg (Afp)

Le discret vétéran de la lutte anti-apartheid Ahmed Kathrada, compagnon de cellule de Nelson Mandela dans la prison de Robben Island, est décédé mardi en Afrique du Sud à l'âge de 87 ans, suscitant une avalanche d'hommages.
Ancien député et conseiller du président Mandela pendant son seul mandat à la tête de l'Afrique du Sud (1994-1999), ce fils d'immigrés indiens faisait partie du premier cercle des dirigeants historiques du Congrès national africain (ANC).
Surnommé "Oncle Kathy", il s'était notamment illustré à la fin des années 1980 lors des négociations entre l'ANC et le régime blanc qui ont abouti au début des années 1990 à la chute de l'apartheid et aux premières élections libres du pays en 1994.
Hospitalisé au début du mois pour une opération au cerveau, l'état de santé d'Ahmed Kathrada s'était dégradé ces derniers jours.
La Fondation Ahmed Kathrada a annoncé mardi matin dans un communiqué qu'il s'était éteint "en paix" mardi matin à l'hôpital Donald Gordon de Johannesburg.
Une des dernières figures encore vivantes de la lutte historique contre l'apartheid, l'ex-archevêque du Cap Desmond Tutu, a salué la mémoire "d'un homme d'une gentillesse, d'une modestie et d'une ténacité remarquables".
"Il a un jour écrit au président (Mandela) pour lui dire qu'il ne se considérait pas comme assez important pour mériter un honneur important", a poursuivi le prix Nobel de la Paix, 85 ans.
Un hommage officiel lui sera rendu et les drapeaux du pays ont été mis en berne jusqu'au soir de ses obsèques, ont annoncé les services du président Jacob Zuma.
"C'est une grande perte pour l'ANC, plus largement pour le mouvement de libération et l'Afrique du Sud", a déploré le directeur de la Fondation Ahmed Kathrada, Neeshan Balton.
"Le camarade Kathy était une bonne âme, humaine et humble", a réagi son compagnon d'armes Derek Hanekom. "C'était un révolutionnaire déterminé qui a voué sa vie entière au combat pour la liberté dans notre pays", a-t-il ajouté.
Né le 21 août 1929 dans une petite ville de ce qui était alors la province du Transvaal occidental, dans une famille d'immigrés indiens de confession musulmane, il avait quitté l'école à 17 ans pour participer à la lutte contre les lois sur l'habitat séparé.
Ahmed Kathrada avait été arrêté en 1963 avec Nelson Mandela, Walter Sisulu et une partie de l'état-major de l'ANC dans leur QG clandestin de Johannesburg et inculpé de sabotage.
Condamné l'année suivante à la réclusion à perpétuité lors du fameux procès de Rivonia, il a rejoint le pénitencier de Robben Island et n'est sorti de prison que vingt-six ans plus tard.
"Il a été ma force en prison, mon guide dans la vie politique et le pilier de ma force dans les moments difficiles de ma vie. Maintenant il est parti", a déclaré un de ces codétenus à Robben Island, Laloo "Isu" Chiba, 86 ans.
Depuis sa retraite politique en 1999, Ahmed Kathrada dirigeait la fondation qui porte son nom pour lutter contre les inégalités.
Il était exceptionnellement sorti de sa réserve politique l'an dernier pour déplorer le chemin pris par l'ANC sous le règne de l'actuel président Jacob Zuma, mis en cause dans une série de scandales de corruption, et pour réclamer sa démission.
"Cher camarade président, ne pensez-vous que rester président ne va que contribuer à aggraver la crise de confiance dans le gouvernement du pays ?", avait-il écrit dans une lettre ouverte.
Malgré cette sortie très polémique, la mort d'Ahmed Kathrada a suscité l'hommage unanime de la classe politique sud-africaine.
L'ANC a déploré mardi la disparition d'un "chef dont le service à son pays restera gravé à tout jamais". "Sa vie est une leçon d'humilité, de tolérance, de résilience et d'engagement tenace", a ajouté le parti au pouvoir depuis 1994.
"Oncle Kathy, comme on l'appelait affectueusement, incarnait un sens profond de la compassion et un engagement déterminé en faveur de la vraie justice", a renchérit Mmusi Maimane, le chef du principal parti d'opposition, l'Alliance démocratique.