La phrase

"Extirper le sionisme de Palestine" (Al Faraby)


dimanche 30 avril 2017

Merkel en Arabie saoudite pour parler coopération et G20

La chancellière allemande Angela Merkel (g) reçue par le roi saoudien Salmane (g), le 30 avril 2017 à Jeddah (afp)

La chancelière allemande Angela Merkel effectuait dimanche une visite en Arabie saoudite, consacrée aux relations entre Berlin et le géant pétrolier, ainsi qu'à la prochaine réunion du G20 en juillet à Hambourg, selon des sources allemandes.
Peu après son arrivée, Mme Merkel a été accueillie au palais de Jeddah (ouest) par le roi Salmane et ses principaux collaborateurs, a indiqué l'agence officielle saoudienne SPA.
Un déjeuner a donné lieu à des entretiens dont la teneur n'a pas été révélée. Six accords ont été signés en présence de la chancelière, trois concernant le secteur privé et trois de gouvernement à gouvernement, selon une source proche des discussions.
Les entretiens devaient porter sur les thèmes qui seront au menu du prochain sommet du G20 comme le climat et l'énergie, selon une source gouvernementale allemande.
"Il sera sûrement question de voir comment l’Allemagne peut soutenir les efforts en vue d'une diversification de l’économie (saoudienne) et une plus grande indépendance par rapport aux énergies fossiles", a déclaré avant la visite un responsable allemand.
Les relations entre les pays du Conseil de coopération du Golfe - dont l'Arabie saoudite est le membre dominant - et le rival iranien devaient être également abordées.
"Sans méconnaître l'influence négative de l'Iran dans la région, la chancelière va plaider pour une détente entre (ces pays) et l'Iran", a souligné ce responsable.
Angela Merkel devait s’entretenir avec des membres de la société civile et des femmes d'affaires autour des objectifs du plan de réforme saoudien "Vision 2030" et de la situation sociale et économique des femmes.
La peine de mort et la question des droits de l'Homme "seront sûrement abordés par la chancelière dans ses entretiens", a-t-on ajouté de même source.
Mme Merkel, accompagnée par une délégation de grands patrons allemands, devait également évoquer les relations économiques bilatérales, selon un communiqué de l'ambassade allemande à Ryad.
"Les relations économiques avec l'Arabie saoudite sont solides, mais pas reluisantes. Le volume des échanges commerciaux était de 8 milliards d'euros en 2016. Les investissements allemands tournent autour de 1,2 milliard d'euros et ne sont pas non plus très prometteurs", a relevé le responsable allemand.
Outre le prince héritier Mohammed ben Nayef, Mme Merkel devait avoir des entretiens et dîner avec le jeune vice-prince héritier Mohammed ben Salmane, ministre de la Défense qui joue un rôle central dans les réformes en cours en Arabie.
Mme Merkel est attendue lundi aux Emirats arabes unis où les investissements allemands sont de l’ordre de 2,4 milliards d’euros.
A Ryad comme à Abou Dhabi, la chancelière devait également parler de la Syrie, l'Allemagne considérant que les Etats du Golfe et l'Arabie saoudite ont un rôle à jouer dans ce pays, d'autant plus que Ryad "a une très grande influence sur l’opposition" syrienne, selon le responsable allemand.
L'Allemagne et les pays du Golfe sont sur la même ligne lorsqu'il s'agit de "combattre le terrorisme" et Berlin estime que "tous les pays peuvent faire encore un peu plus" en ce qui concerne l'accueil des réfugiés, a indiqué la même source.

Beyrouth se lance dans les vélos en libre-service

Le Premier ministre libanais Saad Hariri (c) et le député Nadim Gemayel (2e à g) inaugurent le système de vélos en libre-service à Beyrouth, le 30 avril 2017 (afp)
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Beyrouth a lancé dimanche un programme de vélo en libre-service dans l'espoir de réduire les embouteillages monstres et la pollution qui encombrent la capitale libanaise.
Le service a été officiellement inauguré par le Premier ministre Saad Hariri, qui a participé à une promenade en vélo dans les rues du centre-ville. Il a promis d'organiser des journées sans voiture pour donner la priorité aux cyclistes dans la capitale.
Pour l'instant, seule une station de vélos en libre-service est ouverte à Beyrouth, où les pistes cyclables restent peu nombreuses.
Le programme doit à terme permettre aux utilisateurs de louer et retourner des vélos à partir de 25 stations automatisées réparties dans toute la ville.
Il faut compter environ 3 dollars de l'heure pour louer un vélo à Beyrouth, un abonnement permettant de bénéficier de tarifs plus avantageux.
Quelque 500.000 voitures parcourent quotidiennement les rues de Beyrouth selon des experts, provoquant d'énormes embouteillages et contribuant à la pollution de l'air.
Et rares sont les cyclistes à s'aventurer en ville, où les automobilistes ignorent régulièrement les feux de signalisation et le code de la route.
Des vélos en libre-service ont déjà été mis en place à Byblos, dans le nord du Liban, et le système doit être étendu à d'autres villes côtières, dont Tripoli et Batroun (nord) ainsi que Saïda et Tyr (sud).
Ce mode de transport s'est révélé populaire dans de nombreuses grandes villes dans le monde, dont Paris et Londres.

Syrie: les Forces démocratiques syriennes (FDS) progressent contre l'EI dans Tabqa

Un combattant arabe syrien dans la ville de Tabqa (nord), le 29 avril 2017 (afp)

Des combattants kurdes et arabes syriens progressent face aux jihadistes du groupe Etat islamique (EI) dans la ville de Tabqa (nord), a indiqué dimanche l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
La prise de Tabqa par les Forces démocratiques syriennes (FDS) est un objectif majeur sur la route de Raqa, le bastion des jihadistes en Syrie contre lequel elles ont lancé en novembre une vaste offensive.
Selon l'OSDH, les FDS contrôlent désormais plus de la moitié de Tabqa, dont l'essentiel de la vieille ville, une semaine après leur entrée dans cette localité située à environ 55 kilomètres à l'ouest de Raqa.
Les FDS ont publié des photos qui montrent, selon elles, des objets récupérés dans des secteurs récemment repris de la ville, comme des armes, des munitions et un drapeau de l'EI.
D'après le directeur de l'Observatoire Rami Abdel Rahmane, les combats se poursuivaient dimanche matin à Tabqa.
Le groupe jihadiste y oppose une résistance farouche aux FDS, notamment par le biais de drones armés, une tactique que les jihadistes utilisent également contre les forces irakiennes qui tentent de les chasser de Mossoul, la grande ville du nord de l'Irak.
Selon l'OSDH, l'EI a également recours aux attaques suicide et aux véhicules piégés pour ralentir la progression de ses adversaires.
Tabqa compterait environ 85.000 habitants, en comptant les combattants jihadistes.
La cité, qui a servi de base de commandement à l'EI et accueillait la principale prison du groupe jihadiste, est située près d'un important barrage du même nom, toujours sous contrôle de l'EI.
L'assaut des FDS sur la région de Tabqa a été lancée fin mars avec le soutien de frappes de la coalition internationale antijihadistes menée par Washington et de conseillers militaires américains.
Depuis novembre, la vaste offensive des FDS pour reprendre Raqa ("Colère de l'Euphrate") leur a permis de s'emparer de larges portions de territoire autour de la capitale de facto de l'EI en Syrie.
Plus de 320.000 personnes ont trouvé la mort depuis le début en 2011 de la guerre en Syrie et plus de la moitié de la population a été contrainte de quitter ses foyers.

Yémen: 5 morts dans une attaque de drone contre Al-Qaïda

Des habitants de Hajr, à l'ouest de Mukalla, fuient des bombardements le 18 juillet 2016 (afp)

Cinq membres présumés d'Al-Qaïda ont été tués dans "une attaque de drone américain" dimanche à l'aube contre un véhicule transportant des armes dans le centre du Yémen, a indiqué un membre des services de sécurité.
Le véhicule a été touché dans la région d'Al-Jawia de la province de Marib, à l'est de Sanaa, selon ce responsable.
"Le véhicule appartient à un chef local d'Al-Qaïda qui transportait des armes en provenance de Yakla", localité du centre du Yémen qui avait connu le 29 janvier un raid terrestre américain contre le réseau jihadiste, a-t-il dit.
Cette opération commando s'était soldée par la mort d'un soldat américain, de plusieurs membres d'Al-Qaïda et de civils.
Samedi, trois membres présumés d'Al-Qaïda avaient péri dans une attaque similaire dans le sud du Yémen.
Dimanche dernier, cinq membres présumés d'Al-Qaïda et trois civils avaient été tués dans une frappe de drone dans la même province de Chabwa.
Depuis l'arrivée au pouvoir de Donald Trump aux États-Unis, les attaques contre les jihadistes se sont intensifiées au Yémen en guerre.
Le conflit oppose les rebelles chiites Houthis présents dans le Nord aux forces loyalistes contrôlant le Sud et bénéficiant du soutien d'une coalition arabe menée par l'Arabie saoudite.
Les États-Unis sont inquiets de voir Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa) renforcer son influence à la faveur du chaos provoqué par la guerre et craignent aussi des attaques de ce groupe sur le territoire américain.
En mars, le New York Times a affirmé que l'administration Trump avait donné au Pentagone son feu vert pour mener des frappes aériennes ou des opérations commando au Yémen sans avoir à demander l'autorisation préalable de la Maison Blanche.

