La phrase

"Extirper le sionisme de Palestine" (Al Faraby)


vendredi 23 juin 2017

Le Qatar sommé de prendre "au sérieux" les demandes de ses voisins

Le poste-frontière avec l'Arabie saoudite, vu du côté qatari, le 23 juin 2017 (afp)

Les Emirats arabes unis ont sommé vendredi le Qatar de prendre "au sérieux" une liste de demandes de ses voisins, dont une réduction des relations avec l'Iran et la fermeture de la chaîne Al-Jazeera, pour mettre fin à la crise du Golfe.
Le ministre d'Etat émirati aux Affaires étrangères, Anwar Gargash, a lancé cet avertissement dans des tweets postés après des informations de presse selon lesquelles le Koweït, médiateur entre le Qatar et ses adversaires, avait remis à Doha une liste de 13 demandes formulées par ces derniers pour mettre fin à la crise diplomatique en cours depuis le 5 juin.
Selon des médias, l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l'Egypte exigent notamment du Qatar de réduire ses relations avec l'Iran --grand rival régional de l'Arabie saoudite--, de fermer la chaîne Al-Jazeera ainsi qu'une base militaire turque sur son sol. Doha devrait satisfaire a ces demandes d'ici dix jours.
Aucune confirmation officielle n'a pu être obtenue sur cette liste.
Les quatre adversaires du Qatar exigeraient aussi de Doha de rompre les liens avec des mouvements extrémistes, dont la confrérie des Frères musulmans, le groupe Etat islamique (EI), Al-Qaïda et le Hezbollah chiite libanais, selon une version de la liste circulant sur les réseaux sociaux.
Le Qatar est également invité à extrader les opposants aux régimes des quatre pays et à fermer, outre Al-Jazeera, dont la ligne éditoriale est jugée par ses détracteurs trop favorable aux islamistes, les médias qu'il soutient, dont les sites d'information en ligne Arabi21, Rassd, Al-Arabi Al-Jadid et Middle East Eye, selon la version des demandes circulant sur les réseaux sociaux.
Le ministre émirati a accusé le Qatar d'avoir fait "fuiter" la liste des demandes de ses adversaires, ajoutant que Doha "cherche par cette fuite à mettre en échec la médiation" menée par le Koweït.
"Il est plus sage que (le Qatar) prenne au sérieux les demandes et les préoccupations de ses voisins. Autrement, le divorce sera effectif", a-t-il menacé.
Doha a deux options pour sortir de cette "crise profonde" selon M. Gargash: "choisir son environnement, sa stabilité et sa prospérité, ou alors le mirage, le double langage et l'isolement".
"Le (Qatar) frère doit réaliser que la solution à la crise ne passe pas par Téhéran, Beyrouth, Ankara ou des capitales occidentales ni par les médias étrangers, mais par le rétablissement de la confiance avec ses voisins", a-t-il encore martelé.
Selon lui, "il est inacceptable que le frère (...) continue à financer des plateformes médiatiques et politiques ayant des agendas extrémistes".
Le 5 juin, l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn, l'Egypte et le Yémen ont rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar.
Les Emirats, Ryad et Manama ont également fermé leurs frontières terrestres et maritimes avec le richissime émirat et lui ont imposé de sévères restrictions aériennes.
Le 7 juin, ils avaient exigé du Qatar qu'il modifie sa politique envers les mouvements islamistes radicaux et l'Iran chiite, grand rival de l'Arabie saoudite sunnite.
Dans les 13 demandes qui viennent de lui être remises, le Qatar est aussi appelé à expulser les membres ou les éléments liés aux Gardiens de la révolution, armée d'élite de la République islamique, se trouvant sur son sol, ont rapporté des médias dont Al-Jazeera. Il devrait aussi rompre toute coopération militaire ou dans le domaine du renseignement avec Téhéran.
L'Iran et le Qatar exploitent conjointement un gigantesque gisement gazier.
Un accord de sortie de crise devra instituer un mécanisme pour établir des rapports de suivi périodiques, avec une fréquence mensuelle la première année, trimestrielle la deuxième année et annuelle pendant les dix ans qui suivent, selon la liste mise en ligne sur les réseaux sociaux.
Le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson, qui a multiplié les contacts avec Ryad et Doha, a annoncé mercredi que l'Arabie saoudite et ses alliés avaient préparé une liste de demandes pour le Qatar. Il a prôné l'"unité" entre les pays du Golfe pour "concentrer tous nos efforts sur la lutte contre le terrorisme".

Syrie: 472 civils tués par les raids de la coalition depuis un mois

De la fumée s'échappe de Raqa après un raid de la coalition, le 21 juin 2017 (afp)

Les raids de la coalition internationale antijihadistes menée par les États-Unis en Syrie ont causé la mort de 472 civils depuis un mois, soit le double du bilan des 30 jours précédents, a indiqué vendredi l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).
Selon cette ONG, la période allant du 23 mai au 23 juin a connu le nombre le plus élevé de civils tués dans des frappes depuis le début des opération de la coalition le 23 septembre 2014.
Entre les 23 avril et 23 mai, 225 civils avaient trouvé la mort.
Les civils tués depuis un mois, dont 137 enfants, ont péri dans des raids qui ont visé les provinces de Raqa et de Deir Ezzor, respectivement dans le nord et l'est de la Syrie, selon l'OSDH.
Le directeur de l'Observatoire, Rami Abdel Rahmane, a indiqué à l'AFP que le total des civils tués par la coalition depuis son intervention en Syrie s’élève à 1.953, dont 456 enfants et 333 femmes.
La coalition appuie dans les airs une offensive majeure menée au sol par les Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance kurdo-arabe, contre Raqa, bastion du groupe État islamique (EI). Elle frappe également la province mitoyenne de Deir Ezzor tenue également par les jihadistes.
Menée par les États-Unis, la coalition internationale qui comprend de nombreux pays dont la France affirme intervenir dans le cadre de la lutte internationale contre le terrorisme.
Elle assure prendre toutes les mesures pour éviter de frapper les civils.
Plus de 320.000 personnes sont mortes depuis le début du conflit en Syrie en mars 2011. La guerre a débuté après la répression dans le sang par le régime de Bachar al-Assad de manifestations prodémocratie.

Irak: un kamikaze se fait exploser à Mossoul, 12 morts

Des membres des forces de sécurité irakiennes transportent une femme blessée lorsqu'un kamikaze s'est fait exploser, le 23 juin 2017 à Mossoul (afp)

Au moins 12 personnes ont été tuées vendredi lorsqu'un kamikaze s'est fait exploser parmi des civils qui fuyaient la vieille ville de Mossoul, où les forces irakiennes reprennent du terrain aux jihadistes, ont indiqué des officiers.
"Nous avons reçu 12 personnes tuées et plus de 20 blessées dans notre hôpital de campagne, y compris des femmes et des enfants", a déclaré à l'AFP Ahmed Hachem, médecin et militaire au sein de l'armée irakienne.
Il a précisé que l'attaque avait eu lieu dans le quartier de Machahda, situé dans la vieille ville.
"Le kamikaze s'est infiltré dans un groupe de personnes déplacées et s'est fait exploser parmi elles avant d'atteindre nos troupes", a déclaré un colonel de la 16e division d'infanterie de l'armée.
Il est difficile d'obtenir un bilan définitif du nombre de victimes, a-t-il ajouté, la zone de l'attaque n'étant pas complètement sécurisée.
Des milliers de civils ont fui la vieille ville de Mossoul depuis que les forces irakiennes ont lancé leur assaut contre le dernier carré du groupe Etat islamique (EI) dimanche.
Quelque 100.000 personnes restent prises au piège par les jihadistes qui les utilisent comme boucliers humains alors que les forces irakiennes progressent de jour en jour.

Silence vidéo

Les coupures de courant, suite au blocus israélien, obligent les jeunes de Gaza à étudier dans l'obscurité.
(Photo Assawra)
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- Dis-moi...
- oui?
- penses-tu que Mélenchon évoquera lors de sa 33ème revue de la semaine le blocus israélien de Gaza et les 2 heures d'électricité par jour dont bénéficie la population de ce territoire de la Palestine?
- eeuuhh... eeuuhh...
- je pose la question parce qu'au cours des six semaines de grève de la faim des prisonniers politiques Palestiniens il n'en n'a pas soufflé un mot
- oui mais c'était durant la campagne électorale présidentielle
- ...!?

Al Faraby
Vendredi, 23 juin 2017

"Nous ne demandons pas au peuple français (organisations politiques, syndicales, associatives) et à ses élus, de libérer la Palestine, mais de nous soutenir dans notre résistance contre l'occupation et pour le recouvrement de nos droits nationaux justes et légitimes." (Al Faraby)

Concerto pour clarinette (adagio) - Wolfgang Amadeus Mozart

Avec cette nouvelle rubrique intitulée "Classique", mon but est de vous donner envie d'aller plus loin dans le répertoire de la musique classique en vous faisant écouter de courtes plages en lien, chacune, avec son contexte culturel.
Elle sera quotidienne et s'étalera jusqu'à la mi-août 2017
N'hésitez pas à la partager avec vos enfants et petits enfants... car en l'imaginant c'est à eux que j'ai pensés en premier.  (Al Faraby)

Début du premier mouvement.


