La phrase

"Extirper le sionisme de Palestine" (Al Faraby)


samedi 13 mai 2017

Orphée aux Enfers (Can can) - Jacques Offenbach

Avec cette nouvelle rubrique intitulée "Classique", mon but est de vous donner envie d'aller plus loin dans le répertoire de la musique classique en vous faisant écouter de courtes plages en lien, chacune, avec son contexte culturel.
Elle sera quotidienne et s'étalera jusqu'à la mi-août 2017
N'hésitez pas à la partager avec vos enfants et petits enfants... car en l'imaginant c'est à eux que j'ai pensés en premier.  (Al Faraby)


Orphée aux Enfers est un opéra bouffe en deux actes et quatre tableaux d’Hector Crémieux et Ludovic Halévy, sur une musique de Jacques Offenbach créé le 21 octobre 1858 au théâtre des Bouffes-Parisiens, puis dans une seconde version en quatre actes et douze tableaux le 7 février 1874 au théâtre de la Gaîté.

Orphée aux Enfers est le premier opéra-bouffe d'Offenbach dont le livret repose sur une satire de la mythologie. Ce parti-pris a suscité, entre autres, des réactions de condamnation parmi certains critiques de l'époque, qui y voyaient une sorte de profanation d'un héritage essentiel.
On retrouve cette attitude chez Zola : la scène d'ouverture de son roman Nana est le récit de la première d'une opérette intitulée La Blonde Vénus, qui ressemble très fortement à Orphée aux Enfers, et dont il fait une description assez dépréciative : « Ce carnaval des dieux, l'Olympe traîné dans la boue, toute une religion, toute une poésie bafouée, semblèrent un régal exquis. La fièvre de l'irrévérence gagnait le monde lettré des premières représentations; on piétinait sur la légende, on cassait les antiques images. [...] Depuis longtemps, au théâtre, le public ne s'était vautré dans de la bêtise plus irrespectueuse. Cela le reposait. »
L’œuvre a néanmoins connu un immense succès public, comptabilisant plus de 1 000 représentations du vivant du compositeur.