C'est fête

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- Les autorités d'occupation ont bouclé la Cisjordanie et Gaza jusqu'à lundi
- pourquoi?
- c'est Shevi'i shel Pessa'h
- ...!?

Al Faraby
Dimanche, 30 avril 2017

Shevi'i shel Pessa'h « septième jour de Pessa'h » est une fête biblique clôturant la fête de la pâque juive (Pessa'h).

Adressez un message de soutien et de solidarité aux prisonniers Palestiniens
en grève de la faim illimitée pour le respect de leur dignité.
Précisez votre nom, prénom, ville et pays
Si besoin le nom de votre association ou organisation
à l'adresse:
resistance@assawra.info
   

La peinture du dimanche

Ghada Amer - Egypte
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Vélo-lib


- Beyrouth se lance dans les vélos en libre-service
- ça coûte combien?
- 3€ l'heure
- frais d'hospitalisation compris?
- ...!?

Al Faraby
Dimanche, 30 avril 2017

Les indiens du Brésil dénoncent une offensive contre leurs territoires

La 14e édition du rassemblement "Terre Libre" a été marquée par des conférences et des rituels en public, mais aussi par des manifestations qui ont tourné à l'affrontement avec la police. (afp)
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"Le béton ne remplit pas le ventre", déclare Alessandra Korap, indienne brésilienne de l'ethnie Munduruku, venue à Brasilia pour dénoncer la construction d'un gigantesque barrage en pleine forêt amazonienne.
Cette semaine, plus de 3.000 indiens issus de tribus de plusieurs pays d'Amérique Latine campaient autour des symboles du pouvoir de la capitale du Brésil pour réclamer la reconnaissance de leurs coutumes et de leurs territoires face aux menaces de la déforestation et de l'agro-business.
La 14e édition du rassemblement "Terre Libre" a été marquée par des conférences et des rituels en public, mais aussi par des manifestations qui ont tourné à l'affrontement avec la police.
Selon le dernier recensement, datant de 2010, 896.000 indiens de 305 ethnies vivent au Brésil, 0,4% d'une population totale de plus de 200 millions d'habitants.
Ils occupent 12% du territoire, la plupart dans la région amazonienne, au nord du pays. Mais ces terres, censées leur être réservées, sont de plus en plus souvent mordues par l'expansion agricole, dans des conflits parfois teintés de sang.
En 2015, au moins 137 indiens ont été assassinés au Brésil, 891 depuis 2003, d'après les chiffres du Conseil Indien Missionnaire (CIMI), une ONG catholique locale.
Pour Adriana Ramos, responsable de l'Institut socio-environnemental, issu de la société civile, les autorités doivent prendre conscience de l'importance de la délimitation des territoires pour la préservation de la biodiversité et des ressources naturelles du pays.
"La présence de ces communautés et leurs pratiques traditionnelles contribuent à l'enrichissement de la forêt", résume-t-elle.

Symphonie no5 (Premier mouvement) - Ludwig van Beethoven

Avec cette nouvelle rubrique intitulée "Classique", mon but est de vous donner envie d'aller plus loin dans le répertoire de la musique classique en vous faisant écouter de courtes plages en lien, chacune, avec son contexte culturel.
Elle sera quotidienne et s'étalera jusqu'à la mi-août 2017
N'hésitez pas à la partager avec vos enfants et petits enfants... car en l'imaginant c'est à eux que j'ai pensés en premier.  (Al Faraby)

Couverture de l'édition de 1809 de la 5e symphonie
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La symphonie no 5 en ut mineur, op. 67, dite Symphonie du Destin, a été écrite par Ludwig van Beethoven en 1805-1807 et créée le 22 décembre 1808 au Theater an der Wien de Vienne. Le compositeur a dédié l'œuvre au prince Lobkowitz et au comte Razumovsky, un diplomate russe qui avait commandé trois des quatuors à cordes de Beethoven.
La composition fut menée en parallèle avec celle de la Symphonie nº 6, dont la première eut lieu durant le même concert. Au cours de cette période marquée par les guerres napoléoniennes (occupation de Vienne en 1805), Beethoven, au milieu de la trentaine, était de plus en plus frappé par la surdité.
Cette symphonie a acquis une grande renommée dès les premiers temps qui ont suivi sa première exécution. E.T.A. Hoffmann l'a alors décrite comme l'« une des œuvres les plus marquantes de l'époque ». Elle est au fil du temps devenue l'une des compositions les plus populaires de la musique classique et est fréquemment jouée et enregistrée.
Il n'est pas possible de déterminer une date précise pour la composition de la Cinquième symphonie de Beethoven. Cette œuvre qui montre l'apparence d'une immédiate spontanéité est l'une de celles — les cahiers d'esquisses laissés par Beethoven le montrent — dont la maturation fut la plus longue. Quelques éléments thématiques hantaient déjà l'imagination de Beethoven en 1795 environ. Il se peut qu'à cette époque Beethoven ait pris connaissance des musiques composées pour les cérémonies publiques de la France révolutionnaire par Claude Joseph Rouget de Lisle (Hymne Dithyrambique sur la conjuration de Robespierre, 1794), François-Joseph Gossec (Le triomphe de la République, 1793) ou Luigi Cherubini (Hymne au Panthéon, 1794), le compositeur contemporain qu'il admirait le plus.



samedi 29 avril 2017

Voiture piégée à Bagdad: 4 morts

Des voitures de police brûlées, le 29 avril 2017, dans un attentat à la voiture piégée contre des bâtiments de la police de la route à Bagdad (afp)

Quatre personnes ont été tuées et six blessées vendredi à Bagdad dans une attaque à la voiture piégée contre des bâtiments de la police de la route, a-t-on appris de sources concordantes.
L'explosion a eu lieu à Karrada, un quartier du centre de la capitale irakienne, visé à plusieurs reprises par des attentats ces dernières années.
Le porte-parole du ministère de l'Intérieur Saad Maan a précisé dans un communiqué que l'attaque avait été perpétrée par une voiture suicide et avait "tué quatre personnes, dont un colonel de la police".
Des sources médicale et policière ont indiqué qu'au moins six autres personnes avaient été blessées.
L'explosion s'est produite vers 23H00 locale (20H00 GMT), et était assez puissante pour illuminer le ciel et projeter en l'air des débris.
L'un des attentats les plus meurtriers dans ce quartier est survenu en juillet, lorsque l'explosion d'un camion piégé a mis feu à des échoppes, faisant plus de 320 morts.
Bagdad a été la cible de plusieurs attentats aux véhicules piégés depuis le début de l'année.
La plupart ont été revendiqués par le groupe Etat islamique, qui défend son dernier bastion jihadiste, Mossoul, contre une offensive lancée en octobre par les forces de sécurité irakiennes.

Sahara occidental: espoir d'un règlement après un geste du Front Polisario

Un sahraoui brandit un drapeau du front polisario, non loin de soldats marocains surveillant le mur de défense au nord-ouest du territoire, près d'El-Mahbes, dans un secteur sous contrôle sahraoui, le 3 février 2017 (afp)

L'ONU a exprimé vendredi soir son espoir d'une relance de négociations pour régler le conflit au Sahara occidental après que le Front Polisario, mouvement indépendantiste sahraoui, s'est retiré d'une zone tampon de la région.
"Cette action devrait améliorer les perspectives d'un climat (propice) à la relance d'un processus de négociations avec une nouvelle dynamique et un nouvel état d'esprit", s'est félicité dans un communiqué Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres.
Des observateurs militaires de l'ONU ont confirmé que le Front Polisario avait effectué jeudi et vendredi son retrait de la zone de Guerguerat, près de la frontière mauritanienne, selon le porte-parole. Les troupes marocaines s'étaient retirées fin février de cette zone contestée.
Parallèlement à l'annonce du retrait, les quinze pays membres du Conseil de sécurité ont adopté à l'unanimité une résolution de soutien à une reprise de négociations de paix pour ce conflit au Sahara occidental vieux de plusieurs décennies.
La résolution appuie une initiative de M. Guterres, qui devra présenter un rapport dans les 30 jours, pour relancer des pourparlers de paix. Elle prolonge également jusqu'au 30 avril 2018 le mandat de la Mission de maintien de la paix de l'ONU sur place (Minurso) qui supervise le cessez-le-feu de 1991 entre le Maroc et le Front Polisario.
La résolution appelle le Maroc et le Front Polisario, soutenu par l'Algérie, à "montrer une volonté politique et travailler dans une atmosphère propice au dialogue afin de reprendre les négociations".
"La France espère que l'adoption à l'unanimité de cette résolution nous permettra de nous tourner résolument vers l'avenir pour nourrir la dynamique politique engagée (...) au bénéfice de tous dans la région", a plaidé l'ambassadeur François Delattre.
"Ce conseil surveillera de près ce que font les parties", a averti l'ambassadrice adjointe des États-Unis, Michele Sison.
Plusieurs ambassadeurs ont demandé à toutes les parties de s'engager sérieusement dans ce nouvel effort pour relancer les négociations. Le conflit empoisonne les relations entre l'Algérie et le Maroc dont les frontières sont fermées depuis 1994.
Les États-Unis avaient fait circuler lundi ce projet de résolution auprès des autres membres du Conseil de sécurité, après des consultations avec la France, la Russie et le Royaume-Uni.
M. Guterres avait envoyé plus tôt en avril un rapport au Conseil de sécurité pour promouvoir une "nouvelle dynamique" et des négociations afin de parvenir à une "solution politique mutuellement acceptable qui inclut une résolution de la dispute sur le statut final du Sahara occidental".
Un obstacle avait été levé avec la démission début mars de l'émissaire spécial de l'ONU pour le Sahara occidental, Christopher Ross, après huit ans d'efforts. Ses relations avaient souvent été houleuses avec le Maroc. L'ex-président allemand Horst Kohler pourrait le remplacer.
En mars, M. Guterres s'est entretenu par téléphone avec le roi du Maroc Mohamed VI et a rencontré le chef du Polisario Brahim Ghali au siège de l'ONU à New York.
L'ONU avait ouvert en 2007 des négociations entre le Maroc et le Polisario dont la dernière session s'est tenue en 2012.
L'an dernier, l'ex-secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon avait provoqué la colère de Rabat en parlant "d'occupation" du Sahara occidental. Rabat avait alors expulsé la majeure partie des membres civils de la Minurso, avant d'accepter le retour d'une partie de ces 75 experts.
Situé sur la côte Atlantique, le Sahara occidental, une immense étendue désertique de 266.000 km2, est le seul territoire du continent africain dont le statut post-colonial n'a toujours pas été réglé.
Ancienne colonie espagnole, il est en grande partie sous contrôle du royaume marocain depuis 1975 mais revendiqué par les indépendantistes du Polisario qui réclament un référendum d'autodétermination alors que Rabat propose une autonomie sous souveraineté marocaine.