Le Concerto pour clarinette en la majeur K 622 est une oeuvre composée par Wolfgang Amadeus Mozart en 1791, quelques mois avant sa mort. Des quarante-trois concertos pour soliste écrits par Mozart, celui-ci a été le dernier, et également le seul qu'il ait composé pour clarinette. Il se divise en trois mouvements qui suivent la forme traditionnelle du concerto (rapide-lent-rapide) : un allegro, un adagio et un rondo. Il s'agit de l'un des morceaux les plus écoutés de Mozart. Il est souvent considéré comme un incontournable de la clarinette avec les concertos des père et fils Stamitz, ceux de Carl-Maria von Weber et ceux de Louis Spohr.


Les associations de défense du loup claquent la porte d'une réunion

Des loups gris aux Angles, dans le Gard, le 18 juin 2015 (afp)
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Les associations de défense du loup Aspas et Férus ont claqué la porte d'une réunion du Comité national sur l'animal, jeudi à Lyon, alors que le débat allait porter sur le prochain quota d'abattages.
"Il n'est pas question que nos deux associations restent autour de cette table pour discuter de la fixation du nombre de spécimens dont la destruction pourra être autorisée pour la période 2017-2018", ont-elles fait savoir dans un communiqué de presse.
"Nous sommes opposés aux destructions de loups et le seul nombre admissible à nos yeux est zéro spécimen", ont-elles ajouté en dénonçant une politique gouvernementale de "+mort annoncée+ qui ne résoudra aucun problème".
Ce boycott intervient alors que le quota pour la saison en cours, jusqu'au 30 juin, vient d'être relevé à 40 loups, contre 38 jusqu'alors.
Outre les associations, des représentants de l’État et des éleveurs participaient à cette réunion organisée dans les locaux de la Direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt.
A travers le collectif CAP Loup, l'Aspas et Férus avaient lancé le 13 juin, avec la Société française pour l'étude et la protection des mammifères, une campagne "Stop aux tirs des loups", soutenue par plusieurs personnalités comme Yann Arthus-Bertrand.
Lundi, ce collectif avait déjà dénoncé l'autorisation de l'abattage supplémentaire de deux loups par les ministères de la Transition écologique et de l'Agriculture.
"J'ai autorisé non pas des prélèvements mais des tirs de défense renforcée. Il ne s'agit pas d'une décision d'abattage prise à la légère", s'est défendu le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot dans un entretien au quotidien régional Le Progrès paru jeudi.
"Je veux entendre toutes les parties prenantes avant de définir une stratégie pour les quatre prochaines années à partir du 1er janvier. Cette discussion ne pourra avoir lieu qu'après l'été", a-t-il ajouté.
Selon Madline Reynaud, directrice de l'Aspas, une prochaine réunion est prévue en septembre. Le nombre de prélèvements envisagé pour la nouvelle saison par les autorités se situerait "entre 36 et 40".
Le 30 mai, un loup avait été abattu dans la Drôme, épuisant alors le quota de 38 prélèvements prévu de juillet 2016 à juin 2017. Ces tirs sont autorisés par dérogation, le loup étant une espèce protégée en Europe.
Depuis un an, plus de 8.000 bêtes - des ovins essentiellement - ont été tuées dans des attaques de troupeaux attribuées au loup dans les Alpes-Maritimes, la Savoie, les Alpes-de-Haute-Provence, le Var, les Hautes-Alpes et l'Isère. Sa population en France, en augmentation, atteint désormais quelque 360 individus.

jeudi 22 juin 2017

Maroc: les critiques se multiplient contre la "répression" dans le nord

Les forces de sécurité interpellent un manifestant à Rabat le 20 juin 2017 (afp)

De plus en plus de voix s'élèvent pour dénoncer la "répression" du mouvement de contestation pacifique qui secoue le nord du Maroc, appelant à l'ouverture d'une enquête et à la libération des personnes arrêtées.
Deux organisations renommées de défense des droits de l'Homme, Human Rights Watch et Amnesty International, ont affirmé jeudi que le leader de la contestation populaire dans le nord du Maroc, Nasser Zefzafi, avait été "battu et insulté" par les policiers marocains lors de son arrestation le 29 mai.
Les deux ONG ont exhorté les autorités à "enquêter sur les allégations crédibles de violences policières contre Zefzafi et à s'abstenir de porter plainte contre ce qui découle de paroles ou de manifestations pacifiques".
Les accusations sur des violences policières, portées depuis plusieurs semaines par les proches des accusés, ont à plusieurs reprises été rejetées par les autorités marocaines qui ont affirmé que "les avocats pouvaient demander des examens médicaux" pour leurs clients.
La province septentrionale d'Al-Hoceïma, enclavée et plongée dans un marasme économique avec un taux de chômage particulièrement élevé (20% soit le double de la moyenne nationale), est agitée depuis bientôt huit mois par un mouvement populaire.
Les protestataires revendiquent le développement du Rif, région historiquement frondeuse à laquelle appartient Al-Hoceïma, et qui fut longtemps marginalisée par l'ancien roi Hassan II, père de Mohammed VI.
Depuis fin mai, la tension est montée d'un cran à Al-Hoceïma comme dans les localités voisines, qui vivent désormais au rythme des manifestations et des arrestations: selon des ONG marocaines, 135 personnes, accusées notamment "d'atteinte à la sécurité de l'Etat", ont à ce jour été arrêtées.
Parmi les accusés figurent les principaux meneurs du "hirak" (la mouvance, nom donné au mouvement localement), mais aussi une poignée de journalistes locaux --sept selon des associations marocaines-- qui soutiennent la cause rifaine.
La principale fédération professionnelle de journalistes en Espagne a dénoncé jeudi des "atteintes constantes" à la liberté de la presse dans le nord du Maroc et l'incarcération de journalistes du Rif ayant couvert la contestation.
"Dans un pays qui en théorie respecte la liberté de l'information, ces atteintes au droit et ces détentions de journalistes ne devraient pas se produire", a déclaré à l'AFP la présidente de la Fédération, Elsa Gonzalez.
Le ministre de l'Intérieur marocain Abdelouafi Laftit avait récemment souligné que "la presse a pu couvrir librement les évènements du Rif", justifiant les arrestations par la nécessité de "faire respecter la loi".
Jeudi à Rabat, un réseau "d'associations victimes d'interdiction" a annoncé le lancement d'une "campagne nationale et internationale pour appeler l’Etat marocain à mettre fin à sa répression contre les libertés d’association et de réunion".
La veille, la coalition marocaine des droits de l'Homme, regroupant 22 associations, avait dénoncé des arrestations "abusives", des cas de "torture" et l'usage "excessif" de la force lors des interventions des forces anti-émeute dans le Rif. Le ministère de la Justice n'a cessé de rejeter les accusations de torture.
A l'instar de cette coalition, plusieurs voix appellent désormais à la libération des détenus: lors des manifestations quasi-quotidiennes à Al-Hoceïma, mais aussi à Rabat où des dizaines de milliers de personnes ont exigé le 11 juin "la libération des prisonniers".
Les Rifains, nombreux à vivre à l'étranger, ont également manifesté en Espagne et aux Pays-Bas.
A la veille de la première visite d'Emmanuel Macron au Maroc (14 et 15 juin), 25 associations de France et du Maghreb avaient adressé une lettre ouverte au président français pour dénoncer "la répression" dans le Rif, et lui demander d'intervenir sur les "atteintes aux libertés fondamentales".
En réponse au "hirak", Rabat a relancé ces derniers mois une série de projets de développement pour la région, érigée en "priorité stratégique".

"On s'adapte..."

Dans le village d'Al-Moughraka, Ossama, 8 ans, fait ses devoirs à la lumière d'une bougie.
(Correspondant Assawra)
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- A Gaza, on dispose que de deux heures d'électricité par jour
- eeuuhh...
- quoi?
- comment faites-vous durant les vingt-deux heures qui restent?
- on fait sans électricité
- ...!?

Al Faraby
Jeudi, 22 juin 2017

L’Égypte a entamé mercredi matin la livraison d'un million de litres de carburant aux deux millions de Gazaouis, qui ne disposent plus que de deux heures de courant par jour, a indiqué un responsable palestinien.
Outre le manque d’eau, de médicaments et de nourriture, le territoire palestinien souffre d’une pénurie d’électricité depuis le blocus imposé par Israël en 2007. Entre quotas et coupures, les Gazaouis s’adaptent tant bien que mal.

La population mondiale atteindra 9,8 milliards d'habitants en 2050


La population mondiale atteindra les 9,8 milliards d'habitants en 2050, a calculé l'ONU dans un rapport publié mercredi, dans lequel il estime que l'Inde va bientôt devenir le pays le plus peuplé de la planète, devant la Chine.
Actuellement habitée par 7,6 milliards de personnes, la Terre en abritera 8,6 milliards en 2030, 9,8 en 2050 et 11,2 en 2100, selon les estimation du département des affaires économiques et sociales des Nations unies.
L'Inde doit devenir l'Etat le plus peuplé du monde d'ici environ sept ans, devant la Chine. Le Nigeria, qui connaît une croissance démographique très rapide, devrait supplanter les Etats-Unis en troisième position d'ici 2050.
Le nombre des personnes âgées de 60 ans ou plus doit par ailleurs plus que doubler à la même échéance. La population vieillissante, selon le rapport, doit ainsi passer de 962 millions en 2017 à quelque 2,1 milliards en 2050 et 3,1 milliards en 2100.

