La phrase

"Extirper le sionisme de Palestine" (Al Faraby)


dimanche 7 mai 2017

Le barbier de Séville (Ouverture) Gioacchino Rossini

Avec cette nouvelle rubrique intitulée "Classique", mon but est de vous donner envie d'aller plus loin dans le répertoire de la musique classique en vous faisant écouter de courtes plages en lien, chacune, avec son contexte culturel.
Elle sera quotidienne et s'étalera jusqu'à la mi-août 2017
N'hésitez pas à la partager avec vos enfants et petits enfants... car en l'imaginant c'est à eux que j'ai pensés en premier.  (Al Faraby)

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Une ouverture d'opéra est une pièce symphonique jouée par l'orchestre devant le rideau fermé afin de préparer les auditeurs au spectacle qui va suivre. Les violons et les bois de l'ouverture du Barbier de Séville de Rossini semblent nous raconter une histoire, celle d'un barbier travaillant à Séville et se montrant d'une bonne humeur inoxydable. Mais la musique nous laisse pressentir que si l'histoire présentée est une comédie, elle connaîtra tout de même quelques rebondissements et un peu de suspense...

Le Barbier de Séville de Gioacchino Rossini cumule plusieurs records : composé en deux semaines, il est l’œuvre d’un compositeur de vingt-quatre ans, qui en est déjà à son dix-septième opéra ! Et toute la musique jaillit là avec une aisance et une limpidité qui laissent pantois. Sérénades, duos et ensembles éclaboussent la comédie de leurs ribambelles de vocalises et de leurs pitreries verbales. Pour autant, le génie de Rossini tient à cet art physique du crescendo, destiné à faire monter la tension, jusqu’à ce que le public trépigne et explose. L’ouverture de l’opéra créé immédiatement la surprise : un tutti nous prévient que le spectacle commence, puis une délicieuse mélodie prend le relai, qui est reprise et enfle jusqu’à éclater… Ainsi, derrière, le rire et les rythmes qui s’agitent, c’est toute l’insolence de la pièce de Beaumarchais que Rossini verse dans son univers loufoque.

A Séville, au XVIIIe siècle. Le joyeux barbier Figaro aide le Comte Almaviva a conquérir Rosine. Mais Rosine, qui n’est pas restée indifférente aux sérénades de son mystérieux soupirant, est jalousement gardée par le vieux Docteur Bartholo, qui compte bien, aidé du sinistre Don Basilio, épouser sa pupille au plus vite. Que faire pour contrer les projets du vieillard ? Figaro n’est pas à court d’idées. Toutefois la première tentative échoue, et le Comte Almaviva, déguisé en « Lindor », un étudiant sans le sou, repartira penaud de la demeure de Bartholo ; la seconde escapade, elle, réussira quasiment, et au terme d’échanges de billets, de déguisements et de situations abracadabrantes savamment réglées, l’amour de la belle Rosine et du Comte Almaviva, enfin rendu à sa véritable identité, finira par triompher.