... à République


- Tu fais quoi cet aprèm?
- j'suis à République
- avec les insoumis?
- oui... mais Palestiniens
- ...!?

Al Faraby
Samedi, 29 avril 2017

Solidarité avec les prisonniers Palestiniens en grève illimitée de la faim pour leur dignité.
Grand Rassemblement
Samedi  29 avril  2017
De 15h30 à 17h30
Place de la République – Paris
( Métro République )

**

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Ainsi parlait Zarathoustra ( Richard Strauss )

Avec cette nouvelle rubrique intitulée "Classique", mon but est de vous donner envie d'aller plus loin dans le répertoire de la musique classique en vous faisant écouter de courtes plages en lien, chacune, avec son contexte culturel.
Elle sera quotidienne et s'étalera jusqu'à la mi-août 2017
N'hésitez pas à la partager avec vos enfants et petits enfants... car en l'imaginant c'est à eux que j'ai pensés en premier.  (Al Faraby)


Les premières mesures du thème composé par Strauss.
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Ainsi parlait Zarathoustra (Also sprach Zarathustra) op. 30, est un poème symphonique composé par Richard Strauss entre février et août 1896. La première eut lieu à Francfort le 27 novembre 1896 sous la direction du compositeur.
L'œuvre est librement inspirée par le poème philosophique Ainsi parlait Zarathoustra de Friedrich Nietzsche où le compositeur voit la transition de l’homme de ses origines jusqu’au « surhomme ». Une citation du philosophe est mise en exergue au début de la partition :
« La musique a trop longtemps rêvé ; nous voulons devenir des rêveurs éveillés et conscients. »




« Bousier sacré »


Un coléoptère, aussi appelé « bousier sacré », emporté par un fort sirocco traverse la Méditerranée et se retrouve en Provence. Notre héros, fin lettré, a lu les œuvres de l’entomologiste Jean-Henri Fabre. Il s’en inspire pour tenter de retrouver son chemin et sa pitance dans ces endroits bouleversés par la "modernité" depuis 100 ans. Agriculture biologique, évolution du pastoralisme, aménagement du paysage... Le célèbre entomologiste, dont on a fêté le centenaire en 2014, était un visionnaire en matière de solutions pour préserver la biodiversité. Un documentaire naturaliste qui mêle rigueur scientifique et humour, à ne pas manquer.
Réalisation : Sacha Bollet

Accès à la vidéo
http://www.universcience.tv/index.php/player-html5-cd1d738f2f437c78e2658757b05e7255.html
   


vendredi 28 avril 2017

Grève solidaire

Face à la prison d'Ofer en Cisjordanie occupée...
(Photo correspondant Assawra)
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- Mamy...
- qu'y a-t-il mon coeur?
- pourquoi papy ne mange plus depuis deux jours?
- va donc lui demander?
- il ne parle pas non plus
- ...!?

Al Faraby
Vendredi, 28 avril 2017

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Netanyahu critique le "manque de sensibilité" de la diplomatie allemande

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (g), à Jérusalem le 16 mars 2017, et le chef de la diplomatie allemande, Sigmar Gabriel, à Bruxelles, le 25 avril 2017 (afp)

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a critiqué vendredi le "manque de sensibilité" du chef de la diplomatie allemande, Sigmar Gabriel, qu'il avait refusé de recevoir mardi après une dispute sur le programme du ministre.
"Je ne reçois aucun diplomate d'autres pays qui visitent Israël et qui y rencontrent des organisations qui qualifient nos soldats de +criminels de guerre+", a déclaré le chef du gouvernement israélien au quotidien populaire allemand Bild.
M. Netanyahu reproche notamment à M. Gabriel, en déplacement mardi en Israël où il devait s'entretenir avec lui, d'avoir rencontré les représentants de deux ONG très critiques du gouvernement israélien, B'Tselem et Breaking the Silence, alors qu'Israël commémorait mardi les victimes de l'Holocauste assassinées par les nazis : "je trouve que cela manquait particulièrement de sensibilité de chercher une rencontre comme celle-là à ce moment-là", a-t-il estimé.
"Notre vision des choses est un peu différente", a répondu vendredi le porte-parole du ministère allemand des Affaires étrangères, Martin Schäfer, rappelant que Breaking the Silence collecte les témoignages anonymes de soldats israéliens revenant des territoires occupés.
Pour M. Schäfer, ces militaires "se sont forgé leur propre idée de ce qu'un régime d'occupation implique pour une démocratie constitutionnelle comme Israël", et M. Gabriel entendait les rencontrer "pour mieux comprendre ce qui se passe vraiment" en Cisjordanie occupée ou à Gaza.
Par ailleurs, M. Netanyahu assure qu'il "voulait appeler" le ministre allemand "pour expliquer (sa) position" et accuse M. Gabriel d'avoir "refusé de convenir d'un rendez-vous téléphonique".
"Malheureusement, la proposition israélienne était assortie de conditions impossibles ou difficiles à accepter", a répliqué le porte-parole du ministre allemand.
Selon lui, le gouvernement de M. Netanyahu souhaitait en particulier "influer sur le choix des interlocuteurs" que M. Gabriel voulait rencontrer.
L'annulation de la rencontre entre les deux hommes a constitué un rare accroc public dans les relations d'Israël avec l'Allemagne, l'un de ses plus fermes soutiens européens.
Il survient toutefois dans un contexte de rafraîchissement des relations bilatérales, notamment au sujet de la colonisation -- la construction par Israël d'habitations civiles dans les Territoires palestiniens occupés --, critiquée par Berlin.
"La relation germano-israélienne est très forte et va continuer à l'être. Lors de sa prochaine visite en Israël, j'espère que Gabriel me rencontrera, au lieu de voir un groupe marginal radical qui sape la sécurité d'Israël", a poursuivi M. Netanyahu, qui affirme avoir cherché à joindre mardi le chef de la diplomatie allemande pour lui expliquer son point de vue mais que ce dernier a "refusé" de lui parler.
L'exécutif de M. Netanyahu, considéré comme le plus à droite de l'histoire du pays, mène une campagne soutenue contre les organisations qu'il accuse d'attenter à la légitimité de l'Etat d'Israël.
En février, le gouvernement israélien avait réprimandé l'ambassadeur de Belgique après les rencontres entre le Premier ministre belge Charles Michel et des représentants de Breaking the Silence et B'Tselem à Jérusalem.

"Non au terrorisme d’État d’Israël" : http://www.petitions24.net/non_au_terrorisme_de_letat_disrael
     

Le Salvador devient le premier pays au monde à interdire les mines de métaux

Manifestation pour l’interdiction des mines de métaux devant l’Assemblée nationale à San Salvador, le 29 mars.(afp)
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La loi, publiée jeudi 27 avril 2017 au « Journal officiel », fait de cet Etat un pionnier dans la lutte contre les effets néfastes de cette activité sur l’environnement et la population.
Le Salvador est officiellement devenu le premier pays au monde à interdire les mines de métaux sur son territoire, estimant qu’il s’agit d’une activité nuisible pour la santé publique et l’environnement.
« Aucune institution, norme, acte administratif ou résolution ne pourra autoriser la prospection, l’exploration, l’extraction ou le traitement de produits miniers métalliques au Salvador », selon cette loi votée le 29 mars par l’ensemble des partis au Parlement et publiée jeudi 27 avril au Journal officiel.
Ce texte fait du petit pays d’Amérique centrale un pionnier dans la lutte contre l’activité minière et ses effets néfastes. Le Salvador « a fait quelque chose d’historique », a salué l’ONG MiningWatch Canada.
« C’est une loi innovante mais surtout nécessaire face à une industrie qui n’apporte aucun bénéfice aux communautés mais plutôt une grave pollution aux sources d’eau, à l’environnement. Il faut célébrer cette loi », a réagi auprès de l’Agence France-Presse le président de l’Unité écologique salvadorienne (UNES), Mauricio Sermeño.
En octobre 2016, le Salvador avait remporté un arbitrage face à Pacific Rim Cayman, filiale d’OceanaGold, qui lui réclamait 250 millions de dollars (230 millions d’euros) pour lui avoir refusé un permis d’exploitation pour raisons environnementales.
Au Guatemala voisin, les communautés rurales se battent contre les projets miniers des sociétés canadienne Goldcorp et américaine Tahoe Resources et Kappes, Cassidy & Associates (KCA). Le Nicaragua a lui rejeté des projets d’exploitation du groupe canadien B2 Gold.
Les pays d’Amérique centrale sont parmi les plus pauvres du continent, mais l’activité minière sur leur territoire ne leur apporte qu’une « très faible » contribution en termes de produit intérieur brut (PIB) et d’emplois, selon une étude récente menée par plusieurs ONG.