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"Apidays": trois jours pour célébrer l'abeille
Récoltes et dégustations de miel, découverte de la vie d'une ruche, films, ateliers pédagogiques, expositions...: l'abeille va être célébrée pendant trois jours à partir de jeudi, à travers une série de manifestations baptisées "Apidays".
Lancées par l'Union nationale de l'apiculture française (Unaf), ces manifestations gratuites se dérouleront dans près de 90 lieux, avec le concours d'apiculteurs, pour sensibiliser le public au rôle joué par ces pollinisateurs dans le maintien de la biodiversité et donc la préservation de notre nourriture.
Les pollinisateurs, à la fois sauvages et domestiques, sont essentiels pour les plantes et les arbres à fleurs, qui ont besoin d'être pollinisés pour produire. Environ 35% du total de la production agricole mondiale (fruits, légumes, oléagineux, café, cacao, etc.) dépend de la pollinisation.
Cette 8e édition d'"Apidays" est plus particulièrement consacrée à la place de l'abeille et de l'apiculture dans l'histoire de l'humanité, et à la découverte des miels des différents terroirs.
Elle se déroule alors que 2016 a été, selon l'Unaf, une nouvelle année "catastrophique" pour la production de miel, passée, avec 9.000 tonnes, en dessous des 10.000 tonnes de 2014. La production, qui a été divisée par trois en vingt ans, avait connu une embellie en 2015, avec une production estimée à entre 15.000 et 17.000 tonnes.
Les colonies d'abeilles sont victimes depuis des années d'un taux de mortalité élevé attribué à des parasites, comme le frelon, et à l'usage de pesticides.

Symphonie no5 (adagietto) - Gustav Mahler

Avec cette nouvelle rubrique intitulée "Classique", mon but est de vous donner envie d'aller plus loin dans le répertoire de la musique classique en vous faisant écouter de courtes plages en lien, chacune, avec son contexte culturel.
Elle sera quotidienne et s'étalera jusqu'à la mi-août 2017
N'hésitez pas à la partager avec vos enfants et petits enfants... car en l'imaginant c'est à eux que j'ai pensés en premier.  (Al Faraby)

Gustav Mahler en 1902


La Symphonie no 5 en do dièse mineur de Gustav Mahler a été composée entre 1901 et 1902. Elle est contemporaine notamment de 3 des Kindertotenlieder et partage le même caractère funèbre, peut-être en rapport avec les graves problèmes de santé du musicien (hémorragie intestinale début 1901). La partition fut ensuite révisée à plusieurs reprises, la dernière étant de 1911. La première eut lieu cependant à Cologne le 18 octobre 1904 avec un succès très mitigé.


Cigales

Le 21 juin 2017... c'est l'été dans le sud de la France et ça s'entend... c'est aussi la fête de la musique !

mercredi 21 juin 2017

Crise de l'électricité à Gaza: 1ère livraison égyptienne de carburant

Des piétons dans une rue de Gaza lors d'une coupure d'électricité, le 11 juin 2017 (afp)

L'Egypte a entamé mercredi matin la livraison d'un million de litres de carburant aux deux millions de Gazaouis, qui ne disposent plus que de deux heures de courant par jour, a indiqué un responsable palestinien.
Ce "million de litres de carburant égyptien va être transporté par 22 camions via le terminal de Rafah", la seule ouverture de Gaza sur le monde qui ne soit pas tenue par Israël, a indiqué à l'AFP Waël Abou Omar, responsable palestinien au point de passage de Rafah.
Il sera directement acheminé vers l'unique centrale électrique de l'enclave côtière, à l'arrêt faute de fuel depuis deux mois et "sous 24 heures, la centrale électrique recommencera à fonctionner", a indiqué l'Autorité de l'énergie à Gaza.
Depuis qu'Israël a réduit ses livraisons d'électricité à Gaza lundi, l'ONU et les humanitaires ne cessaient de mettre en garde contre un "effondrement total" de la petite enclave palestinienne soumise depuis dix ans à un sévère blocus.
A Gaza, ravagée par les guerres et la pauvreté, l'alimentation en électricité est une préoccupation primordiale dans l'enclave en bordure du désert, a fortiori en plein ramadan et durant l'été.
En trois jours, Israël a réduit d'une trentaine de mégawatts l'approvisionnement des lignes électriques alimentant la bande de Gaza.
L'Etat hébreu explique avoir pris cette décision parce que l'Autorité palestinienne du président Mahmoud Abbas refusait désormais de régler la facture d'électricité de la bande de Gaza gouvernée sans partage par le Hamas islamiste, son grand rival.
Ce montant s'élève chaque mois à 11,3 millions d'euros pour 120 MW, répartis sur dix lignes israéliennes, soit un quart des besoins de la bande de Gaza estimés entre 450 et 500 MW.
En temps normal, l'unique centrale électrique de l'enclave, soumise à un sévère blocus israélien doublé de la fermeture de la frontière égyptienne, fournit à plein régime 65 MW et les lignes égyptiennes 23 MW.
Plusieurs fois endommagée par les guerres, la centrale subit régulièrement des baisses de régime et les lignes égyptiennes, abimées ou détruites par les affrontements entre l'insurrection jihadiste et l'armée égyptienne dans le Sinaï, ne sont plus d'une grande aide.

Affaire familiale

Mohammed ben Salmane, nouveau prince héritier d'Arabie saoudite avec le président américain Donald Trump, le mardi 14 mars 2017 à Washington (afp)

- Le roi Salmane d'Arabie saoudite a nommé par décret son fils Mohammed ben Salmane nouveau prince héritier
- quand?
- ce mercredi 21 juin 2017
- bizarre
- quoi?
- le mardi 14 mars 2017 Donald Trump rencontrait déjà à Washington le nouveau prince héritier
- normal... il préside aussi le Conseil des affaires économiques et de développement, organe qui supervise Saudi Aramco, la première compagnie productrice de pétrole au monde
- je comprends
- tu comprends quoi?
- ainsi Saudi Aramco reste dans la famille
- ...!?

Al Faraby
Mercredi, 21 juin 2017

Arabie: le fils du roi nommé nouveau prince héritier

Mohammed ben Salmane, le fils du roi d'Arabie saoudite, le 11 avril 2017 à Ryad (afp)

Le roi Salmane d'Arabie saoudite a nommé mercredi par décret son fils Mohammed, 31 ans, nouveau prince héritier, en remplacement de Mohammed ben Nayef, limogé.
Selon le décret royal publié par l'agence officielle Spa, le jeune Mohammed ben Salmane est nommé également vice-Premier ministre tout en gardant ses fonctions de ministre de la Défense.
Le prince Mohammed ben Nayef est limogé également de ses fonctions de vice-Premier ministre et ministre de l'Intérieur, selon la décision du roi.
Devenu l'homme fort du royaume saoudien, le jeune Mohamed ben Salmane confirme ainsi son ascension fulgurante depuis qu'il a été nommé ministre de la Défense, puis vice-prince héritier peu après l'accession de son père au trône au début de 2015 à la mort de son demi-frère Abdallah.
Ayant la réputation d'un réformateur, Mohammed ben Salmane cumulait jusqu'ici plusieurs portefeuilles: ministre de la Défense, deuxième vice-Premier ministre, conseiller spécial du souverain et, surtout, il préside le Conseil des affaires économiques et de développement, organe qui supervise Saudi Aramco, la première compagnie productrice de pétrole au monde.
Sa nomination comme héritier du trône a été cautionnée par 31 sur 34 membres du "Conseil d'allégeance", selon la télévision d'Etat El-Ikhbariya.
Le "Conseil d'allégeance" a notamment pour rôle de désigner le prince héritier à la majorité de ses membres. Il avait été créé à la suite d'une réforme des modalités de succession introduite en 2006 pour assurer une transition pacifique du pouvoir dans cette monarchie ultraconservatrice du Golfe, première puissance pétrolière mondiale.

Romance no2 pour violon et orchestre - Ludwig van Beethoven

Avec cette nouvelle rubrique intitulée "Classique", mon but est de vous donner envie d'aller plus loin dans le répertoire de la musique classique en vous faisant écouter de courtes plages en lien, chacune, avec son contexte culturel.
Elle sera quotidienne et s'étalera jusqu'à la mi-août 2017
N'hésitez pas à la partager avec vos enfants et petits enfants... car en l'imaginant c'est à eux que j'ai pensés en premier.  (Al Faraby)



Beethoven a écrit deux romances pour violon et orchestre.
Les deux romances pour violon de Beethoven, des années 1802 - 1803, constituent une importante préparation à son concerto pour violon. Elles sont d'un caractère nettement différent, et cependant parentes comme des sœurs. La plus courte, la Romance en sol majeur, opus 40, qui est aussi la plus dramatiquement agitée, débute immédiatement par le thème viril et énergique exposé par le violon seul. L'orchestre répète chacune des deux phrases de la pensée composée de deux parties, et se sépare ensuite pour son développement. Le morceau, violonistique par excellence, se termine par un puissant crescendo. La romance en fa majeur, opus 50, maintenue dans une atmosphère plus lyrique et chantante, est équilibrée d'une manière semblable, construite sur un dialogue concertant. Il est vrai que le thème plein de sentiment est accompagné par l'orchestre dès l'entrée du soliste, et que, par la suite, la tenue plus sévère de la romance en fa majeur s'exprime nettement dans la conduite intimement coordonnée du dialogue. Le finale est caractéristique, semblant perdu comme dans un rêve. (Source : Deutsche Grammophon Gesellshaft)
La Romance Op. 50, composée en 1798 mais publiée seulement en 1805, est la première mais porte un numéro d'opus supérieur à celui de la Romance opus 40, plus récente mais publiée antérieurement à celle-ci.

