La phrase

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vendredi 12 mai 2017

Plus d'un millier de rebelles et de civils évacués de Damas

Des familles rebelles se rassemblent dans le quartier Barzeh de la capitale Damas le 8 mai 2017, et attendent d'être évacués (afp)

Plus de 1.200 civils et insurgés ont été évacués vendredi de deux quartiers de Damas selon l'agence officielle Sana, rapprochant encore plus le régime syrien de son objectif d'éradiquer toute présence rebelle dans la capitale.
Depuis plus de deux ans, plusieurs fiefs rebelles combattant le régime de Bachar al-Assad ont connu un sort similaire ailleurs dans le pays. Mais ces évacuations, entamées il y a trois jours, sont les premières dans la capitale depuis le début du conflit en 2011.
Vendredi, 664 personnes, dont 103 combattants, ont quitté Barzé, quartier quasi totalement aux mains des rebelles dans le nord-est de Damas, a rapporté l'agence Sana. Ils se sont dirigés à bord de bus vers le nord rebelle syrien.
Une première évacuation de près d'un millier de personnes a eu lieu lundi à Barzé.
L'opération doit se poursuivre sur plusieurs étapes jusqu'à "mettre fin mettre fin à toute présence armée dans le quartier et le retour des institutions de l'Etat", indique Sana.
Parallèlement, des centaines de rebelles et de civils ont quitté Techrine, quartier adjacent à Barzé. L'agence Sana a rapporté le nombre total de 1.246 personnes évacuées pour les deux quartiers.
Depuis des mois, des négociations étaient en cours pour parvenir à un accord d'évacuation sur trois quartiers rebelles de la capitale: Barzé, Techrine et Qaboun, tous situés dans le nord-est de Damas.
Un accord a été annoncé dimanche pour Barzé, "tandis que celui de Techrine était tenu secret" jusqu'à l'annonce de l'évacuation de vendredi, d'après Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), contacté depuis Beyrouth.
Mais à Qaboun, les négociations se poursuivent pour que les rebelles acceptent un accord d'évacuation similaire. Depuis mercredi, les troupes du régime avancent dans ce quartier rebelle dont elles contrôlent désormais 60% après plusieurs semaines d'offensive.
D'après l'OSDH, l'avancée militaire vise à pousser les insurgés "à accepter un accord d'évacuation". "Le régime veut soit les pousser à sortir soit s'emparer du quartier", selon M. Abdel Rahmane.
Une source militaire prorégime sur le terrain avait indiqué à l'AFP que les rebelles refusaient d'aller dans la province d'Idleb (nord-ouest) après leur évacuation, comme cela a été le cas pour la quasi-totalité des insurgés et civils évacués d'autres zones.
Ils réclament d'après cette source de s'installer dans la Ghouta orientale, fief rebelle à l'est de Damas.
Outre Barzé, Qaboun et Techrine, les rebelles sont présents dans trois autres quartiers de la capitale syrienne: Jobar, Tadamoun et Yarmouk.
Les insurgés, qui ont perdu de vastes régions face au régime de Bachar al-Assad soutenu militairement par la Russie et l'Iran, se sont vus contraints de signer des accords d'évacuation de nombre de leurs bastions.
L'ONU a dénoncé ces évacuations comme des "déplacements forcés", l'opposition syrienne les qualifiant de "crimes contre l'Humanité".
Plus de 320.000 personnes ont été tuées en Syrie depuis le début de la révolte antirégime en 2011.