Appel à soutenir les prisonniers palestiniens en grève de la faim illimitée


Environ 1500 détenus palestiniens dans les prisons sionistes israéliennes ont entamé lundi 17 avril 2017 une grève de la faim collective et illimitée, inédite depuis des années. Cette grève est lancée à l'occasion des célébrations de "la journée des prisonniers", observée chaque année par les Palestiniens depuis plus de 40 ans.
L’administration pénitentiaire coloniale a confisqué tous les biens qui se trouvaient dans les cellules des grévistes et a commencé à transférer certains d’entre eux vers d'autres prisons. Actuellement, plus de 6.500 Palestiniens, dont 62 femmes et 300 mineurs (garçons et filles), sont emprisonnés par Israël.
Environ 500 d'entre eux sont sous le régime extra-judiciaire de la détention administrative qui permet une incarcération sans procès ni inculpation. En outre, 13 députés palestiniens, de différents partis politiques, sont emprisonnés. Cette grève, comme les précédentes vise à mettre fin aux abus de l'administration pénitentiaire d'occupation. Les prisonniers palestiniens souffrent de torture, de traitements dégradants et inhumains et de négligence médicale, certains ont été tués en détention.
Israël a établi un système judiciaire à deux vitesses, l’un garantissant une impunité pour les Israéliens ayant commis des crimes contre des Palestiniens et l’autre criminalisant la présence de la résistance palestinienne.
Notre soutien aux prisonniers palestiniens est politique, parce qu’ils sont avant tout des militants politiques qui ont sacrifiés leurs vie pour la cause palestinienne, les droits universels quelle porte et sa résistance. Rappelons que parmi ces droits, il y a celui d’établir un Etat indépendant avec sa capitale Al Qods ainsi que le droit au retour sur leur terre et dans leurs foyers d’origines pour tous les réfugiés expulsés depuis 1948.
Nos associations signataires, appellent les associations, organisations ainsi que tous les citoyens à soutenir les grévistes jusqu’à l’obtention de leurs revendications et à se joindre à notre appel.

Solidarité et Liberté pour les prisonniers palestiniens
Soutien à la campagne Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) contre Israël
Vive la Palestine libre

Grand Rassemblement
SAMEDI  29 AVRIL  2017
De 15h30 à 17h30
Place de la République – Paris
Métro République

Premiers Signataires :
Association de Palestiniens en Ile de France, Union Générale des Etudiants de Palestine, Forum Palestine Citoyenneté, Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Palestine, International Solidarity Movement – France, Fédération des agences internationales pour le développement -AIDE FÉDÉRATION, association Femmes Egalité, Association des Familles des Prisonniers et Disparus Sahraouis, Union Juive Française pour la Paix (UJFP), Comité "La Courneuve-Palestine", "PIR- Parti des indigènes de la République", CAPJIPO – EuroPalestine, Solidaire 09, Le Parti communiste des ouvriers de France (PCOF), Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives (FTCR), Union d'associations et institutions palestiniennes en France ALJALIYA, Jacques Gaillot, Évêque - Président de l'association "Droits devant", Abna Philistine, Nanterre Palestine, Mouvement Ensemble, Nouveau Parti Anticapitaliste – NPA, Association des Travailleurs Maghrébin en France (ATMF), Association des Marocains en France (AMF), Association Démocratique des Tunisiens en France (ADTF), Assemblée citoyenne des originaires de Turquie (ACORI), Confédération Nationale du Travail (CNT), Collectif Trop c’est trop, Parti des Patriotes Démocrates Unifié – France, Le réseau des villes Marwan Barghouti, Front Populaire Tunisie – France Nord, Comité en défense des libertés et des droits de l’homme en Tunisie (CRLDHT), Réseau Euro  Maghrébin Citoyenneté et Culture (REMCC), Comité pour le Développement et le Patrimoine (CDP), La Campagne Unitaire pour la Libération de Georges Ibrahim Abdallah, Association France Palestine Solidarité Paris-Sud (13e), Parti de Gauche, BDS France Paris, Association France Palestine Solidarité (AFPS Paris 14-6)...

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jeudi 27 avril 2017

Un missile israélien abat une "cible" au-dessus du Golan

Le plateau du Golan en Syrie dans une photos du 27 novembre 2014 (afp)

L'armée israélienne a annoncé avoir abattu jeudi une "cible" au-dessus du plateau du Golan occupé, quelques heures après que la Syrie l'eut accusée d'avoir frappé une position militaire près de l'aéroport de Damas.
"Le système de défense aérien Patriot a intercepté une cible au-dessus du plateau du Golan", a affirmé l'armée sur son compte Twitter, sans donner plus de détails.
Les médias israéliens ont indiqué que la "cible" était un drone, mais une porte-parole de l'armée a refusé de commenter l'information.
L'agence officielle syrienne Sana avait affirmé plus tôt que plusieurs missiles israéliens avaient frappé une position militaire au sud-ouest de l'aéroport international de Damas, tandis que l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) avait indiqué qu'un dépôt d'armes, appartenant vraisemblablement au Hezbollah libanais, avait explosé près de l'aéroport.
En Israël, le ministre du Renseignement Israël Katz a déclaré que la frappe présumée était "cohérente" avec la politique israélienne, sans confirmer une responsabilité de son pays.
La Russie, alliée du régime syrien, a condamné l'attaque et a appelé à la "retenue". Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov n'a pas indiqué si Israël avait prévenu la Russie de l'imminence d'un bombardement, se contentant de souligner que les ministères de la Défense des deux pays avaient un "dialogue constant".
Le ministre israélien de la Défense Avigdor Liberman était mercredi à Moscou où il a affirmé à son homologue russe Sergueï Choïgou que l'Etat hébreu ne permettrait pas "la concentration des forces iraniennes ou du Hezbollah à la frontière du Golan", selon son bureau.
L'Etat hébreu a effectué à plusieurs reprises depuis 2013 des frappes contre des cibles syriennes ou du Hezbollah.
En mars, Israël avait reconnu avoir mené un raid près de Palmyre (centre) contre un convoi d'armes "sophistiquées", présenté comme destiné au Hezbollah.
Ce raid a provoqué une riposte de l'armée syrienne, leur plus sérieux incident depuis le début du conflit syrien.
Israël occupe depuis 1967 quelque 1.200 km2 du plateau du Golan, qu'il a annexés, une décision que n'a jamais reconnue la communauté internationale. Environ 510 km2 restent sous contrôle syrien.
Israël et la Syrie sont techniquement toujours en état de guerre.

"Non au terrorisme d’État d’Israël" :
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L'Autorité palestinienne ne paie plus l'électricité de Gaza