Les déchets spatiaux, des "bombes à retardement"

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Un directeur de l'Agence spatiale européenne (ESA) a exhorté mardi les pays à débloquer des données dissimulées sur la localisation de centaines de milliers de déchets spatiaux, les qualifiant de "bombes à retardement" qui menacent les satellites et les missions habitées.
Les États-Unis et certaines nations européennes gardent l'information au chaud, en partie par peur de révéler des secrets stratégiques ou militaires, selon Rolf Densing, directeur des opérations de l'ESA.
"En ce moment, nous comptons environ 750.000 pièces mesurant plus d'un centimètre" qui errent en orbite, a-t-il précisé à l'AFP lors du Salon de l'aéronautique et de l'espace au Bourget, près de Paris.
La plupart de ces déchets sont des résidus d'explosions de satellites et de fusées abandonnés. Leur nombre pourrait atteindre environ 1,2 million d'ici 2030.
Il existe également "plusieurs grands et incontrôlables vaisseaux spatiaux" et des milliers de satellites inutilisés et abandonnés dans l'espace.
Tous ces débris mélangés à environ 1.500 engins opérationnels en orbite - dont la Station spatiale internationale (ISS) - contribuent à une situation plus qu'épineuse.
"Le risque plus important est lié aux grands objets incontrôlables" sur lesquels les équipages au sol n'ont pas prise, selon Rolf Densing.
"Vous pouvez imaginer s'ils se rentrent dedans ou s'ils percutent d'autres types de déchets spatiaux se morcelant encore davantage et produisant une multiplications des objets ...", a ajouté le spécialiste.
Pourtant, les données détenues sont "dispersées". Détenues par les agences spatiales nationales, elles ne sont souvent divulguées que lorsqu'un risque de collision menace leurs propres actifs spatiaux selon Rolf Densing.
Les États-Unis sont supposés détenir le catalogue le plus complet, qui répertorierait environ 20.000 débris, a-t-il ajouté, alors que l'Europe - l'ESA et ses membres - en détient moins de 10.000.
"La seule chose que nous avons besoin de savoir c'est quand, et où, un débris va se retrouver dans la région orbitale", a-t-il expliqué. "Nous ne demandons pas que les pays divulguent leurs activités commerciales ou leurs secrets militaires".
L'existence d'une base de données mondiale libre d’accès permettrait aux experts de compiler des prévisions de collision et de permettre aux vaisseaux spatiaux de prendre des mesures d'évitement.
"Ce que je préconise, c'est que nous surmontions tous nos vanités, que nous ouvrions tous nos catalogues", a-t-il déclaré.
Les morceaux de fusées, les satellites en fin de vie, les outils perdus par des astronautes... Tous ces objets, sous l'effet de dislocations et collisions en chaîne, ne cesseront de se multiplier: "Je ne suis pas sûr que le problème soit compris dans sa globalité", a insisté Rolf Densing.

mardi 20 juin 2017

Un royaume d'olives et de cendres
26 écrivains, 50 ans de territoires occupés

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« Le checkpoint incarne l'occupation, il la symbolise, il la manifeste. Chaque passage rappelle aux Palestiniens de H2 [à Hébron] qu'ils sont soumis au pouvoir des militaires, qu'ils sont occupés ; chaque passage appuie là ou ça fait mal. Comme un point de contention sur un corps congestionné, une pression sur un corps douloureux, sur un corps qui déborde. » Maylis de Kerangal.

50 ans après la guerre des Six-Jours et l'occupation de la Cisjordanie par Israël, que signifie, au quotidien, vivre dans les Territoires occupés ?
Ayelet Waldman et Michael Chabon se sont associés à l'ONG israélienne « Breaking the Silence » pour demander à 24 brillants écrivains du monde entier de se rendre dans les Territoires occupés afin de témoigner du quotidien de ceux et de celles qui y vivent, et de réfléchir, de l'intérieur, au conflit israélo-arabe. Au travers de leurs courts récits, poignants, incisifs, tendres ou révoltés, on entre dans les villes occupées, dans les maisons, on partage les inquiétudes des Palestiniens, leurs combats, leurs humiliations, leurs difficultés à se déplacer, à étudier, à avoir une vie sociale. Ce livre est aussi un état des lieux des guerres qui déchirent deux peuples, des tensions historiques, géopolitiques et économiques, et d'une politique gouvernementale israélienne toujours plus invasive.
26 histoires qui racontent le coût humain de l'occupation.

UN ROYAUME D’OLIVES ET DE CENDRES
26 écrivains, 50 ans de territoires occupés
Ayelet WALDMAN
Michael CHABON

Ed. Robert Laffont
Parution : 1 Juin 2017
Format : 135 x 215 mm
Nombre de pages : 512
Prix : 24,00 €
ISBN : 2-221-20025-X

Une vingtaine d'écrivains mondialement reconnus publie un recueil d'écrits sur l'occupation des Territoires palestiniens par Israël depuis 50 ans, les revenus du livre allant à l'une des ONG les plus détestées du gouvernement de Benjamin Netanyahu.
"Un Royaume d'olives et de cendres" rassemble des textes de 26 auteurs, un Nobel --Mario Vargas Llosa__, trois prix Pulitzer dont Geraldine Brooks, et des plumes comme l'Américain Dave Eggers, l'Irlandais Colm Toibin ou la Française Maylis de Kerangal.
Les éditeurs, le couple Michael Chabon/Ayelet Waldman --lui Américain, elle Israélo-Américaine--, juifs tous les deux, entendent secouer par l'écriture l'indifférence généralisée qui s'est installée à l'égard de ce conflit vieux d'un demi-siècle et exposer les conséquences concrètes de l'occupation sur les Israéliens et les Palestiniens.
"Nous pensions qu'il fallait trouver un moyen d'attirer l'attention des gens, au moins d'une partie des gens", a confié Michael Chabon à l'AFP à Jérusalem dimanche, jour de lancement du livre.
En mettant à contribution des célébrités littéraires, lui et sa femme veulent que les lecteurs "mordent à l'hameçon d'une écriture vraiment remarquable", avoue Michael Chabon, prix Pulitzer 2001 pour les "Extraordinaires aventures de Kavalier et Clay".
L'ouvrage sort à dessein cinquante ans après la guerre des Six Jours, marquant le début de l'occupation des Territoires palestiniens par l’État hébreu.
Jérusalem-Est, partie palestinienne de la ville sainte, a depuis été annexée par Israël, même si l'ONU ne reconnaît pas cette décision. La Cisjordanie reste aussi occupée par l'armée israélienne et deux millions de Palestiniens vivent enfermés dans la bande de Gaza soumise à un rigoureux blocus.
Les violences continuent et les perspectives de règlement du conflit tout comme la fin de l'occupation ont rarement paru plus lointaines.
Les auteurs qui ont contribué à "un Royaume d'olives et de cendres", publié en anglais, arabe, hébreu, français, espagnol et italien, sont venus sur place au cours des deux dernières années pour rendre compte des réalités de l'occupation.
Le chapitre écrit par Michael Chabon insiste sur le caractère "arbitraire" de l'occupation israélienne en Cisjordanie, qui soumet les Palestiniens à la lourdeur de la bureaucratie et au bon vouloir de tel ou tel soldat ou officier israélien.
Le romancier américain Dave Eggers s'est rendu à Gaza pour raconter comment les Palestiniens vivent dans cette enclave souvent qualifiée de "plus grande prison du monde à ciel ouvert". L'auteur du "Cercle" et de "Zeitoun" rapporte les frustrations des Gazaouis devant leur réclusion, mais aussi devant les restrictions imposées par le mouvement islamiste Hamas qui les gouverne.
Le bénéficiaire des ventes du livre est l'un des acteurs indirects du conflit. L'ONG israélienne Breaking the Silence offre sous le couvert de l'anonymat une plateforme aux soldats israéliens pour raconter leur vécu et dénoncer les agissements selon eux condamnables de l'armée dans les territoires palestiniens occupés.
Breaking the Silence est l'une des bêtes noires du gouvernement considéré comme le plus à droite de l'histoire d'Israël. Elle et d'autres organisations opposées à l'occupation sont soumises depuis des mois à de rudes attaques du gouvernement qui cherche à restreindre leurs activités. Une grande partie de la droite accuse Breaking the Silence de trahir la cause d'Israël.
Ayelet Waldman, née à Jérusalem et vivant aux États-Unis, s'alarme du fossé grandissant selon elle entre cet Israël et les nouvelles générations de juifs américains.
Soixante-et-onze pour cent des juifs américains ont voté pour la démocrate Hillary Clinton à la présidentielle de 2016, et 24% pour le républicain Donald Trump, malgré la promesse de celui-ci d'être le président le plus pro-israélien de l'histoire.
Pour les générations de ses parents et même la sienne, il était facile d'être "progressistes sur tous les sujets, sauf Israël", dit Ayelet Waldman, 52 ans. Mais les juifs américains d'une vingtaine ou d'une quarantaine d'années "n'ont plus envie de faire une exception pour Israël dans leur vision du monde, ils ne veulent plus de l'hypocrisie qui caractérisait ma génération et celles d'avant", dit-elle.
Ayelet Waldman explique qu'elle ne peut rester passive alors que l'occupation de territoires se poursuit en son nom puisqu'elle est juive et qu'Israël se revendique comme État juif.
L'occupation est un "édifice" fait de multiples briques, dit-elle. "Ce livre, c'est notre brique à nous, que nous enlevons de l'édifice. Au bout du compte, quand on aura enlevé assez de briques, il s'écroulera".

Syrie: l'Australie suspend ses opérations aériennes après les menaces russes

Photo fournie le 11 septembre 2015 par la Royal Air Force australienne montrant des avions F/A-18E Hornets engagés dans une mission aérienne en Syrie (afp)

L'Australie a annoncé mardi la suspension de ses missions aériennes en Syrie, après les menaces russes consécutives à la destruction d'un chasseur syrien par un avion américain.
"Par mesure de précaution, les opérations de frappes des forces de défense australiennes en Syrie ont temporairement cessé", a annoncé une porte-parole de l'armée australienne dans un communiqué.

Levées de fonds au Qatar: un ex-directeur général de Barclays poursuivi pour fraude

John Varley, ex-directeur général, de Barclays quitte le 10, Downing Street à Londres, le 24 mars 2009 (afp)

L'organisme chargé de lutter contre la délinquance financière au Royaume-Uni, le SFO, a annoncé mardi qu'il engageait des poursuites à l'encontre de la banque Barclays et d'un ex-directeur général, pour fraude lors de levées de fonds au Qatar en 2008.
John Varley, directeur général de l'établissement de 2004 à 2010, est poursuivi dans le cadre d'une enquête sur des levées de capital réalisées au Qatar et d'un prêt auprès de l'Etat du Qatar entre juin et novembre 2008.
La banque elle-même est aussi poursuivie dans cette affaire, tout comme trois autres de ses anciens responsables - Roger Jenkins, un ancien président exécutif de la banque d'investissement au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, Thomas Kalaris, un ancien directeur général de l'activité de banque privée de Barclays, et Richard Boath, un ex-président des services financiers de la banque.
Les poursuites sont liées à des levées de capitaux de plusieurs milliards de livres, pour l'essentiel auprès d'investisseurs orientaux, notamment les familles régnantes ou des fonds d'investissement du Qatar et d'Abou Dhabi. Elles concernent aussi un prêt de 3 milliards de livres auprès de l'Etat du Qatar.
Le SFO accuse les individus poursuivis et la banque de "fraude" et "d'assistance financière illégale".
Ces opérations financières avaient été menées en pleine crise financière internationale et avaient aidé Barclays à éviter de demander une aide de l'Etat britannique à l'époque.

Macron et le roi de Jordanie en accord sur la Syrie et le terrorisme

Le président Emmanuel Macron et le roi de Jordanie Abdallah II (g), lors d'une rencontre à l'Elysée, le 19 juin 2017 à Paris (afp)

Emmanuel Macron et le roi de Jordanie Abdallah II ont souligné lundi leur "vision commune sur les défis du Moyen-Orient", avec comme "premier sujet la lutte contre le terrorisme et la radicalisation" ainsi que la crise en Syrie.
"Je veux exprimer au roi mon admiration sur sa façon de préserver la Jordanie qui reste un pôle de stabilité dans la région, alors que des fractures nombreuses aurait pu toucher votre pays", a déclaré le président français devant la presse, à l'issue d'un entretien à l'Elysée.
"La Jordanie est un membre important de la coalition internationale contre Daech et accueille une partie de notre dispositif militaire", a-t-il rappelé. "L"engagement de la France au côté de la Jordanie restera entier dans la lutte contre le fléau terroriste".
Quant à la crise syrienne, "nous partageons le même sentiment d'urgence de construire les moyens d'une stabilisation militaire dans le sud de la Syrie et nous souhaitons construire une solution diplomatique inclusive dans la région qui permette cette stabilité".
"La France est fortement impliquée dans cette action diplomatique, à travers le dialogue avec plusieurs puissance de la région" ainsi que la Russie et la Turquie, a-t-il dit.
Les deux chefs d'Etat ont aussi évoqué le dossier israélo-palestinien. "Je réitère ma condamnation de l'attaque vendredi à Jérusalem mais aussi la poursuite de la colonisation qui menace une solution à deux Etats", a dit M. Macron.
Il a enfin rendu hommage au journaliste irakien tué et aux trois journalistes français blessés à Mossoul, exprimant "la solidarité de la France et du chef de l'Etat à l'égard de ces hommes et ces femmes qui font leur travail et auprès desquels nous serons constamment".
De son côté, le roi de Jordanie a dit vouloir "continuer le partenariat stratégique" avec la France. "Les défis économiques, sécuritaires ou le terrorisme doivent nous conduire à agir ensemble dans la région". Faute de solution, "le terrorisme va continuer à se répandre", a-t-il averti.
"C'est également dans l'intérêt de l'Europe, c’est pour cela que nous avons accordé autant d'importance à nos relations avec les pays européens et la France", a-t-il poursuivi. Le dirigeant jordanien a aussi souligné les conséquences humanitaires et économiques du flux de réfugiés syriens en Jordanie, et espéré que les investissements français en Jordanie -- premier pays investisseur non-arabe dans la pays -- allaient se poursuivre.

Nocturne en ré majeur - Frédéric Chopin

Avec cette nouvelle rubrique intitulée "Classique", mon but est de vous donner envie d'aller plus loin dans le répertoire de la musique classique en vous faisant écouter de courtes plages en lien, chacune, avec son contexte culturel.
Elle sera quotidienne et s'étalera jusqu'à la mi-août 2017
N'hésitez pas à la partager avec vos enfants et petits enfants... car en l'imaginant c'est à eux que j'ai pensés en premier.  (Al Faraby)


Les Nocturnes sont 21 courtes pièces pour piano seul composées par Frédéric Chopin entre 1827 et 1846. Elles tiennent une place importante dans le répertoire de concert contemporain. Bien que Chopin n'ait pas inventé le nocturne, il a popularisé le genre et l'a répandu, à partir de la forme développée par le compositeur irlandais John Field.
Les nocturnes 1 à 18 furent publiés de son vivant, par deux ou par trois, dans l'ordre de leur composition. Les numéros 19 à 21 ont en fait été écrits en premier, avant son départ de Pologne, mais publiés après sa mort. Le numéro 20 ne portait d'ailleurs pas le titre de « nocturne », mais depuis sa publication en 1870, il est généralement inclus dans les partitions et les enregistrements de l'ensemble.


lundi 19 juin 2017

Difficile bataille pour chasser l'EI de la vieille ville de Mossoul en Irak

Des forces irakiennes lors de l'offensive pour reprendre la vieille ville de Mossoul aux jihadistes de l'EI, le 18 juin 2017 (afp)

Les troupes irakiennes sont entrées lundi dans la vieille ville de Mossoul, appelant les civils à rester à l'abri et les jihadistes à se rendre, au deuxième jour d'une bataille difficile pour reconquérir la deuxième ville d'Irak.
Les forces de l'armée, du contre-terrorisme (CTS) et de la police fédérale sont parvenues à pénétrer de quelques mètres dans la vieille ville au prix de combats acharnés avec les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) qui "opposent une résistance farouche", a indiqué à l'AFP le général irakien Maan al-Saadi.
"C'est la bataille la plus dangereuse en raison de la configuration de la vieille ville et de l'importante densité de population", a-t-il ajouté.
Quelque 100.000 civils y sont "retenus comme boucliers humains" par les jihadistes, a indiqué l'ONU alors que des ONG ont exprimé leurs craintes face aux risques encourus par les habitants assiégés et manquant de tout.
Face aux explosions et aux tirs incessants, le capitaine Ahmed Jassem du CTS se met à l'abri à la lisière de la vieille ville.
"Nous ne pouvons faire entrer nos véhicules dans les rues étroites mais (les jihadistes) ne peuvent pas non plus nous lancer des voitures piégées. Néanmoins, ils peuvent recourir aux motos piégées et à des bombes artisanales placées sur des voitures jouets téléguidées", a-t-il dit.
Huit mois après le début de l'offensive pour reprendre Mossoul, les forces gouvernementales soutenues par la coalition internationale conduite par les Etats-Unis ont lancé dimanche l'assaut final contre la vieille ville pour chasser les jihadistes de leur dernier grand fief urbain en Irak.
Une reprise de ce secteur permettrait aux troupes de contrôler la totalité de la métropole septentrionale tombée en juin 2014 aux mains de l'EI.
Dimanche soir, des hélicoptères irakiens ont largué quelque 500.000 tracts dans le ciel de Mossoul.
Les tracts annoncent aux habitants "l'encerclement de toutes parts de la vieille ville et le début de l'assaut à partir de toutes les directions".
"Restez à l'écart des endroits publics et profitez de toute occasion pour venir vers les forces irakiennes pour éviter d'être utilisés comme boucliers humains", est-il écrit.
Située sur la rive ouest du fleuve Tigre qui divise Mossoul, la vieille ville est un dédale de petites rues fortement peuplé, guère propice à l'avancée des blindés et où l'usage d'armes lourdes risque de mettre en péril les civils.
Déployés près de la grande mosquée sur la rive est de Mossoul contrôlée par le pouvoir, face à la vieille ville, des véhicules Humvees ont lancé des appels via haut-parleurs.
"Les forces irakiennes sont sur le point de mettre fin à vos souffrances. L'est et l'ouest de Mossoul seront bientôt de nouveau réunis", dit le message à l'adresse des habitants encerclés.
Aux jihadistes, le message donne le choix de "se rendre ou de mourir".
Selon le général Saadi, un commandant du CTS, les troupes ont pris "des positions dans le quartier Farouq. Les jihadistes ont bloqué toutes les entrées de la vieille ville, planté des engins explosifs et piégé des maisons".
"La présence d'un grand nombre de civils limite fortement notre recours à l'artillerie et notre possibilité de faire appel à l'aviation", a-t-il dit.
A quelques centaines de mètres de la ligne de front, des habitants sont assis devant leur maison ou se retrouvent devant des magasins ouverts au milieu des ruines.
"Nous comptons sur nous-mêmes ici. Nous avons trouvé refuge dans un camp de déplacés quand notre quartier a été libéré. Mais nous sommes revenus pour protéger nos propriétés car il y a eu des pillages", dit Nabil Hamed Khattab, sans tressaillir à la chute d'un obus non loin de là.
Avec le soutien crucial de la coalition internationale, les forces irakiennes ont lancé le 17 octobre 2016 l'offensive pour Mossoul. Après avoir reconquis fin janvier la partie orientale, elles ont lancé en février la bataille pour reprendre l'ouest dont elles contrôlent actuellement 90%, selon l'armée.
L'ONG International Rescue Committee a averti que les civils allaient "vivre des moments terrifiants". Save The Children s'inquiète du sort de quelque 50.000 enfants qui n'ont nulle part où se cacher ou s'échapper et n'ont plus d'eau ni de nourriture".
Aucun bilan global de pertes civiles dans l'offensive de huit mois n'a pu être obtenu même si certaines sources ont évoqué des centaines de morts.
La perte de Mossoul serait un coup très dur porté à l'EI mais ce groupe continue d'occuper des régions dans les provinces de Ninive (nord) de Kirkouk (nord-est) et d'Al-Anbar (ouest).
Malgré ses reculs sur le terrain --il est également la cible d'une offensive majeure dans son fief de Raqa en Syrie--, l'organisation extrémiste parvient néanmoins à frapper en menant des attentats meurtriers à travers le monde.