Dans un foyer à Gaza...
(Photo archives Assawra)
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Les responsables palestiniens ont gardé le silence jeudi sur des informations israéliennes selon lesquelles l'Autorité palestinienne avait décidé de cesser de payer l'électricité livrée à la bande de Gaza, une décision aux conséquences potentiellement lourdes.
L'Autorité palestinienne, qui siège en Cisjordanie occupée, n'a pas commenté l'annonce faite par le Cogat, un organe du ministère israélien de la Défense, selon laquelle elle l'avait informé qu'elle "cessait, avec effet immédiat, de payer l'électricité que le Cogat livre à Gaza".
Israël contrôle tous les accès aux Territoires palestiniens (sauf la frontière sud de la bande de Gaza avec l'Egypte) et le Cogat coordonne une partie des activités israéliennes dans les territoires palestiniens avec l'Autorité palestinienne. C'est à ce titre que celle-ci aurait informé le Cogat.
Le mouvement islamiste Hamas qui gouverne la bande de Gaza a aussitôt dénoncé une "décision catastrophique" aux conséquences "dangereuses".
Le président palestinien "Mahmoud Abbas doit absolument revenir sur sa décision", a déclaré à l'AFP Fawzi Barhoum, porte-parole du Hamas à Gaza. "L'occupant israélien en paiera le prix car il est l'unique responsable du blocus", a-t-il encore menacé.
L'alimentation en électricité est une préoccupation primordiale à Gaza, en proie à une crise humanitaire permanente, au marasme économique et à un vigoureux blocus de la part d'Israël visant à contenir le Hamas, son ennemi.
Les Gazaouis reçoivent au mieux plusieurs heures d'électricité publique par jour. Jeudi, des files d'attente se formaient devant les stations d'essence pour alimenter les générateurs que certains utilisent pour leur domicile ou leurs sociétés.
Au gré des aléas permanents à Gaza, l'alimentation peut tomber à seulement quatre heures par jour pour les mieux lotis, alors que le territoire en bordure du désert connaît des conditions rigoureuses en été ou en hiver.
Ce fut le cas en janvier, avec pour conséquence un rare mouvement de contestation sociale.
L'unique centrale électrique de Gaza a été mise à l'arrêt mi-avril faute de carburant.
"Avec des coupures de courant de 20 heures par jour et les réserves d'urgence de carburant qui s'épuisent, les services de base pourraient s'arrêter", a prévenu le coordinateur de l'aide humanitaire de l'ONU Robert Piper. Sept des 13 hôpitaux de Gaza n'ont plus que trois jours de réserve de carburant pour alimenter les générateurs d'appoint, indique le ministère de la Santé du Hamas.
L'ONU a annoncé jeudi avoir débloqué 500.000 dollars pour l'achat d'urgence de carburant pour le secteur médical.
Hormis la centrale, le reste de l'électricité vient d'Egypte et surtout d'Israël, auxquels l'Autorité palestinienne achète le courant.
Israël fournit 120 mégawatts à Gaza pour environ 11 millions de dollars par mois, rappelle l'ONG israélienne Gisha. Depuis que la centrale est à l'arrêt, ces 120 MW représentent 80% de l'électricité disponible dans l'enclave.
"Réduire ce volume est une ligne rouge qu'il ne faut pas franchir", dénonce l'ONG. "Se servir des besoins humanitaires de base des deux millions de Gazaouis comme outil de négociation dans des luttes politiques est inadmissible".
L'Autorité palestinienne a été chassée de Gaza par la force par le Hamas en 2007, et n'exerce plus son autorité qu'en Cisjordanie.
Sa décision de ne plus payer, si elle est confirmée, pourrait relever d'une volonté du président Abbas de faire pression sur le Hamas, qui interdit à l'Autorité palestinienne de reprendre pied à Gaza.
Début avril déjà, l'Autorité palestinienne avait réduit la rémunération de ses fonctionnaires dans la bande de Gaza, provoquant une vague de colère et de manifestations.
A défaut de paiement par l'Autorité palestinienne, l'électricité peut en théorie être payée par la communauté internationale ou des entités privées.
Dans un rapport publié jeudi matin, la Banque mondiale s'alarmait de la crise humanitaire provoquée par la pénurie d'électricité.

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Grève générale des Palestiniens en soutien aux grévistes de la faim

Dans une rue de Ramallah, un magasin fermé en raison d'une grève générale, le 27 avril 2017 (afp)
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Les Palestiniens ont observé jeudi une grève générale exceptionnellement suivie et marquée par des heurts limités avec l'armée israélienne en Cisjordanie occupée, lors d'une journée de solidarité avec les grévistes de la faim dans les prisons israéliennes.
Les rues sont restées inhabituellement vides, les transports étant en grève tandis que les rideaux de fer des magasins étaient baissés et fermés par des cadenas dans le centre de Ramallah, siège de l'Autorité palestinienne, ont constaté les journalistes de l'AFP.
Des dizaines de personnes ont convergé vers une tente installée sur une place centrale, où se réunissent les soutiens des prisonniers. Puis elles ont marché dans le calme vers un checkpoint israélien avant d'être arrêtées par les forces de sécurité palestiniennes à bonne distance de celui-ci.
Quelques dizaines de jeunes ont contourné le dispositif et sont allés défier les soldats israéliens postés à ce checkpoint de Bet El, l'un des lieux de confrontation privilégiés par la jeunesse palestinienne contre l'occupation.
Ils ont jeté des pierres sur les jeeps israéliennes et incendié des pneus lâchant une épaisse fumée noire. Les soldats ont riposté par des tirs de lacrymogènes et de balles en caoutchouc.
Des heurts, également restreints, se sont produits ailleurs à la périphérie de Ramallah, à proximité de la colonie de Psagot.
Dans la bande de Gaza, autre territoire palestinien distant de quelques dizaines de kilomètres de la Cisjordanie mais gouverné par le Hamas islamiste, grand rival de l'Autorité palestinienne, les institutions publiques comme les écoles non administrées par l'ONU ou les banques sont restées fermées.
Le suivi de la grève générale en Cisjordanie "est sans précédent depuis des années", a dit à l'AFP Khalil Rizeq, qui dirige l'Union des chambres de commerce palestiniennes. "Tous les secteurs palestiniens, comme les transports, les boulangeries, les magasins, l'ensemble du secteur privé et des institutions commerciales participent", a-t-il souligné. Et ce n'est que "le début", a-t-il ajouté.
La grève était observée dans toutes les villes de Cisjordanie, seuls les médecins et les lycéens qui passent bientôt leur baccalauréat étant exemptés.
Le mouvement a été organisé en soutien aux quelque 1.500 Palestiniens qui ont entamé le 17 avril une grève de la faim dans les prisons israéliennes à l'appel de Marwan Barghouthi, leader emprisonné du parti Fatah.
Le sort des prisonniers est particulièrement sensible parmi les Palestiniens: plus de 850.000 d'entre eux (pour une population actuelle de 4,5 millions dans les Territoires) sont passés par les prisons israéliennes depuis le début en 1967 de l'occupation israélienne.
Oday Homaid, ingénieur de 27 ans, a suivi la grève et est venu avec l'équipe de techniciens de son entreprise d'entretien d'ascenseurs, sur la place Yasser Arafat où se dresse la tente de soutien aux prisonniers. "C'est le minimum que l'on puisse faire pour nos prisonniers", affirme à l'AFP le jeune homme aux lunettes noires et à la fine barbe.
"Nous pouvons sacrifier une journée pour nos prisonniers qui ont donné des années entières de leur vie", renchérit Munther Karaja, un pâtissier de 42 ans qui a fermé boutique.
Les 1.500 prisonniers grévistes de la faim n'ingèrent que de l'eau et du sel. Responsables et défenseurs des droits de l'Homme s'inquiètent de leur état de santé et préviennent que la mort de l'un d'eux pourrait mener à une "explosion".

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Solidarité avec les prisonniers Palestiniens

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"Énorme" explosion près de l'aéroport de Damas

L'aéroport international de Damas est situé à environ 25 km au sud-est de la capitale syrienne (afp)

Une "énorme" explosion a eu lieu jeudi matin aux dernières heures de la nuit près de l'aéroport de Damas, a annoncé une ONG, l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), sans en spécifier la cause.
"L'explosion a été énorme et a pu être entendue à Damas", a déclaré Rami Abdel Rahman, directeur de l'OSDH.
L'aéroport international de Damas est situé à environ 25 km au sud-est de la capitale syrienne. Selon l'OSDH, une ONG basée à Londres, l'explosion n'aurait cependant pas eu lieu dans l'aéroport lui-même.
"Ce qui a provoqué cette explosion n'est pas clair, mais plusieurs incendies sont en cours sur le site", a précisé M. Abdel Rahman à l'AFP.
Si Damas a été relativement épargnée par la violence, de violents combats ont eu lieu dans la banlieue de la capitale ces derniers mois entre des groupes rebelles et les forces loyalistes au gouvernement.

"Vraisemblablement" le résultat d'un raid aérien israélien
L'explosion qui s'est produite près de l'aéroport de Damas est "vraisemblablement" le résultat d'un raid aérien israélien ayant visé des dépôts, a rapporté jeudi la télévision du Hezbollah libanais, groupe allié au régime syrien.
"Le correspondant d'Al-Manar a rapporté qu'une explosion s'est produite jeudi à l'aube dans des dépôts de fuel et un entrepôt près de l'aéroport international de Damas, et qu'elle résulte vraisemblablement d'une frappe aérienne israélienne", a indiqué le site de la chaîne, précisant que le raid a provoqué seulement des dégâts matériels.

Bobby...

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- Robert Gerard Sands, communément appelé Bobby Sands, né le 9 mars 1954 à Newtownabbey en Irlande du Nord et mort le 5 mai 1981 à la prison de Maze en Irlande du Nord, est un nationaliste irlandais, membre de l’IRA provisoire et député à la Chambre des communes du Royaume-Uni du 9 avril au 5 mai 1981, mort après une grève de la faim de 66 jours dans la prison de Maze. Il est considéré en Irlande, et parfois même au-delà des frontières, comme un héros de la cause républicaine, mais également de la défense de la liberté et de la dignité des prisonniers politiques
- dis papy...
- oui fiston?
- pourquoi ma racontes-tu l'histoire de Bobby Sands?
- ...!?