L'Iran dément la capture par Ryad de trois Gardiens de la révolution

Le chef suprême iranien l'ayatollah Ali Khamenei s'adresse aux commandants des gardes révolutionnaires lors d'une réunion à Téhéran, le 18 septembre 2016 à Téhéran (afp)

L'Iran a démenti lundi les accusations de l'Arabie saoudite qui a affirmé avoir capturé trois membres des Gardiens de la révolution à bord d'une embarcation chargée d'explosifs qui se dirigeait vers un gisement pétrolier dans le Golfe.
"L'identité des trois individus est connue, ils sont originaires de Bouchehr (port du sud de l'Iran) et étaient en train de pêcher lorsqu'ils ont été arrêtés par les gardes côtes saoudiens. Il n'y a aucune preuve qu'ils sont des militaires", a déclaré Majid Aghababie, directeur chargé des frontières au ministère iranien de l'Intérieur, cité par l'agence Ilna.

Crise du Golfe: le Qatar et ses adversaires campent sur leurs positions

Le cheikh Mohammed ben Abderrahmane Al-Thani, le 8 juin 2017 à Doha (afp)

Le Qatar a lié toute négociation sur la crise du Golfe à une levée du "blocus" que lui imposent l'Arabie saoudite et ses alliés, lesquels restent intransigeants en menaçant de poursuivre pendant "des années" l'isolement du petit émirat gazier.
Alors que la crise est entrée lundi dans sa troisième semaine, le ministre qatari des Affaires étrangères, cheikh Mohamed ben Abderrahmane Al-Thani, a présenté comme "un acte d'agression" les sanctions imposées à son pays par ses voisins et a fait de leur levée "un préalable" à toute négociation.
"Que cela soit très clair pour tout le monde: une négociation doit se faire de manière civilisée et devrait être lancée sur des bases solides et non sous la pression ou le blocus", a déclaré le ministre à des journalistes à Doha.
Les Emirats, l'Arabie saoudite et Bahrein ont depuis deux semaines rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar, comme ils ont fermé leurs frontières terrestres et maritimes avec le richissime émirat gazier et lui ont imposé de sévères restrictions aériennes.
Le chef de la diplomatie qatarie a indiqué que Doha n'avait reçu jusqu'ici aucune demande spécifique de ses adversaires.
"Pourquoi n'ont-ils pas encore soumis leurs demandes ?", s'est il interrogé, avant d'ajouter: "Il n'y a pas de base solide à ces demandes, c'est pourquoi ils ne les ont pas encore soumises".
La réponse est venue du ministre d'Etat émirati aux Affaires étrangères, Anwar Gargash, qui, en visite à Paris, a prévenu que les sanctions contre le Qatar pourraient durer "des années".
"Nous ne voulons pas d'escalade, nous voulons isoler le Qatar. Nous misons sur le temps", a expliqué M. Gargash à plusieurs médias dont l'AFP.
Les voisins du Qatar exigent que Doha "change de politique" pour lever leurs sanctions, a ajouté le ministre, exprimant l'espoir que "des personnalités sages au Qatar, même au sein de la famille régnante", fassent pression sur l'émir, cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, en ce sens.
M. Gargash a accusé le petit émirat d'avoir "construit une plateforme sophistiquée de soutien financier, médiatique, et politique" des islamistes radicaux et d'abriter plusieurs de leurs dirigeants.
"Nous avons une occasion en or de casser ce soutien", a soutenu le ministre pour justifier les sanctions, en vertu desquelles les Qataris doivent quitter à partir de lundi les trois pays du Golfe. Les citoyens saoudiens, bahreinis et émiratis installés au Qatar doivent faire de même.
Il a en particulier accusé le Qatar de "soutenir financièrement des groupes liés à Al-Qaïda en Syrie", comme l'ex-Front Al Nosra, "en Libye, comme le conseil de la Choura de Derna et celui de Benghazi, et au Yémen".
Le ministre émirati a indiqué que l'Arabie saoudite, les Emirats, Bahreïn et l'Egypte soumettraient "dans les prochains jours" au Qatar une liste de leurs demandes, qui comprendraient l'expulsion de personnalités radicales, sans plus élaborer.
Mais il a réclamé la mise en place par les Occidentaux d'un "mécanisme de surveillance" pour s'assurer que l'émirat du Golfe respectera bien ses engagements.
"Les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne ou l'Allemagne ont le poids politique et l'expertise technique pour instaurer un tel mécanisme de surveillance", a ajouté le ministre des Emirats.
La crise du Golfe a été examinée lundi par les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne lors d'une réunion au Luxembourg qui a appelé les protagonistes à la "désescalade" et à un dialogue politique "sans conditions préalables".
M. Gargash a d'autre part souligné que son pays et ses alliés avaient décidé ces mesures contre le Qatar après avoir constaté chez le président Donald Trump, lors du sommet de Ryad en mai, un engagement à "faire de la lutte contre le terrorisme et l'extrémisme une priorité", contrairement à l'administration précédente.
Mais il a précisé que les pays du Golfe s'étaient engagés auprès des Etats-Unis à ce que "la base américaine d'Al-Udeid continue à fonctionner normalement" et ne soit pas affectée par la crise.
Ctte base aérienne qui héberge près de 10.000 soldats américains au Qatar, joue un rôle primordial dans les opérations contre le groupe Etat islamique (EI).
Dans ce contexte tendu, le ministre qatari de la Défense a annoncé lundi que des troupes turques se trouvaient au Qatar où elles participent à des exercices conjoints.
La Turquie entretient des rapports privilégiés avec Doha et son Parlement a approuvé le 7 juin la mise en oeuvre d'un accord datant de 2014 permettant le déploiement de troupes sur une base turque au Qatar.

A Alger, l'âne, "camion-poubelle" de la Casbah depuis cinq siècles

Des éboueurs parcourent la Casbah avec leurs ânes pour ramasser les ordures, le 22 mai 2017 à Alger (afp)
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Sans ses ânes, la Casbah d'Alger, cité millénaire classée par l'Unesco au patrimoine mondial de l'Humanité, croulerait sous les ordures, ses ruelles étroites, sinueuses et parsemées d'escaliers empêchant l'accès de tout véhicule.
Dès l'aube, la dizaine d'éboueurs de la Casbah enfilent leurs combinaisons vertes aux couleurs de Netcom - l'entreprise publique chargée de la propreté d'Alger - et sanglent aux flancs des ânes les "chouaris", grands paniers en alfa (sorte de jonc nord-africain) qu'ils fabriquent eux-mêmes.
Puis, ils gravissent en procession les longs escaliers menant à Bab J'did, une des portes de la vieille ville.
Après cette première ascension, les équipes se séparent et chaque éboueur entame son circuit, précédé d'un ou deux baudets qui connaissent le chemin par coeur.
Hommes et bêtes sillonnent les ruelles escarpées, grimpant et descendant les raides escaliers interminables de cette médina bâtie au Xe siècle sous les Zirides, dynastie d'origine berbère qui régnait alors sur la majorité du Maghreb.
S'étendant sur 105 hectares, la Casbah est un enchevêtrement de maisons construites dans une forte pente de 118 m de dénivelé. Certaines habitations qui menacent de tomber en ruines sont soutenues par d'imposantes poutres en bois ou en métal.
Les éboueurs ramassent les ordures à la pelle ou à la main et les tassent dans les "chouaris". Une fois ceux-ci remplis, l'âne - qui peut porter jusqu'à 50 kilos d'ordures - les remonte en haut de la Casbah, d'où ils sont déversés dans un camion-benne.