Al Faraby
Jeudi, 27 avril 2017

mercredi 26 avril 2017

Maroc: saisie de 421 tonnes de sacs plastique depuis leur interdiction

Plus de 421 tonnes de sacs en plastique ont été saisies par les autorités marocaines depuis l'entrée en vigueur il y a un an d'une loi interdisant ces sacs dans le pays, a-t-on appris mercredi de source officielle. (afp)

Plus de 421 tonnes de sacs en plastique ont été saisies par les autorités marocaines depuis l'entrée en vigueur il y a un an d'une loi interdisant ces sacs dans le pays, a-t-on appris mercredi de source officielle.
Avec cette législation, baptisée "zéro mika" ("zéro plastique" en arabe), le royaume était devenu l'un des premiers pays africains, au côté du Rwanda, à bannir totalement les sacs plastique.
En un an, "plus de 421 tonnes de sacs en plastique, 70 machines de fabrication, 16 véhicules" ont été saisies, et 55 personnes interpellées, indique un communiqué du ministère de l'Intérieur.
Au cours du 1er trimestre 2017, ce sont 36 tonnes de sacs en plastique et 51 machines qui ont été saisies dans des opérations de démantèlement de plusieurs unités clandestines de fabrication, ajoute l'Intérieur.
Depuis son entrée en vigueur, la mesure est appliquée scrupuleusement, dans les boutiques et supermarchés, notamment dans les grandes villes. Elle contribue manifestement à la lutte contre la pollution au quotidien au Maroc, alors que ces sacs plastique sont un fléau dans de nombreux pays africains.
Les Marocains utilisent désormais des sacs de substitution en tissu. Un fonds de 20 millions d'euros a par ailleurs été mis en place par le ministère de l'Industrie pour accompagner les entreprises touchées par la loi.
Début 2017, le gouvernement avait salué les "résultats encourageants" de l'opération, estimant que l'utilisation des sacs plastique était "quasiment éradiquée" dans le pays.
Le Maroc a accueilli en octobre 2016 la conférence internationale sur le climat COP22, et a engagé ces dernières années une stratégie volontariste en matière d'énergies "vertes" et de développement durable.

Crise ouverte entre l'Allemagne et son allié israélien historique

Montage photo du ministre des Affaires étrangères allemand Sigmar Gabriel (g) et du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (afp)

Larvée depuis plusieurs mois, la crise dans les relations entre l'Allemagne et Israël atteint désormais un niveau sans précédent après plus d'un demi-siècle de liens particulièrement étroits du fait de la responsabilité de Berlin dans l'Holocauste.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annulé mardi une rencontre avec le chef de la diplomatie allemande Sigmar Gabriel, parce que celui-ci a tenu à rencontrer des représentants de deux ONG israéliennes très critiques envers son gouvernement. "Je regrette beaucoup cela", a dit sur place Sigmar Gabriel.
Ce couac diplomatique vient ternir la "relation spéciale" - selon l'expression consacrée en allemand - qui lie l'Allemagne à Israël, plus de 70 ans après le génocide de plus de 6 millions de juifs par le régime nazi.
Et la crise pourrait marquer un tournant dans une relation qui n'est plus désormais uniquement dictée par la mauvaise conscience allemande.
"Le traitement particulier d'Israël pour des raisons historiques arrive à ses limites avec le gouvernement Netanyahu", juge mercredi l'hebdomadaire allemand Der Spiegel, "notre faute historique ne peut pas amener l'Allemagne à accepter que le gouvernement israélien s'éloigne de plus en plus des valeurs que nous avions tenu jusqu'ici pour communes".
En réalité, "cela fait une vingtaine d'années que la tendance en Allemagne est de +normaliser+ les relations avec Israël, +normaliser+ a plutôt en général une connotation positive mais ici c'est l'inverse, il s'agit de mettre fin au statut unique de la relation avec Israël", estime Eldad Beck, auteur d'un livre sur "Merkel, Israël et les Juifs".
Pour cet observateur des relations germano-israéliennes, il s'agit d'une évolution profonde de la société allemande, en particulier de la jeune génération qui "veut mettre un terme à cette ombre qui l'empêche d'être une nation comme les autres".
Au lendemain de la Seconde guerre mondiale, le tout jeune État hébreu avait décidé de boycotter l'Allemagne de l'ouest. Jusqu'à la signature en 1952 d'un "accord de compensation économique", suivi en 1965 de l'établissement de relations diplomatiques entre les deux pays.
Le cinquantenaire de cette amitié a donné lieu en 2015 à de vibrantes commémorations à Berlin et Jérusalem. Une occasion pour l'Allemagne de réitérer son soutien indéfectible à l’État hébreu, dont Angela Merkel a dit en 2008 que l'existence fait "partie de la raison d’État allemande".
Les premières failles sont apparues en janvier, lorsque le ministère allemand des Affaires étrangères a dit pour la première fois "douter" de la volonté de M. Netanyahu de parvenir à une solution à deux États, après le vote par le Parlement israélien d'une loi permettant à Israël de s'approprier de nouvelles terres palestiniennes en Cisjordanie occupée.
Dans la foulée, le gouvernement d'Angela Merkel a annoncé en février l'annulation, officiellement pour des problèmes d'agenda, de consultations annuelles entre les deux gouvernements.
Pour des raisons diplomatiques, "l'ajournement des consultations gouvernementales a été présenté comme un problème technique, il y a une volonté de ne pas laisser escalader cette histoire", indique à l'AFP le président d'une commission parlementaire allemande sur les relations avec Israël, Volker Beck.
"Merkel a essayé de rester polie, mais le gouvernement israélien n'a pas saisi les allusions", estime le spécialiste de l'Allemagne Moshe Zimmermann de l'université hébraïque de Jérusalem.
Dans le même temps, en Allemagne, l'entêtement du ministre des Affaires étrangères à rencontrer mardi des ONG controversées a été aussi critiqué.
"On visite des ONG d’opposition dans un régime autoritaire, pas dans une démocratie alliée", tranche mercredi le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung.
Et même si la relation tangue au plan politique, la coopération concrète se poursuit.
"Le conflit israélo-palestinien n’est pas au centre des relations germano-israéliennes", a affirmé cette semaine l'ambassadeur israélien en Allemagne, Yakov Hadas-Handelsman, à l’agence de presse DPA, "il y a la coopération économique, commerciale, de recherche, qui est exceptionnelle".
Israël est par exemple pressé de signer un protocole d'accord, plusieurs fois reporté pour l'achat de trois sous-marins Dolphin, fournis par l'Allemagne, avec un rabais d'un tiers du coût de fabrication, au titre de l'aide militaire à Israël.

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"Et ceux d'Oslo?"


- De nombreux prisonniers Palestiniens rejoignent leurs camarades en grève de la faim
- eeuuhh...
- quoi?
- et ceux d'Oslo... ils font quoi?
- ils sont rassasiés
- ...!?

Al Faraby
Mercredi, 26 avril 2017

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Netanyahu annule une rencontre avec Sigmar Gabriel

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annulé mardi 25 avril une rencontre avec le chef de la diplomatie allemande Sigmar Gabriel à la suite d'une dispute inhabituelle sur le programme du ministre, disant qu'il ne voulait pas que sa politique étrangère se fasse par "faiblesse et par asservissement."


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mardi 25 avril 2017

Irak: l'EI "exécute" au moins 15 civils à Mossoul

Vue de Mossoul-Ouest, en Irak, le 25 avril 2017 (afp)

Des membres du groupe Etat islamique (EI) se faisant passer pour des forces de sécurité irakiennes ont "exécuté" au moins 15 civils qui les accueillaient avec joie dans le centre de Mossoul, ont indiqué mardi des responsables.
Vêtus d'uniformes de la police, des jihadistes sont entrés lundi dans des secteurs de la vieille ville et, prétendant être des forces fédérales, ils ont commencé à voir la réaction des habitants en semant la peur au sein de la population, ont déclaré le Commandement conjoint des opérations et un responsable local.
"La bande terroriste de Daech (acronyme en arabe de l'EI) a commis hier matin un crime horrible dans un secteur de la vieille ville de Mossoul", indique dans un communiqué le commandement conjoint des opérations qui coordonne la lutte contre l'EI en Irak.
Les jihadistes ont "tiré sur des femmes et des enfants qui les accueillaient avec joie", ajoute le communiqué qui ne précise pas le nombre des personnes.
Hossameddine al-Abbar, un membre du conseil provincial de Ninive, dont Mossoul est le chef-lieu, a indiqué à l'AFP qu'au moins 15 civils avaient péri dans cette opération.
"Les membres de Daech, certains d'entre eux vêtus d'uniformes de la police fédérale sont entrés dans le secteur d'Al-Maidan, dans la vieille ville. Ils étaient à bord de véhicules noirs et se comportaient comme des libérateurs. Des gens les ont accueillis avec joie mais ils ont arrêté certains d'entre eux et exécuté au moins 15 personnes", a expliqué M. Abbar.
Les forces irakiennes, appuyées par la coalition internationale antijihadistes conduite par les Etats-Unis, ont lancé le 17 octobre une vaste offensive pour reprendre à l'EI Mossoul, une ville du nord de l'Irak dont le groupe ultra-radical s'était emparé en juin 2014.
Fin janvier, elles ont réussi à reconquérir la partie orientale de cette cité coupée en deux par le fleuve Tigre.
Depuis le 19 février, elles mènent bataille pour reprendre la partie orientale de la ville où sont retranchés les combattants de l'EI.
Leur avancée est rendue plus difficile par la présence de nombreux civils et par la configuration des quartiers avec des ruelles étroites.
Une centaine de jihadistes se trouveraient encore à Mossoul-Ouest, la plupart dans la vieille ville.

Raids turcs en Syrie et en Irak: plus de 20 combattants kurdes tués

Des combattants des Unités de protection du peuple kurde (YPG), le 25 avril 2017 sur le site de frappes turques près de la ville syrienne d'Al-Malikiyah, proche de la frontière turque (afp)

La Turquie a mené mardi des raids aériens en Syrie et en Irak qui ont tué plus de vingt combattants de forces kurdes impliquées dans la lutte antijihadistes et soutenues par les Etats-Unis.
L'attaque en Syrie, lancée contre les Unités de protection du peuple kurde (YPG) dans le nord-est du pays en guerre, est l'une des plus meurtrières menées dans ce pays par la Turquie qui qualifie de "terroriste" cette milice.
Elle est intervenue au lendemain de l'entrée des Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance arabo-kurde composée en grande partie de membres des YPG, dans la ville de Tabqa, un verrou sur le chemin vers Raqa, capitale de facto du groupe Etat islamique (EI) en Syrie.
Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), 18 personnes ont péri dans les frappes turques près de la ville syrienne d'Al-Malikiyah, proche de la frontière turque. "Quinze combattants des YPG et trois membres d'un centre de médias ont été tués".
Les raids nocturnes ont visé "une base qui abrite un centre de communication pour les médias et des installations militaires", selon les YPG.
Le journaliste de l'AFP sur place a vu des bâtiments effondrés et des secouristes fouillant les décombres.
La branche politique de cette milice a posté des photos sur Twitter montrant un militaire portant un uniforme de l'armée américaine marchant au côté de combattants kurdes, en précisant qu'il visitait les lieux de l'attaque.
Dans leur offensive pour reprendre Raqa lancée en novembre, les FDS sont soutenus dans les airs par la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis et au sol par des conseillers militaires américains.
"Il est impensable que nous combattions sur un front aussi important que Raqa et qu'au même moment les avions turcs nous attaquent", a dit à l'AFP un commandant de la milice kurde des YPG.
"Nous demandons à la coalition d'intervenir pour faire cesser les violations turques et l'appui indirect de ce pays à Daech", acronyme arabe de l'EI, a-t-il ajouté, joint par téléphone.
Pour sa part, Redur Khalil, le porte-parole des YPG, qui effectuait une visite avec un officier américain sur le lieu de l'attaque, a affirmé au journaliste de l'AFP que la coalition avait une "énorme responsabilité et doit assumer ses devoirs de protéger cette zone, car nous sommes partenaires dans la lutte contre l'EI".
La Turquie considère les YPG comme un allié du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, séparatistes kurdes turcs), sa bête noire. Elle affirme vouloir travailler avec ses alliés, mais sans les YPG, à la reconquête de Raqa.
Pour Sinan Ulgen, président du Center for Economics and Foreign Policy basé à Istanbul, "il n’y aura pas de grandes manœuvres avant la rencontre Erdogan-Trump. C'est à la lumière des résultats de cette rencontre que la suite des choses sera décidée", a-t-il dit en allusion à l'entretien prévu mi-mai entre les présidents américain Donald Trump et turc Recep Tayyip Erdogan.
En Irak voisin, l'armée de l'air turque a mené un raid contre des groupes armés locaux qui seraient liés au PKK mais a apparemment tué par accident six membres des forces kurdes irakiennes (peshmergas), selon ces dernières.
La frappe turque menée dans la région du Sinjar (nord-ouest) est "inacceptable", ont dénoncé les peshmergas.
L'armée turque a confirmé des raids en Syrie et en Irak, qui visent selon elle à "détruire des repaires des terroristes ciblant notre pays". "Les opérations vont se poursuivre jusqu'à la neutralisation du dernier terroriste".
M. Erdogan a toujours répété qu'il "ne permettrait pas que Sinjar devienne un second Kandil", base arrière du PKK en Irak, à la frontière avec la Turquie.
Sur un autre front en Syrie, douze personnes dont cinq civils et deux rebelles ont été tuées dans des raids aériens contre le village rebelle de Douwaylé dans la province d'Idleb (nord-ouest), a indiqué l'OSDH.
Un premier raid, vraisemblablement russe, a frappé Douwaylé, a dit le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane. "Puis une seconde escadrille a frappé près d'un dispensaire à Kafr Takharim, à l'arrivée du convoi transportant les victimes de Douwaylé. La frappe a mis hors service la clinique".
Il s'agit de la deuxième structure médicale bombardée en quatre jours dans la province d'Idleb.
La province d'Idleb, contrôlée par des rebelles et des jihadistes, est régulièrement bombardée tant par l'aviation syrienne.

Cri d'alarme du chef de l'ONU pour éviter la famine au Yémen

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, à l'ouverture d'une réunion de haut niveau sur la crise humanitaire au Yémen, à Genève, le 25 avril 2017 (afp)

Le secrétaire général de l'ONU a lancé mardi un cri d'alarme sur la situation au Yémen, appelant la communauté internationale à financer l'aide humanitaire dans ce pays en guerre afin de mettre un terme à la plus grande crise alimentaire au monde.
"La famine peut être évitée si nous agissons rapidement", a déclaré Antonio Guterres, à l'ouverture d'une réunion sur la crise humanitaire au Yémen, organisée au siège de l'ONU de Genève avec le soutien de la Suisse et de la Suède.
"Nous voyons une génération entière qui est affamée. Nous devons agir maintenant, pour sauver des vies", a-t-il ajouté.
L'ONU a réclamé début février 2,1 milliards de dollars (2 milliards d'euros) pour aider cette année 12 millions de personnes affectées par le conflit, mais cet appel de fonds n'est financé qu'à hauteur de 15%, a expliqué le chef de l'ONU.
"Le Yémen est la plus grande crise humanitaire actuellement", a affirmé de son côté le patron des opérations humanitaires de l'ONU, Stephen O'Brien, insistant sur le "risque de famine".
"Nous pouvons éviter la famine", a-t-il dit, appelant à davantage de générosité des donateurs et à une cessation des hostilités.
Environ 19 millions de personnes au Yémen, soit environ deux tiers de la population, ont un besoin urgent d'aide humanitaire, a souligné Antonio Guterres. Quelque 17 millions souffrent de la faim, ce qui fait de ce pays "la plus grande crise alimentaire au monde", a-t-il noté. Le sort des enfants est des plus sombres: "un enfant de moins de 5 ans meurt au Yémen toutes les 10 minutes de causes évitables", a-t-il déploré.
Le pays est déchiré par un conflit depuis qu'une coalition arabe menée par l'Arabie saoudite a commencé en mars 2015 une campagne de bombardements pour repousser les rebelles houthis, soutenus par l'Iran, qui avaient pris le contrôle de la capitale Sanaa et d'autres parties du pays.
Le Yémen est presque entièrement dépendant des importations, dont une grosse partie arrive par le port de Hodeida. Les Nations unies ont appelé la coalition militaire arabe à ne pas bombarder ce port stratégique contrôlé par les Houthis.
"Si ce port devient inaccessible, fût-ce pour une période limitée, la situation humanitaire continuera de se détériorer, en particulier dans le nord du Yémen", a souligné mardi le ministre des Affaires étrangères suisse, Didier Burkhlater.

Netanyahu annule une rencontre avec un ministre allemand


Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annulé mardi une rencontre avec le chef de la diplomatie allemande Sigmar Gabriel après une dispute très inhabituelle sur le programme du ministre.
M. Netanyahu avait prévenu qu'il ne recevrait pas M. Gabriel si ce dernier rencontrait en soirée des représentants de deux ONG israéliennes très critiques de son gouvernement.
Cette annulation est un rare accroc public dans les relations d'Israël avec l'Allemagne, qui est un de ses plus fermes soutiens européens.
Elle survient dans un contexte de rafraîchissement des relations bilatérales, notamment au sujet de la colonisation, c'est-à-dire la construction par Israël d'habitations civiles dans les Territoires palestiniens occupés, critiquée par Berlin.
"Je peux confirmer que la rencontre est annulée", a affirmé à l'AFP un haut responsable israélien qui a requis l'anonymat. Il a précisé que l'annulation avait été décidée à l'initiative de Benjamin Netanyahu.
M. Gabriel avait indiqué plus tôt qu'une telle annulation serait "impensable".
"Nous apprenons par les médias israéliens que le Premier ministre Netanyahu, que j’ai de surcroît rencontré très souvent, veut annuler cette visite car nous voulons voir des représentants critiques de la société civile", a-t-il déclaré à la télévision publique allemande ZDF. "Je peux à peine imaginer cela, car cela serait extrêmement regrettable. Il est tout à fait normal que, lors d’une visite à l’étranger, on parle à des représentants de la société civile".
M. Gabriel prévoit de rencontrer des représentants de B'Tselem, qui documente les violations des droits de l'Homme dans les Territoires palestiniens occupés depuis 50 ans par l'Etat hébreu, et de Breaking the Silence, autre ONG israélienne qui offre sous le couvert de l'anonymat une plateforme aux soldats israéliens pour raconter leur vécu et dénoncer les agissements selon eux condamnables de l'armée.
Ces deux ONG comptent parmi les bêtes noires du gouvernement israélien.
Un responsable d'une des deux ONG, qui a requis l'anonymat, a confirmé à l'AFP la tenue prévue mardi soir d'une rencontre commune avec le ministre allemand.
Le gouvernement de M. Netanyahu, considéré comme le plus à droite de l'histoire du pays, mène une offensive, y compris par le vote de lois, contre des organisations qu'il accuse d'attenter à la légitimité de l'Etat et qui sont soumises à de rudes attaques depuis des mois.
Le Parlement israélien a ainsi approuvé en juillet 2016 une loi controversée qui oblige les ONG recevant la plus grande partie de leur financement de gouvernements étrangers, notamment européens, à le déclarer.
Ce texte, selon ses détracteurs, cible en priorité les groupes de gauche faisant campagne pour les droits des Palestiniens et s'opposant à la colonisation en Cisjordanie occupée et à Jérusalem-Est annexé.
Sont notamment visés par ce texte B'Tselem et Breaking the Silence.
Le gouvernement allemand avait en février annoncé le report de consultations germano-israéliennes, la chancelière Angela Merkel voulant ainsi, selon la presse israélienne, manifester son mécontentement après l'adoption d'une loi en faveur des colons.
L’Allemagne avait également indiqué fin janvier "douter" de la volonté d'Israël d'aboutir à un règlement du conflit israélo-palestinien sur la base d'une solution à deux Etats, après une annonce sur l'accélération de la colonisation dans les Territoires palestiniens.
Jusqu'à alors, l'Allemagne, alliée d'Israël et toujours très prudente dans ses critiques, se contentait d'affirmer que la colonisation en Territoires palestiniens était un obstacle au processus de paix et à l'avènement d'un Etat palestinien à part entière, sans pour autant mettre en doute la volonté israélienne d'y parvenir un jour.
En février, le gouvernement israélien avait réprimandé l'ambassadeur de Belgique après des rencontres à Jérusalem entre le Premier ministre belge Charles Michel et des représentants de Breaking the Silence et B'Tselem, qui avaient suivi un entretien avec M. Netanyahu.