Par tous les temps
Qu’il pleuve, qu’il vente ou que la chaleur soit caniculaire, "l'Unité de cavalerie de la Casbah" - son nom officiel - travaille sept jours sur sept.
Plus de deux tonnes de déchets sont évacuées chaque jour par les éboueurs et leurs baudets, dont l'usage remonte à l'arrivée des Ottomans à Alger au XVIe siècle.
Mais à peine sont-ils passés que de nouveaux déchets s'entassent dans les ruelles.
"Il nous arrive de faire dix tournées" par jour, raconte en soupirant Amer Moussa, cheveux poivre et sel et yeux noirs, qui attend sa retraite avec impatience.
Plus que par la tâche rendue harassante par la configuration de la Casbah, cet éboueur de 57 ans au visage marqué par le temps se dit fatigué de l'incivisme: ordures jetées n'importe où, n'importe comment et à n'importe quelle heure; gravats ou vieux meubles abandonnés avec les ordures ménagères.
De petits terrains vagues où se dressaient autrefois des bâtisses sont devenus des mini-décharges prisées par des légions de chats de gouttière.
Kadour Hanafi, cadre de Netcom et lui-même ancien éboueur de la Casbah, regrette que certains Casbadjis -- nom des habitants de la Casbah-- regardent les "boueux" avec mépris.
Les éboueurs, eux, se disent blessés des mauvaises plaisanteries - toujours les mêmes - entendues à leur passage: "Tiens, un âne qui en accompagne un autre" et ses multiples variantes.
D'autant que l'âne est toujours très précieux dans de nombreuses régions montagneuses d'Algérie.
En Europe, quelques villes et villages l'ont aussi choisi pour ramasser les déchets, pour des raisons écologiques car il pollue moins qu'un camion, comme Castelbueno en Sicile, ou en raison d'accès difficiles comme à Faux-la-Montagne, dans le centre de la France.

Nostalgie
Vêtu d'un "bleu de Shanghaï", costume de toile épaisse prisé des Casbadjis, Abdellah Khenfoussi, un des responsables de Netcom en charge de la Casbah, se remémore avec nostalgie l'époque où les pavés de la médina, où il est né et vit toujours, étaient lavés tous les matins par ses habitants.
Fatma, 74 ans, drapée dans un haïk - longue étoffe blanche traditionnelle des Algéroises - peste elle aussi contre la progression de la saleté dans la Casbah.
"Avant, c’était propre. On se connaissait tous et on s'entraidait pour nettoyer. La plupart des vrais habitants de la Casbah l'ont quittée et les nouveaux venus ne connaissent pas sa valeur" historique, regrette cette habitante du quartier, qui fut en 1957 le coeur de la bataille d'Alger durant la guerre d'indépendance contre la France (1954-1962).
Après sept à huit heures de montées et de descentes, épuisantes pour l'éboueur et l'âne, l'équipe du matin rentre aux écuries. Une seconde prend le relais l'après-midi.
Tout au long de la journée, quiconque passe dans la Casbah croise ces animaux, qui font partie du décor.
L'Unité de cavalerie de la Casbah compte 52 ânes. Netcom les achète selon des procédures d'appel d'offres similaires à celles de ses camions, explique Nassima Yakoubi, chargée de communication de l'entreprise.
Les équidés doivent avoir une bonne constitution physique, mesurer plus de 1,15 mètre et peser plus de 100 kg. Ils prennent du service quand ils sont âgés de quatre à huit ans et peuvent travailler plus d'une vingtaine d’années.
Les ânes pourraient alors espérer une retraite bien méritée. Mais ils termineront leur vie au zoo d'Alger: non comme pensionnaires mais comme nourriture des lions et autres carnivores, se désolent les éboueurs...

Syrie: les tensions internationales montent d'un cran


Chasseur syrien abattu par l'aviation américaine, affrontements inédits entre troupes gouvernementales et rebelles soutenus par les Etats-Unis, tir de missiles iraniens sur Deir Ezzor: les tensions sont montées d'un cran dans le conflit syrien en l'espace de quelques heures.
L'avion syrien a été abattu dimanche par la coalition internationale dirigée par Washington dans la province de Raqa (nord), où des affrontements inédits ont opposé l'armée aux Forces démocratiques syriennes (FDS, antijihadistes) soutenues par les Etats-Unis.
L'incident constitue une escalade, alors que les troupes de l'armée syrienne se trouvent à la lisière de zones contrôlées par des forces soutenues par les Américains dans le nord et le sud de la Syrie.
Après avoir largement avancé dans le Nord, notamment avec la conquête d'Alep, l'armée syrienne progresse depuis mai dans le Centre et le Sud, et se dirige dorénavant vers l'Est.
Elle a chassé le groupe jihadiste Etat islamique (EI) de plusieurs zones dans la Badiya (désert) et atteint le 9 juin la frontière irakienne, encerclant quasiment des rebelles soutenus par Washington et basés au poste-frontière d'Al-Tanaf. Inquiets, les Etats-Unis ont déployé dans la foulée des batteries de lance-roquettes multiples.
La tension est encore montée d'un cran avec l'annonce dimanche par l'Iran de tirs de missiles de moyenne portée contre "des bases terroristes" dans la région de Deir Ezzor (est), essentiellement contrôlée par l'EI. Il s'agit selon les médias iraniens des premiers tirs en 30 ans - depuis la guerre Iran-Irak (1980-88) - de missiles de l'Iran hors de son territoire.
"L'aviation de la coalition internationale a visé cet après-midi un de nos avions de combat dans la région de Resafa, dans le sud de la province de Raqa, alors qu'il menait une mission contre le groupe terroriste Etat islamique", a indiqué l'armée syrienne, précisant que "l'avion a été abattu et le pilote est porté disparu" et parlant d'"agression flagrante".
Washington a confirmé avoir abattu un avion syrien. "A 18H43 (17H43 GMT), un avion syrien de type SU-22 a largué des bombes près de combattants soutenus par la coalition au sud de Tabqa, et en vertu de nos règles d'engagement et de la légitime défense qui prévaut au sein de la coalition (anti-EI), il a été immédiatement abattu par un avion américain F/A-18E Super Hornet", a affirmé le commandement de la coalition dans un communiqué.
L'armée syrienne avait progressé ces dernières heures dans cette région et était arrivée aux portes de Resafa, à une quarantaine de kilomètres au sud-ouest de la ville de Raqa, principal fief de l'EI en Syrie.
"Le régime veut à travers la province de Raqa parvenir à la province pétrolière de Deir Ezzor", plus à l'est, explique Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
"Le régime (...) ne veut pas que les forces soutenues par les Américains avancent plus au sud de Raqa", a-t-il ajouté, faisant état d'affrontements dans la nuit entre l'armée et les FDS dans deux villages, Chouwayhane et Jaaydine, à une quarantaine de kilomètres au sud de Raqa.
C'est la première fois que les deux forces rivales s'affrontent.
Les FDS, entrées le 6 juin à Raqa, se sont depuis emparées d'une poignée de quartiers et s'apprêtent à lancer la bataille cruciale du centre-ville.
La guerre en Syrie, qui a fait plus de 320.000 morts et ravagé le pays en six ans, s'est transformée en un conflit complexe avec la montée des jihadistes et l'implication de puissances régionales et internationales.
Engagé aux côtés de la Syrie, l'Iran a annoncé des tirs de missiles de moyenne portée contre des "terroristes" en Syrie.
Selon les Gardiens de la révolution, armée d'élite d'Iran, les missiles ont décollé dimanche de l'ouest de l'Iran pour frapper "des bases de terroristes" dans la région de Deir Ezzor, en représailles au double attentat (parlement et mausolée de l'imam Khomeyni, 17 morts) du 7 juin à Téhéran, qui a été revendiqué par l'EI.
Les médias iraniens ont évoqué six missiles.
Après le double attentat, les Gardiens avaient affirmé qu'ils "vengeraient le sang versé des innocents".
Dans un communiqué, ils ont mis en garde dimanche les "terroristes et leurs protecteurs dans la région et hors de la région". "En cas de répétition de ces attaques sataniques contre le peuple iranien, ils devront s'attendre à la colère révolutionnaire et aux flammes de la vengeance", préviennent-ils.
Les autorités iraniennes ont accusé l'Arabie saoudite, mais aussi les Etats-Unis, de soutenir les groupes jihadistes agissant contre l'Iran.

Solidarité internationaliste


- Dis-moi...
- oui?
- pourquoi cette manif de soutien à Paris en faveur de la liberté pour Georges Ibrahim Abdallah?
- parce qu'à Beyrouth personne ne manifeste
- ...!?

Al Faraby
Lundi, 19 juin 2017

Prélude no 15 en ré majeur - Frédéric Chopin

Avec cette nouvelle rubrique intitulée "Classique", mon but est de vous donner envie d'aller plus loin dans le répertoire de la musique classique en vous faisant écouter de courtes plages en lien, chacune, avec son contexte culturel.
Elle sera quotidienne et s'étalera jusqu'à la mi-août 2017
N'hésitez pas à la partager avec vos enfants et petits enfants... car en l'imaginant c'est à eux que j'ai pensés en premier.  (Al Faraby)

Chopin et George Sand par Delacroix

Les Préludes pour piano seul sont une œuvre de Frédéric Chopin.
Chopin les écrivit entre 1835 et 1839 en partie à Valldemossa, sur l'île de Majorque où il avait passé l'hiver de 1838-1839 avec George Sand et ses enfants, pour échapper au climat pluvieux de Paris qui aggravait sa tuberculose chronique.


dimanche 18 juin 2017

Manifestation à Paris le 17 juin pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah.