"Non au terrorisme d’État d’Israël" : http://www.petitions24.net/non_au_terrorisme_de_letat_disrael
     

Netanyahu menace d'annuler un entretien avec un ministre allemand


Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu menaçait mardi d'annuler un entretien prévu avec le chef de la diplomatie allemande Sigmar Gabriel si celui-ci rencontrait des représentants d'organisations critiques du gouvernement, a indiqué un responsable israélien.
Ce responsable a confirmé auprès de l'AFP, sous couvert de l'anonymat, des informations d'abord rapportées par la chaîne israélienne Channel 2.
L'annulation de l'entretien entre MM. Netanyahu et Gabriel représenterait un accroc rare dans les relations diplomatiques entre Israël et l'Allemagne, l'un des plus fermes soutiens européens de l'Etat israélien.
Elle surviendrait cependant dans un contexte de rafraîchissement des relations entre les deux pays.
M. Gabriel a dit mardi matin qu'une telle annulation serait "impensable".
"Nous apprenons par les médias israéliens que le Premier ministre Netanyahu, que j’ai de surcroît rencontré très souvent, veut annuler cette visite parce que nous voulons rencontrer des représentants critiques de la société civile", a-t-il déclaré à la télévision publique allemande ZDF.
"Je peux à peine imaginer cela, car cela serait extrêmement regrettable", a-t-il ajouté, "il est tout à fait normal que, lors d’une visite à l’étranger, on parle à des représentants de la société civile".
M. Gabriel prévoit de rencontrer mardi des représentants de B'Tselem, une ONG israélienne qui documente les violations des droits de l'Homme dans les Territoires palestiniens occupés depuis 50 ans par l'Etat hébreu, et de Breaking the Silence, autre ONG israélienne qui offre sous le couvert de l'anonymat une plateforme aux soldats israéliens pour raconter leur vécu et dénoncer les agissements selon eux condamnables de l'armée.
Les deux ONG comptent parmi les bêtes noires du gouvernement israélien.
L'exécutif de M. Netanyahu, considéré comme le plus à droite de l'histoire du pays, mène une campagne soutenue contre les organisations qu'il accuse d'attenter à la légitimité de l'Etat d'Israël.
En février déjà, le gouvernement israélien avait réprimandé l'ambassadeur de Belgique après les rencontres entre le Premier ministre belge Charles Michel et des représentants de Breaking the Silence et B'Tselem à Jérusalem.

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La chaîne de solidarité


- J'apprends que Georges a décidé de faire, pendant trois jours, la grève de la faim
- Georges... qui?
- Georges Ibrahim Abdallah
- pour quelle raison
- en solidarité avec les prisonniers Palestiniens
- eeuuhh...
- quoi?
- et nous... que pouvons-nous faire?
- pour qui?
- ...!?

Al Faraby
Mardi, 25 avril 2017

Maintenu arbitrairement en prison en France, Georges Ibrahim Abdallah a annoncé se mettre en grève de la faim durant trois jours, en solidarité avec les prisonniers Palestiniens en grève de la faim illimitée contre les conditions inhumaines de détention dans les prisons de l'occupation.

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Le patron de LafargeHolcim démissionne pour apaiser le dossier Syrie

   Le patron du géant du ciment LafargeHolcim, Eric Olsen, le 7 mai 2015 à Paris (afp)

Eric Olsen, le patron du cimentier suisse LafargeHolcim, va quitter ses fonctions le 15 juillet pour tenter de désamorcer le dossier syrien, le groupe ayant été mis en cause pour avoir indirectement financé des groupes armés dans ce pays.
Le conseil d'administration a accepté sa démission après avoir toutefois conclu, au terme d'une enquête interne, que ce ressortissant franco-américain, qui s'était vu confier les rênes de l'entreprise en 2015 pour mener à bien la fusion du français Lafarge avec le suisse Holcim, était hors de cause.
"Après avoir procédé à un examen approfondi, le conseil d'administration a conclu qu'Eric Olsen n'était ni responsable ni pouvant être considéré comme informé des actes répréhensibles identifiés", a indiqué le groupe dans un communiqué.
Le géant des matériaux de construction, visé en France par une enquête judiciaire ouverte en octobre après une plainte de Bercy, avait diligenté une enquête au terme de laquelle il a reconnu que des mesures "inacceptables" avaient été prises pour permettre à un site de continuer à fonctionner dans ce pays déchiré par la guerre civile.
Des erreurs de jugement "significatives", contrevenant au code de conduite de l'entreprise, ont été commises, a admis LafargeHolcim, qui a clos son enquête, dont elle a publié un résumé sur son site.
Cette enquête a confirmé que bien que des mesures aient été prises à l'échelon local et régional, certains membres de la direction du groupe avaient eu connaissance de violations de son code de conduite.
"Les responsables des activités en Syrie ont pensé agir dans les intérêts de l'entreprise avec la conviction que leurs efforts étaient pleinement compris de leurs supérieurs, mais qui compte tenu du chaos qui régnait dans cette zone de guerre ont pu conduire à des erreurs de jugement", avait expliqué le groupe le 2 mars.
"Ma décision est guidée par la conviction qu'elle contribuera à apaiser les fortes tensions qui sont récemment apparues autour de la question de la Syrie", a déclaré Eric Olsen, cité dans le communiqué.
Le groupe fait l'objet de plusieurs plaintes, du ministère français de l’Économie, mais aussi d'ONG concernant des arrangements en 2013 et en 2014 avec des groupes armés pour maintenir en activité une cimenterie située à Jalabiya, à 150 kilomètres au nord-est d'Alep.
Achetée en 2007 par le français Lafarge, cette cimenterie avait été remise en service en 2010 après trois années de travaux qui avaient coûté environ 680 millions de dollars, ce qui en faisait le plus gros investissement étranger dans le pays en dehors du secteur pétrolier.
Selon une enquête du journal Le Monde publiée en juin dernier, Lafarge avait missionné un intermédiaire pour obtenir de l'organisation jihadiste État Islamique (EI) des laissez-passer pour ses employés aux checkpoints.
Il avait également évoqué un laissez-passer estampillé du tampon de l'EI pour permettre aux camions d'approvisionner l'usine mais aussi l'intervention d'intermédiaires et de négociants visant à vendre au cimentier du pétrole raffiné par l'EI. L'organisation jihadiste avait fini par prendre le contrôle du site en septembre 2014.
Après la plainte de Bercy, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire en octobre sur le groupe, soupçonné d'avoir enfreint les sanctions édictées par l'Union européenne contre le régime de Bachar al-Assad et plus généralement l'interdiction de toute relation avec les organisations terroristes présentes en Syrie. Dans ce cadre, plusieurs responsables du groupe et de sa filiale, dont Eric Olsen, ont été entendus par les enquêteurs des douanes judiciaires
Une plainte de l'ONG Sherpa vise quant à elle des faits de financement du terrorisme, de complicité de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité et de mise en danger délibéré d'autrui.
L'ONG Sherpa a estimé que le départ d'Eric Olsen du groupe, constitue "un premier pas significatif" de l'entreprise "vers la reconnaissance de sa responsabilité". "C'est bien la société mère qui était à l'origine des décisions prises et des actions commises par la filiale syrienne en violation des droits humains", a ajouté l'ONG.
Début mars, LafargeHolcim avait reconnu qu'une filiale locale avait remis des fonds à des parties tierces afin de trouver des arrangements avec un certain nombre de groupes armés, dont des tiers visés par des sanctions, alors que la détérioration de la situation politique avait créé des conditions très difficiles pour assurer la sécurité de l'usine et de ses employés.
Le groupe va lancer immédiatement les recherches pour son successeur, confiant pendant la transition les commandes de l'entreprise à Beat Hess, le président du conseil d'administration.