Yémen: 24 civils tués dans une frappe sur un fief rebelle


Au moins 24 civils yéménites ont été tués dimanche à l'aube dans un raid aérien sur un marché de qat, dans un fief des rebelles chiites dans le nord du Yémen près de la frontière saoudienne, selon une source médicale et des témoins.
Le raid attribué par ces sources à l'aviation de la coalition arabe dirigée par l'Arabie saoudite combattant les rebelles Houthis a visé des vendeurs et des clients du marché de qat, une herbe euphorisante largement consommée au Yémen. Le marché visé, appelé Souk al-Machnak, est situé dans la sous-préfecture de Chadaa dans la province de Saada.

Résistance

Lors d'un affrontement avec les forces d'occupation...
( Photo archives Assawra )
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- Dis-moi...
- oui?
- qu'est-ce qui peut constituer un frein à l'aliyah?
- la barrière de la langue
- mais encore?
- les problèmes de reconnaissance des diplômes
- mais encore?
- la vie chère
- mais encore?
- une protection sociale moins favorable
- mais encore?
- ... eeuuhh... je ne vois pas
- t'oublies l'essentiel
- ...!?

Al Faraby
Dimanche, 18 juin 2017

Alya, Alyah, Aliyah est un mot hébreu signifiant littéralement « ascension » ou « élévation spirituelle ». Ce terme désigne l'acte d'immigration en Terre sainte (Eretz Israël, en hébreu) par un juif.

Peinture du dimanche

Fateh Moudarres - Syrie
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Chant de la cigale


à mon petit-fils Antoine... (Al Faraby)


La cigale ne se frotte pas les ailes pour chanter, c'est le cas pour le grillon.
L'appareil à chanter de la cigale ressemblerait plutôt à une tôle convexe que l'on déformerait. La femelle est muette. Seul le mâle chante (pour les attirer).
Le système du chant de la cigale pourrait grossièrement se comparer au couvercle d'une boîte de conserve qui serait légèrement bombé. En appuyant dessus, il se produira un son sec et claquant quand la tôle passera du concave au convexe. Les mâles possèdent un «instrument» un peu similaire, et tirent sur ce «couvercle» à l'aide de plusieurs muscles... jusqu'à 900 fois par seconde.

(Prise de son: Al Faraby)

samedi 17 juin 2017

Un pêcheur iranien tué par les gardes-côtes saoudiens

Un pêcheur iranien a été tué samedi par les gardes-côtes saoudiens qui ont accusé son bateau d'être entré dans les eaux de l'Arabie saoudite (afp)

Un pêcheur iranien a été tué samedi par les gardes-côtes saoudiens qui ont accusé son bateau d'être entré dans les eaux de l'Arabie saoudite, a annoncé un responsable du ministère de l'Intérieur dans un communiqué.
"Deux bateaux de pêche qui étaient en train de pêcher dans le Golfe persique ont été déviés de leur route par la houle: les gardes-côtes saoudiens ont affirmé qu'ils étaient entrés dans les eaux saoudiennes et ont tué un des pêcheurs", selon ce communiqué de Majid Aghababaie, directeur des frontières au ministère iranien de l'Intérieur publié par les médias.
"Même si les bateaux étaient entrés dans les eaux saoudiennes, les gardes côtes n'étaient pas autorisés à ouvrir le feu. Nous sommes en train de vérifier si les bateaux étaient effectivement entrés dans les eaux saoudiennes", a-t-il ajouté.
Des déclarations similaires ont été faites samedi soir par le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Bahram Ghassemi.
Cet incident survient dans un climat de fortes tensions dans la région du Golfe, tout particulièrement entre les deux grands rivaux que sont l'Iran chiite et l'Arabie saoudite sunnite qui n'ont plus de relations diplomatiques depuis janvier 2016.
Les Gardiens de la révolution, l'armée d'élite d'Iran, ont accusé Ryad d'être "impliqué" dans les attentats du 7 août à Téhéran qui avaient fait 17 mort, les premiers en Iran revendiqués par le groupe jihadiste Etat islamique.
Ces attentats avaient visé deux lieux hautement symboliques, le mausolée de l'imam Khomeiny, père-fondateur de la République islamique d'Iran, et le Parlement.
Jeudi le ministre iranien des Renseigements, Seyyed Mahmoud Alavi, avait accusé l'Arabie saoudite de "sponsoriser les groupes terroristes en Iran".
Deux jours auparavant, Mohammad Javad Zarif, ministre des Affaires étrangères en visite à Oslo, avait également accusé Ryad.
"Nous avons des renseignements montrant que l'Arabie saoudite est activement engagée dans la promotion de groupes terroristes opérant dans l'Est de l'Iran", avait-il déclaré.
Le Golfe est en outre plongé dans une grave crise diplomatique depuis le 5 juin. Ce jour-là, l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, Bahreïn et plusieurs autres pays ont rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar, qu'ils accusent de "soutenir le terrorisme" et de se rapprocher de l'Iran.

Mot d'ordre...



"Non" en arabe... prononcez "la"
(Calligraphie: Al Faraby)
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L'an prochain à Jérusalem? Les aléas de l'émigration française en Israël

Des amis et des proches accueillent des juifs venus de France à l'aéroport international de Ben Gourion le 20 juillet 2016 (afp)

"L'an prochain à Jérusalem": la prière retentit rituellement à la Pâque juive. Mais l'"aliyah", l'émigration vers Israël, qui a atteint des records depuis la France, reste une aventure exigeante, marquée par des reports, des retours, des vies écartelées entre les deux pays.
L'Agence juive, organisme public israélien chargé d'accompagner l'aliyah, table sur 4.000 "olim" (émigrants) de France en 2017. Certains participeront la semaine prochaine à une cérémonie organisée comme chaque année dans une synagogue parisienne, avant le pic de départs de l'été.
L'émigration française devrait enregistrer en 2017 un nouveau repli après le recul de 2016 (5.000 départs, contre 7.900 en 2015 et 7.230 en 2014), mais elle se maintient à un très haut niveau. Quelque 40.000 Français juifs ont fait leur "aliyah" depuis 2006, année de l'assassinat d'Ilan Halimi par le "gang des barbares". Soit près d'un juif sur dix vivant en France.
L'"aliyah" (littéralement: la "montée") a des ressorts multiples, au carrefour de logiques religieuses, identitaires, économiques, familiales, ou encore d'agrément pour des seniors aspirant à une retraite sous le soleil méditerranéen.
Le niveau des actes antisémites et le sentiment d'insécurité après l'affaire Halimi (2006), la tuerie dans une école juive de Toulouse (2012), l'attentat contre un supermarché casher à Paris (2015) ont pu avoir un effet catalyseur.
Mais la barrière de la langue, les problèmes de reconnaissance des diplômes, la vie chère ou encore une protection sociale moins favorable constituent des freins à l'intégration. Et parfois des causes de "yerida" ("descente"), le départ d'Israël, difficilement quantifiable même si l'Agence juive ne l'estime pas supérieur à 10% des effectifs. Sans parler de "l'aliyah Boeing", celle des allers-retours entre France et Israël.
"C'est un sujet un peu tabou, et assez subtil. Des gens partent, mais en fait pas vraiment", confie à l'AFP Michaël Azoulay, rabbin à Neuilly-sur-Seine, dans l'Ouest parisien. Plusieurs de ses amis, par exemple des avocats, "installent leur famille en Israël; eux travaillent à Paris et rentrent le week-end".
Serge Moati, auteur d'un essai "Juifs de France, pourquoi partir?" chez Stock, décrit l'afflux à l'aéroport de Roissy le vendredi de voyageurs "qui vont passer le shabbat en Israël et reviennent le dimanche soir". Le réalisateur évoque des vies "compliquées pour des couples éclatés".
Pour un professionnel des médias qui requiert l'anonymat et vit lui-même un mois sur deux en Israël, "faire son aliyah c'est bien quand on est jeune, à 17-18 ans: vous entrez dans l'armée, vous vous intégrez, vous apprenez l'hébreu... D'autres y vont pour la retraite, après avoir fait leur vie".
"C'est plus difficile pour des gens qui sont au milieu de la vie". Mais, ajoute-t-il, "l'+aliyah Boeing+", qui n'est pas neuve, "concerne une élite" d'hommes d'affaires et de professions libérales.
Une "aliyah" aménagée qui a ses "difficultés: certains couples ne tiennent pas le coup", abonde Sammy Ghozlan, qui vit entre Israël et la France, où il poursuit un engagement militant à la tête du Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme (BNVCA).
Ce retraité de la police estime que l'Agence juive a tendance à éluder les difficultés d'installation des Français. "Beaucoup d'associations d'aide aux Français se sont créées en Israël, notamment à Netanya (le "petit Paris" balnéaire d'Israël, NDLR), mais l'aliyah serait facilitée si l'administration était plus ouverte, moins compliquée pour les nouveaux émigrants".
Selon Frédérique Schillo, chercheuse spécialiste d'Israël, les Français désormais "s'organisent pour pallier les manques de l'Etat israélien et monter un groupe de pression à la Knesset (le Parlement, NDLR), sur le modèle des Russes. Il a fallu faire bouger les lignes".
Nombre d'observateurs insistent en tout cas sur la nécessité d'une bonne préparation en amont. "Les gens que je connais ayant réussi leur aliyah l'ont préparée pendant des mois, voire des années, parfois avec des voyages d'étude", fait valoir le rabbin Azoulay.